Après quelques heures de vol, Chuck, Casey, Morgan, Verbanski et les meilleurs agents de la Verbanski Corp. atterrirent à Washington. Des agents de la CIA envoyés par Beckman les attendaient sur le tarmac, ais Chuck avait suggéré de ne pas leur faire confiance, et toute l'équipe acquiesça. Ils scrutèrent donc chacun des agents d'un œil méfiant, puis montèrent en voiture sur leur garde. Le trajet s'effectua dans le silence le plus complet, et l'atmosphère commençait à être pesante, mais au bout d'une vingtaine de minutes de route, la voiture s'arrêta et les portières s'ouvrirent, laissant apparaître dans leur encadrement le Général Beckman qui les attendait de pied ferme. Elle avait le visage fermé, traduisant une grande nervosité, ce qui augmenta la tension d'un cran au sein de l'équipe. En effet, en plus de 5 ans de services au sein de la CIA, Chuck n'avait vu le Général dans cet état qu'une seule fois, lorsque Shaw a tenté de détruire la CIA pour la première fois.
« Général. » la salua poliment Chuck.
« Contente que vous ayez pu rassembler une équipe de confiance, le félicita le Général en saluant toute l'équipe d'un hochement de tête. Suivez-moi, nous n'avons pas une minute à perdre, la conférence va bientôt commencer. Vous devriez vous disperser, car un si grand groupe d'agents qui entrent d'un seul coup risque d'attirer l'attention. Chuck et Morgan : avec moi, les autres : faites des groupes de trois et rentrez par les autres issues. Mes agents vont vous escorter. Casey et Verbanski, dirigez-vous vers la porte principale, ces badges sont votre ticket d'entrée, expliqua-t-elle en leur tendant des badges de la CIA. Une fois à l'intérieur, la salle de conférence est au 1er étage, au fond du couloir à droite. Faites-vous passer pour des agents de sécurité ».
« A vos ordres Général, répondit Casey. Nous serons en contact permanent avec chacun des membres de l'équipe via des oreillettes et Sarah nous guidera en cas de problème grâce à nos lunettes-caméra ».
« Je vois que vous avez été bien préparés ! s'exclama-t-elle quelque peu soulagée. Bonne chance colonel Casey. Verbanski. ».
« Merci Général » répondirent les deux agents d'une seule et même voix.
Chuck regarda son équipe se diriger vers leurs postes, et bien qu'ils soient tous très bien entrainés, il ne put s'empêcher de s'inquiéter pour eux. En tant que leader de cette mission, il se sentait responsable de la vie de chacun, ce qui était un lourd poids sur ses seules épaules. Cependant, il se concentra car ils arrivaient au poste de sécurité. Durant le trajet en voiture, Chuck avait infecté les serveurs de la CIA avec un virus qu'il avait lui-même créé, et dont il était le seul à pourvoir s'en débarrasser. Ainsi, comme prévu, Chuck et Morgan passèrent le poste de sécurité en tant que techniciens informatiques, ce qui rassurait Chuck qui n'avait pas à mentir sur une éventuelle couverture. Cela l'aiderait sûrement à se concentrer par la suite, lui qui détestait mentir. Les agents de sécurité inspectèrent la mallette contenant les outils informatiques dont Chuck avait besoin pour venir à bout de son propre virus, ainsi que quelques outils d'espionnage minutieusement caché dans un double fond indétectable. Ils passèrent le contrôle de sécurité haut la main, et Beckman accompagna les deux acolytes dans la salle des serveurs, et Chuck remarqua qu'elle se trouvait à proximité de la salle de conférence, ce qui faciliterait la tâche pour aider Casey si les choses tournaient mal.
« A vous de jouer Chuck ! » l'encouragea le Général avant de quitter la pièce.
« Regarde cet endroit, mec, c'est dingue ! » s'écria Morgan dont les yeux pétillaient d'admiration devant les serveurs ultra perfectionnés de la CIA.
« Ne touche à rien Morgan, tu pourrais nous faire repérer »lui recommanda Chuck en s'installant devant un des écrans d'ordinateur.
« Ok, Chuck, c'est toi le patron. Que veux-tu que je fasse dans ce cas ? » demanda Morgan déterminé et volontaire.
« Si tu pouvais nous mettre en relation avec le Château, ça serait vraiment cool » lui suggéra-t-il.
« C'est comme si c'était fait ! » répondit Morgan en sortant le matériel d'espionnage du compartiment secret de la valise technique de Chuck.
Les deux amis étaient désormais très concentrés, car ils savaient qu'aucune erreur n'était permise sur cette mission. Après quelques manipulations extrêmement simples, Chuck réussit à désactiver son virus. Il implanta alors un logiciel espion sur le serveur de la CIA, ce qui lui permettra de détecter la moindre activité anormale provenant de Joshua Ross. Morgan, quant à lui était maintenant en liaison vidéo avec le Château. Sarah y menait les opérations avec beaucoup d'assiduité, elle ne laissait rien paraître quant à son état de santé. La seule chose qui pouvait la trahir était le bip régulier du moniteur de contrôle cardiaque.
« Tout le monde est en position ? » demanda Sarah en marquant une pause dans l'attente de la réponse de chaque agent déployé.
« On est prêt. » affirma Chuck avec détermination.
« Ok, ouvrez bien vos yeux et vos oreilles, il est temps de passer à l'action ! » les encouragea-t-elle du mieux qu'elle pouvait.
« Qu'est-ce qu'on fait maintenant Chuck ? » demanda Morgan plein de bonne volonté et d'énergie.
« On attend. Je sais que ce n'est pas très amusant comme mission mon pote, mais il faut surveiller chaque caméra de vidéo-surveillance et chaque serveur, et repérer la moindre mouvement suspect » lui expliqua Chuck.
« Ok, mon vieux, tu t'occupes des serveurs, et moi des caméras » lança-t-il en s'installant sur un ordinateur et en affichant les images des différentes caméras sur son écran.
« Tu es sûr que ça va Morgan ? Tu as l'air particulièrement… Enthousiaste vu les circonstances… » s'inquiéta Chuck.
« Tu plaisantes ! C'est génial d'être là avec toute l'équipe comme au bon vieux temps ! Et puis on se croirait dans un jeu vidéo grandeur nature, tout est tellement cool dans les locaux de la CIA ! Non mais regarde-moi cette pièce, Chuck, elle est à la pointe de la technologie ! » s'écria Morgan débordant d'entrain.
« Oui, c'est vrai que cette pièce est incroyable Morgan, répondit Chuck en regardant la panoplie d'ordinateurs et de serveurs flambant neufs qui se trouvaient autour de lui, mais tu réalises qu'on est en pleine mission suicide j'espère ?! ».
« Tout ira bien, Chuck, on est prêt à les abattre ! ».
Chuck n'eut pas le temps de répliquer, car une alerte venait d'apparaître sur son écran. Quelqu'un tentait d'accéder aux serveurs, mais Chuck se mit immédiatement à pianoter sur son clavier d'ordinateur afin de contrer la menace.
« Casey, Verbanski, vous voyez quelque chose ? » demanda Chuck.
« Non, rien. Pourquoi ? Que se passe-t-il ? » demanda Casey inquiet.
« Je viens d'avoir une attaque sur les serveurs, je suis en train de la contrer mais soyez prudents ! ».
« Ok, Chuck, bien reçu » répondirent en cœur Casey et Verbanski.
« Waouh… Ces deux-là s'entendent à merveille ! » fit remarquer Morgan avec une pointe d'ironie.
« Un problème Grimes ? » gronda Casey.
« Non, je faisais remarquer à Chuck quelle entente superbe il y a au sein de l'équipe ! répondit Morgan à la fois embarrassé et effrayé par la voix de Casey. Continuez à faire du bon boulot ! ».
« La prochaine fois que tu veux faire une remarque de ce genre sur nos deux tourtereaux, assure-toi d'avoir éteint ton micro ! » lui conseilla Chuck d'un ton moqueur.
« Merci pour le soutien, mec, t'es vraiment un frère » plaisanta Morgan.
« Il y a quelque chose de bizarre, intervint soudain Chuck avec inquiétude. La menace a disparu tout d'un coup, alors que je n'avais pas fini de la neutraliser… » dit-il perplexe.
« Et qu'est-ce que cela signifie ? » demanda Morgan qui ne comprenait pas en quoi cela représentait un danger potentiel.
« C'était une diversion ! réalisa subitement Chuck. A toute l'équipe, préparez-vous, l'attaque est pour bientôt ! » les avertit Chuck.
« Elle pourrait déjà avoir commencé, intervint Sarah. Casey, Verbanski, c'est la troisième fois qu'un agent commande un Martini avec de la glace ! Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais c'est sûrement un message codé ou une alerte ! ».
« Tu m'étonnes, renchérit Morgan, qui met de la glace dans un Martini ?! C'est stupide, et presque criminel de faire une chose pareille ! » ricana-t-il.
« Concentres-toi abruti, répondit Casey. Je te signale que tu es nos yeux et nos oreilles sur ce coup-là, alors évite de faire foirer la mission à cause de tes blagues stupides ! ».
« A vos ordre mon colonel » répondit Morgan, quelque peu vexé.
Dans la salle de conférence, tout semblait normal : un général déblatérait une discours incompréhensible pendant que l'Assemblée écoutait d'une oreille distraite. Cependant, Casey avait un mauvais pressentiment, mais pour l'instant, il en ignorait l'origine. Tout ce qu'il savait, c'est que son instinct ne le trahissait jamais…
Depuis que Chuck avait donné l'alerte, tout était étonnamment calme. La conférence se déroulait comme prévu, et plus Chuck y pensait, plus il trouvait ça louche. Joshua et ses hommes auraient déjà dû tenter une attaque pour entrer dans la salle de conférence et tuer tous les membres de l'Assemblée. Quelque chose n'allait pas, il le sentait. Et visiblement, il n'était pas le seul à trouver tout ce calme inquiétant :
« Tout va bien, Chuck ? demanda Sarah. Tout semble tellement… Normal ! » lança-t-elle pleine d'ennui.
« Sarah, c'est incroyable ! Nous sommes liés par télépathie ou je ne m'y connais pas ! s'écria Chuck. Je pensais justement la même chose ! Quelque chose ne va pas, mais je ne sais pas encore ce que c'est… continua-t-il songeur. Normalement, Joshua aurait déjà dû tenter quelque chose… A moins que… ».
« … A moins qu'il soit déjà dans les locaux de la CIA » termina logiquement Sarah.
« Oui ! C'est ça Sarah, tu es géniale ! » lança Chuck ravi qu'ils aient retrouvé leur osmose d'autrefois.
Chuck se mit alors à pianoter frénétiquement sur son clavier d'ordinateur, et il pouvait entendre que Sarah faisait de même à Burbank. Il rembobina les bandes de vidéo surveillance, lorsqu'il vit Joshua Ross entrer dans les locaux de la CIA, habillé lui aussi comme un garde du corps. « Ça ne présage rien de bon » pensa Chuck. En effet, Joshua Ross avait un avantage de taille sur eux, puisqu'il avait 2h d'avance sur leur propre horaire d'arrivée. Il avait donc eu tout le temps de se préparer, et la petite diversion informatique avait été faite pour les garder en alerte dans la salle de conférence, laissant tout le temps à Ross de…
« Oh non… » prononça Chuck à voix haute en suivant le cours de ses pensées.
« Que se passe-t-il Chuck ? » demanda Sarah qui avait perçu la détresse dans la voix de son mari.
« Casey, Verbanski, Ross est déjà dans les locaux depuis 2h ! Je vous envoie une photo des caméras de surveillance ».
« Bien reçu, Chuck, quels sont nos ordres ? ».
« Envoyez deux équipes pour fouiller le bâtiment de fond en comble, il faut absolument les retrouver avant qu'ils ne tuent tout le monde ! » ordonna Chuck paniqué.
« Sarah, j'ai besoin que tu cherches où Ross s'est rendu après son entrée dans le bâtiment ».
« Bien reçu Chuck ».
« Euh… Chuck ? On a un problème ! signala Morgan qui avait perdu tout son entrain. Khôl Dickson est là lui aussi… » annonça gravement Morgan.
« Merde… La mission se complique ! » prononça Chuck pour lui-même.
Cependant, Chuck fut interrompu dans son raisonnement par l'attitude de Morgan. Celui-ci fouillait dans tous les placards, visiblement à la recherche d'un objet invisible. Si cet homme n'avait pas été son meilleur ami depuis plus de 25 ans, Chuck aurait sûrement pensé qu'il était fou, mais il lui faisait confiance. il devait avoir une sérieuse raison pour s'agiter de la sorte.
« Morgan, qu'est-ce que tu fais ?! » s'enquit de demander Chuck.
« Tu ne vois donc pas ? demanda à son tour Morgan ahuri par le manque de clairvoyance de son meilleur ami. Khôl Dickson est diplômé de Stanford en chimie ! Et des conduits d'aération passent au-dessus de la salle de conférence ! ».
« Oh… Tu as raison Morgan, comment aies-je pu rater une chose pareille ?! répondit Chuck balloté entre un immense sentiment de fierté d'avoir un meilleur ami tel que Morgan, et un sentiment de honte de ne pas y avoir pensé lui-même. A toute l'équipe, nous pensons que Ross va utiliser les conduits de ventilation pour disperser un poison dans la salle de conférence. Vous devez immédiatement condamner les portes d'entrée et de sortie de la salle de conférence et évacuer tout le reste du bâtiment » ordonna-t-il avec la carrure d'un vrai leader.
« A vos ordres agent Bartowski ».
« Morgan, contacte un centre antipoison. Il nous faut des agents opérationnels et des combinaisons étanches avec masque à oxygène le plus vite possible ! ».
« Tout de suite, Chuck ! » répondit Morgan en composant le numéro du Général Beckman.
« Chuck, nous avons sécurisé la zone, avertit Casey. Pour l'instant, personne ne semble contaminé, et personne ne se doute de quoi que ce soit » expliqua-t-il confiant.
« Restes sur tes gardes, Casey, Khôl pourrait être plus dangereux qu'il n'en a l'air, et couplé à la rage de Ross, il faut s'attendre au pire ! » le prévint gravement Chuck.
« Ok, Chuck, au moindre mouvement suspect, je te préviens ».
Chuck était soucieux : son instinct lui disait que Morgan avait raison, Joshua Ross et Khôl Dickson allaient utiliser une arme chimique pour tous les empoisonner. Le problème, c'est qu'ils ignoraient quel poison ils allaient utiliser, ni s'il existait un antidote. A ce stade-là, connaître leurs intentions ne l'avançait pas vraiment. Il tentait de se souvenir de ses cours de chimie de Stanford, mais il n'avait jamais été intéressé par ce cours ennuyeux où il dessinait des molécules affreusement compliquées avec des noms à dormir debout ! Il regrettait amèrement aujourd'hui de ne pas avoir été un élève plus assidu à l'époque. Une fois encore, il fut tiré de ses pensées, mais cette fois, c'était par Joshua Ross lui-même. Celui-ci avait réussi à prendre le contrôle des ordinateurs de la CIA à distance. Il apparut ainsi sur l'écran d'ordinateur de Chuck.
« Bonjour agent Carmichael, ou devrais-je plutôt vous appeler Chuck ? » le salua Ross d'une voix doucereuse.
« Que voulez-vous ? » lui demanda Chuck avec dédain.
« Vous savez pertinemment ce que je veux, Chuck, vous êtes intelligent. Je pense même qu'à l'heure qu'il est, vous avez déjà démasqué une partie de mon plan ! ».
« Vous avez l'air d'avoir bien appris vos leçons, Ross ! le félicita ironiquement Chuck. Quel est le nom du poison ? » demanda Chuck désespéré, tout en sachant parfaitement qu'il ne lui révèlera jamais une information si précieuse.
« C'est l'examen final, Chuck ! Votre nouvelle mission est de trouver quel poison je vais utiliser pour tuer toute cette Assemblée ! ».
« Il y a des milliers de possibilités, Ross ! Je ne pourrais jamais trouver la bonne à temps ! » s'écria Chuck hors de lui.
« Alors vous mourrez tous ! » annonça calmement Joshua Ross avant de disparaître de l'écran.
« Attendez ! Ross ! » appela Chuck en vain.
« Qu'est-ce qu'il voulait dire par examen final ? » demanda Morgan intrigué par tant de mystère.
« Je l'ignore, Morgan. Mais pour l'instant, dans tout ce qu'il a dit, ce qui m'inquiète le plus, c'est la partie où il affirme qu l'on mourra tous si je ne trouve pas quel poison il compte utiliser ! ».
« Ok, ok. Restons calme. » suggéra Morgan.
« Rester calme ? Morgan, la vie de toutes les personnes présentes dans ce bâtiment reposent sur mes épaules, y compris la tienne, celle de Casey, de Verbanski, la mienne… Et tu voudrais que je reste calme ?! » demanda Chuck au comble de la nervosité.
« Pourquoi ne pas demander à Ellie et Devon ? Ils doivent s'y connaître un peu en chimie non ? » suggéra Morgan sans tenir compte de l'angoisse de son meilleur ami.
« Tu as raison ! Morgan, tu es un génie ! s'exclama Chuck en un soupir de soulagement. Préviens l'équipe de la situation, je contacte ma sœur ».
« Ok Chuck ».
« Sarah ? demanda Chuck. Ma sœur est dans le coin ? ».
« Oui, je la met sur haut-parleurs ! ».
« Salut petit frère ! que puis-je faire pour toi ? ».
« Ecoutes, la situation est… Comment dire ? Ça se complique ici. Morgan a découvert que Ross prévoyait d'empoisonner l'Assemblée, et je dois absolument identifier le poison. Si je te dis : un poison volatil, incolore, inodore et effectif en quelques heures, une idée te vient en tête ? » demanda Chuck bien conscient que ses informations étaient minces.
« Euh… Ça pourrait être n'importe quoi ! Devon, t'as une idée ? » demanda-t-elle à son mari.
« Non, désolé mon frère, pour l'instant, rien ne me vient à l'esprit. Laisses-nous faire quelques recherches et on te rappelle, ok ? ».
« Ok, merci Devon. Faites vite ! » les pressa Chuck.
« Sarah, j'aurais besoin que tu relises les dossiers sur toute l'organisation de Shaw, peut-être que l'on a raté quelque chose… » l'incita Chuck.
« Ok, chéri. On s'y met avec Alex et on te prévient si on trouve quelque chose de nouveau » répondit Sarah.
« Merci Sarah, je t'aime ».
« Moi aussi je t'aime Chuck ».
Entendre Sarah lui dire « Je t'aime » à nouveau le calma aussitôt, et il réalisa à quel point cela lui avait manqué, et pourquoi il était stressé. Il commençait vraiment à se rendre compte de ce qu'il avait à perdre : une femme, un enfant, une vie, un rêve … Il ne devait pas faillir à cette mission. Il allait trouver ce poison et mettre tous les hommes de Shaw hors d'état de nuire. Sa détermination revenue, il eut soudain une idée. Il prit son téléphone et composa le numéro du Général Beckman.
