"Tes parents étaient chargés de la torture des opposants ou des nés-moldus. Ils ont été affectés à cette tâche parce-qu'ils avaient tous deux ce que tu appelles 'la soif de sang'. Dès qu'ils commençaient à voir le sang de leurs victimes, ils ressentaient l'envie irrésistible d'aller toujours plus loin, même après les aveux des victimes."
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Cara plaqua sa main sur sa bouche pour retenir son sanglot. Les larmes coulèrent sur ses joues. Ses parents étaient des tortionnaires affamés et des meurtriers. Ils torturaient des gens innocents pour leur simple plaisir, pour le plaisir de leur taré de Maître. Elle ne pouvait pas en entendre plus. Elle se leva et partit en trombe de la pièce. Remus l'arrêta avec un bouclier invisible.
- Cara, je te dis ça parce-que tes parents ont combattu cette violence qui les rongeait. Cette soif de sang grandissait au fur et à mesure qu'ils la nourrissaient. Ils ont voulu s'éloigner de tout ça pour toi, pour que tu n'aies pas à vivre ainsi, ils ont réussi à s'éloigner, jusqu'à ce que le Seigneur des Ténèbres leur tombe dessus. Il faut que tu la contrôle et que tu la combattes, sinon tu as raison, tu peux très mal tourner si tu laisses cette violence t'envahir.
La fille était tombée à genoux, laissant toute sa peur, sa honte et son chagrin sortir sans retenue. Alors elle aussi était un monstre, capable de torturer pendant des heures sans s'arrêter, se nourrissant de la douleur et de la souffrance des autres.
- Entre nous Remus, le plus dangereux des deux, c'est moi, pas vous, lança-t-elle en essayant de plaisanter.
Le regard emplit de peine et de compassion qu'il portait sur elle lui était bien trop familier, lui rappelant ceux des personnes connaissant sa tragique histoire. Mais maintenant qu'elle connaissait l'intégralité de son histoire, elle savait que tout était de sa faute. Chaque famille qu'elle a eu étaient morte par sa faute, car elle était un monstre. Elle vit du coin de l'œil Remus s'accroupir à côté d'elle. Il posa sa main sur le dos de la fille et la réconforta doucement.
- Ici, tu peux apprendre à te contrôler, tu peux apprendre à maîtriser ta magie. Tu es une belle personne qui se soucie du bien-être des autres, tu n'es pas mauvaise Cara.
- Pas encore vous voulez dire, rétorqua-t-elle d'un ton sec en le regardant de travers de ses yeux rouges et brillants de larmes.
- Tu n'as pas à l'être. Un destin n'est jamais tracé d'avance, on choisit nous-même qui on veut devenir.
- Et comment je fais pour résister ? Comment je fais pour lutter contre cette soif ? J'ai un démon qui dort en moi Remus ! Je viens de l'éveiller, comment je fais pour le retenir ?!
- Sois forte. Sois courageuse.
- Je ne suis pas une Gryffondor ! S'écria-t-elle en se levant d'un bond et repoussant Remus d'un coup de bras.
Elle sortit de la pièce sans se retourner et s'éloigna en courant jusqu'à un endroit isolé. Elle grimpa tous les escaliers et rejoignit la tour d'Astronomie. Elle s'agrippa à la rambarde et fit naviguer son regard sur le panorama époustouflant qui lui était offert. Elle s'accroupit face au paysage, les joues trempées et les yeux rouges. Elle laissa le vent la calmer, elle écouta le chant des oiseaux, imaginant s'envoler loin de tous soucis comme eux en avaient la possibilité. Elle resta là, à les observer en silence, durant toute la journée. Ce n'est qu'une fois que le ciel se colora d'un rose saumon qu'elle décida à quitter son refuge de paix. Elle redescendit à pas lents pour se rendre dans la Grande Salle. La plupart des élèves étaient attablés et échangeaient avec vigueur et joie. Cara alla s'installer au bout de la table des verts et argent, et attendit, ne picorant que quelques miettes de temps à autres pour donner l'illusion qu'elle mangeait. Le choc n'était pas passé, elle ne pouvait rien ingurgiter. Le monstre rejetait toute forme de nourriture, attendant avec impatience d'avaler la douleur d'une nouvelle victime. Elle monta se coucher directement après le repas, préférant éviter de se retrouver face à Malefoy une fois de plus. C'était de sa faute si le monstre en elle s'était réveillé, s'il ne l'avait pas forcée à le frapper, elle n'aurait pas ce problème. Un élan de haine s'empara d'elle mais elle essaya de le contrôler pour ne pas avoir des envies de meurtre le lendemain. Elle ne parvint à s'endormir qu'après les coups de trois heures du matin, son cerveau cogitant trop pour qu'elle trouve le repos.
Elle évita tout le monde pendant plusieurs jours, fuyant dès que Cédric ou Olivier l'approchaient. Remus était parti, laissant Cara seule avec ses pensées tortionnaires. Le dégoût qu'elle ressentait envers Malefoy s'était largement amoindrit, engloutit par l'horreur de sa propre famille. Elle était submergée par ses pensées, plus sombres les unes que les autres. Elle ne cessait de s'isoler, redoutant que cette soif irrépressible ressurgisse une nouvelle fois. Mais c'était sans compter sur la ténacité de Cédric qui l'attrapa au recoin d'un couloir.
- Cara tu m'évites ou quoi ? Ça fait des jours que je ne t'ai pas vu, ou lorsque c'est le cas, tu me fuis comme l'éclabouille, s'exclama-t-il en empoignant un peu trop fort le bras de la fille.
- Je suis désolée Cédric, mais je ne peux plus rester avec toi. Ni avec personne d'autre d'ailleurs, c'est trop dangereux.
Elle avait attiré son attention malgré elle.
- Comment ça ? De quoi tu parles ?
- Je... c'est compliqué Cédric. J'ai appris quelque chose à propos de ma famille qui m'a fait me rendre compte à quel point je suis dangereuse. Je ne veux pas te blesser, alors s'il-te-plaît, éloignes-toi de moi.
Il s'avança d'un pas vers elle, la forçant à reculer pour garder une distance de sécurité, et se pencha davantage pour plonger ses yeux argentés dans ceux de Cara.
- Ne me force pas à utiliser les grands moyens pour te faire avouer Cara, la prévint-il d'un ton grave.
Devait-elle lui en parler ? De toute façon ça ne pourrait pas lui faire de mal, bien au contraire, il serait au courant et pourrait se méfier lorsque Cara commencerait à perdre le contrôle. Et puis, en parler soulagerait sa conscience d'un poids. Mais comment allait-il réagir ? Allait-il la repousser comme s'ils s'agissait d'un serpent venimeux ? Elle le ferait probablement souffrir en lui avouant, se rappelant ce qu'il avait dit au sujet de son père. Lui avouer que ses parents avaient participé à ces horreurs n'allait pas l'aider à l'apprécier, bien au contraire, elle allait redescendre à moins trois dans son estime.
- Non, je ne peux pas Cédric. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut confier comme le fait d'avoir triché aux examens ou d'avoir dépassé le couvre-feu du soir. C'est quelque chose de grave qui me fait honte. Je ne peux tout simplement pas en parler et voir cette étincelle dans tes yeux s'éteindre.
- Peu importe ce que c'est, je te connais, et je sais qui tu es. Alors quoique tu me dises, cela ne changera rien, affirma-t-il en la regardant droit dans les yeux.
Mais même si elle l'avait voulu, elle n'arrivait pas à faire sortir ces mots de sa bouche. Dire que ses parents étaient les bourreaux attitrés des prisonniers du Seigneur des Ténèbres n'était pas aisé. L'avouer à Cédric c'était se l'avouer à elle-même, et elle ne pourrait pas se supporter. Dans ses veines coulaient le sang de Mangemorts assoiffés par le sang de leurs victimes innocentes. Elle se répugnait. Cédric attrapa son visage entre ses mains et l'approcha du sien.
- Dis-le-moi Cara, la persuada-t-il de sa voix suave.
Elle inspira profondément, sentant les effluves du parfum de Diggory la pénétrer doucement, puis prit son courage à deux mains, se forçant à sortir ces quelques mots qui lui écorchèrent la bouche et lui laissèrent un goût amer.
- Mes parents torturaient pour le compte de Voldemort, lâcha-t-elle d'un souffle.
Elle le vit serrer la mâchoire pour garder un semblant de sourire, elle vit ses yeux s'agrandir sous le choc, elle le vit s'éloigner à pas de fourmis. Les larmes lui montèrent. Elle se détourna, repoussant les mains en coupe de Cédric. Alors qu'elle allait s'éloigner, la main puissante du Poufsouffle lui agrippa le bras pour l'attirer contre lui. Il la força à le regarder.
- Raconte-moi, dit-il doucement.
Elle scruta les yeux chrome du garçon, cherchant à y déceler de la colère, du dégoût ou de la peur, mais il n'y avait rien de tout ça en lui, juste de la détermination.
- Ils ont été recrutés car ils étaient sujets à ce que j'appelle 'la soif de sang'. J'ai découvert que je l'avais aussi en moi.
- Qu'est-ce que c'est ?
Elle soupira et s'assit sur le rebord du pilier, prévoyant une explication longue et pénible.
- Je... je matérialise ça comme un monstre, un démon, qui vit à l'intérieur de moi. Il s'est réveillé lorsque j'ai fait preuve d'une immense colère envers Malefoy. Cette soif de sang est... une envie, un besoin incontrôlable de faire souffrir quelqu'un, de le voir saigner toujours plus. Lupin m'a dit que plus on la nourrissait, plus elle grandissait.
- Comment ça, la nourrir ? S'étonna Cédric en fronçant les sourcils.
- Chaque fois que mes parents torturaient quelqu'un, la soif de leur monstre était rassasiée pour un certain temps. Mais il revenait avec une faim encore plus importante, les poussant à torturer plus, plus longtemps, pour enfin se calmer.
- Et tu as réveillé ce... monstre à cause de Malefoy ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Il a été odieux envers Buck, et j'étais déjà remontée, donc je voulais le faire payer pour ce qu'il avait fait à cet hippogriffe. Mais une fois que j'ai commencé à frapper, je ne pouvais plus m'arrêter, mon corps en demandait toujours plus. Et puis cet idiot n'arrêtait pas de rire, comme si...
Elle s'arrêta, réfléchissant à grande vitesse. Il riait comme s'il se moquait d'elle, qu'il était heureux d'avoir réussi quelque chose. Malefoy était le fils d'un Mangemort, il devait sûrement être au courant du démon de ses parents et voulait savoir si c'était aussi le cas de Cara. Ce sale blond pourri gâté s'était foutu d'elle, et en plus l'avait mise dans une situation extrêmement dangereuse. Elle releva les yeux vers Cédric, prenant conscience du degré de rage dans son regard lorsque le garçon entrouvrit la bouche d'un air inquiet. Il n'avait pas dû suivre le fil de ses pensées, mais devait certainement savoir contre qui était retournée cette haine. Cara se leva d'un bond et ne se laissa pas arrêter par la prise du Poufsouffle cette fois-ci. Elle se dirigea à pas lourds vers la cour où le garçon passait son temps. Ce dernier, perché dans un petit arbre, rigolait avec ses deux singes aux Q.I de mouches. Dès qu'elle le vit, elle s'avança vers lui. Il ne daigna pas descendre de son arbre, savourant sa supériorité.
- Eh bien, tu es vivante Dauclaire ? Je me demandais si tu avais succombé à la douleur de ta violence inassouvie.
Elle l'attrapa par la cheville et le fit tomber de la branche sur lequel il était perché, puis l'attrapa par le cou avant de s'approcher dangereusement de lui.
- Peut-être que je devrais assouvir cette violence avec toi Malefoy, cracha-t-elle. Depuis combien de temps tu le sais sale manipulateur ? S'énerva-t-elle en l'adossant brusquement contre le tronc tordu de l'arbre.
- Depuis que mon père me l'a dit. Je voulais juste m'assurer que tu étais bien la fille des Dauclaire qu'il a connu, et apparemment, il n'y a pas méprise, s'amusa-t-il en dessinant un sourire en coin.
- Puisque c'est toi qui l'a déclenché, je te conseillerais de te faire tout petit Malefoy, parce-que je ne vais pas te le pardonner facilement.
- Je me fous que tu me pardonnes quoique ce soit Dauclaire, claironna-t-il en riant à moitié.
- Vraiment ? Tu regretteras ces paroles. Et c'est une promesse. Tu te haïras d'avoir déclenché cette soif de sang qui m'habite. Et je n'hésiterais pas une seule fois à te le faire payer.
- Effrayante Dauclaire, je tremble de peur, se moqua le garçon.
Elle esquissa un demi-sourire et s'avança près de lui, continuant jusqu'à ce que ses lèvres touchent le bord de l'oreille du blond.
- Toi qui connais l'histoire de mes parents, tu devrais peut-être actualiser la liste de tes ennemis, car en sachant ce dont je suis capable, tu devrais peut-être effacer mon prénom de ta liste. Et si tu veux que je sois plus convaincante, je peux t'assurer que te frapper, voir ton sang éclabousser mes mains, entendre mes phalanges heurter ta mâchoire, était un bonheur si exquis que je m'en referais bien une partie sur le champ. Cela te tente-t-il Malefoy ? Pour voir à quel point je peux être effrayante ? Allons Malefoy, tout le monde sait que ton père était un adepte des Doloris, si tu lui résistes, je serais un jeu d'enfants pour toi, lui susurra-t-elle d'une voix sucrée.
- Sauf que mon père ne me lance pas de sortilèges, rétorqua le garçon, se dérobant lâchement du défi de Cara.
- Lâche. Je me demande d'où ta famille tient sa réputation, lança-t-elle en s'écartant d'un pas.
- Cara, gronda une voix autoritaire derrière la fille.
Elle se retourna et vit Cédric, les poings serrés le long de son corps, le regard dur et froid. Il empoigna le bras de la fille et la tira jusqu'à lui, lança un regard noir aux Serpentard avant de s'éloigner. Il amena Cara dans une salle de classe vide et ferma derrière lui. Il se retourna et la toisa.
- Quoi ? C'est à cause de lui que tout ça arrive ! S'énerva-t-elle en croisant les bras et haussant un sourcil.
- Non c'est faux. C'était en toi, il a juste déclenché cette soif. Ça se serait enclenché un jour ou l'autre, alors ne commence pas à rejeter la faute sur lui, la contredit le garçon aux cheveux cuivrés.
- Je croyais que tu étais de mon côté Cédric, le blâma-t-elle en pointant un doigt accusateur sur lui.
- C'est le cas. Mais si tu veux te contrôler, tu vas devoir commencer par accepter que Malefoy n'y est pour rien.
- Il s'est foutu de moi !
- Tu le connais mieux que moi, tu devrais connaître ses jeux. Au cas où tu ne l'aurais pas encore remarqué, il adore se jouer de toi, alors si tu veux contenir cette soif, je te conseillerais de commencer par t'éloigner de lui, car il ne te rendra pas les choses faciles.
- Est-ce que tu as pris en compte le fait qu'il est dans la même maison que moi ? Non, parce-que je pense que ton conseil pourra être mis à rude épreuves avec ce léger détail, s'emporta-t-elle en s'avançant vers le garçon.
- Calme-toi Cara, t'énerver ne va certainement pas t'aider.
La fille eut un rire nerveux, sentant les larmes lui monter aux yeux.
- Tu as peur, n'est-ce pas ?
- Non, répondit-il dans la seconde.
- Je t'ai fait peur avec moi histoire, hein ? Poursuivit-elle comme si elle n'avait pas entendu sa réponse, avançant pas après pas vers lui, les yeux brillants de larmes et les bras ballants.
- Non, répéta-t-il dans un soupir d'excuses.
- AVOUE-LE QUE JE T'AI FAIT PEUR CÉDRIC ! Hurla-t-elle en serrant ses poings et se penchant en avant, laissant les larmes dévaler ses joues. Parce-que je ne suis qu'un sale monstre, un démon qui fait souffrir tous ceux qu'il aime, poursuivit-elle en essuyant négligemment ses larmes du bord de la main. Tous ceux que j'aime meurent à cause de moi. Ne m'approche pas Cédric, je suis une malédiction, je ne veux pas te faire de mal.
Il soupira et s'avança en l'attrapant par les épaules malgré ses protestations. Il la colla contre lui en l'enlaçant. Il posa sa tête sur le sommet du crâne de Cara et lui caressa les cheveux.
- Tu n'es ni un monstre, ni une malédiction Cara. Et non, je n'ai pas peur, dit-il d'un ton calme et chaud.
- Alors pourquoi moi, j'ai peur ? Chuchota-t-elle en l'interrogeant du regard.
- Parce-que tu es pleine de bonté. Et c'est ce qui fait que je n'ai pas peur.
Il ne la laissa pas répondre et se pencha pour capturer tendrement ses lèvres. Une suite de frissons longèrent son visage pour descendre dans sa nuque, sinuant le long de sa colonne vertébrale. Une vague chaude l'entoura, la pénétra et la réchauffa, dissipant toutes ses pensées sombres. Cara répondit au baiser et elle sentit les mains de Cédric la serrer davantage contre lui. Leur baiser durant encore quelques instants avant qu'ils ne se détachent. Elle l'observa avec de grands yeux, curieuse de son geste. Il essuya une larme sur sa pommette et sourit.
Les résultats des examens furent affichés le dernier jour. Elle était satisfaite d'avoir obtenu la moyenne en Divination, elle n'aurait pas pensé ça possible. Elle eut un peu plus de la moyenne en Astronomie, ce qu'elle trouva bien étant donné le degré de fatigue qui avait pesé sur ses paupières ce soir-là. Elle eut d'excellentes notes dans toutes les autres matières, peut-être un peu moins que les autres en Soin des Créatures Magiques, mais tout de même bonne. Cara fit ses valises en un tour de baguette et s'installa dans le train. Elle n'avait pas vu Cédric sur le chemin, elle espérait qu'il la trouverait dans le train. Mais à sa plus grande surprise, se fut Olivier qui entra.
- Ça fait un petit moment qu'on ne s'est pas vu quand même ! Lança-t-il joyeusement.
Ils discutèrent une bonne demi-heure avant que Cédric ne les rejoigne. Ce dernier sachant l'affection que portait Olivier à Cara, il se contenta simplement de lui attraper la main et d'entremêler leurs doigts. Olivier devint silencieux une dizaine de minutes. Cédric et Cara parlèrent doucement jusqu'à ce que le Gryffondor se décide à reprendre la parole.
- Au fait Cédric, tu vas à la Coupe du Monde ? Comme je sais que ton père peut obtenir des places prestigieuses avec son travail..., demanda-t-il innocemment pour relancer la conversation.
- Euh, oui, on y va. On ira avec les Weasley, compléta-t-il pour rendre la conversation plus riche.
- Alors tu es pour quelle équipe ? Lança Olivier avec enthousiasme.
- Je n'ai pas d'équipe favorite en fait, s'excusa-t-il presque.
Olivier parut refroidit, mais tourna la conversation vers Cara.
- Et toi, tu y va ?
- Euh... je, non, je ne pense pas, balbutia-t-elle en se trémoussant sur la banquette.
- Pourquoi ?
Les Miller ne voudront probablement pas, et puis, il me faut des tickets et tout le reste, et je n'ai pas la possibilité d'en obtenir, alors non, je ne pense pas que j'irai.
Il parut déçu, mais compréhensif. Ils reprirent à discuter d'un autre sujet, les enchaînant rapidement, ne sachant pas trop quoi dire avec la gêne installée par les deux mains liées de Cara et Cédric. Lorsque le train s'arrêta à King's Cross, Olivier ne tarda pas à sortir. Cédric et Cara marchèrent près l'un de l'autre dans les couloirs vers la sortie. Une fois sortis, elle chercha du regard Eleanor mais Cédric lui tira doucement la main pour qu'elle lui prête attention, ce qu'elle fit.
- Écoutes, j'ai un truc à te proposer. C'était un peu difficile d'en parler dans le train alors bon, je te le dis maintenant.
- Oui, qu'est-ce que c'est ?
- Est-ce que ça te dirait de m'accompagner à la Coupe du Monde de Quidditch ?
Elle fut un peu décontenancée.
- Q... Quoi ? Mais Cédric, les Miller ne voudront sûrement pas, et pour les tickets...
- Les tickets et tout le reste je m'en occupe, tu dois juste t'occuper de ta famille, la coupa-t-il en enlaçant sa taille.
Elle soupira, sachant la réponse de Robert.
- Je sais déjà leur réponse, tu ne connais pas les Miller, ils sont...
Elle ne trouva même pas le mot correspondant. Elle secoua la tête et fit une moue désolée. Cédric sourit et se pencha à son oreille.
- Alors ne leur demande pas, lui chuchota-t-il.
Elle rigola.
- Tu veux que je fugue ?
- Emplois le mot que tu voudras, je veux juste que tu m'accompagnes.
- Et comment je fais pour te rejoindre ? Je n'ai pas mon permis de transplanage et n'ai pas de balais.
- Dis-moi le jour, l'heure et le lieu de rendez-vous et je viendrais te chercher.
Elle sourit, désemparée par sa témérité et excitée à l'idée de fausser compagnie à Jon et Robert.
- On fait comme ça alors, confirma-t-elle.
Il sortit un morceau de parchemin avec inscrite une adresse, lui demandant de lui écrire pour lui indiquer l'adresse, l'heure et la date de rendez-vous. Elle hocha la tête et agrippa délicatement la nuque du garçon, se levant sur la pointe des pieds pour atteindre ses lèvres. Elle sentit les bras de Cédric se resserrer autour de sa taille pendant qu'elle-même faisait grimper ses mains à travers les cheveux en bataille du garçon. Une fois séparés, elle se tourna et vit Eleanor, le sourire aux lèvres.
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Me re-voilà. Désolé pour le loooong temps d'attente. Vous avez aimé ce chapitre? Malefoy le sale petit morveux avait tout fait exprès. J'espère ne pas poster le prochain chapitre dans trop longtemps, autant pour vous que pour moi. Merci quand à tous ceux qui me suivent encore. La suite au prochain chapitre ;).
