Merci à ceux qui ont pris le temps de laisser un commentaire, ce long chapitre répondra à vos questions !
Lorsque Seb reprit connaissance, ce qu'il remarqua en premier était ce bruit constant de fond qu'il percevait au loin. Ça, et l'odeur de détergent des établissements médicaux. Il eu mal à la tête et au cou ou au dos c'était pas vraiment clair. Il avait soif. Finalement il ouvrit les yeux doucement, le plafond était plus proche que ce qu'il avait imaginé.
-Ah monsieur Rassiat est de retour parmi nous, c'est bien. Prononça une femme en uniforme à sa gauche. Elle trifouilla son matériel. C'est à ce moment là que Sébastien remarqua la perfusion dans son bras.
-Je suis infirmière du samu, vous avez perdu connaissance il y a quelques minutes mais rien de grave ne vous inquiétez pas. Vos amis nous ont expliqué que vous n'aviez pas trop mangé ces deux derniers jours alors je vous ait fait une petite perfusion histoire de vous remettre d'aplomb. Je vais prendre votre tension. Sa voix sonnait agréablement aux oreilles de Seb, elle avait un joli visage et de beaux yeux bleus tout ça accompagné de belles formes qu'on pouvait deviner malgré son uniforme un peu large. Elle s'exécuta avec délicatesse et releva le chiffre du tensiomètre satisfaite.
-Très bien, on va vous garder encore un peu dans l'ambulance pour être sûr mais il n'y aura pas besoin de vous transférer à l'hôpital. Je vais laisser votre ami vous voir il bouillonne dehors, conclu-t-elle amusée avant d'aller ouvrir la porte à l'arrière.
-Merci. Souffla Seb, elle lui répondit avec un joli sourire et sorti. Deux secondes plus tard Fred le rejoignit et s'assit à coté du brancard dans lequel était le brun.
-Ça va ? Commença-t-il inquiet.
-Je crois… Elle a dit que c'était juste de l'hypoglycémie.
-Tu as foutu un froid dans la salle vieux, tout le monde a flippé. Plaisant JDG l'air accusateur.
-Désolé.
-Au moins ça m'aura empêché d'aller étriper l'autre.
Le silence s'installa quelques instants.
-Tu allais me dire quelque chose lorsque tu t'es évanoui, tu te souviens ?
-Oui, j'essayais de te calmer parce que j'avais peur que tu t'emballe trop.
-T'inquiète pas vas je suis en bien meilleure forme qu'avant, je flancherais pas si facilement !
-Ok mec désolé c'est à moi de faire attention plutôt.
-Allez oublions cette histoire, l'infirmière qui a l'air de bien t'apprécier au passage, m'a dit que tu pourrais revenir avec nous dans moins d'une heure.
-D'accord ça va. Répondit Seb qui fixait sa perfusion. Fred lui le fixa avec de gros yeux. Le brun qui senti le regard insistant de son ami leva les yeux vers lui et le fixa à son tour en relevant les sourcils. Ils restèrent trois secondes comme ça, Fred se retenant de rire.
-Attends qu'es tu viens de dire sur l'infirmière ? Réalisa enfin son ami dans le brancard. Les deux rirent enfin comme à leur habitude et en guise de réponse Fred tapa des mains sur ses genoux et se releva pour s'éclipser sans répondre à la question.
Quel batard… pensa Seb tandis que l'objet de cet échange entra de nouveau dans l'ambulance. L'infirmière lui posa quelques questions, vérifia qu'il ne s'était pas blessé en tombant et lui rendit ses chaussures pour le laisser s'en aller. Pendant qu'il était en train de les enfiler elle glissa quelques formulaires dans une enveloppe et lui tendit en lui expliquant qu'il fallait les conserver si jamais il découvrait une lésion tardive liée à l'accident ou pour tout autre problème lié à d'éventuelles procédures. Seb la pris et en sortant la remercia avec un grand sourire, il rejoignit ses amis installés à l'ombre un peu plus loin.
-Re-voila monsieur frayeur ! Commença Mathieu avec le sourire.
-Et si on allait se remettre de cette histoire en se posant dans un bar sympa ? Proposa Bob.
Le petit groupe se mis en route.
-Alors c'est ta lettre d'amour ? Demanda Antoine à Seb en montrant l'enveloppe du doigt.
-C'est des papiers médicaux, je vois pas le délire avec l'infirmière elle m'a rien dit de spécial. Se défends le brun.
-Elle te fixait avec de grands yeux d'admiration. Précisa Fred.
Arrivé au bar, après s'être fait charrier tout le chemin Seb qui voulu en finir avec cette histoire ouvrit l'enveloppe.
-Regardez une feuille de soin, les mesures qu'elle a fait sur ma tension, des papiers de merde, rien. D'extraordinaire.
Entre ces deux mots Seb avait remarqué un morceau de feuille déchiré avec un truc écrit à la main en petit dessus qui se détacha du reste et glissa sur la table. Il écarquilla les yeux et remis vite les autres feuilles par-dessus.
-J'ai vu ! S'écria Nyo.
Seb eu un rire nerveux devant le regard pesant de ses amis.
-C'est pas vrai… Dit-il en se sentant trembler.
-Elle a pas pensé à ce que ça te ferais visiblement, remarqua Mathieu sans remarquer le regard fusillant d'Antoine.
L'associé de JDG fini par ressortir le morceau de papier qu'il retourna en serrant les dents.
-C'est son numéro. Déclara-t-il finalement.
Tout le groupe fit une sorte de cri viril de satisfaction « whooooooo ! » Fred lui qui n'en revenait pas s'écria :
-C'est une blague ?!
-Et ya un petit dessin. Ajouta Seb en retournant le mot pour que tout le monde puisse le voir.
-Mais elle est conne c'est pas vrai ! Continua son meilleur ami en secouant les bras.
-Oooh c'est mignon ! Le contredit l'auteur de SLG un peu attendri.
-Elle s'est pas dit, que, t'avais eu assez d'émotions pour la journée ? Demanda Fred en insistant sur chaque mot.
-Ca va Fred je m'en fou de ce mot. Conclu Seb en remettant tout dans l'enveloppe.
Petit à petit la conversation repris sur d'autres sujets et l'ambiance s'allégea dans le groupe. Ils retournèrent chez Antoine déjà assez alcoolisés mais cela ne les empêcha pas de continuer à profiter de la soirée une fois à la maison. Après tout ils ne se voyaient pas plus de trois ou quatre fois par an.
Les garçons avaient récupéré un vieux baril un peu plus loin sur la route et y avaient allumé un feu. Désormais ils étaient tous installés autour, sur la terrasse, verres à la main et enchainant les jeux stupides.
-Ya plus rien à boire sur la table ! Fred tu m'accompagne à la cave chercher de la bière ? Dit Antoine en se levant.
-J'arrive !
Au même moment, Nyo piqua le paquet d'Antoine sur sa chaise et prit une cigarette puis il le tendit à Seb qui était tellement bien qu'il ne pensait même plus qu'il n'était plus sensé fumer. Il l'alluma avec bonheur. Dieu que le tabac pouvait lui manquer. Les deux autres à la cave tentaient tant bien que mal de ne pas se rétamer dans les escaliers. L'auteur de WTC en se dirigeant vers le fond de la pièce entendit la voix de son ami résonner.
-Dis mec je sais que c'est bizarre de demander ça mais tu as remarqué le comportement étrange de Seb ou c'est moi ?
-Tu parles de ton comportement bizarre ? Ouais carrément que je l'ai vu !
-Non de celui de Seb ! Moi j'ai pas de comportement bizarre.
-On reparle de ta scène au bar ? Demanda Antoine en attrapant deux packs de bières et une bouteille de whisky sur l'étagère.
- Ça va, c'était rien d'extraordinaire ça. Ralla Fred en attrapant la bière que son ami lui tendait.
-Jt'avais jamais vu réagir comme ça avant.
-Elle m'a énervé c'est tout. Expliqua JDG en haussant les épaules. Antoine attrapa du coca et se dirigea vers les escaliers mais Fred l'intercepta.
-Attends, sérieux. Tu trouves pas Seb distant avec moi ?
Son ami le fui du regard sans répondre.
-Tu me caches un truc Antoine ! Tu as la réponse à ma question ! Dit le moi, tu sais que je vais te faire parler. Menaça-t-il avec appréhension.
Le pied sur la première marche, l'autre fixa la sortie. Impossible de s'échapper sans louper au moins une marche dans son état. Fred faisait toujours avouer les gens s'il le voulait, c'était presque devenu célèbre.
-Je pense que c'est de notre faute à Nyo et moi. Commença Antoine en s'asseyant sur l'escalier.
-Comment ça ?
-Le premier soir, après vous avoir mis au lit on a discuté tout les trois et je sais plus vraiment comment s'est venu sur le tapis mais on a dit à Seb qu'on trouvait que vous vous étiez rapprochés depuis le régime et Nyo est allé un peu loin en lui disant carrément qu'on s'était posé des questions une fois ou deux comme vous étiez tout le temps ensemble. Le chevelu passa volontairement sur la conversation des regards de Sébastien sur lui et serra les dents en attendant que Fred pète un plomb à cause de cette révélation.
-Tu vois, je voulais sérieusement proposer à Seb d'emménager chez moi, parce qu'on passe déjà la plupart de notre temps ensemble mais je l'ai pas fait parce que je me doutais que ça allait faire réagir tout le monde. Mais je pensais à genre, les gens qui nous suivent sur les réseaux sociaux pas nos amis proches quoi. Du coup j'ai sacrément bien fait de ne pas lui en parler visiblement. Sur ces mots étonnamment calmes, il commença à remonter à l'étage.
Antoine d'abord surpris du calme de son ami comprit qu'il fallait réagir vite.
-Tu sais vieux, on en à pas discuté salement en mode connards si on en a parlé avec Nyo c'était qu'il y avait une raison plus importante que ça. Mais je pense pas que c'est à moi de t'en parler.
-Ok. Fred disparu à l'étage.
Il rejoignit la terrasse un peu perturbé par cette discutions et posa les bières sur la table dehors avant de retourner s'asseoir.
-Où sont les autres ?
-Ya un chat qui a traversé le jardin, ils sont tous partis à sa poursuite. Répondu Seb qui était sur son portable.
-T'envoie un message à ta petite amie Sébichou ?
-T'es lourd avec ça, je suis sur twitter.
-Putain tu fumes encore ! Celle de hier t'a pas suffit ?!
-Mais calme toi t'es pas ma mère Fred ! Qu'es que tu me fais là ? Chose plutôt rare, le brun commença à sérieusement s'énerver.
Peu habitué à voir son ami hausser la voix, JDG se calma tout de suite.
-Désolé. J'aime pas te voir fumer de nouveau alors que t'arrivais à bien tenir jusque à présent. A moins que tu te retenais quand t'étais chez moi et que tu fumais en rentrant…
-Non c'est la seconde cigarette que j'ai allumé depuis notre discussion en Décembre.
Au loin on entendait des voix crier à tour de rôle, ce chat était sûrement en train d'échapper à la pire menace de sa vie.
-C'est quoi le souci avec cette fille ? Continua Seb en jetant son mégot dans le baril en feu.
-Rien, je me dit juste que le jour ou tu aura une relation sérieuse ça sera obligatoirement une mauvaise chose pour le travail et pour vous. Vous voudrez passer du temps ensemble donc le travail en pâtira et vise versa.
-Tu sais que ça s'applique à toi aussi ça. Lui fit remarquer son ami.
-J'aimais pas son comportement avec toi, à te fixer là, elle avait l'air fausse.
Seb se leva et entra dans la maison, il réapparu deux secondes plus tard le mot de cette fille dans la main. Il le tendit à son meilleur ami qui le regarda en levant un sourcil.
-Ta qu'a le jeter dans le feu, ça mettra fin à tout ça. Entre notre amitié et ce numéro dont je me fou le choix est vite fait.
Fred n'attrapa pas le mot, cette discussion l'avait bien fait décuver.
-Non mais je peux pas te faire ça, t'es mon meilleur pote je vais pas t'interdire de rencontrer des gens qui te rendrons heureux. T'es un type bien et attentionné avec des milliers de qualités et tu trouvera forcement une femme qui te mérite un jour alors je vais pas commencer à faire une scène pour rien, c'est toi qui à raison, désolé vieux.
Seb haussa les épaules et s'approcha du baril pour jeter lui-même le morceau de papier. Il retourna s'assoir en s'ouvrant une nouvelle bière.
-Ben ou sont passés les autres ? Demanda Antoine qui arriva sur la terrasse avec son whisky à la main.
-Partis attraper un pauvre chat sans défense. Répondit Fred en tirant une chaise pour qu'il puisse s'asseoir près d'eux.
-Je vois. L'auteur de WTC n'était pas vraiment surpris de ce comportement venant de ses amis.
- Je voulais vous demander les gars comment vous vous êtes rencontrés ? C'était à perpignan c'est ça ?
-Haha c'était à une formation d'audio visuel ! Précisa Seb avec le sourire.
-Je me souviens que la veille j'étais rentré tard chez ma mère parce qu'on avait joué à un jeu de rôle papier avec des potes et le matin il était genre 7heures elle avait déboulé dans ma chambre en ouvrant grand les volets et elle m'a jeté le dépliant de cette formation sur la tête en criant un truc du genre « J'ai trouvé ça dans la poche de ton pantalon en faisant la lessive, si t'a pris la peine de garder ce dépliant tu vas te bouger et aller à cette formation » et elle m'a trainé jusque dans la salle de bain en criant d'autres trucs et voilà. Je suis allé à cette formation et c'est là qu'on s'est rencontrés. Expliqua Frédéric.
-Aaah maman Grenier… Qu'elle femme prévoyante ! Plaisanta son meilleur ami.
-Et cette formation au final ?
-Je me souviens pas de grand-chose appart des conneries qu'on faisait avec Seb.
-C'est clair ! Les deux amis s'échangèrent un regard entendu.
-J'ai une question pour toi Antoine. Déclara enfin Frédéric en se redressant sur sa chaise pour le regarder dans les yeux.
-Oh non… Appréhenda Antoine en détournant le regard.
-Explique nous ce que tu sous entendais par « une raison importante » au fait de se poser des questions vis-à-vis de notre relation avec Seb ?
-Putain Daniel tu lui à parlé de ça ! S'écria l'autre apeuré.
-Si tu réponds pas toi-même je ferais parler Seb de toutes façons !
-Parle ! Ordonna le brun qui ne voulait surtout pas avoir à dire ça de lui-même.
-On a juste dit avec Nyo qu'on avait remarqué que… Antoine paniqua, il jetta un regard désolé à son ami
-Qu'on avait remarqué que Seb pouvait parfois avoir un comportement différent lorsqu'il s'agit de toi.
-Je suis bien d'accord. Approuva Bob qui venait de réapparaitre.
-Quoi toi aussi tu penses ça ?! Demanda Seb surpris en commençant à rougir.
-Ouais carrément !
Nyo qui suivait ne dit rien et fixa ses chaussures nerveusement. Mathieu qui arriva en dernier avait le chat dans les bras et se contentait d'écouter en lui gratouillant le ventre.
-Mais j'ai jamais remarqué un truc pareil ! Dit Fred les yeux grands ouverts cherchant dans sa mémoire en vain des signes qui auraient pu les amener à ce raisonnement.
-Moi-même je suis pas conscient de ce comportement. C'est pour ça que je flippe depuis que vous me l'avez dit, je veux pas faire des trucs qui induisent tout le monde en erreur ! Expliqua le principal intéressé.
-La réaction que tu as faite depuis qu'on a eu cette conversation ne va pas forcement dans ton sens Seb.
-Nyoooo ! Cria Antoine qui se sentait mal à l'aise pour son ami.
-Mais c'est vrai Antoine. Le fait qu'il se mette à flipper comme ça, ça serait pas arrivé si y'avais pas une toute petite partie de lui qui n'était pas d'accord avec nous.
-Tu en penses quoi Seb ? Demanda Bob en reprenant sa chaise essoufflé de la course poursuite avec le chat.
-Je… J'en sais rien ! J'y pense depuis je réfléchis, je… Je pense pas avoir de sentiments hormis l'amitié pour toi Fred. Je me suis jamais imaginé avoir quelconque rapprochement déplacé avec toi hormis lorsque on plaisante ensemble. Mais en même temps je peux être à 100% catégorique sur le fait que j'ai pas un regard particulier sur toi. Je… Seb commença à s'embrouiller, il faisait de grands gestes avec les bras, bafouillait en cherchant ses mots. Il senti la main de son meilleur ami sur son épaule. Il leva la tête, Fred lui souri pour le rassurer.
-Arrêtons là cette conversation les gars. Vous voyez Seb est plus influencé par ce que vous dites que par ce qu'il pense vraiment.
Le groupe d'ami fini joyeusement la soirée. Le lendemain tout le monde repris la route pour rentrer. Frédéric agissait le plus normalement du monde avec son meilleur ami pour lui montrer que la conversation d'hier ne l'avait pas du tout dérangé. Seb de son côté était un peu distant, toujours dans la réflexion.
