Bonjour bonjour ! :)
Voici le second chapitre !
Un grand merci aux vues et aux review laissées :)
Irri: Tu m'as décroché un immense sourire ! (Première review haha, mais merci de m'avoir donné ton point de vue). Je suis contente que cela t'ai plu et d'avoir réussi à "poser les bases sans rendre ça ennuyant" ! L'intrigue continue doucement mais sûrement. Sansa n'est pas encore mêlée à l'enquête mais tout va s'installer petit à petit, au fil de l'histoire. J'espère que ça va te plaire à nouveau !
(J'ai vu que tu avais publié une fic sur GoT, je pense aller voir prochainement !)
Rosalie-Cullen03: Merci beaucoup pour ta review ! J'espère que la suite te semblera toujours aussi bien :)
Bonne lecture !
Sansa se leva avant la sonnerie de son réveil. Depuis une heure déjà, elle était réveillée, se tournant et retournant dans le lit, afin de se rendormir, en vain. Il était tôt, la rentrée avait lieu dans la journée, alors qu'il n'était que cinq heure du matin. Toutefois, le trajet pour la capitale était long et la jeune femme se devait d'être prête pour ce premier jour. Délicatement, elle se prépara, choisissant soigneusement une robe bleue claire, puis, elle attacha ses cheveux en arrière et descendit les escaliers sans un bruit. Lorsqu'elle alluma la lumière de la cuisine afin de se préparer un petit déjeuner, elle sursauta en voyant son père, assit à table, l'attendant :
- Père ! Cria t-elle de surprise, je ne m'attendais pas à te voir ici...
- Comment te sens tu ? As-tu bien dormi ?
La Louve eut un mouvement de recul, se demandant s'il s'agissait réellement de la motivation de son père, à s'être levé si tôt pour lui parler :
- Ça va... Répondit-elle en ouvrant le placard dans lequel se trouvait une boîte de biscuits aux citron.
- Je t'ai servi un verre de jus d'orange. Ned poussa le gobelet en direction de sa fille en un sourire. Je voulais juste dire au-revoir à ma fille le jour J.
- Oh... Elle parue gênée et lança un sourire en coin. Il est cinq heure, ne te fatigues pas pour cela, tout va bien se passer...
Pourtant, ce n'est pas ce que tu disais hier... Il attrapa un gâteau qu'il avala d'une bouchée, puis reprit une fois son en-cas terminé. Donnes nous régulièrement des nouvelles, tu connais ta mère, elle s'inquiète facilement.
Sansa ricana quelques secondes, arrachant à son père un rictus d'incompréhension. Toi aussi tu t'inquiète, même plus souvent qu'elle ! Fantôme, le loup blanc de Jon gratta à la porte afin qu'on lui ouvre :
- Ouvres lui vite, avant qu'il ne réveille la maison !
La jeune femme s'exécuta et l'animal entra lentement, jetant des regards autour de lui. Puis, avec la plus grande des innocences, déposa à ses pieds un oiseaux mort, qu'il venait d' air de dégoût s'afficha sur le visage de Sansa et se tourna impuissante vers Eddard :
- C'est écœurant !
- Il te fait un cadeau pour ton départ, tu ne peux pas lui refuser ! Et il éclata de rire en se tenant les côtes, face à sa fille, qui attrapait la bestiole pour la jeter à la poubelle.
- Merci Fantôme... Elle observa sa montre. Je dois me dépêcher, le bus arrive dans dix minutes !
- Bien, je vais t'aider à porter ta valise. Il ouvrit la porte au loup blanc qui se précipita à nouveau dehors, alors que le jour commençait à se lever.
Le temps d'une marche rapide, ils étaient arrivés à l'arrêt de bus. La jeune femme était seule et son père fut satisfait de se savoir à ses côtés. Il posa une main protectrice sur son épaule, quand les phares approchant vinrent les éblouir :
- Le voilà... Elle attrapa ses bagages et avança d'un pas. Sa gorge se serra alors qu'elle sentait le regard de Ned posé sur elle. Ne t'inquiète pas, sois forte, tout va bien se passer, ce n'est que Port Réal, ce n'est pas comme si tu partais à Essos !
La Louve prit une grande inspiration alors que les portes du bus s'ouvraient, puis elle se retourna vers son père, ce dernier l'enlaçant tendrement. Toutefois, sentant les au-revoir difficiles et les sanglots proches, ils se détachèrent rapidement :
- Dépêche toi de prendre ce satané car et appelles nous quand tu seras arrivée ! Surtout fais attention à toi et n'oublies pas d'appeler Petyr Baelish ! Tu as bien noté son numéro ?
- Oui ! Elle lui montra le papier sur lequel était inscrit en majuscule le nom de l'intéressé ainsi que son portable. Au-revoir père !
Il lui lança de grands signes dans les airs alors que le bus partait. Le bruit des moteurs lui laissa la sensation de pleurer en silence alors qu'elle rangeait le mot dans sa poche. Elle devait contacter Baelish, un ami d'enfance de sa mère, afin que ce dernier l'aide à trouver du travail dans la capitale. Monsieur Baelish a beaucoup de connaissances, il trouvera forcément quelque chose, se rassura t-elle en prenant ses aises sur le fauteuil matelassé. Pour elle commençait une nouvelle vie.
...
Le trajet fut long et fatiguant, toutefois, ils évitèrent les embouteillages en prenant la route royale, bien plus dégagée. Sansa avait amené un livre ainsi que ses écouteurs, qui la bercèrent et lui permirent de rattraper quelques heures de sommeil. Quand ils arrivèrent aux alentours de Port Réal, la Louve fut émerveillée par la foule marchant dans les rues. Bouche bée, elle fixa par la fenêtre, laissant ses écouteurs tomber. Il n'y avait pas un tel monde à Winterfell, et encore moins tant de boutiques. Elle remarqua quelques vitrines alléchantes, avant que le bus ne tourne et lui laisse l'insatisfaction d'avoir loupé une occasion. Le chauffeur s'arrêta sur le bas côté et ouvrit ses portes :
- L'université Lannister, c'est par ici, montez ! Lança l'homme de sa voix nasillarde.
La faculté avait été créee par le richissime Tywin Lannister, au début de sa fortune. Les étudiants de Westeros entier venaient pour y étudier. Impatiente de voir de nouvelles têtes, elle se redressa et chercha des connaissances. Cependant, personne. Une jeune femme aux longs cheveux blancs et aux yeux violets entra, suivie d'un homme fort et musclé, dans les épaules étaient ornées de tatouages. Ils s'assirent ensemble à l'arrière du bus.
Un brun fit son apparition et ses pupilles claires attirèrent son attention. Sansa le trouva particulièrement beau, même si son regard, une fois posé sur elle quand il tourna la figure, la fit frissonner de peur. Il se tourna vers une personne et se présenta :
- Salut ! Je suis Ramsay Bolton, et toi ?
- Joffrey Baratheon !
En entendant le nom, la jeune femme se figea et poussa un cri de stupeur. Non, non, faîtes que ce ne soit pas ce Joffrey... Elle se laissa tomber dans le fauteuil afin de se faire toute petite, mais la tête blonde ressortit et elle le vit. Son visage désinvolte, sa mâchoire carré et sa chevelure dorée. Sansa se pensa en Enfers, en compagnie du Diable en personne. Heureusement pour elle, il ne la remarqua pas et prit place près de Ramsay.
Une fois les derniers passagers embarqués, ils ne tardèrent pas à arriver à l'université. Le moteur enfin éteint, la rousse se rua vers la sortie, dans l'espoir de ne pas se faire repérer par son amour de vacances. D'un bond, elle commença à franchir la porte vitrée :
- Sansa ?
Mince! Ne te retourne pas, fais comme si tu ne l'avais pas entendu... Elle continua sur sa lancée, la tête rentrée dans ses épaules.
- Sansa, c'est toi ?
Joffrey couru pour la rattraper et empoigna son bras afin de la stopper. Elle fut contrainte d'obéir et c'est timidement qu'elle se tourna vers lui. En voyant son regard, ses joues devinrent écarlates :
- Tu te souviens toujours de moi, j'espère...
- Comment pourrais-je t'oublier après ton message d'adieu... Abruti !
La Louve sentie une puissante gêne s'installer, alors que le blond fixait autour de lui, Ramsay approchait :
- Voici Ramsay, nous allons certainement être dans la même promo...
- Bien ! Et dans quelle filière êtes-vous tous les deux ? Une filière de cons certainement ! Qui se ressemble, s'assemble ! Questionna Sansa en essayant de cacher son malaise. Elle se redressa fièrement. Toutefois, les yeux perçants de Ramsay l'intimidèrent. Elle, qui ne savait plus où poser le regard, ayant l'impression d'être mise à nue, attrapa une mèche de cheveux qu'elle entortilla autour de son doigt.
- On est en bio... Lança le Bolton avec une arrogance incommensurable. Pour ma part, j'aime bien découvrir le monde qui nous entoure, les animaux, le corps humain... Il me tarde les TP dissection ! Il commença à ricaner de façon lugubre et sordide, quand Joffrey le suivit dans cette mascarade grotesque.
- C'est... intéressant... Sauvez moi de ces deux malades... Jon avait raison, Joffrey est spécial, et ce Ramsay a l'air tout aussi dérangé...
Une présence se fit sentir dans son dos et la Louve eut du mal à déglutir, se sentant encerclée. Mais la voix qui retentit lui décrocha un large sourire :
- Coucou Sansa ! Le voyage s'est bien déroulé ?
- Margaery !
Elle venait de la délivrer de l'attraction dangereuse qu'exerçaient les deux hommes. Les amies se serrèrent dans les bras puis la Rose invita son amie à visiter les lieux :
- Je suis maudite, j'étais persuadée que j'allais le voir...
- Ne t'occupes pas de lui, il n'en vaut pas la peine. Tout comme Ramsay, cet idiot qui était avec lui.
- Tu le connais aussi ? S'emporta la rousse qui n'en croyait pas ses yeux. Mais qui ne connais tu pas ?!
- Tout le monde connaît Ramsay Bolton, son père est un homme d'affaires, il dirige une industrie agro-alimentaire. Il fournit tout le pays en viande ! Mais évites le, il a réussi à se créer une sale réputation en ville, et il est bizarre. L'année dernière, il se vantait de partir à la chasse avec son père. Comme c'est cruel... Regarde, là c'est la bibliothèque, et là le restaurant universitaire ! D'un doigt élancé dans les airs, elle désigna à son amie les locaux. Je suis allée voir sur les fiches et devines quoi... Nous sommes dans la même promo !
- Je devrais peut-être essayer de l'éviter alors... Génial ! En voilà une bonne nouvelle, tout commence comme sur des roulettes ! Par quel cours commençons ?
Margaery ouvrit son sac fleuri pour en sortir un bloc note dans lequel était inscrit sur une feuille, l'emploi du temps. D'un coup d'œil rapide, elle indiqua à la rousse le premier TD :
- Philo... Avec Monsieur Martell
- Tu le connais lui aussi ? Demanda Sansa sur un ton taquin.
- Non, mais j'ai entendu parler de lui ! Les filles se mettent toutes au premier rang, tu comprendras pourquoi rapidement !
Elles rirent en se dirigeant vers le bâtiment concerné pour trouver la salle. Les longs couloirs lui donnèrent le vertige et elle remercia le hasard de lui permettre d'être avec son amie. Au moins, je ne suis pas seule, je ne risque pas de me perdre avec Margaery. Sansa plaçait beaucoup d'espoirs en la brune, et elle eut la désillusion de connaître une année universitaire parfaite, digne des plus grands films. Cependant, la colocation n'est pas toujours ce que l'on pense et Margaery, d'autant plus si elle trouve un petit ami cette année, finirait par quitter petit à petit leur appartement commun. Sur cette pensée, la Louve se persuada qu'elle devait alors trouver une compagnie masculine. Ainsi, les sorties en couples seraient d'avantages agréables et elle ne tiendrai pas la chandelle.
Une fois assises, elles jetèrent rapidement des coups d'œil autour d'elles afin de connaître la classe. La jeune femme aux cheveux blancs rencontrée dans le bus précédemment était derrière, au fond de la salle. Le premier rang était effectivement plein, comme l'avait prédis la Rose. La porte s'ouvrit soudainement, elles n'avaient pas eu à attendre longtemps l'arrivée de leur professeur. Un homme brun se présenta alors et défit ses lunettes de soleil. L'élégance du geste perturba un instant la rousse, qui se demanda si sa présence ne devait pas être avec les autres filles, devant. Son visage était carré, encerclé par un mince collier de barbe et portait une moustache fine, qui lui laissait un côté mafieux des années trente. En un sourire, les premières gloussèrent en le saluant chaleureusement, puis, l'homme enleva son blazer noir pour laisser l'agréable vision d'une chemise cintrée, dessinant ses muscles fins. Sansa, qui s'attendait à voir entrer un homme repoussant à lunettes, tel le cliché des professeurs, ouvrait de grands yeux ronds :
- C'est lui notre professeur de philo ?!
- Oui c'est bien lui ! Pas mal ! Tu vois la brune devant au premier rang ? C'est Shae, une redoublante...
La Rose connaissait beaucoup de monde grâce aux nombreuses relations qu'entretenaient sa famille, les Tyrell. Elle lui désigna du doigt la femme. Mais elle n'eut pas le temps de continuer, que Monsieur Martell commença en bombant le torse :
- Bonjour à toutes et à tous... Quoi qu'en filière Lettres, il n'y a pas beaucoup de prétendants... Je me présente, je suis Oberyn Martell, votre professeur de philosophie cette année. Il posa sa mallette imitation peau de serpent sur la table afin de l'ouvrir et d'en sortir un stylo. Mais que vois-je ? Des têtes familières ! Un sourire charmeur illumina sa figure et il lança un clin d'œil à Shae.
- Toujours présente pour vous Monsieur Martell !
Margaery ricana alors que Sansa attendait patiemment le début du cours. Elle qui adorait trouver des réponses à ses questions, celui-ci lui permettait de naviguer dans des réflexions intérieures, qu'elle seule pouvait comprendre :
- Bien, commençons par un petit récapitulatif de citations connues de l'Histoire de Westeros. Si je vous cite un homme âgé, aveugle, qui a dit un jour « Tues le garçon, tues le garçon », pouvez-vous me dire qui est-ce ?
- Aemon Targaryen ? Demanda celle qui possédait de longs cheveux d'un blanc immaculé.
- Exact ! Vous marquez un point, seulement je n'ai jamais eu le plaisir de vous connaître les années précédentes, vous êtes ?
- Daenerys Targaryen.
- Comme c'est intéressant ! Lança le professeur joyeux, en reliant les deux personnages de par leur nom. Maintenant, une autre, je vais pouvoir examiner votre niveau, j'espère que vous n'avez pas perdu toutes vos connaissances durant les vacances d'été ! Si je vous dis « Le pouvoir, c'est le pouvoir », vous me répondez ?
Margaery leva le bras brusquement et retint son souffle un instant. Lorsqu'il lui donna l'autorisation de répondre, elle commença d'une voix sensuelle, sûre de sa réponse :
- Cersei Lannister, la femme du maire Robert Baratheon !
- Excellent Mademoiselle Tyrell ! Au passage, vous saluerez votre frère de ma part... Une dernière question et je vous distribue le texte que nous allons étudier durant quelques semaines. Il fixa intensément Sansa et un rictus naquît sur son visage. Sa chevelure couleur feu ne passait pas inaperçue et il devina son nom avant même d'avoir eut le temps de prendre connaissance de la liste des étudiants. Celle-ci est facile pour vous. « L'Hiver vient » ?
- Eddard Stark Monsieur.
- Parfait ! Mais je dois vous avouer que cette dernière était un bonus Mademoiselle Stark !
En entendant son nom sans ne jamais s'être présentée, elle frissonna face au regard perçant qu'il lui lançait. Il me drague ou quoi? Alors la Louve lui répondit d'un sourire gêné avant de baisser la tête et faire mine d'écrire sur sa feuille. La fin du cours annoncé, les deux amies se dirigèrent vers le prochain :
- N'oubliez pas pour la semaine prochaine, je veux que vous analysiez le texte de Varys l'Araignée, sur le thème du pouvoir, en vous appuyant sur les trois exemples que je vous ai annoncé en ce début d'heure. Oberyn rangea sa trousse dans sa malle après avoir essuyé le tableau, tandis que Shae, discrète, venait à sa rencontre.
- Elle ne perd pas de temps celle là ! Lança Margaery sur un ton désinvolte, puis elle attrapa chaleureusement le bras de la Louve. Tu viens de faire la connaissance du charmant Oberyn Martell, surnommé « La Vipère rouge » par les étudiantes ! Il paraît qu'il est assez souple sur les notes, du moment que tu t'intéresse à son cours...
- A son cours ou à sa personne ? Ironisa Sansa qui avait compris le caractère de l'homme.
- Les deux !
...
Le cours suivant était une option qui leur permettait d'obtenir des points facilement sur leur moyenne en fin d'année, le sport. Beaucoup d'étudiants étaient masculins, compte tenu des jeunes femmes qui préféraient sortir en ville après les cours, au lieu de se dépenser et salir leurs vêtements. A l'exception de Sansa et Margaery, qui, à leur habitude depuis leur arrivée à l'université, examinaient de près leurs camarades. La rousse reconnue automatiquement celui qui avait pris place aux côtés de Daenerys Targaryen. Sa forte musculature et sa barbe noire lui donnaient un air impressionnant et elle n'eut pas envie de lui adresser la parole :
- Pardon gamine ! Gueula une voix grave dans le dos de la Stark, qui sursauta, et laissa passer le concerné.
En se retournant vers l'intéressé, elle aperçu un homme aux cheveux longs, lui camouflant la moitié du visage. Elle qui n'avait pas l'habitude de côtoyer un si grand nombre de personnes, le suivit du regard. Il portait un jogging bleu foncé et un t-shirt orné d'une tête de chien. Un grand chien noir montrant les crocs. Sansa, qui défaisait ses affaires et se préparait, se rapprocha de son amie :
- Tu connais ce type ?
- Non...
- Il est étrange... Sansa sortit sa bouteille d'eau, qu'elle posa sur un banc.
Le gymnase dans lequel elle se trouvait se voyait situé en plein soleil et les rayons frappant sur le toit et les vitres, elle défit sa veste pour rester en débardeur. Elle soupira, la température ayant baissé d'un cran, quand elle entendit un sifflement dans son dos :
- Elle est bien belle Sansa Stark dans cette tenue !
Ramsay la fixait au loin, balançant ses bras dans les airs afin qu'elle le distingue. Puis, il se leva et vint à sa rencontre. A la vue de son t-shirt blanc sur lequel était inscrit en grosses lettres « Love the flesh », la jeune femme parue lassée et tenta de s'occuper afin qu'il ne daigne réellement venir. Seulement, Ramsay Bolton approcha :
- Tu veux venir boire un verre avec moi un de ces jours, jolie Sansa Stark ? La phrase devint soudainement plaisante à ses oreilles quand il chuchota les derniers mots.
- Je ne sais pas si cela va être possible... Refusa poliment la rousse en esquivant son regard.
- Laisse la tranquille, et vas voir ailleurs ! Commença Margaery en défendant son amie.
- Je peux aller voir ailleurs certes, mais avant j'aurais aimé connaître davantage la belle Sansa...
- Mais tu n'as pas compris ?! Lâche là !
Face à ce harcèlement continu, le temps commençait à monter. La Louve, qui se voyait piégée entre les deux camps fut incapable de donner son propre argument, tant les joutes verbales entre Bolton et la Rose fusaient :
- T'es sourd ou quoi ? Elle t'as demandé de partir, alors tu touches pas la gamine et tu dégages !
Le brun se tourna sur celui qui venait de poser sa forte poigne sur son épaule. Sa main, immense, comparable à la taille de l'homme lui serra le vêtements et le jeune homme dû employer la force pour quitter l'étreinte :
- Nous connaissons nous ? La question fut si hautaine et insolente que l'homme aux cheveux longs, aperçu quelques minutes plus tôt par la Louve, hurla de rage :
- Non, mais rien qu'à voir ta gueule perfide, j'ai pas envie de te connaître !
Ramsay eut un mouvement de recul face au tempérament dangereux de son rival, puis déclara forfait. Alors qu'il s'éloignait, le mouvement de sourcils provoquant qu'il adressa à Sansa la fit rougir. De peur, de honte ou de désir, elle ne put en avoir le cœur net. Timidement, elle adressa quelques mots à son sauveur. Ses yeux étaient sombres et redoutables, seulement, elle distingua en les scrutant profondément, une douceur en ressortir. Mais cette agréable impression fut stoppée quand elle vit sous ses cheveux se dessiner une longue cicatrice, lui défigurant la moitié du visage :
- Je vous remercie, sans vous il aurait continué à insister...
- De rien gamine. Sa réponse fut froide et directe, puis il tourna les talons.
- Attendez, revenez ! Comment vous appelez vous ? Cria la jeune femme, qui se remettait doucement de ses émotions.
- Sandor.
Et elle observa l'homme étrange quitter la salle, alors que leur professeur arrivait. Une femme grande blonde, aux épaules larges et à la carrure épaisse. Ressemblant davantage au sexe opposé, qu'à une femme. Sansa suivait du regard le Limier, qui partait. Mais où va-t-il ? Il n'a pas cours avec nous ?
- Bonjour tout le monde ! Je suis Brienne de Tarth, votre professeur de sport. Elle remarqua les deux jeunes femmes, la fixant. Je vous félicite Mesdames, de vous joindre à nous. Le sport n'est pas qu'une discipline de brutes, et encore moins réservée aux hommes ! Nous allons commencer par un petit échauffement. Elle désigna le tapis de sol, aux pieds des étudiants. Faites moi cinquante abdos et trente pompes ! C'est simple, allez !
L'homme aux muscles saillants qui s'appelait en réalité Drogo et non « Hulk » comme les deux amies l'avaient surnommé, termina l'exercice rapidement. Sans le moindre effort, ni le souffle court, il se redressa fièrement, affichant ses tatouages tribales :
- Bien ! Brienne lui fit un signe de tête admiratif et s'avança vers la Louve.
- Courage ! Vous y êtes presque !
Concentrée dans l'effort, elle ne lui répondit pas et termina le travail les joues écarlates et haletante. J'ai réussi ! Il était temps que ce soit la fin ! Ramsay venait lui aussi de terminer, la figure dégoulinante de sueur, il se rapprocha de leur professeur :
- Dites moi Madame, quel sport allons nous pratiquer cette année ? Allons nous devoir faire des groupes ?
- Effectivement, nous enchaîneront deux exercices, ce sera à vous de choisir ce que vous préférez pratiquer : judo ou course.
Le brun hocha la tête victorieux et vint reprendre place sur le banc. Il attrapa sa serviette pour essuyer son front transpirant. Sansa le remarqua et ne put renier ses traits symétriques et attirants. Toutefois, ses yeux, aussi clairs et magnifiques qu'ils étaient, ne la laissaient en confiance. A la fin du cours, les filles se dirigèrent dans les vestiaires et c'est stupéfaite, que la rousse remarqua un papier dans son casier. Intriguée, elle tira sur la feuille pour en découvrir le contenu. Une angoisse la prit subitement et elle fut tétanisée : « Cette année, c'est avec moi que tu feras du sport joli Sansa car tu seras avec moi, j'en fais la promesse. Prépares ton kimono... »
...
Épuisées, elle rentraient à leur appartement, situé à deux pas de l'université. La Louve, perturbée après la découverte qu'elle avait faite, n'en avait pas fais part à son amie. Elle a déjà pris ma défense une fois, je saurai quoi lui répondre seule. Elle se demanda pourquoi il s'entêtait à la suivre et vouloir la connaître. A la simple pensée de pouvoir l'intéresser, ses joues rougirent et son estomac se serra. Depuis Joffrey, qui lui avait brisé le cœur, la rousse se sentait incapable d'aimer à nouveau, et surtout, de pouvoir plaire. L'humiliation que lui avait fais subir le blond quand il l'avait quitté l'avait brisé et elle se sentait impuissante, assistée par son amie, qui, davantage expérimentée dans la vie, lui faisait découvrir ce qu'elle se sentait incapable d'affronter seule. Toutefois, cette vie par procuration ne présageait rien de bon et c'est en s'effondrant dans le canapé, qu'elle prit la décision de prendre les choses en main. Sansa allait surmonter ces obstacles sans l'aide de personne. La Rose arriva, elle venait de préparer du thé et en proposa à la Louve :
- Du thé au citron, comme tu aimes !
- Merci, mais je n'en veux pas... Répondit la rousse poliment, avec une pointe de tristesse.
- Quelque chose ne va pas ? Au fait, tu ne m'as même pas dis comment tu trouvais la décoration de l'appartement !
Il n'y eut aucune réponse et Sansa se massa la nuque, anxieuse. Est-ce que je lui en parle ? Non, rappelles toi, elle ne sera pas là indéfiniment. Tu es en fac maintenant, tu dois te débrouiller. Elle laissa son regard vagabonder dans la pièce. Les murs étaient blancs et ornés de stickers à fleurs roses, quant aux meubles, ils étaient clairs. Des affiches étaient accrochées autour d'elle, et la bibliothèque débordait de livres :
- J'aime bien.
- Tu ne m'as pas l'air convaincue...
- C'est pour le travail, tu sais pour payer le loyer, j'ai l'esprit ailleurs et je m'inquiète... Voilà tout. Mentit Sansa maladroitement.
Le visage de le Rose se figea et ses yeux devinrent hésitants. Seulement, en un sourire resplendissant, elle se décontracta à nouveau et lança joyeuse à son amie :
- Ne t'en fais pas, je pourrai t'aider à tes débuts si tu ne trouves rien. Mais tu devrais te dépêcher de contacter ton piston, plus vite il saura que tu cherches quelque chose et plus vite il pourra te le dégoter !
- Tu as raison.
La jeune femme se dirigea vers sa chambre et s'y enferma. Puis, elle sortit de sa poche en jean le numéro de Petyr Baelish. Assise sur le lit, elle eut un instant de réflexion et se demanda s'il aurait un travail à lui proposer. Mère et lui étaient amis d'enfance, il mettra forcément ma demande en priorité... Je ne suis pas une inconnue. Les mains moites, elle commença à composer le numéro et plaça le téléphone à son oreille. En attendant qu'il décroche, elle perdit son regard sur son mur, sur lequel était accroché la photo de Joffrey. Sur un coup de tête, après avoir reçu son message, elle l'avait emporté avec elle. Il était un fantôme du passé auquel elle se raccrochait. Peut-être qu'en trouvant une nouvelle fois l'amour, elle finirait par l'oublier. La Louve soupira en fixant les cheveux dorés, quand une voix répondit au bout du fil :
- Oui ?
La jeune femme se racla la gorge et passa une main nerveuse sur ses joues, sentant que son interlocuteur s'impatientait :
- Bonjour Monsieur Baelish, je suis Sansa Stark, la fille de Catelyn Stark...
Il y eut un silence de quelques secondes, et elle paniqua à penser qu'il avait raccroché. Cependant, l'intonation qu'il prit dans sa réponse la rassura. Il sembla curieux et enjoué :
- Sansa ! Quel plaisir de vous connaître ! Que puis-je pour vous ?
Elle lui raconta ses déboires financiers quant à son appartement et sa vie d'étudiante. Puis, alors qu'elle eut la sensation qu'il souriait, Baelish lui proposa d'une voix naturellement calme et soutenue :
- Bien sur que je vais vous aider ! Pourrions-nous nous rencontrer cette semaine ?
Stannis était énervé. Il n'avait pas trouvé ses clefs et cela l'avait mis en retard. Dans moins d'une heure, il devait être au poste de police, à Port Réal. Bordel, où sont-elles ?! Il remua tous les coins de la maison, en passant par les tiroirs jusqu'aux coussins du canapé. A bout de nerfs, voyant que les heures défilaient, il grogna de fureur et poussa un juron. Lorsqu'il se rendit à l'évidence, qu'il serait en retard, et s'assit quelques instants pour se questionner. En pleine méditation, l'homme eut soudainement un flash et bondit du canapé pour se diriger dans sa chambre. La pièce était sobre et le lit n'avait pas été fait. Compte tenu qu'il se retrouvait célibataire, l'inspecteur ne prenait plus la peine de s'occuper des tâches, qui auparavant, étaient indispensables. Terminé la cuisine bio que faisait Selyse, il mangeait s'il le voulait, quand il le voulait. Finalement, Stannis trouva les clefs sur le chevet du lit. Pressé de trouver son lieu de travail, il fila dans la voiture en prenant sa veste.
La circulation était fluide et il dépassa de peu la limite de vitesse autorisée. Le Cerf était droit et honnête, jamais il ne se serait permis un écart pouvant le mettre hors la loi. Il réussit à se décontracter et passa une main dans ses cheveux courts puis ouvrit la vitre. Le bras affalé contre cette dernière désormais complètement ouverte, il approcha du tunnel qui reliait le continent. Des policiers étaient sur les lieux et lui demandèrent de se ranger sur le bas côté :
- Que se passe t-il ? Il s'adressa au premier venu, une jeune femme à peine sortie de l'adolescence.
- Désolé Monsieur, mais le tunnel est fermé momentanément...
- Quoi ? Quel est le motif ?
- Nous ne pouvons pas vous communiquer ces informations Monsieur, répondit-elle insistante.
- Vous foutez-vous de moi ? Je suis Stannis Baratheon, inspecteur de police à la capitale. Je veux voir votre supérieur, est-il ici ?
Il hurla de rage alors que les voitures attendaient derrière lui. Les coups de klaxons retentirent alors qu'il pointait d'un doigt enragé les policiers lui refusant le passage :
- Avance ! Ordonna un usager dans sa voiture.
Qu'est-ce qu'il veut ce con ?! L'inspecteur lui fit un signe dans le rétroviseur, lui intimant qu'il était dans l'incapacité d'avancer et que ce dernier se devait d'attendre. Un vieil homme à la barbe blanche se présenta à sa vitre. Il le salua d'un signe de tête et commença :
- Monsieur Baratheon, je suis Jeor Mormont, de la douane de la Garde de Nuit. Je suis désolé de vous faire perdre ainsi votre temps mais une alerte à la bombe à été déclenchée... Vous ne pouvez emprunter le tunnel. De plus, nous devons vérifier le contenu de votre véhicule...
- Pardon ? Vérifier ma voiture ? Non. Et comment vais-je faire pour me rendre sur mon lieu de travail ? Voyez Mormont, j'ai une enquête sur le dos et je dois de ce pas trouver Port Réal ! Bombe ou pas, je m'en moque, laissez moi passer, c'est un ordre !
Une voix retentit dans les profondeurs du gouffre et Stannis se mit à fulminer :
- C'est bon, menace écartée ! S'écria le démineur soulagé.
- Est-ce une blague ? Vous moquez vous de moi ?
Il présenta son identité à l'homme, qui, quand il vit la plaque et le titre noir sur blanc, présenta ses excuses :
- Pardonnez cet incident, nous avions reçu un appel anonyme... Circulez, il n'y a pas à examiner votre véhicule. Je vous souhaite bonne route inspecteur.
- A l'avenir, sachez mieux vérifier vos sources ! Lâcha le Cerf méprisant, avant de continuer son chemin.
...
La patience n'était pas son point fort et Stannis arriva enfin à destination. La démarche rapide, il entra dans son bureau et prit soin de poser ses clefs sur la table, en évidence. Je les trouverai facilement cette fois-ci. A peine avait-il eu le temps de poser ses affaires, Davos Mervault entra subitement, deux cafés à la main :
- Te voilà ! Il lui tendit son gobelet encore fumant. Fort et sans sucre, comme d'habitude.
- Le tunnel était fermé... Encore des idiots qui font des canulars téléphoniques... Il y a de nouvelles informations concernant le corps ?
- Suis-moi. Son coéquipier l'invita d'un signe de main.
Il l'amena jusqu'aux sous-sols dans lesquels se trouvaient le laboratoire et la salle d'autopsie. Puis, d'une voix grave et atteinte, lui présenta les faits :
- Je préfère te prévenir, il est dans un sale état... Le malheureux a fait une chute mortelle du haut d'une passerelle. Son corps a terminé brisé sur les rochers au bord de la mer...
- Il en faut plus pour me déstabiliser... Le Cerf ne prit pas la peine de regarder son interlocuteur, but une gorgée de café et retira le drap masquant le cadavre.
Le Docteur Cressen, médecin légiste se présenta et vint rompre le silence, alors que l'inspecteur examinait de près les parcelles de peau :
- Ce n'est pas beau à voir... Il est méconnaissable.
- Avons-nous un nom ? Questionna Stannis concentré.
- Nous avons pu réaliser des empruntes, il n'était pas dans nos fichiers, le logiciel a passé la nuit à chercher, mais a finalement été en mesure de mettre un nom sur ce visage...
Le vieil homme en blouse blanche se figea face à ce qu'il venait de dire puis, porta une mine désolée en se retournant vers la table d'autopsie :
- Enfin, si l'on peut dire qu'il reste un visage !
Davos ricana nerveusement, Stannis pas. Il toisa d'un regard dur le légiste, qui se pressa de continuer son récit analytique :
- Balon Greyjoy, il s'appelait Balon Greyjoy.
- Et avez-vous trouvé quelque chose sur cet homme ?
- Il habitait à Pyke, ce qui explique pourquoi nous l'avons trouvé dans les environs des Îles de Fer...
Bonne déduction, se moqua le Cerf en continuant d'inspecter. La peau était arrachée par endroits, alors que des ecchymoses s'étaient formées sur le reste du corps. Son regard se posa sur un tatouage particulier, représentant une sèche aux longues tentacules :
- Qu'est-ce que cela ? Demanda t-il instinctivement, les sourcils froncés.
- Aucune idée, nous n'avons pas réussi à trouver l'interprétation de ce dessin. Il était un homme d'affaires réputé...
- Cause de la mort ? Le coupa Stannis sèchement.
- Eh bien, c'est une chute ! Un sourire se dessina sur le coin des lèvres du vieil homme, il a chuté d'une passerelle, haute de...
- Je le sais qu'il est tombé voyons ! L'inspecteur commença à s'emporter. Je voulais savoir si la mort était accidentelle ou non.
- Justement, c'est ici que cela devient intéressant. Il désigna le bras. Regardez, ces marques prouvent qu'il y a eu violence, toutefois, une chute est, à l'évidence accidentelle. Je tiens à ajouter aussi que la mort est survenue sur le coup...
- Abrégez Cressen... Il tapota nerveusement du pied, sous le regard fuyant du médecin, qui tentait de raccourcir ses propos.
- Il y a trois hypothèses : meurtre, accident ou suicide.
- Bien.
Alors, Stannis quitta sans un mot la salle pour retrouver son bureau. Davos le suivit avec hâte, en essayant de comprendre les motivations de son supérieur. En effet, les deux hommes étaient coéquipiers, mais l'ancienneté et l'expérience de Stannis le mettait au dessus de la hiérarchie. Il était donc le supérieur de Mervault :
- Qu'est-ce que tu fabriques ?
L'inspecteur ouvrit d'un geste brusque son tiroir pour en attraper son pistolet automatique. Il vérifia le contenu du chargeur puis le rangea dans son ceinturon. N'ayant aucune réaction de la part de l'intéressé, Davos reprit le ton plus soutenu :
- Stannis ? Je t'ai posé une question...
- Nous avons l'adresse de Greyjoy ?
- Oui...
- Alors nous nous rendons chez lui, tu viens avec moi.
L'intonation autoritaire qu'il prit força son ami à se taire et courber l'échine. Alors, ce dernier attrapa aussi son arme, et se prépara. Il ne leur fallut pas beaucoup de temps et une fois prêts, ce fut l'inspecteur qui se fit désirer :
- Stannis ! Appela Davos, tu viens ?
Il fixa avec une attention particulière le Cerf, qui restait figé, le regard perdu sur un morceau de journal déchiré. Ce dernier avait pour titre « Meurtre non résolu d'une femme » et l'homme semblait happé par le contenu. Pour la énième fois, comme avant chaque enquête, Stannis ressortait ce vieux souvenir et s'entêtait à le lire afin de se remémorer une chose essentielle : Il s'agissait de sa première et dernière affaire non résolue. Cela avait pour but de l'encourager à maintenir cette motivation dévorante. Il ne lâcherait rien, quoi que cela puisse produire, quoi que ce meurtre puisse amener, il irait jusqu'au bout. Il était comme cela, une personne au tempérament fort qui ne se laissait abattre, ni marcher sur les pieds. Pourquoi n'ai-je jamais retrouvé celui qui t'as brisé ? J'ai tout essayé, mais c'est comme attraper de la fumée, les recherches n'ont jamais abouties... Depuis quinze ans, l'homme avait persévéré, mais jamais il n'avait pu boucler cette histoire. Depuis quinze ans, la photo restait dans sa poche et depuis quinze il la regardait en se répétant ces mots. Pourquoi ? Il avait été hanté par son visage et s'était promis de la venger. L'avoir constamment depuis tout ce temps, près de lui, avait installé une promiscuité malsaine entre l'inspecteur et le meurtre, qu'il vivait au quotidien. Cette femme qu'il n'avait jamais connu l'avait plongé dans un état relationnel hors norme. Il vivait pour cette femme qu'il ne connaîtrai jamais, mais qui, de par les faits, l'avait marqué au point de le rendre dépendant. Ce fut aussi pour cette raison, que Selyse accepta le divorce, ayant l'impression qu'un morceau de journal valait mieux que la propre épouse. Mais Stannis était ainsi et il avait du mal à faire la part des choses. Son travail, ses enquêtes, ses meurtres, il s'agissait de sa vie et jamais il n'aurait mis entre parenthèses une affaire pour le bien de son couple.
Alors qu'il chuchotait des bribes incompréhensibles, le regard rivé sur la photo en noir et blanc représentant la jeune femme disparue, Davos recommença brutalement :
- Stannis ! !
Il réussit à la sortir de son mutisme, l'inspecteur releva la tête, désorienté. Ainsi, il comprit qu'il était temps de trouver la demeure de Balon Greyjoy. Il passa une main sur sa figure, qu'il secoua ensuite pour se réveiller, rangea le morceau de journal dans sa poche et partit :
- Allons-y.
...
La maison du malheureux se trouvait en haut d'une petite montagne rocheuse, perdue entre les vagues fracassantes de l'océan. Pyke n'était pas une grande ville et était principalement réputée pour son exportation de poissons dans tout Westeros. Arrivés devant l'habitation, ils n'eurent qu'à pousser la porte pour que celle-ci s'ouvre. Intéressant, qui quitterait sa demeure sans la fermer à double tour. Les pièces étaient sombres et le faible éclairage ne leur permirent pas de bonnes fouilles. Toutefois, ils sortirent leurs lampes torches pour s'aider. Stannis commença par la cuisine, sale et en désordre. Balon Greyjoy n'avait pas l'air en forme... Plaisanta t-il intérieurement, au constat de la vaisselle éparpillée, près de laquelle se trouvait des bouteilles vides entassées. Il en saisit une et sentit rapidement, un air de dégoût sur la figure. Rhum.
Face au trop peu de luminosité, Davos ouvrit les volets pour laisser entrer la lumière avant de partir à la recherche d'indices dans la chambre. L'inspecteur lui, continuait son pistage et ouvrit le réfrigérateur. Il était vide. Même lui, qui pourtant n'avait pas un fort appétit, l'avait plein :
- Viens voir ! Lança soudainement le coéquipier devant le lit.
Le Cerf accouru, pour se trouver nez à nez avec un sachet rempli de poudre, que lui tendait Davos :
- Il se trouve que notre ami était accro à certaines substances illicites...
Stannis continua son inspection et attrapa un jean jeté au sol. Il savait ce que les hommes se permettant cette débauche, faisaient, et surtout, ou trouver ce qui allait lui permettre d'avancer dans l'enquête. Alors que Davos lui présentait un ordinateur portable, ainsi qu'une arme à feu, cachée sous le matelas, Stannis sortit une carte de la poche. On dirait que notre ami fréquentait aussi les night club...
- Regarde... Mervault lui présenta ses trouvailles.
- Encore mieux ! Il semblerait que Balon Greyjoy n'était pas un type à fréquenter. On prend le tout et on l'examinera au labo !
...
- Alors ? Demanda Stannis impatient à leur informaticien en chef.
- J'y suis presque, je récolte les dernières informations...
Matthos était le hacker le plus doué qu'ils aient trouvé, de plus, il était le fils de Davos. Sur l'aide de son père, il avait pu entrer rapidement au sein de la police scientifique et avait trouvé un poste :
- Alors ? Questionna une nouvelle fois l'homme, qui perdait patience.
Il croisa les bras et soupira longuement. Davos arriva pour épauler son fils. L'ordinateur affichait des informations complexes, ainsi que des codes, mais Matthos avait réussi à les décrypter :
- Il avait des choses à cacher c'est sûr... Commença t-il, mais j'ai réussi à récupérer des bribes de clefs USB, ainsi que des données téléphoniques.
- Continues... L'encouragea son père, voyant son fils méfiant devant le visage dur de son supérieur.
- Ce numéro a était composé de nombreuses fois, le dernier appel émit date du jour de sa mort et...
- Bien, Stannis ne lui laissa pas la temps de terminer sa phrase, voulant avancer dans l'enquête. Trouves à qui il appartient.
Le jeune pianota sur son clavier d'ordinateur à une vitesse folle, puis une nouvelle fenêtre s'ouvrir sur son ordinateur, affichant le portrait d'une femme. Stannis sortit ses lunettes de vues, lui pour qui les écrans étaient flous et distingua le nom qu'il lut à voix haute :
- Melisandre d'Asshaï... Trouves son adresse, nous allons lui rendre visite.
J'avais oublié de préciser, et c'est le cas pour toutes mes autres fictions: L'univers de Game of Thrones, ainsi que ses personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété de GRRM (Malheureusement, sinon, j'aurais changé bien des choses haha !).
A bientôt ! :)
