Voilà la deuxième partie !
Merci beaucoup à : maria, minimillie, Zazou-chan, Maxine3482, et Little . Nox. Je vous fais un gros câlin virtuel, les filles ! Merci merci merci merci merci ! Cinq mercis pour cinq revieweuses !
J'espère ne pas avoir fait de OOC (Out Of Character). Ou en tout cas, pas trop. Si c'est le cas, mes plus plates excuses !
Cette partie aussi est corrigée, et définitivement également !
Disclaimer : Le merveilleux univers de Naruto n'est pas à moi, et ses personnages non plus. Eh non, Sasori n'est pas à moi (mon perso préféré n°1), ni Itachi (mon perso préféré n°2). Seule Yuki est à moi.
Bonne lecture ^^
Rappel :
Il se coiffa de son large chapeau de paille, auquel étaient accrochées deux petites clochettes se balançant doucement, et partit.
Partie 2
Les mois passèrent relativement vite, sans qu'aucun des deux jeunes gens n'ait de nouvelle de l'autre, chacun continuant son bonhomme de chemin.
La période creuse était passée et, même si elle avait toujours assez peu de clients, Yuki était quand même occupée.
Itachi, lui, effectuait ses missions, soit en solo, soit en partenariat avec l'homme-requin, Kisame.
L'hiver avait été assez rude, mais Yuki s'en était plutôt bien sortie. Le printemps s'était fait longtemps désirer, mais désormais, l'été était proche. Les beaux jours revenaient. Enfin. Le temps se faisait plus doux. On pouvait désormais sortir sans craindre un froid mordant. C'était agréable.
Yuki soupira de contentement, s'étirant après avoir étendu le linge à l'extérieur, le vent jouant dans ses cheveux ébouriffés et défaits par l'exercice. Une fois de plus, ses derniers clients étaient partis, et une fois de plus, c'était la veille au soir qu'ils étaient partis, et elle faisait son linge en plein après-midi. Elle soupçonnait les clients qui partaient le soir d'être des ninja, même si elle ne se risquerait pas à leur poser la question.
Levant les yeux vers le ciel bleu parsemé de nuages de formes diverses, elle sourit. Imaginer des formes loufoques dans les nuages était une activité qu'elle effectuait naturellement depuis toute petite.
Un dragon chien qui embrasse un gâteau ovale.
Un chat à dix pattes fuyant un papillon à tête de grenouille.
Une espèce de chou-fleur, possédant trois pis de vache en guise de chapeau.
Yuki ferma les yeux, inspira profondément l'air pur, expira longuement, rouvrit les yeux, sourit à nouveau, et tourna les talons, afin d'achever ses corvées. La pause était finie.
Arrivant dans l'entrée, elle marqua un temps d'arrêt sous la surprise. Il était là.
Certes accompagné, mais « Kaito » était enfin là. Ne sachant comment l'accueillir, surtout après qu'il soit parti sur un unique baiser, sans explication ni parole, elle décida de l'accueillir normalement. Après tout, ils n'étaient pas seuls, d'autres déserteurs portant le même manteau que le brun étaient présents. L'occasion de se parler viendrait plus tard.
Elle leur sourit, les comptant mentalement tout en s'avançant vers le comptoir. Ils étaient six. L'un avait une tête de requin, remarqua-t-elle avec amusement. Bizarrement, elle n'était absolument pas effrayée. Son sourire se fit plus sincère, moins commercial, étonnant ses futurs clients par l'amusement visible qui flottait dans ses yeux. Elle s'installa derrière le comptoir, attrapa le registre, et se tourna vers les hommes, un pinceau à la main, prête à écrire.
« Bienvenue, commença-t-elle, combien de chambres désirez-vous ?
– Trois chambres, avec deux futon dans chacune, » annonça l'un d'entre eux.
Il avait des yeux d'un étonnant vert d'eau, et un masque lui couvrant la moitié inférieure du visage, recouvrant même le nez.
« Bien, toutes les chambres sont libres, vous avez donc le choix de celles que vous voudrez.
– Les moins chères.
– Elles sont toutes au même prix, monsieur.
– Alors nous n'avons pas à choisir ?
– Eh bien, peut-être que, étant des ninja, vous voulez choisir un emplacement qui vous sera plus pratique. Je ne sais pas. Je peux vous faire visiter afin que vous puissiez choisir, si vous le voulez.
– ... Cela me semble bien.
– Alors on fait comme ça ! »
Les autres étaient demeurés silencieux, même si certains avaient semblé vouloir intervenir plusieurs fois.
La visite se fit en silence, seule la jeune fille l'interrompait pour donner des informations complémentaires. Les chambres, l'onsen non mixte, la salle à manger, les jardins, le salon de thé, la cuisine. Ils revinrent à leur point de départ, à l'entrée. La demoiselle leur offrit alors un plan du village, leur précisant qu'étant tout petit, elle était certaine qu'ils le retiendraient en peu de temps, voire même qu'ils n'en aient pas besoin.
Voyant que le silence s'éternisait, elle leur proposa un thé. Proposition qui fut acceptée.
Après les avoir menés au salon de thé, elle leur prépara puis leur servit un thé à la menthe, menthe qu'elle cultivait elle-même dans les jardins de la propriété. Elle s'inclina, sortit et revint quelques instants plus tard avec le registre de l'entrée, un pinceau, de l'encre et un parchemin roulé sous son bras.
S'asseyant, elle fixa son regard sur celui qui lui avait parlé, pressentant qu'il était celui qui prenait les décisions lorsqu'ils étaient en groupe. L'homme qui lui avait parlé. Celui aux yeux vert d'eau et au masque.
« Monsieur, j'ai besoin de votre nom, ainsi que de ceux de vos compagnons. Je dois les inscrire dans le registre.
– Et si je vous dis que ce n'est pas possible ?
– Dans ce cas, je vous demanderais de bien vouloir partir. »
Elle avait répondu fermement. Ce n'était pas un homme, tout ninja qu'il était, qui allait faire sa loi dans son propre établissement, tout de même !
« Plus sérieusement, reprit-elle d'une voix plus douce, je me fiche que vous me donniez de faux noms. Il m'en faut, c'est tout. Vous pouvez même me donner le même nom de famille pour tout votre groupe, je n'en ai rien à faire ! Vous n'avez qu'à vous appeler « Kaito », comme l'avait fait cet homme la dernière fois. »
Elle avait désigné Itachi d'un signe de tête.
« Je me doute que c'est un faux nom mais, une fois encore, je m'en fiche complètement. Toutes vos affaires, en plus de ne pas me concerner, ne m'intéressent absolument pas. C'est pareil pour vos identités. Je dois simplement remplir mon registre.
– ... Je vois... »
Kakuzu était stupéfait par l'aplomb de la demoiselle. Elle était beaucoup moins naïve qu'elle en avait l'air.
De leur côté, les autres déserteurs étaient proprement abasourdis par la manière dont leur chef temporaire de groupe s'était fait rembarrer. Non seulement la jeune fille l'avait littéralement envoyer chier, mais en plus, elle l'avait fait avec diplomatie.
Itachi, lui, avait analysé la situation d'un point de vue différent. Il semblait que Yuki savait y faire avec les ninja. Il l'avait mal jugée la dernière fois. Elle semblait, au contraire, apte à leur tenir tête, à eux et aux autres ninja, par sa seule force de caractère. Elle avait deviné, peut-être depuis le début, que Kaito n'était pas son vrai nom. Il ne fallait pas la sous-estimer.
« Eh bien, je suis d'accord pour le nom de famille. Pour nos prénoms, on va vous donner les vrais.
– Très bien. Je vous écoute.
– Je suis Kakuzu.
– Kakuzu Kaito. Ensuite ?
– Je suis Hidan.
– Hm... C'est bon. Monsieur ?
– Je suis Deidara.
– Deidara... Voilà. Monsieur ?
– Sasori.
– Hm... Fait ! Euh, après ?
– Moi, c'est Kisame !
– Bien. Kaito-san ? Votre prénom, s'il-vous-plaît ?
– Itachi.
– C'est moins courant que Kaito, dites donc ! »
Un temps de silence passa, Yuki laissant sécher l'encre, avant de se souvenir de l'autre parchemin qu'elle avait apporté.
« Oh, l'idiote ! J'avais oublié ! Tenez, Kakuzu-san.
– Qu'est-ce que c'est ?
– Le parchemin sur lequel j'ai inscrit tous les tarifs en fonction des services demandés. Vous voyez, ici, par exemple, vous avez le prix que coûte une nuit pour une personne seule. Là, celui des repas intégrés.
– Je vois. »
L'homme masqué parcourut le parchemin d'un œil expert, avant que Hidan ne l'interrompe dans sa lecture.
« Au fait, Yuki-san, vous n'avez pas d'employé ?
– Non, je tiens cet établissement seule.
– Pourquoi ? coupa Kakuzu, curieux.
– La première raison est que je sais me débrouiller sans. Il est rare que j'aie autant de clients qu'aujourd'hui.
– Effectivement.
– Ensuite, nous sommes dans un village très petit. Ce ne sont pas les candidats qui se bousculent à ma porte pour postuler pour un emploi. Il doit y avoir trois magasins qui se battent en duel, grand maximum.
– Vous n'êtes pas un peu dure, là ?
– Du tout, Hidan-san. Vous n'avez pas encore visité le village, ça se voit. Vous ne diriez pas ça, sinon. Et enfin, un employé, ça coûte cher.
– Pourquoi n'augmentez-vous pas vos tarifs, alors ? demanda Kakuzu.
– Être riche ne m'intéresse pas. »
Kakuzu sembla choqué. À l'expression qu'elle lisait dans ses yeux, Yuki était persuadée que, sous son masque, sa bouche était grande ouverte. Elle pouffa, amusée et se reçut un regard noir en réponse. Apparemment, Kakuzu-san s'était repris et était vexé de sa réaction.
« Je suis navrée si je ne partage pas la même vision de la vie que vous, Kakuzu-san, mais je n'ai pas menti. L'argent ne m'intéresse pas.
– Hm. Vous dites ça parce que vous n'avez jamais connu le faste.
– Du tout. Je connais.
– Comment ça ? intervint Hidan.
– Mes parents étaient bien rémunérés. Ils étaient ninja. »
Un silence stupéfait s'installa. Yuki en profita pour se servir une tasse de thé. Avec trois sucres et un nuage de lait. Elle aimait le thé bien sucré. Elle le mélangea, et le bruit de la cuillère cognant contre les parois de la tasse sembla réveiller les hommes de leur stupeur. Elle but une gorgée, avant que Kisame ne prenne la parole.
« Si vos parents étaient ninja, pourquoi ne l'êtes-vous pas aussi ?
– Oh, mais j'ai été à l'Académie Ninja, moi aussi. »
Un temps. Stupeur.
« Vraiment ? demanda Itachi d'un ton soigneusement neutre.
– Vraiment. J'ai même été gradée chûnin.
– Pourquoi n'avez-vous pas continué ?
– À cause de la mort de mes parents et de mon frère aîné. Ils étaient tous trois en mission, avec d'autres ninja d'un village soi-disant allié, mais ils ont été trahis. Quand j'ai demandé des détails, on m'a rembarrée. Ils ont seulement été déclarés « morts au combat ».
– C'est pourtant considéré comme une mort glorieuse.
– En effet, Sasori-san. Mais ça ne me suffisait pas. J'ai fouillé illégalement les archives correspondantes, et j'ai découvert la vérité. On n'a rien divulgué au public, parce qu'il ne fallait pas « froisser » l'autre village — l'énervement de la jeune fille fut audible, elle mima même les guillemets.
– Pour quelle raison ? demanda Kakuzu.
– L'autre village était plus puissant que le nôtre. S'il y avait une guerre, notre village aurait été rasé, anéanti. Seulement, je n'avais pas l'intention de dire quoi que ce soit. Je voulais la vérité, au moins pour moi, savoir, comprendre pourquoi je me retrouvais ainsi sans famille du jour au lendemain, pourquoi les personnes que j'aimais ont été tuées. Je n'ai même jamais pensé à la vengeance.
– Pourquoi ? demanda Itachi, consterné.
– Ça n'aurait servi à rien. D'abord, ça n'aurait pas ramené ma famille. Ensuite, je ne suis pas, et ne serai jamais assez forte pour battre ceux qui me les ont pris. Et enfin, je sais que mes parents et mon frère n'auraient jamais voulu que je gâche ainsi ma vie. Ils auraient voulu mon bonheur.
– Je vois.
– Et puis, je n'ai jamais aimé être ninja. D'abord, je n'aime pas le sport, ça me hérisse ! En plus, même si j'ai un excellent contrôle de mon chakra, je n'en ai qu'une quantité très limitée. Je n'aurais jamais atteint le grade de jônin. D'ailleurs, c'est un miracle que je sois devenue chûnin !
– ...
– Enfin... Je sais marcher sur l'eau, mais ce n'est pas suffisant. Et de toute façon, je n'ai jamais aimé l'idée de tuer. Ce n'est pas pour moi. Je me suis alors totalement désintéressée des affaires du monde extérieur, j'ai pu parler au chef de village, j'ai obtenu son approbation pour « démissionner » de manière légale, je suis partie, et j'ai ouvert cette maison d'hôte, dans ce petit village, ce qui a permis de redorer quelque peu l'économie assez basse de Kaze no Kuni. J'avais alors quinze ans. »
Le silence se fit à nouveau, mais songeur cette fois. Yuki reprit quelques minutes plus tard, après avoir fini son thé.
« C'est pour cela que le fait d'avoir des clients qui sont des déserteurs ne me dérange pas.
– Pourquoi n'avez-vous pas déserté, alors ? demanda Itachi, toujours neutre.
– Parce que ça m'aurait grandement fait chier de me faire poursuivre. J'ai préféré abandonner légalement. Je ne suis pas aussi courageuse que vous, ni aussi forte.
– Comment ça ?
– Eh bien, il faut du courage pour déserter, non ? Je veux dire, tout abandonner, comme ça, ce n'est pas vraiment le genre de décision que l'on prend à la légère... Et puis, moi, tout ce que je veux, c'est être tranquille. Vivre en paix. Alors, devenir un déserteur pour être poursuivie toute ma vie, non merci... C'est pour cela que je vous respecte, messieurs !
– Comment ça ? demanda Hidan.
– Eh bien, je vous respecte, parce que vous avez eu le courage de faire ce que je n'ai pas pu faire, ce que je n'ai pas eu le courage de faire.
– Oh... »
Ils passèrent ainsi plusieurs jours dans le calme et la sérénité, Yuki s'étant fait, assez curieusement, une place parmi ces si craints renégats. Elle s'entendait bien avec chacun d'entre eux. Elle les appréciait tous, chacun à leur manière.
Sasori et Deidara pour leur imagination. Elle partageait même avec eux les formes qu'elle voyait dans les nuages, leur proposant ainsi d'élargir les possibilités de leur art.
Deidara avait, ainsi, créé d'autres formes que ses éternels oiseaux : d'autres animaux étaient venus élargir ses mini-bombes.
Sasori, lui, s'amusait désormais à fabriquer des marionnettes de formes toutes plus loufoques les unes que les autres. Non seulement elles pouvaient avoir une fonction esthétique particulière, mais en plus, cela les rendait plus imprévisibles pour ses adversaires, ce qui était un avantage non négligeable.
Kakuzu pour son aide à tenir les comptes. Même si Yuki n'était pas intéressée par l'argent, il ne fallait pas non plus qu'elle fasse faillite, ce serait quelque peu problématique. Elle s'était améliorée en calcul, alors même qu'elle n'aimait pas ça à la base.
Hidan, pour sa personnalité décalée. Il lui avait demandé plusieurs fois s'il pouvait la sacrifier à son dieu, Jashin. Il avait eu très mal. Il s'était, en effet, pris un pied ou un genou dans les parties intimes à chaque fois. Quoiqu'il était arrivé que Yuki lui tire les cheveux à la racine. C'est une chose qui fait très mal, surtout aux hommes, puisqu'ils n'en ont pas l'habitude. [1]
Toutefois, bizarrement, Hidan appréciait ce traitement. Yuki avait fini par comprendre qu'il était masochiste. Ou plutôt, Kakuzu lui avait expliqué. Elle avait passé le reste de la journée complètement absente, songeuse. Le soir, elle avait fait la bise à Hidan, lui disant que, même s'il l'agaçait parfois, elle l'appréciait quand même, peu importaient ses penchants.
Kisame, pour sa jovialité, sa bonne humeur à toute épreuve, et son humour sarcastique. Ainsi que son apparence. Oui, son apparence. Yuki aimait l'originalité. Résultat, Kisame la traitait comme sa petite sœur.
Et enfin, Itachi... Elle n'avait pas encore eu l'occasion de se retrouver seul à seule avec lui, ils n'avaient donc pas encore pu parler de ce qu'ils avaient échangé quelques mois plus tôt. Mais sa présence rassurante, son silence apaisant, sa force tranquille, son assurance si lisible dans ses yeux et son attitude... Tout cela la confortait dans ce qu'elle éprouvait pour cet homme. Son physique avantageux ne venait, étrangement, pas en premier dans la liste de ses qualités dans l'esprit de la jeune fille.
Environ deux semaines après leur arrivée, au milieu du premier mois de l'été, l'occasion qu'avait attendue Yuki se présenta. Ce jour-là, il pleuvait, une de ces pluies d'été si énervantes, à cause du fait que l'été est normalement la saison du beau temps, et non de pluies torrentielles !
Toujours est-il qu'à cause de cette pluie, Hidan avait décidé de rester au lit à dormir, Kakuzu s'était plongé dans des parchemins compliqués, Sasori et Deidara s'étaient enfermés dans leur chambre commune afin de débattre sur l'art, et Kisame en avait profité pour sortir, vu qu'il adorait l'eau sous toutes ses formes.
Quant à Yuki, elle s'était tranquillement installée dans le salon de thé avec une bonne tasse bien chaude et un bon livre.
Alors qu'elle était plongée dans sa lecture, Itachi entra dans la pièce, vint s'asseoir face à elle, et profita de la présence de plusieurs tasses pour se servir, lui aussi, un thé.
Ils restèrent ainsi dans un silence confortable pendant plusieurs minutes. Yuki avait délaissé son roman, certaine de ne plus pouvoir se concentrer dessus depuis qu'Itachi l'avait rejointe. Ce fut finalement le déserteur qui engagea la conversation.
« Ce n'est pas un temps auquel on se serait attendu pour une journée d'été.
– C'est bien vrai. Enfin, au moins, ça ne peut pas faire de mal aux plantes.
– Zetsu vous aurait adorée.
– Zetsu-san... ?
– Un autre des membres de notre organisation. C'est un homme-plante.
– Oh... Il n'est pas humain ?
– Pas à ma connaissance.
– C'est curieux.
– Hn. »
Le silence se fit à nouveau, Yuki décidant de ne se concentrer que sur l'homme face à elle, et non sur les personnes composant cette mystérieuse organisation dont elle ne savait même pas le nom.
« I-Itachi-san...
– Hm ?
– À propos... Est-ce que vous vous souvenez... Enfin, je veux dire... La dernière fois... Au début de l'hiver dernier... Je...
– Oui, je me souviens.
– Ah...
– Vous étiez plus sûre de vous, même si vous rougissiez et bafouilliez toujours autant que maintenant.
– Eh ! Je ne bafouille pas ! protesta vivement Yuki.
– Ah non ? demanda le jeune homme, un sourire moqueur au coin des lèvres.
– Bon, peut-être un peu, mais...
– Mais ?
– On s'en fiche ! Ce n'est pas le sujet ! Zut, arrêtez de détourner la conversation !
– Je ne la détourne pas.
– Alors pourquoi ne répondez-vous pas à ma question ?
– Quelle question ?
– Heu... »
Yuki s'aperçut, avec horreur, qu'elle n'avait, effectivement, pas posé clairement sa question. Elle se renfrogna sous le regard moqueur de son interlocuteur. L'idée de l'étrangler lui sembla soudain très alléchante.
« Merde !
– Votre langage, Yuki-san, votre langage.
– Vous faites exprès de vous foutre de moi ?
– C'est donc là votre question ?
– Non, non, bien sûr que non ! Mais...
– Est-ce vraiment moi qui détourne le sujet ?
– Oh, et puis zut ! Est-ce que votre baiser avait une signification particulière ?
– Oui.
– ... Oui... ? Oui... quoi ?
– Oui, ce baiser avait une signification particulière.
– Laquelle ? s'agaça la pauvre Yuki.
– Voyons... »
Au lieu de répondre, Itachi, qui avait reposé sa tasse depuis longtemps — de même que Yuki — se leva et la rejoignit en deux pas vifs, s'accroupit face à elle, plongeant son regard onyx dans celui chocolat, posa sa main droite sur la joue gauche de la jeune fille, glissant ses doigts dans la lourde chevelure bouclée, se pencha doucement et, délicatement, posa ses lèvres sur celles de Yuki.
Yuki, hypnotisée, ne put que répondre à la demande muette, et entrouvrît ses lèvres. Il n'en fallut pas plus pour qu'Itachi l'assaille aussitôt, débutant un ballet doux et sensuel, sans pour autant manquer de passion.
La main sur la joue s'était entièrement glissée dans les cheveux, les défaisant de leur chignon, tandis que l'autre main s'était enroulée autour de la taille féminine. Itachi put ainsi sentir les poignées d'amour de la jeune fille. Elle n'aimait pas le sport, en effet. Mouvant ses lèvres aux siennes, il décida que cela n'avait pas d'importance. Au contraire, même, il n'aimait pas les femmes squelettiques. Les formes de Yuki étaient, de bien des manières, appréciables et fort agréables.
Yuki avait une main posée sur l'épaule de son amant, l'autre avait naturellement trouvé sa place dans les longs cheveux noirs de jais, si lisses et si doux. Elle avait fermé les yeux, savourant les sensations. Les lèvres fines, dures et douces à la fois, la langue chaude s'enroulant autour de la sienne, la main dans ses cheveux, celle dans son dos la soutenant...
Cela n'avait absolument rien à voir avec l'effleurement de l'hiver dernier. Là où leurs lèvres ne s'étaient touchées qu'une seconde, maintenant, le baiser se prolongeait, passant de presque timide à langoureux, puis passionné, sans non plus être jamais pressant ou urgent.
Non, rien ne pressait. Ils avaient le temps. Rien ne servait de se presser, au contraire, il fallait en profiter.
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[1] NDA : Véridique !
Pour les reviews :
Little . Nox, la trame du manga... Je ne sais pas si je l'ai vraiment respectée, en fait... Ah, et désolée pour les espaces sur ton pseudo, mais il s'efface, sinon...
Zazou-chan, trouves-tu toujours que Yuki est si innocente de tout ce qu'il se passe dans le monde ninja ?
maria, minimillie, merci, vraiment, après tout, je ne demande pas à ce qu'on m'écrive un roman, simplement me dire ce qu'on pense de ce que j'écris, ça me suffit ^^
Maxine3482, merci de m'avoir mise en suivi ! Et merci pour cette gentille review !
À vous toutes, merci pour ces encouragements
... Reviews, please ?
