Un pairing assez… disons étonnant dans ce chapitre. La faute est à rejeter sur Sorah_Kenway! C'est sa faute!

CHAPITRE 7

Déclarations

« -Ben! Ton amie Phasma est là!

La voix de sa mère sortit le jeune homme de ses pensées. Tout à Poe (et sa boîte de sardines), il avait complètement oublié que sa meilleure amie devait passer pour préparer un exposé.

-Merde, murmura t-il, j'ai rien préparé. J'arrive, cria t-il d'une voix plus forte.

Il ouvrit la porte de sa chambre sans vraiment regarder devant lui et se heurta avec violence à Rey.

-Aïe! Qu'est-ce que t'as à débouler en trombe comme ça?

-Je pourrai te demander la même chose!

-Maman vient de m'appeler, moi, je te rappelle.

-Ouais, ben… je suis polie, moi, je voulais aller saluer Phasma.

-C'est quoi ces c*nneries? Tu ne lui as jamais adressé un mot et là tu veux « la saluer »? Tu te prends pour Kate Middleton?

-Va te faire voir!

-Qu'est-ce qui se passe là-haut? Encore entrain de vous chamailler?

-ça va, maman! Et on se « chamaille » pas! On n'est pas des mômes de 4 ans, bougonna Ben.

Il descendit l'escalier au pied duquel Phasma l'attendait, hilare.

-Alors Solo? On s'est levé du pied gauche ce matin?

-Ouais, ça va, ça va…

-T'as travaillé un truc pour l'exposé au moins?

-Heu.. ouais, plus ou moins…

-Ben! T'as rien foutu?!

-Il était trop occupé à rêver au damoiseau de ses pensées!

-Rey! Je vais te tuer, sale peste!

-Tu craques toujours pour Poe?

-Hein? Qu… Comment tu le sais? Et je craque pas pour Poe d'abord!

-Alors comment tu sais qu'elle parlait de Poe? demanda Rey, triomphante.

-Le ferme, petite idiote!

-Arrête ton char! Je l'ai remarqué depuis un moment, tu sais, soupira Phasma d'un ton blasé.

-Ah…

-Sa… salut, Phasma. Comment tu vas? minauda Rey.

La blonde se tourna la mine circonspecte vers la petite brune.

-Heu, bien et toi?

Depuis quand elles se parlaient comme deux vieilles copines toutes les deux?

-Vous travaillez sur quoi?

-ça te regarde pas, microbe!

-Ben! Parle mieux à ta soeur! cria Leïa du salon.

-C'est pas ma soeur, murmura t-il entre ses dents.

-Je t'ai entendu.

Sa mère avait des oreilles bioniques, c'est pas possible!

-Montons dans notre chambre, proposa t-il à son amie, on ne sera plus embêter par les parasites.

-Je suis pas un parasite! »


« T'as pas trouvé ta soeur bizarre?

-C'est pas ma….

-Ouais, on a compris! Arrête ton numéro du fils mal-aimé et incompris avec moi!

Ben réprima un hoquet d'indignation.

-Non mais sérieusement…

-Ouais, faut toujours qu'elle fasse son numéro de charme à tout le monde. Je te l'ai déjà dit, elle supporte pas que tu sois MON amie et…

Ben eut un moment d'absence. Il revit Rey bégayait et rougir en saluant Phasma. Est-ce que Rey… craquerait pour Phasma? Il dévisagea son amie.

-Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? J'ai un bouton sur le nez?

Non, ce n'était pas possible! Son esprit partait en vrilles et imaginait n'importe quoi depuis qu'il fréquentait Poe… mais il ne fréquentait PAS Poe! Il devait arrêter!

-T'es sûr que ça va? Il y a presque de la vapeur qui sort de tes oreilles!

-Oui, ça va. Travaillons sur cet exposé d'accord? Il va pas se faire tout seul! »


Assis face à table à une table du réfectoire, Rey et Hux mangeaient en silence.

« Hux?

-Oui, Rey?

-Tu… tu as vraiment le béguin pour Snoke?

-Je sais que je n'aurai jamais dû vous en parler!

-Hey! Je ne te juge pas! Fini est un peu plus lourdaud sur ces questions mais moi je m'en voulais juste… savoir.

-Ok, excuse-moi. Je sais que c'est bizarre.

-Pas si bizarre que ça, sourit la jeune fille.

-Tu craques aussi pour Snoke?!

-Non! Non, ça va pas?!

-Mais tu craques pour quelqu'un, n'est-ce pas?

Elle rougit un peu et se reprit rapidement.

-On parlait de toi d'abord! Tu vas faire quoi?

-Je vais faire en sorte d'être envoyé dans son bureau et là… Advienne que pourra!

-T'es dingue! Tu vas pas lui sauter dessus quand même!?

-Non… enfin, pas tout fait!

-Hux! je ne te savais pas si téméraire », rit Rey.

Son ami lui fit un clin d'oeil et ils finirent leur déjeuner.


Le professeur Dooku dardaient ses yeux perçants sur tous les élèves qui avaient l'impudence de croiser son regard. Sa haute stature, sa voix basse et profonde et cette façon de vous jauger comme si vous n'étiez qu'un misérable insecte impressionnaient tous les élèves de sa classe de mathématiques. Il s'arrêta sur le jeune effronté à la tignasse rousse qui osait soutenir son regard.

« -Hum… Hux, c'est ça? dit-il d'un ton un peu méprisant. Voyons voir si vous réussissez à relever un peu le niveau pitoyable de vos petits camarades.

Fin baissa encore un peu plus, si c'était possible, les yeux sur son cahier. La prestation qu'il venait de donner l'avait mortifié de honte et il ne souhaitait pas voir l'air compatissant mais empli de pitié de Rey.

-Venez au tableau et résolvez cette équation SIMPLISSIME.

Et il insista bien sur le « simplissime » en fixant la masse chevelue que constituait la seule partie visible de Finn.

-Non, pas envie.

Tous relevèrent les yeux, sidérés.

-Pardon, Monsieur Hux? J'ai du mal entendre.

-Si, malgré votre grand âge, je suis sûr que vous avez très bien entendu. Pas envie.

Et Hux étala ses jambes sur son bureau et croisa nonchalamment ses mains derrière sa nuque.

-Mais qu'est-ce que tu fais? articula silencieusement son amie, en le regardant avec des yeux ronds.

Elle n'en croyait pas ses oreilles qu'il oser mettre son fameux plan à exécution pendant le cours de Dooku! Le visage de celui-ci vira au rouge vif.

-Monsieur Hux! tonna t-il de sa voix de baryton. Votre insolence vous vaut une retenue jusqu'à la fin de l'année scolaire et ce, tous les soirs de la semaine!

-Ok, j'ai rien d'intéressant à faire d'autres de toute façon, bailla Hux.

-T'es un grand malade, articula une nouvelle fois Rey.

-Et dans le bureau de Snoke. IMMÉDIATEMENT!

Hux attrapa ses affaires qu'il rangea dans son sac avec un soupir d'ennui et se dirigea d'un pas traînant jusqu'à la porte, non sans avoir auparavant gratifié discrètement Rey d'un sourire de triomphe.


Hux toqua à la porte du bureau du proviseur.

« -Oui, Entrez, résonna une voix claire. Ah! Hux! apostropha t-il l'élève en le voyant entrer. Je viens de recevoir le mail de Monsieur Dooku. Avez-vous une explication à fournir?

-Aucune, si ce n'est que j'avais très envie de me retrouver ici et dans ce bureau avec vous.

Le proviseur Snoke le regarda d'un air étonné.

-Et pourquoi cela, hein? Vous avez toujours été un élève sérieux, brillant et discipliné. Vous avez eu envie de vous rebeller un peu, c'est ça? Tester vos limites et celles des adultes qui vous entourent… C'est de votre âge, je peux le comprendre malgré ce que vous pouvez penser, et votre dossier excellent m'invite à la clémence mais sachez que je ne pourrai tolérer une seule insolence de plus à l'égard de n'importe quel enseignant ou membre de cet établissement…

-Je vous aime.

Snoke fit tomber le crayon qu'il tenait dans sa main.

-Je vous demande pardon?

-Je vous aime, monsieur. Depuis très longtemps. Mais élève, comme vous le dîtes, brillant et sérieux, je n'ai jamais eu l'occasion de me retrouver seul avec vous pour vous en faire la confession. Alors je me suis dit « Les élèves indisciplinés sont toujours envoyés dans le bureau du proviseur, essayons! ».

Snoke rit doucement.

-Bien joué, monsieur Hux. Très malin. Et je suis… flatté de l'intérêt que vous me portez. Avec franchise, à mon âge et avec mon physique « particulier », je ne nierai pas qu'il est agréable de susciter ce genre d'émotions chez une jeune personne.

-C'est votre physique « particulier » qui me plaît le plus, monsieur.

-Ah… Ah oui? Et bien, heu… merci mais oublions cela. Ce n'est qu'un béguin d'un jeune homme intelligent pour une personne plus âgé qu'il estime. vous passerez vite à autre chose. Tombez amoureux d'une personne de votre âge ou un peu plus âgé mais pas tant que ça!

Hux s'inclina. il ne s'attendait pas à plus. mais il avait osé avouer ses sentiments. Il se sentait plus léger et plus sûr de lui.

-Très bien, monsieur.

-Et vous ferez quand même vos trois mois de colle. Vous avez réussi à déstabiliser ce cher monsieur Dooku, j'avoue que cela m'a impressionné et même un peu amusé mais je ne peux laisser penser que je suis clément avec les élèves irrespectueux.

-Je le comprends tout à fait, monsieur.

-Vous pouvez y aller. Au revoir, Hux.

-Au revoir, monsieur Snoke. »

Bien longtemps après que le jeune élève soit sorti de son bureau, Snoke resta à rêvasser un léger sourire satisfait aux lèvres.


Poe semblait le fuir. Il ne lui filait plus de grands signes quand ils se croisaient dans la cour du lycée, il ne venait plus s'asseoir en face de lui en parlant d'une voix forte et enjouée de ses boîtes de conserves à la bibliothèque qui résonnait alors de « chuuuuut! » agacés. Ben s'en sentait plutôt triste. Lui qui avait cru marquer des points avec cette fichue boîte. Il fallait qu'il sache. Il inspira un grand coup et toqua doucement à la porte de la chambre de Rey.

-« Oui?

-C'est… Ben. Je peux entrer?

-Heu oui, bien sûr.

Le jeune homme entra, un peu gauche. Il referma derrière lui et fit le tour de la pièce sans dire un mot. Rey le regarda faire sans broncher. Il se décida à se lancer.

-Dis-moi, il y a quelque chose avec Poe? Je veux dire, il est pas malade ou n'a pas un souci? parce que, je sais pas, je le trouve bizarre en ce moment. Enfin, oui, il est toujours bizarre mais je veux dire, bizarre pas comme d'habitude, bizarre gentil et drôle mais bizarre triste et gêné, bizarre « Je te fuis »…

Rey baissa les yeux. Elle avait lâchement espéré que les choses se tassent toute seule mais elle ne pouvait plus reculer maintenant et devait tout dire à son frère.

-Ben. Tu sais, le jour où tu lui as offert cette fameuse boîte? Bien disons que… qu'on a réagi un peu spontanément et que… on ait laissé vaguement entendre que tu en pinçait pour lui.

-A quel point « vaguement »? la questionna Ben, encore plus pâle que d'habitude.

-On lui a dit que tu étais amoureux de lui. Pardon, Ben! C'est sorti tout seul! Mais quand Finn et Hux ont vu que tu lui avait offert cette boite super rare er super chère… Ne leur en veux pas, hein!

-Non… Non, soupira Ben, de toute façon, c'était un peu le but, hein, répondit Ben avec un sourire triste. Et comment il a réagi? Mal, bien sûr vu qu'il me fuit maintenant. Je comprends mieux.

-Tu sais, Poe est spécial, laisse-lui un peu le temps de digérer.

-Non, lui il ne ressent rien pour moi et il ne veut pas me laisser espérer en continuant à me voir, c'est tout. c'est très clair.

-Rien n'est jamais très clair avec Poe. »

Ben rit doucement. Une larme perla au coin de ses yeux. Il était débile! Pourquoi ça le touchait autant? Poe n'était qu'un béguin d'adolescent. Rien d'important ou de sérieux alors pourquoi il avait si mal et avait envie de mourir là maintenant? Peut-être que Rey ressentit toute cette tempête émotionnelle en lui car d'un geste maladroit elle le prit par les épaules et le serra contre elle.

À suivre…