Hey les gens, comment allez-vous?
Juste quelques petites choses que j'avais oublié de faire dans le premier chapitre : je ne possède pas Percy Jackson ni Jason Grace, malheureusement. Par contre, Melody, Castiel et Aëlys sont sortis de ma tête.
Pour les nouveaux chapitres, je devrai en mettre un par semaine, probablement le week-end, le vendredi, ou le lundi après-midi.
Merci à ceux qui ont suivi le premier chapitre, et bonne lecture de celui-ci. N'hésitez pas à laisser votre avis, ça fait toujours plaisir :)
Joy-Melody
Chapitre 2 : premiers soupçons
Les deux hommes rangèrent leurs affaires, souriant après avoir vu les élèves détaler. Enfin souriant, seulement pour le blond. Le brun, lui ne souriait plus beaucoup, même si l'ombre de son sourire pouvait encore être perçu, un fantôme de sa joie passée. une main se posa sur son épaule.
- Ça va ?
Il sursauta à son contact, avant de se rendre compte que ce n'était que son ami. Il se retourna, et le blond pu apercevoir le vert-océan de ses yeux s'obscurcir considérablement, comme l'océan avant une tempête.
- Honnêtement ?
- Oui Percy, honnêtement.
- Ça devrait le faire Jason.
- Viens, on devrait aller prendre l'air.
Silencieusement, Percy emboîta le pas de Jason, et se dirigea vers la scène de la cour. Il remarqua que tous les élèves, du moins ceux qui avaient fini de manger, y étaient regroupés et profitaient de la musique qui était jouée. Ils s'adossèrent contre un mur, et Percy se laissa bercer aussi. La musique se tue, alors que l'animateur annonçait le prochain groupe, les Calidy, ou quelque chose comme ça. Inconsciemment, il ne put s'empêcher de faire le rapprochement avec Kaleecy, même si cela n'avait aucun rapport. Mais la bulle de paix dans laquelle il était se brisa lorsque le morceau retentit.
Shoot me down, but I get up (*tu me tires dessus, mais je me relève*)
Ces mots rapportaient des souvenirs avec eux, des choses qu'il préférerait oublier, mais qui continuaient de le hanter.
I'm bulletproof, nothing to lose ( Je suis blindé, plus rien à perdre)
Il aurait tellement aimé l'être, blindé. Plus rien à perdre, c'était faux. Il avait tout à perdre. Tout reposait sur lui. La vie de ses camarades, et même celles de millions de personnes. Il avait TOUT à perdre. Il avait tenu.
Ricochet, you take your aim (les balles ricoches, tu ajustes ton arme)
Combien de fois cette scène s'était-elle déroulée devant ses yeux, combien de fois avait-il prit pour les autres ?
Cut me down,(coupe moi, )
Raise your voice, sticks and stones may break my bones (lève la voix, les pierres et les coups vont peut-être briser mes os)
Combien de fois avait-il provoqué pour attirer les dangers sur lui? Il n'a plus compté. Il y en avait trop. Les souvenir affluaient dans sa tête.
Firing at the ones who run (tirant sur ceux qui s'enfuient)
Il les avait vus fusiller ceux qui avaient essayé de s'échapper. Peut-être était-ce un sort plus enviable. Peut-être que la mort valait mieux que la survie…
A ses côtés, Jason le vit se figer, puis commencer à trembler. Inquiet, il voulut poser sa main sur son épaule une nouvelle fois mais avant qu'il n'ait pu le faire, Percy avait couru à l'intérieur, loin du bruit, loin de la foule, loin des regards, conscient dans sa folie qu'il valait mieux que personne ne le voit comme ça. Jason le suivit, parfaitement conscient de ce dont il était capable de faire dans cet état-là. Il le trouva réfugié dans un coin de sa salle de classe, tremblant de tous ses membres, les ongles plantés dans la paume de ses mains, perdu et totalement déconnecté du monde extérieur. Avec fermeté, il saisit le poignet de Percy. La réaction ne se fit pas attendre. Perdu dans les méandres de ses souvenirs, il ne faisait plus la distinction entre la réalité et ce qui n'existait que dans sa tête. Ses réflexes prirent le dessus, et il tenta de renverser Jason. Ce dernier avait vécu plusieurs fois ce genre de situation et savait donc exactement ce qui allait se passer. Avant que Percy n'ait pu le blesser, ou même se blesser lui-même en essayant de se défendre, il le plaqua fermement au sol et l'immobilisa, pour éviter qu'il ne se fasse du mal. Puis, même en sachant qu'il ne pouvait qu'attendre que son flash-back s'éteigne, il ne put s'empêcher de lui murmurer des phrases apaisantes.
Finalement, il finit par s'apaiser progressivement. Jason s'accroupit sur ses talons, attendant patiemment qu'il revienne totalement à lui. Le bleu rencontra le vert-océan noyé de larmes, brisé, et il s'effondra dans les bras du plus grand qui les referma sur lui dans un écrin protecteur. Lorsqu'il fut calmé, Jason le repoussa doucement.
- Tu devrais rentrer t'allonger.
- Je…
- Perce, tu es épuisé, tu as besoin de te reposer.
- Je sais.
Il essuya ses yeux d'un geste du poignet, reprenant contenance. Il se releva, parfaitement droit, sa voix à nouveau claire et affirmée.
- Mais je ne veux pas partir maintenant. Si je n'arrive pas à supporter une simple chanson, quel soldat serais-je ?
Jason l'étudia du regard, se relevant également.
- D'accord, mais tu restes avec moi pour cette première heure de cours. On va faire un bilan de ce qu'ils savent. Non, tu ne protestes pas, je ne te laisse pas seul !
- Ce n'était pas ce que tu t'apprêtais à faire en m'envoyant chez moi ?
Jason s'apprêta à répliquer que ce n'était pas pareil, lorsqu'il aperçut l'étincelle malicieuse dans son regard. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Cette étincelle, il l'attendait depuis si longtemps, presque huit mois maintenant. Huit mois depuis qu'ils avaient quitté l'armée. Huit mois depuis l'événement qui rongeait Percy. Alors il ne dit rien, se contenta de sourire, avant de le suivre. Celui-ci s'arrêta en plein milieu et revint vers son bureau.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je préviens mes élèves, dit-il en écrivant sur un bout de papier qu'il fallait les rejoindre dans la salle 212.
- Tu devrais peut-être traduire tu sais, tu parles peut-être grec couramment, mais pas eux.
- C'est vrai.
Avec son écriture élégante, il écrivit en anglais compréhensible par tous la traduction des mots grecs.
Ils arrivèrent dans leur salle peu avant la sonnerie. Ils eurent juste le temps d'installer leurs affaires, et de reprendre une tête convenable pour Percy. Il s'assit sur le bureau, tandis que Jason fit signe aux élèves d'entrer.
Comme prévu, une trentaine d'élève passèrent la porte, et Percy prit la parole.
- Bonjour, ou plutôt re-bonjour. Comme vous le savez déjà, je suis le professeur Jackson, et mon collègue ici présent est le professeur Grace.
- On va commencer par les formalités, en faisant l'appel. Et, s'il vous plait, ce serait vraiment sympa de nous mettre un petit chevalet avec votre prénom, du moins pour les premières heures de cours.
Les trois mousquetaires suivirent le flot d'élèves dans la classe. A l'intérieur, les professeurs étaient déjà installés. Ils prirent place sur la dernière table libre, au premier rang. A l'annonce du traditionnel "petit chevalet avec votre prénom" ils soupirèrent, mais sortirent néanmoins le leur et l'appel débuta, énoncé par la voix grave et affirmée de M. Jackson. Il alla rapidement, il n'avait que dix noms. M. Grace fit à son tour l'appel. Une fois les formalités terminées, ils firent passer un petit quiz, différent selon les latinistes ou les grecs. A la grande joie de tous, ils annoncèrent que le programme de civilisation porterait essentiellement sur la mythologie et que des comparaisons seraient régulièrement effectuées entre les deux classes. Pour le reste, le programme de grec consisterait à l'étude des premières grandes découverts, sur les grands philosophes ainsi que sur le théâtre, tandis que les latinistes se concentreraient sur le mode de vie des romains, leur armée, ainsi que la succession des empereurs. Aëlys regarda son test latin. Les questions étaient pourtant simples : « Quel est le roi des Dieux » ou encore « Qui dirigeait Rome durant la démocratie », mais elle n'arrivait pas à se concentrer. Son esprit flottait, libre, alors qu'elle se demandait toujours pourquoi Jackson s'était enfui. Son stylo tournant entre ses doigts, elle l'observa du coin de l'œil. Toujours assis sur le bureau, les épaules aussi droites que durant la matinée, elle décela cependant quelque chose qu'elle n'avait pas remarqué : les deux grosses cernes presque violettes qui s'étalaient sous ses yeux. Elle remarqua également la teinte légèrement rougie de ceux-ci, et en déduisit qu'il avait pleuré, mais elle ne savait pas pourquoi. Une petite amie qui l'avait quitté ? Mais, à 25 ans, on a tout le loisir de retrouver quelqu'un non ? Elle fut sortie de sa rêverie lorsque le professeur Grace reprit la parole.
- Alors, pour ce premier cours, nous nous sommes dit que nous pourrions, au lieu de ramasser tous les tests et de les corriger un par un, de demander une participation orale, afin que chacun puisse nous montrer ce que vous savez.
- Pour la première question, enchaîna le professeur Jackson, c'était la même pour les deux classes, nous attendions juste deux noms différents. Donc, quel est le nom du roi des dieux ? Mademoiselle, au premier rang ?
Aëlys tourna la tête vers celle qui avait eu la chance d'être interrogée. Sans surprise, c'était Melody, avec sa poisse surnaturelle.
- Moi ?
- Oui vous. Votre prénom ?
- Melody. C'est Zeus non ?
- Très bien, et pour le nom romain ?
Les questions continuèrent durant toute l'heure, et Castiel se dit que, décidément, ces professeurs savaient comment s'y prendre avec les adolescents. Tout en étant assez souple pour gagner leur sympathie, ils avaient cet aura d'autorité qui les défiait de franchir la ligne entre respect mutuel et bonne ambiance et insolence. Le cours s'acheva dans la bonne humeur, mais il ne put s'empêcher de remarquer que, dès qu'il pensait que personne ne l'observait, M. Jackson s'assombrissait. Ce qui lui faisait penser qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas était le regard empli de sollicitude que M. Grace lui jetait également quand 'il pensait que personne ne le verrait.
Les trois compères se retrouvèrent dans le bus les ramenant chez eux. Installés en fond de bus, ils discutaient, comme d'habitude. Les jumeaux voulurent prendre la parole en même temps.
- Vous avez remarqué que…
Ils se regardèrent en souriant, tandis que Melody soupirait moqueusement.
- Vous me vouvoyez maintenant ? Merci bien Mr. Et Mrs. Bloom.
- A toi l'honneur frérot.
- Merci sœurette, lui répondit-il sans se départir de son sourire. Jackson, il y a quelque chose qui cloche avec lui.
- Sérieux les gens, arrêtez de psychoter un peu. On dirait que vous êtes obsédés par lui.
- Mel', Cast' a raison. T'as pas vu les énormes valises qu'il avait sous les yeux ? Et qu'il avait les yeux rouges ?
- Et alors quoi ? Il a le droit de fumer un pétard ou d'avoir la gueule de bois de temps en temps !
- Melody, tu sais à quel point je t'aime non ?
- Oui je sais Castiel. Et alors ?
- Il y a des fois où tu es vraiment trop têtue. Il s'assombrissait à chaque fois que personne le regardait, et l'autre prof il l'a regardé presque avec pitié.
- Comment t'as pu voir alors ?
- Melody ! s'exclamèrent-ils en même temps.
Ils comprirent qu'elle les cherchait lorsqu'ils aperçurent le sourire narquois qu'elle s'efforçait de retenir. N'y tenant plus, elle éclata de rire, suivie par les jumeaux. A ce moment-là ils n'avaient rien à faire des regards agacés qui se tournaient vers eux, rien à faire du fait qu'on pourrait les prendre pour des fous ou, pour Castiel, nuire à sa popularité, dont il n'avait jamais voulu d'ailleurs, et qui ne venait que du fait qu'il était bien bâti, batteur et capitaine de l'équipe de natation de son lycée. Lorsque le rire s'éteignit, le sérieux revint et Melody reprit la parole.
- Je pense que vous avez raison, mais après tout, c'est un prof, je ne vois qu'est qu'on pourrait y faire. On ne le connait même pas.
Ils se séparèrent à l'arrêt de bus, Melody et Castiel après une dernière étreinte passionnée qui fit siffler Aëlys.
