Rating: K+

Disclaiming: Rien ne m'appartient et je ne touche rien.

Résumé: AU Une famille recomposée ce n'est jamais simple mais quand Leïa Organa épouse en seconde noce Han Solo, c'est loin de faire le bonheur de Ben et Rey, leurs enfants respectifs et la vie de famille devient vite explosive. Sauront-ils s'apprivoiser et même apprendre des différences des autres? Et Ben trouvera t-il même l'amour la où il ne l'entendait pas avec ce garçon étrange?

Pairing: Pylo / LeïaxHan


DE LA DIFFÉRENCE À L'ATTIRANCE

Ou « Hey! C'est pas mal en fait! »*

Chapitre 1 - Cohabitation difficile

« -Tu n'as pas d'ordre à me donner. Le fait d'avoir épousé ma mère ne te donne aucun droit sur moi.

-Tu es chez moi, jeune homme et chez moi tu feras ce que je te dis.

-Tu peux toujours rêver, Solo!

-J'en ai assez de ton insolence. Je vais t'apprendre les bonnes manières.

Ce n'était pas la première fois que Ben s'accrochait avec son beau-père et que le ton montait. Depuis son mariage avec sa mère, il avait arrêté de jouer au mec cool qui voulait être son pote (ou plutôt il avait abandonné) pour se prendre pour le chef de famille. Ben n'avait pas aimé qu'il se la joue le mec cool, le beau-père copain et complice (et puis quoi encore? Il croyait Ben aussi facilement manipulable?) mais il aimait encore moins son désir soudain d'autorité. Il n'était qu'un guignol, un vieux beau pathétique qui jouait les aventuriers et séduisait encore les femmes avec son numéro d'archéologue baroudeur. Et à sa grande horreur, cela avait marché sur sa mère! Pourtant Leïa Organa n'était plus une midinette qui se laissait conter fleurette par les séducteurs de pacotilles. C'était une femme forte, avec du caractère qui avait élevé son enfant seule. Comment s'était-elle laissé aveugler aussi facilement? Bon, elle s'était déjà fait avoir avec son père mais justement, Ben avait espéré qu'elle ne ferait pas deux fois la même erreur. Ils étaient si bien tous les deux. Cela la convenait depuis ses 3 ans. Ils se débrouillaient très bien tous les deux, merci. De quoi sa mère pouvait avoir besoin qu'il ne pouvait lui apporter? Elle avait ri doucement et lui avait dit qu'il comprendrait très bientôt. Oui, il savait à quoi elle faisait allusion mais ça le dégoûtait un peu. C'était sa mère et puis elle était trop vieille… âgée pour ça maintenant, non? Elle avait eu des petits amis après le départ ou plutôt la fuite de son père, il en avait même rencontré quelques uns mais ils passaient toujours très vite. Pourquoi avait-elle eu soudain l'envie de se marier et d'ouvrir leur foyer à ces deux intrus. Car oui, en plus, Han Solo n'était pas venu seul mais accompagné de sa fille, une sale petite morveuse.

Les deux hommes étaient maintenant face l'un à l'autre à s'affronter du regard. Un combat silencieux qui les épuisait.

Rey sortit discrètement de sa chambre et descendit à pas feutrés les escaliers. Les cris montaient du salon jusqu'à l'étage et elle avait un peu honte. C'est qu'elle n'était pas seule. Quand ils levèrent les yeux en en entendant les marches grincer doucement, ils la virent accompagné d'un garçon brun à la chevelure indiscipliné et l'air un peu ahuri. Ben ricana en dardant un regard moqueur sur son beau-père:

-Et bien! je vois que tu as de merveilleux principes d'éducation et que tu as appris les bonnes manières à ta fille. Enfermée dans sa chambre avec un garçon, j'imagine bien le type d'activités auxquels ils s'adonnaient.

Rey rougit. Qu'est-ce que son demeuré de demi-frère s'imaginait au juste? Son ami, lui, restait un peu gauche à ses côtés, ne sachant pas vraiment comment réagir.

-Je suis désolée, Poe, lui murmura t-elle. Ce serait mieux que tu t'en ailles.

-Ouais, à demain au lycée alors.

-Salut, à demain.

Il contourna le salon pour traverser la cuisine et sortir par la porte donnant sur le jardin. En passant, il s'avisa des restes du dîner qui jonchaient la table et son regard brilla étrangement un bref instant. Il frôla la table et d'un geste rapide et discret, subtilisa la boîte de sardines vide qui s'y trouvait et la fourra dans la poche de son blouson avant de quitter prestement la maison.

Rey n'avait rien vu, ses yeux braqués sur Ben lançaient des éclairs.

-Comment peux-tu avoir sous-entendu un truc pareil, Ben! Poe est un de mes meilleurs amis, c'est tout. Je ne saurai plus où me mettre demain au lycée!

-Si tu ne veux pas qu'on te traite de traînée, ne te conduis pas comme telle, persifla t-il.

-Alors là, jeune homme, tu dépasses les bornes, gronda Han. Excuse-toi tout de suite.

-Ou sinon quoi?

-Ne me pousse pas à bout.

-Si vous n'êtes pas contents, vous n'avez qu'à partir. Je n'ai pas demandé à vivre avec vous. J'étais même très bien avant que vous ne veniez tout gâché.

-Et ta mère, tu y as pensé, sale petit égoïste?

Ben serra les poings.

-Elle était aussi très bien sans toi. Tu n'es qu'un vieux gigolo pathétique.

-ça suffit maintenant, Ben.

La voix, calme, posée mais autoritaire les saisit tous. Leïa Organa se tenait dans l'entrée.

-Ben, suis-moi tout de suite.

-Ben, obéis à ta mère.

-La ferme. T'es pas mon père, gronda le jeune homme.

-Et heureusement!

-Han, s'il te plaît.

-Quoi, tu l'entends...?

-Oui, je l'ai entendu. Et c'est pour ça qu'il va me suivre et qu'on va avoir une petite discussion tous les deux. Entre mère et fils."

Le jeune homme lutta un instant, ses yeux noirs défiant son beau-père puis il capitula et suivit sa mère.


Leïa ferma la porte derrière elle une fois entrée dans la chambre de son fils. Elle soupira et resta un moment le front appuyé contre la cloison avant de se tourner vers lui.

Ben,commença t-elle d'une voix plus douce, pourquoi compliques-tu autant les choses?

-Je ne complique rien du tout, se défendit-il immédiatement. Ce pauvre type…

-Ce pauvre type est mon mari et ton père maintenant, répliqua t-elle d'une voix plus ferme.

-Jamais! Il n'est pas mon père te ne le sera jamais! Tu ne peux pas m'obliger à l'aimer.

-Non, c'est vrai, je ne peux pas t'obliger à l'aimer mais je peux t'obliger à le respecter. Si les règles de cette maison ne te plaisent pas, alors la porte t'est grande ouverte. Tu auras 18 ans bientôt, tu peux choisir de vivre ailleurs. Sois tu fais des efforts, soit tu quittes cette maison.

Ben resta coi d'indignation. Leïa ne le pensait pas vraiment. A vrai dire, elle aurait le coeur brisé si son fils décidait de partir et elle le savait assez fier pour prendre sa menace au pied de la lettre, juste pour les défier. Ce petit ressemblait décidément trop à son père! Mais la cohabitation devenait trop explosive et si elle ne voulait pas voir son mariage voler en éclats, elle devait prendre des décisions extrêmes.

-Je te laisse réfléchir. Bonne nuit, Ben.

Celui-ci serra les dents en détournant les yeux et ne répondit pas. Sa mère quitta la pièce sans un mot.


Leïa rejoignit son mari dans leur chambre à coucher. Han attaqua directement:

-Je te préviens, je ne vais pas tenir encore longtemps! Ce gosse est impossible! Si ce petit morveux insulte ma fille encore une fois…

-Ce petit morveux est mon fils, Han, souffla Leïa fatiguée de devoir faire tampon entre ces deux-là depuis des mois. Et je te rappelle que c'est toi l'adulte, alors arrête de réagir excessivement comme un enfant. Tu n'arranges pas les choses, tu sais. Et ne me pousse pas à devoir choisir entre vous deux.

-Moi? Je réagis comme un enfant? La vérité c'est que tu l'as trop gâtée ce gosse…

-Oh! C'est de ma faute maintenant? répliqua sa femme, acide.

Han comprit qu'il était allé peut-être un peu trop loin.

-Heu non… Non, bien sûr. Je te comprends. Moi aussi depuis que je suis seul avec ma petite Rey, elle est ce que j'ai de plus précieux au monde et je suis parfois un peu trop… laxiste. Mais tu dois reconnaître que ton fils est difficile et ne facilite pas la cohabitation.

-Il a un sacré caractère. Il tient un peu de moi et je ne crois pas que cela t'ait déplu quand on s'est connu.

-ça n'a rien à voir…

-Nous avons vécu 14 ans rien que tous les deux, c'est normal qu'il ait du mal à s'habituer à vivre avec de nouvelles personnes, tenta de l'amadouer Leïa.

Elle savait comment les prendre. Ferme et autoritaire mais avec une pointe de complicité avec Ben, plus charmeuse mais bornée avec Han.

Les deux époux s'étaient connus il y a presque deux ans grâce à leurs métiers respectifs. Leia travaillait à la mairie, au département Patrimoine et Tourisme de la ville. Quand un lieu classé monument historique avait été sollicité pour le tournage d'un film quelconque, les élus avaient vu une bonne occasion de faire entrer de l'argent facile dans les caisses. Ils n'avaient pas vu venir la fronde des historiens et autres gratte-terre (nom aimable donné aux archéologues) voyant un sacrilège dans le fait de transformer ce lieu sacré en un vulgaire site purement commercial, sans compter les très possibles dégradations que ne se gêneraient pas de causer tous ces baltringues irrespectueux et sous-culturés d'Hollywood! La mairie n'avait pas hésité pour désigner Leïa Organa, bureaucrate coriace et pète-sec qui ne mâchait pas ses mots tout en gardant un air distingué contrastant avec sa petite taille et ses joues aux rondeurs encore enfantines pour tenir tête au représentant de l'autre camp, l'éminent docteur Han Solo, archéologue de son état, éminent spécialiste réputé de sa profession mais connu pour son franc-parler et sa propension à draguer tout ce qui portait un jupon (ou pas d'ailleurs!).

Entre ces deux-là, cela avait d'abord fait de sacrés étincelles. Les paris avaient été même lancés pour savoir lequel tuerait l'autre le premier. Quand l'archéologue avait suggéré que la bureaucrate n'était qu'une vieille fille frigide qui n'assumait pas son violent désir pour sa noble personne, on avait bien cru tenir notre vainqueur quand de la vapeur avait quasiment jailli des oreilles de Leïa Organa.

Mais contre toute attente, ces deux-là s'étaient plus. Han avait vu un défi dans ce petit bout de femme volontaire et au caractère bien trempé. Et Han ne refusait jamais un défi. Elle, avait succombé au sourire mutin et à la lueur malicieuse qui s'allumait dans ses beaux yeux bleus quand il flirtait avec elle. Elle avait mis du temps à l'admettre mais quand au cours d'une joute verbal épique, il s'était penché vers elle et avait fini par l'embrasser, elle l'avait laissé faire.

Puis tout était allé très vite, trop peut-être. Chacun parent célibataire d'un ado, leur désir rapide de vivre ensemble s'était heurté à la délicatesse et à l'enthousiasme débordant de leurs enfants de 17 ans. Ben surtout avait causé problème, et c'était donc encore le cas. Rey s'était beaucoup plus facilement adaptée à la situation. À dire vrai elle aimait bien Leïa et elle était contente que son père est retrouvé l'amour et surtout une femme sur laquelle se reposer. Mais son nouveau demi-frère, c'était une autre paire de manche!

Quand au tournage, si cela vous intéresse, un compromis fut trouvé. Han devint consultant sur le plateau pour s'assurer que le lieu était préservé et ceci sous la tutelle de Leïa.

-Il nous appelle les intrus ou les parasites, bougonna Han.

-Il s'y fera, répéta sa femme comme un mantra.

-Mouais… On verra bien. Mais qu'il fasse attention avec Rey! Ou père ou pas, je lui ferai chauffer les oreilles! »

A suivre…