Bonjour tout le monde, voici le chapitre 5 de cette petit fic, j'espère que vous continuez d'apprécier cette adaptation !
ENJOY !
Tous les jours, Dean s'échauffait sous les yeux lubriques du Duc pour ensuite répéter chacune des scènes avec Castiel, Balthazar et le reste de la troupe. Dean appréciait grandement les moments qu'ils pouvaient passer ensemble, cela le changeait de voir des hommes à la place de ses sempiternelles amies danseuses. Bien sûr Charlie et Abaddon ne comptaient pas, elles étaient irremplaçables et étaient au courant de son coup de foudre pour Castiel. Alors, chaque jour qui passait, les deux femmes rivalisaient d'ingéniosité pour permettre aux deux tourtereaux d'avoir plus de temps à deux avant que le Duc ne vienne ruiner ces moments.
Balthazar, mandaté par Castiel, faisait ce qu'il pouvait pour tenir le Duc à l'écart, mais l'homme était bien trop heureux de pouvoir embêter l'aristocrate et n'avait de toute façon même pas attendu la demande de Castiel.
Un après-midi, alors que Dean se prélassait tranquillement sur un fauteuil, contemplant les travaux de préparation de la scène, il sentit un souffle frais sur son épaule. Tournant lentement la tête, se préparant déjà à jouer la comédie pour satisfaire ce qu'il pensait être le Duc, Dean rencontra le visage ravi de Castiel.
Le danseur sourit en voyant le brun qui le regardait, amusé.
« Monsieur Dean, demanda Castiel, alertant le Duc qui passait par là. Puis-je requérir vos services pour la soirée s'il vous plaît ? Je dois vous parler de cette nouvelle scène intitulée 'Les Amants dans la chambre'… »
Le visage de Dean se fendit d'un immense sourire à l'entente de ces mots.
« Bien entendu cher Castiel. Je vous suis tout de suite. »
Dean commença à se lever, prenant la main de Castiel dans la sienne, quand le Duc se mit à tousser, faisant remarquer sa présence.
« Excusez-moi, s'énerva-t-il à l'encontre de l'écrivain, mais j'ai réservé l'Onyx ce soir pour un dîner aux chandelles ! »
Castiel lâcha la main de Dean, une déception intense sur le visage. Dean, ne voulant pas rater une telle occasion, décida d'intervenir.
« Monsieur Crowley, sortit Dean en lui tapotant le torse. Je me dois de vous dire que les répétitions ne peuvent attendre, il faut travailler chaque scène avec la même ardeur. »
Crowley leva la tête et regarda Dean, interloqué.
« Mais… commença le Duc.
- Voyons Monsieur Crowley… Vous ne voudriez pas que j'oublie une ligne en plein milieu de la scène n'est-ce pas ? »
Castiel était aux anges. Il souriait béatement en regardant Dean passer devant le Duc, lui reprendre la main et le suivre.
Crowley était encore sous le choc. Son petit bijou venait de s'envoler sous son nez sans qu'il ne puisse rien faire. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas qu'il répète avec ce Castiel, mais il aurait souhaité avoir son mot à dire.
Dean suivit Castiel dans les coulisses pour venir se faire plaquer brutalement contre un mur. Castiel se pressa contre lui, dévorant sa bouche de ses lèvres avides.
« Tu m'as tant manqué, murmura-t-il d'une voix rauque au creux de l'oreille de Dean qui se mordit la lèvre. »
Castiel embrassa les lèvres du danseur, savourant le goût de menthe et de musc. Dean se laissait faire dans les bras de son ange, comme il se plaisait à l'appeler. Il renversa légèrement sa tête en arrière, dévoilant son cou que l'écrivain vint mordiller avec passion. Dean avait chaud, la langue de l'écrivain glissait sur son corps et réveillait des sensations qu'il avait longtemps oubliées depuis qu'il avait commencé ce métier.
Le blond avait passé ses mains dans les cheveux de Castiel, se contentant de lui caresser la tête et de soupirer face aux sensations de plaisir que sa langue sur son cou lui provoquait. L'écrivain saisit ensuite la jambe du blond et vint la poser contre sa hanche, se collant encore plus contre le corps chaud et offert de Dean.
Crowley regardait la scène avec les danseuses et la troupe de cet imbécile de Balthazar, s'afférer autour de lui.
« Mon cher Duc, une boisson pour vous hydrater ? À votre âge il ne faut jamais rester sans eau longtemps. »
Ledit Balthazar s'était approché du Duc, passant un bras autour de son cou de façon amicale.
« Dégagez avorton, grogna Crowley en frappant la main du comédien. »
Balthazar retira sa main, non sans faire un petit bisou dans l'air en direction de l'aristocrate. Crowley souffla, profondément ennuyé.
Sentant sa colère monter d'un cran quand il regarda autour de lui sans trouver Dean, le Duc se leva de son fauteuil en direction des coulisses. À peine arrivé dans les sombres couloirs, Lucifer lui tomba dessus, un immense sourire aux lèvres.
« Monsieur le Duc, s'exclama-t-il, fier de lui. Nous avons préparé comme prévu votre dîner aux chandelles dans la suite que vous aviez choisie !
- Vous pouvez le garder, ronchonna le brun. Il n'y aura pas de dîner finalement ! »
Lucifer haussa un sourcil, surpris. Que se passait-il encore ? Le Duc avait l'air furieux, ce qui indiquait que Dean devait avoir fait quelque chose puisque le dîner avait été annulé. Lucifer pria le ciel pour que son poulain n'ait pas tenté de jouer au plus intelligent, il n'était définitivement pas doué pour ça !
« Je veux, commença le Duc avec un air menaçant. Que cet écrivain arrête de tourner autour de l'Onyx. Je veux, qu'il m'appartienne, et je n'aime pas qu'on touche à mes affaires ! »
Il avait crié la dernière partie de sa phrase, faisant sursauter Lucifer qui le regardait désormais avec un peu de frayeur. Mais il se contint, il n'était pas le directeur du Moulin Rouge pour rien.
Il leva les yeux au ciel face à l'attitude ultra possessive du Duc. Quand il baissa la tête, son regard fut attiré par un point rouge qui bougeait au-dessus de celle de l'aristocrate.
Ses yeux s'agrandirent de stupeur, mais il se reprit très vite quand il vit le Duc le regarder avec curiosité. Reprenant une posture neutre, il se mit à sourire.
« Je suis sûr qu'il y a un moyen de s'arranger, Monsieur le Duc. »
Lucifer hésitait alors qu'il parlait, son regard toujours attiré vers ce point rouge en mouvement qui n'était rien d'autre que Dean et Castiel en train de s'embrasser contre le mur des coulisses d'en face !
Le blond commençait à s'énerver, comment son garçon pouvait-il lui faire ça ? Bon Dieu il était stupide mais Lucifer ne s'était jamais rendu compte à quel point il pouvait l'être. Comment avait-il pu penser une seule seconde qu'il pourrait tenir tête au Duc ?
Perdu dans ses pensées en fixant le couple, Lucifer ne s'était pas rendu compte que Crowley lui avait adressé la parole.
« Hey ! s'exclama l'aristocrate en claquant ses doigts devant le visage du blond. Qu'est-ce que vous regardez avec autant d'attention ? »
Le Duc commença à se retourner, déterminé à savoir ce que le directeur observait. Lucifer, ne souhaitant pas que l'aristocrate découvre le pot aux roses, agrippa les épaules de l'homme.
« Oh mais j'étais juste perdu dans mes pensées, s'exclama-t-il, faisant sursauter le Duc qui le regarda avec suspicion. Voyons, allez vous reposer, je m'occupe de régler ce problème. Ce soir, vous aurez l'Onyx, je vous le garantis ! »
Crowley soupira, vraiment le directeur était quelqu'un d'étrange, mais il ne chercha pas à insister. Passant devant le blond, il continua son chemin sans se retourner. Il devait se préparer dans sa loge, car il comptait bien posséder son bijou le soir même, que Lucifer le veuille ou non, l'Onyx appartenait à Crowley.
Lucifer était resté figé sur place, la rage commençant à s'installer en lui. Quand il vit les deux hommes se séparer et Dean se saisir de la main de l'écrivain pour l'entraîner, Lucifer réagit au quart de tour.
« Que je sois envoyé en Enfer si ça arrive ! se promit-il en se mettant à courir en direction des deux tourtereaux qui déjà s'éloignaient, main dans la main. »
Se posant devant le couple, leur barrant le chemin, Lucifer posa une main sur sa hanche, l'autre venant caresser son menton. Le blond prit un air sérieux, avant de regarder Dean, des éclairs dans les yeux.
« Mon chou, commença le directeur avec une voix doucereuse. Tu t'amuses bien ? »
Dean lui sourit d'un air goguenard, continuant de presser l'écrivain contre lui, au plus grand malheur de Lucifer qui ne cessait de s'énerver.
« Dean ! explosa de colère le directeur. »
Le danseur se figea immédiatement, lâchant le brun qui regarda le directeur, de la peur dans les yeux. Lucifer fut satisfait de voir qu'il avait enfin leur attention.
« Castiel, mon ange, soit un amour et dégage, c'est entre Dean et moi ! »
Castiel hocha la tête, baissant les yeux au sol et ne cherchant pas à contredire le maître du Moulin Rouge. Dean ouvrit la bouche pour protester, mais Lucifer y posa un doigt, le regardant avec fureur.
« Quant à toi mon petit bijou. Tu vas me faire le plaisir de cesser toutes ces fornications avec cet écrivain tu m'entends ? ordonna le directeur.
- Mais… commença Dean. Ce n'est qu'un béguin de rien du tout et… »
Lucifer haussa un sourcil, menaçant.
« Tu cesseras toutes tes activités pseudo-sexuelles avec l'écrivain, tu as un rôle à tenir ! Le Duc t'attend ce soir dès huit heures pour ton rendez-vous. »
Dean leva des yeux suppliants vers son ami, espérant avoir une réduction de peine. Le regard impitoyable de Lucifer lui brisa le cœur. Il savait que son patron avait raison, ce qui ne l'empêchait pas d'être désespéré. Il sentait son cœur se serrer un peu plus, et sa respiration devint difficile.
Dean porta la main à sa poitrine, il ne se sentait pas bien. La pensée de ne plus revoir Castiel l'étouffait, il ne voyait plus très clair. Lucifer était déjà reparti et le danseur respirait de plus en plus vite, ses poumons semblaient incapables de récupérer de l'oxygène.
Dean ouvrit la bouche, espérant aspirer de l'air, mais tout ce qu'il réussit à faire fut de tousser violemment. Sa gorge était en feu, chaque toux la lui asséchait un peu plus. Son corps entier fut pris de frissons violents, de la sueur recouvrit son visage en une fine pellicule. Apercevant un miroir posé contre le mur, Dean capta du coin de l'œil son reflet. Il semblait si faible qu'il se fit peur lui-même.
Le blond sentit son corps s'affaler au même moment où les couleurs se mélangeaient dans son champ de vision, et il s'écrasa au sol. Sa respiration toujours erratique, Dean ne voyait plus rien, Lucifer était déjà reparti, personne n'était là pour l'aider. Il perdit conscience en se demandant où pouvait être Castiel, en espérant qu'il ne lui en veuille pas trop.
Lucifer observait le Duc tourner en rond face à la table dressée pour l'occasion. Le brun avait l'air furieux, il ne cessait de grommeler dans sa barbe qu'il n'avait jamais vu un tel irrespect envers sa personne.
Le Duc se rapprocha ensuite de la table pour se saisir d'un napperon, qu'il chiffonna pour le jeter au sol, une moue furieuse sur les lèvres. Il murmura ensuite quelques mots à l'oreille de son garde du corps avant de se diriger d'un pas furieux vers la porte.
Lucifer observait la scène d'un air inquiet, ne sachant pas pourquoi son petit Onyx n'était toujours pas ici. Quand il vit que le Duc avait passé le cap de la fureur et commençait à partir, il déblatéra un énième mensonge, sans réfléchir.
« Il est parti se confesser ! cria-t-il en désespoir de cause. »
Lucifer regretta immédiatement ses paroles. Le Duc tourna la tête, choqué.
« Excusez-moi ? répéta-t-il. Il est allé faire quoi ? »
Lucifer se mordit l'intérieur des joues, maudit soit Dieu, mais au moins il avait une bonne excuse.
« Dean… Il voulait… »
Lucifer cherchait désespérément une idée qui puisse tenir la route. Est-ce qu'une confession avec le Bon Dieu pouvait garantir un alibi pour son petit bijou ? L'illumination se fit en observant le costume détaché du Duc et il sourit avec emphase.
« Il est parti se confesser, reprit-il avec plus d'aplomb. Vous savez, pour retrouver sa virginité, le spirituel et tout ça… pour vous. »
Crowley fixa le directeur avec des yeux ronds, un air perdu lisible sur son visage. Il ouvrit la bouche, puis la referma, fronçant ses sourcils.
« Je vous demande pardon ? demanda le Duc, croisant les bras et fixant le blond avec des yeux suspicieux.
- Enfin, vous savez, murmura Lucifer en passant son bras autour du cou du Duc. Il voulait que ce soit comme sa toute première fois. »
Crowley tourna la tête vers le blond, l'observant avec envie et désir.
« Sa première fois ? répéta-t-il avec une lueur de folie dans les yeux.
- Je suis sûr que vous comprenez l'importance de la confession, continua Lucifer, tenant le Duc. Dean ne veut que votre bonheur, et je suis sûr qu'il fera son possible pour vous satisfaire. »
Voyant Crowley commencer à saliver à l'écoute de ses paroles, Lucifer retira son bras du cou du Duc et se mit face à lui.
« Je vous conseille d'y aller, Dean vous sera bientôt remis. Vous pourrez ainsi faire ce qu'il vous semblera le plus judicieux, termina Lucifer avec un clin d'œil. »
Voyant le brun hocher la tête avec vigueur, le directeur se précipita vers la porte, il devait retrouver Dean d'urgence et lui passer un savon, ou le tuer.
Lucifer ne savait pas encore.
Courant à travers les couloirs et les coulisses, le blond arriva devant la suite de loges qui appartenaient à ses danseuses. Cherchant le nom de son petit danseur favori, Lucifer se retrouva devant la porte avec le nom ''Onyx'' gravé à même le bois. Ouvrant la porte, le directeur se préparait déjà à gueuler sur ce qu'il pensait être son danseur et cet écrivain faisant leurs petites affaires.
Ce qu'il découvrit lui ôta toute envie de s'énerver. Charlie était assise sur la chaise, qu'elle avait rapprochée du lit. Sur le matelas, amorphe, était étendu le corps de Dean. Lucifer se rendit compte ensuite que deux autres personnes étaient présentes dans la pièce.
Lorsque le blond reconnut le médecin attitré du Moulin Rouge, le docteur Caïn, il prit une mine joyeuse, avant de se rappeler la raison pour laquelle il était là.
« Caïn, commença Lucifer avec enthousiasme. Mon vieil ami, que fais-tu là ? Et qui est ce charmant jeune homme ? »
Caïn haussa un sourcil, restant stoïque face à l'enthousiasme de Lucifer.
« Lucifer, je te présente Adam Milligan, mon nouvel assistant infirmier. Je l'ai amené ici car la situation de ton danseur m'inquiète grandement. »
Lucifer perdit son sourire immédiatement. Caïn n'avait jamais pris de gants, mais qu'il confirme ses doutes était ce qu'il redoutait.
« Que s'est-il passé ? demanda le blond à la belle rousse. »
Charlie leva la tête, arrêtant d'éponger le front de Dean avec un linge. Elle regarda son patron, une lueur de panique au fond des yeux.
« C'est Impala. »
Lucifer haussa un sourcil, que venait faire le jeune homme dans cette histoire ?
« Impala ? Qu'est-ce qu'il vient faire là ? interrogea Lucifer avec surprise.
- Il venait pour accompagner Dean à son rendez-vous avec le Duc, mais il l'a découvert comme ça. »
Lucifer souffla un bon coup, bien sûr qu'Impala l'avait découvert, le videur du Moulin savait toujours tout sur tout.
« Ce n'est pas tout, enchaîna Caïn laissant Adam ranger ses affaires dans la mallette. J'ai testé Dean, tout semble indiqué qu'il a… »
Caïn se tue, ce qui eut le don d'agacer Lucifer.
« Eh bien quoi ? demanda le blond avec force. Il a quoi ?
- La phtisie… »
Le diagnostic tomba, brutal. Lucifer blêmit, Charlie se mordit la lèvre, se remettant à caresser le front de Dean avec amour.
« Tu… tu en es sûr ? se risqua à interroger Lucifer, terrifié à l'idée que cela puisse être vrai. »
Caïn posa sa main sur l'épaule du blond et hocha la tête avec lassitude.
« C'est inévitable, asséna-t-il. Dean n'a plus beaucoup de temps, prépare-toi à lui dire au revoir. »
Et sur ces paroles tragiques, Caïn fit un signe à Adam qui remballa le reste de ses affaires avant de le suivre en direction de la sortie.
Lucifer était encore sous le choc, il n'avait pas toujours imprimé la nouvelle. Ce n'était pas possible, pas Dean. Il n'avait jamais rien eu, pourquoi maintenant et pourquoi la phtisie surtout ? Il se reprit quand il vit passer devant lui un homme brun qui se précipita au chevet de Dean.
L'adoration se lisait dans ses yeux, et Charlie lui céda sa place sans hésiter. L'homme était absolument magnifique, une légère barbe de trois jours et des yeux d'un bleu vif.
Lucifer reprit contenance et regarda Dean, avant de prendre à témoins la rousse et le jeune homme.
« Dean ne doit pas savoir, ordonna le blond d'un ton dur. The show must go on… toujours ! Compris ? »
Charlie hocha la tête, un air sérieux mais triste sur le visage.
« Impala ? demanda Lucifer en direction de l'homme qui tenait les mains de Dean dans les siennes.
- Vous êtes absolument sûr qu'il ne doit pas savoir ? »
Lucifer durcit son regard, faisant trembler le plus jeune.
« Tu dois te taire, pour le bien de Dean, ça le briserait de savoir qu'il est mourant tu m'entends ?
- D'accord, consentit Impala, vaincu. Je ne dirai rien.
- Bon garçon, maintenant soit un amour et va me préparer un bouillon pour son réveil. »
Le brun hocha la tête, suivant Charlie hors de la pièce et laissant seul le blond avec Dean.
« Mon petit, murmura le directeur en caressant les cheveux de son danseur, mouillés par la sueur. Dans quoi tu t'es encore fourré ? »
Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, on se voit dimanche si tout va bien !
With my sincerious love,
Uki
