Bonjour, voilà donc lé pétit chapitrrrrrrrre dé cé jourrrrrrr XD

ENJOY !


Dean était allongé sur un lit, savourant de pouvoir enfin se reposer. Il regardait avec affection Castiel qui tapait sur sa machine à écrire la suite de la pièce. Il avait l'air si concentré que Dean ne put empêcher ses lèvres de se retrousser dans un petit sourire heureux.

Il bougea sur le lit, s'enfonçant dans les couvertures soyeuses, pour ensuite remarquer que le bruit des touches ne se faisait plus entendre dans la petite pièce. Levant la tête vers Castiel, il vit que celui-ci le regardait avec des yeux accusateurs.

« Où étais-tu la nuit dernière ? demanda l'écrivain, la jalousie se lisant sur son visage. »

Dean baissa les yeux, la fatigue le reprenant immédiatement. Bien sûr qu'il voulait savoir. Il devait probablement penser qu'il était avec le Duc, en train de faire ce qu'ils auraient dû faire. Mais la vérité étant toute autre, Dean n'eut aucun mal à répondre.

« Je suis tombé malade, sortit le blond avec lassitude. Je suis resté alité toute la nuit. »

Castiel se renfrogna. Il se leva de son bureau pour venir s'allonger à côté du danseur. Il dégrafa la chemise du blond laissa apparaître son torse musclé. Castiel se colla contre Dean, posant sa tête sur son épaule et venant caresser de sa main le torse nu.

« Tu n'as pas besoin de me mentir tu le sais ça, annonça Castiel, brisant le silence paisible qui s'était installé entre les deux hommes. »

Dean ferma les yeux, et embrassa les cheveux de Castiel, respirant son parfum. Bien sûr qu'il pensait qu'il mentait. Le brun savait que si Dean avait vraiment été chez le Duc, il aurait menti pour ne pas blesser ses sentiments. Le blond savait que l'écrivain ne voyait que le meilleur en lui et ce qu'il se préparait à lui faire le rendait honteux.

Se séparant doucement du brun, Dean s'assit en lui tournant le dos, il savait qu'il n'aurait pas la force de dire ce qu'il avait à dire avec les yeux bleus le fixant avec amour.

« On doit arrêter, lâcha le blond abruptement, se crispant dès qu'il sortit ses mots. »

Lorsqu'il sentit la main douce de Castiel venir se poser sur son épaule, Dean se mordit la lèvre, priant le ciel que sa volonté ne faiblisse pas.

« Pourquoi ? fit la voix de Castiel. »

Et dans ce simple mot, Dean put ressentir toute la douleur que l'écrivain éprouvait à l'idée de perdre le blond. Le danseur ferma les yeux, refusant toujours de se retourner.

« Tout le monde est au courant de notre histoire, déclara Dean comme excuse. »

Il se maudit intérieurement, même lui n'y croyait pas. Il devait y mettre plus de conviction, Lucifer le lui avait bien dit qu'il devait arrêter avec l'écrivain. Il ne voulait pas que Castiel souffre à cause de lui, il devait vraiment trouver une excuse digne de ce nom afin que le brun pense que c'était fini pour de bon.

« Lucifer est au courant Cas, continua Dean. Et ce n'est qu'une question de temps avant que tout le théâtre soit au courant pour nous. Je ne peux pas laisser ça arriver, si le Duc l'apprenait, ça en serait fini de toi. »

Le silence lui répondit. La main de Castiel avait disparu de son épaule. Dean ne savait pas quoi faire, il attendait une réponse du brun mais rien ne venait. En désespoir de cause, il se retourna enfin pour contempler Castiel. Ce qu'il vit lui brisa le cœur, Castiel avait les épaules voûtées, comme si le poids du monde venait de s'abattre sur ses épaules, mais le pire, c'était ses yeux. Deux orbes liquides, reflétant une tristesse si immense que Dean sut qu'il avait vraiment été trop loin.

Pourtant le danseur savait qu'il devait enfoncer le clou une dernière fois, afin d'être sûr que l'écrivain ne poursuive pas un rêve qui, bien que possible, était inatteignable.

« Je vais devoir coucher avec le Duc… Crowley le soir de l'ouverture. Et même si tu ne l'acceptes pas maintenant, je sais que la jalousie te rongera de l'intérieure et que tu vas vouloir tenter quelque chose de stupide. Je ne veux pas que tu sois blessé, encore moins par ma faute. »

Castiel fixa Dean, agrippant ses mains avec l'énergie du désespoir.

« Je sais ce que je vais faire ! s'exclama-t-il. Je vais écrire une ligne dans le texte, une ligne connue de nous seuls, et quand je la dirai, cela signifiera que je ne suis pas jaloux et que je te pardonnerai tout ce que tu fais. »

Dean sourit faiblement, l'engouement et l'enthousiasme de Castiel était si contagieux. Oh qu'il serait facile de se laisser avoir par ses belles paroles et de tout abandonner pour lui. Il avait un talent certain pour les mots, Dean savait pertinemment que si Castiel en prenait vraiment conscience, il pourrait lui faire quitter la danse pour le suivre jusqu'au bout du monde.

Caressant la joue du brun de sa main, Dean sourit avec douceur.

« Tu sais tout aussi bien que moi que cela ne fonctionnera pas comme ça. On doit s'arrêter là. »

Le sourire de Castiel s'effaça aussi vite qu'il était apparu, remplacé par une expression de défaite que Dean détesta immédiatement. Castiel ne devrait pas être aussi abattu, et le fait qu'il soit la cause d'une telle émotion le rendit encore plus honteux de son comportement.

Ce qui le surprit néanmoins, ce fut de sentir les lèvres douces de Castiel contre les siennes. Leur baiser avait un goût d'adieu, et même si Dean savait ce qu'il avait dit à Castiel, il l'embrassa en y mettant tout l'amour et le désir qu'il ressentait pour lui. Lorsqu'ils se séparèrent, ils étaient tous les deux un peu étourdis par la passion de leur embrassade. Castiel sourit faiblement et se leva, sortant de la pièce sans bruit, laissant Dean seul dans le noir.

Dean était sur la scène, en train de marcher sur ses talons, tournant sur lui-même et s'étirant. Se dirigeant vers Charlie qui lui faisait des appels de la main, le blond se retrouve bientôt torse nu, un pectoral autour du cou, un pantalon large et des bracelets aux mains. S'amusant de son costume, il sourit encore plus quand sa meilleure amie vint lui tendre une paire de chaussures.

« Tiens, sortit la belle rousse en souriant. Je savais que tu les voulais, tu m'avais bien fait chier avec, alors je te les offre. »

Dean ouvrit la bouche, surpris. Il prit la paire de talons que son amie lui tendait et les observa religieusement. Dorés comme de l'or, composés uniquement de lanières de cuir de la même couleur entrelacées et des talons à une hauteur que Dean trouva exquise.

Il se jeta au cou de Charlie pour venir l'embrasser avec passion.

« Merci, murmura-t-il avec bonheur. Je les adore !

- Ne me remercie pas, j'attends que tu te casses la gueule avec, s'amusa Charlie, le rose aux joues sous l'effet du compliment. »

Dean lui fit un immense sourire, délaçant immédiatement ses anciennes chaussures pour venir mettre la nouvelle paire. Quand il se leva, il grimaça légèrement face à l'inconfort de ses nouveaux talons. Il décida de marcher un peu pour que le cuir s'assouplisse. Déambulant le long de la scène, Dean s'amusait à danser un peu, quand il entendit la voix si particulière de Castiel. S'approchant du bord de la scène, il s'assit pour contempler Castiel et sa troupe, par terre dans la salle, en train de parler d'une scène.

« Je pensais donc qu'il faudrait qu'on fasse en sorte que le serviteur et le courtisan aient une phrase qu'il puisse se dire lorsque le Maharadja est avec eux, afin qu'ils sachent que tout va bien et qu'ils puissent se dire leur amour. Le tout sans que le roi ne puisse le découvrir ! »

Balthazar plissa les yeux, regardant Castiel qui se mit à rougir furieusement. Chuck, l'acteur qui jouait le serviteur dans la pièce, tomba sur le sol, endormi.

« Oh c'est pas vrai Chuck, grogna Balthazar en détachant son regard de son ami pour venir frapper la jambe du narcoleptique. Reste concentré merde ! »

Dean sourit face aux gesticulations de Castiel. C'était si mignon de le voir engagé dans une pièce, surtout lorsque l'on savait qu'il ne l'avait écrite que pour lui, même si Dean savait que Balthazar était au courant. On ne pouvait pas lui cacher grand-chose de toute façon, il avait un don pour ça.

Dean savait toutefois qu'il ne pouvait pas faire grand-chose pour Castiel. L'écrivain était toujours maussade depuis l'annonce que Dean lui avait faite, et il redoublait d'efforts pour le faire craquer, ce que Dean se refusait de faire. Il essayait de résister mais c'était dur lorsque le brun s'approchait, avec ses cheveux si doux en désordre et ses yeux d'un bleu si profond qu'il s'y noyait dedans pour ne plus en ressortir.

Cependant Lucifer arriva, dans son costume bouffant de Maharadja, ce qui mit fin aux rêveries de Dean. La répétition commença, le Duc étant comme toujours assis au fond de la pièce sur son fauteuil afin de profiter des courbes de Dean qui se mouvaient gracieusement sur une musique orientale.

Seulement Dean ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'œil plus ou moins discrets en direction de Castiel qui regardait leur jeu d'acteur avec critique. Au milieu d'une ligne, alors que Dean allait parler, Chuck tomba endormi dans ses bras. Balthazar remonta sur la scène, récupéra le corps amorphe de Chuck pour le mettre sur une chaise.

« Vraiment Chuck ? s'exclama Lucifer. Mais qu'est-ce que tu lui as fait au Bon Dieu pour que tu t'endormes toujours au pire moment ? »

Castiel rit doucement, et Dean savoura ce son. C'était si relaxant, sa voix grave provoquait des frissons dans tout le corps du danseur. Castiel arrêta de rire pour fixer Dean. Celui-ci soutint son regard se plongeant sans pudeur dans ses deux orbes océan qui le regardaient avec tant d'amour et de passion.

Leur moment fut brisé quand Chuck se réveilla dans un grand cri, sous le regard blasé de Balthazar qui lui tapota la tête.

« Ça va ? Monsieur est prêt ? On peut y retourner ? »

Chuck hocha la tête, remontant sur scène pour se positionner face à Dean qui reprit sa pose. Le danseur sentit le regard de Castiel sur lui quand il poursuivit la scène de la déclaration d'amour.

Chuck récita ses lignes, mais le blond n'arrivait pas à détacher son regard de ceux de Castiel. Et lorsque ce fut à son tour de parler, il respira un grand coup, et lâche abruptement.

« Je t'aime ! »

Castiel ouvrit la bouche, choqué. Personne ne sembla remarquer le trouble évident de l'écrivain, et encore moins les joues légèrement rouges de Dean. La scène reprit son cours normalement, les acteurs enchaînant leurs répliques, avec un Dean qui n'en revenait pas de son audace.

Le soir venu, Dean rejoignit sa loge, se déshabillant pour enlever les paillettes et le costume. Il ne sentait quasiment plus ses pieds mais la journée avait été une grande satisfaction. Les acteurs et les danseuses ainsi que lui-même avaient bien travaillé, et le Duc ne l'avait pas quitté des yeux. En soi, cela ne gênait pas Dean, il n'avait jamais trouvé le Duc désagréable à regarder, il était juste quelqu'un qui le regardait comme un objet et non comme… Et non pas comme le regardait Castiel. Cette pensée fugace s'installa dans l'esprit de Dean et refusa de le quitter. Castiel le regardait comme s'il était le plus précieux trésor du monde. Castiel et ses yeux bleus, comme une vision du Paradis sur cette Terre uniquement créée pour Dean.

On frappa à sa porte. Dean releva la tête de ses talons qu'il était en train de délacer. Qui cela pouvait-il être ? Le danseur se dépêcha de retirer ses chaussures, enfila un collant et se dirigea vers la porte pour ouvrir.

Face à lui se tenait Castiel, raide comme un piquet. Dean haussa un sourcil avant de laisser passer l'écrivain dans sa loge. Celui-ci s'avança à l'intérieur puis se retourna pour compléter Dean alors qu'il refermait la porte soigneusement.

« J'en ai marre de vivre comme ça, grogna Castiel, la mine boudeuse. »

Le brun croisa les bras et toisa le danseur qui se balançait sur ses deux pieds, mal à l'aise.

« Ce que j'ai dit tout à l'heure, commença Dean, l'inconfort se lisant sur son visage. C'était… »

Il n'eut jamais le temps de finir sa phrase que des lèvres avides se jetèrent sur lui. Le baiser était fougueux et passionnel. Castiel savait faire perdre tous ses moyens au blond, et Dean se perdait dans ce baiser. L'écrivain lui mordillait les lèvres, sa langue douce venant caresser la sienne.

Dean mit fin à leur étreinte et posa son front contre celui du brun, ses yeux émeraude plongés dans l'océan bleu.

« Je veux… murmura le blond. Je veux que ce soit toi. »

Dean ferma les yeux, n'osant plus regarder Castiel. Il sentit une main douce venir caresser sa joue, et il rouvrit les paupières, pour venir se noyer dans l'amour qu'il lisait dans les yeux du brun.

« Tu en es sûr ? chuchota Castiel, sa voix tremblante d'émotions.

- Je n'ai jamais été aussi sûr de cela, affirma Dean venant embrasser une fois de plus les lèvres si douces de Castiel. »

Le brun passa ses mains autour du cou de Dean, le rapprochant de lui. Le danseur sentit contre sa peau nue les vêtements de l'écrivain et il grogna doucement face à l'envie qui lui dévorait les sens et qu'il ne pouvait satisfaire tout de suite.

Le blond fit glisser ses mains dans cette chevelure si douce qui lui avait tant manqué, savourant avec délectation les mèches soyeuses du brun. Castiel gémit face au plaisir du massage par un Dean occupé à fourrager dans ses cheveux. Le blond aurait pu passer sa vie à embrasser Castiel tout en ébouriffant ses cheveux si doux, mais l'écrivain avait d'autres projets.

Le brun descendit ses mains le long du torse du danseur, venant toucher du bout des doigts ses muscles. Dean se crispa quand il sentit la fraîcheur de la main de l'écrivain qui vint caresser son torse. Il se décolla des lèvres de Castiel pour lui retirer ses vêtements avec douceur.

Le danseur retira d'abord la veste, plongeant son regard dans celui de Castiel et y cherchant une quelconque désapprobation, mais tout ce qu'il y vit n'était que luxure et envie pour lui. Le danseur dégrafa ensuite lentement la chemise du brun, pendant que celui-ci continuait de caresser sa peau avec adoration.

« Mon Dieu tu es magnifique ! »

Le murmure échappa à Castiel et Dean eut un sourire provocateur en entendant ces mots.

« Voyons Monsieur, sortit le danseur en poussant un Castiel torse nu contre le petit lit. Que de compliments. »

Le sourire carnassier du danseur fit frissonner le brun. Dean avait changé tout à coup, passant d'un simple homme séducteur à une espèce de bête sauvage et sensuelle.

« Je vais te donner tellement de plaisir, grogna doucement Dean dans l'oreille de Castiel tout en s'allongeant sur le corps de l'écrivain. »

Dean savourait avec délectation le contact de la peau chaude de Castiel contre la sienne. Il vint glisser sa tête contre le cou de l'homme pour venir respirer l'odeur si douce de papier et d'encre qui le rendait si désirable.

Le blond sentit les mains entreprenantes de son amant venir lui caresser le dos, le griffant légèrement alors qu'il le serrait dans une étreinte possessive pour le rapprocher de lui. Dean sourit dans le cou de l'homme, mordillant la peau offerte.

« Monsieur est pressé à ce que je vois ! »

Castiel ne répondit rien, Dean venant de lui mordiller l'oreille avec envie.

« Vous avez donné votre langue au chat Monsieur ? titilla Dean.

- Non je… »

Castiel ne finit pas sa phrase, étant interrompu par les lèvres de Dean qui vinrent sceller ses mots dans un baiser passionné. Le danseur remua légèrement son bassin, juste assez pour venir frotter doucement contre la bosse qu'il sentait sous lui. La réaction de Castiel ne se fit pas attendre, il grogna et leva son bassin pour rechercher plus de contact. Dean se mit à rire et bloqua les bras de l'homme au-dessus de sa tête, appliquant une pression plus importante sur son bassin pour le maintenir contre le matelas.

« Je suis aux commandes Monsieur Castiel, s'amusa Dean. »

Castiel se mordit la lèvre, le rouge aux joues, regardant Dean avec fureur.

« Pourquoi… je ne peux… pas bouger ? supplia-t-il. »

Le danseur s'assit sur Castiel, gardant toujours ses bras bloqués, pour venir remuer du bassin, provoquant un gémissement involontaire de l'écrivain.

« Parce que je le peux, sortit Dean avec un sourire carnassier. »

Castiel ferma les yeux, savourant les caresses que Dean lui procurait avec son bassin.

Le blond se pencha à nouveau, il avait envie de goûter son amant. Il sortit sa langue pour venir lécher doucement le cou offert du brun. Castiel ouvrit la bouche, sifflant légèrement lorsque la langue chaude caressa sa jugulaire, des milliers de picotements traversant son corps à la sensation délicieuse.

Dean apprécia la douceur de la peau de Castiel, et il continua d'explorer ce corps offert, glissant sa langue jusqu'au torse, où il vint mordiller les pectoraux. Castiel pinça ses lèvres, refusant de laisser sortir un son, ce qui amusa au plus haut point Dean. Il était déterminé à ce que Castiel le supplie avant qu'il ne soit complètement déshabillé. Il continua donc de lécher et mordiller la peau nue, alternant pour faire craquer le brun. Dean libéra une de ses mains pour venir caresser le torse.

Le blond était en train de jubiler, le brun fermait les yeux avec toujours autant d'ardeur, mais ses lèvres tremblotaient, il était à deux doigts de craquer. Dean ne voulait absolument pas perdre, alors pour faire gémir Castiel, il remua son bassin, faisant d'amples mouvements, accompagnant celui de Castiel pour lui procurer un maximum de plaisir.

Castiel ne put que laisser un léger cri s'échapper de sa bouche, et Dean sourit, victorieux.

« S'il te plaît, gémit Castiel, menaçant le danseur du regard. »

Dean consentit enfin à lâcher les mains de son amant, qui vint prendre son visage pour l'attirer et l'embrasser avec passion.

Dean sentit les mains de l'écrivain descendre ensuite le long de ses hanches pour venir caresser ses fesses.

« Assez joué, grogna Castiel, la voix rauque. »

Dean eut un rictus, ses mains déjà occupées à retirer le pantalon de Castiel. Il avait lui aussi attendu ce moment bien assez longtemps et tenait à en profiter.

Dean se débarrassa par la même occasion du sous-vêtement et collant qu'il avait enfilés, libérant son érection douloureuse. Le danseur s'allongea sur Castiel, se frottant enfin contre le corps tout entier offert. L'écrivain avait refermé ses bras autour de lui, embrassant sa peau nue.

Leurs deux érections se frottaient ensemble, procurant aux deux amants une intense chaleur qui les faisaient gémir d'un plaisir à peine contenu. Dean en voulait plus cependant. Il redescendit donc le long du corps de Castiel pour enfin contempler ce qui lui faisait envie.

Saisissant le membre avec sa main, Dean ouvrit lentement la bouche pour venir goûter le sexe de Castiel. Le danseur lécha doucement le membre, savourant le goût fort et musqué. Le gémissement de son amant le fit sourire, et il s'appliqua à aller plus loin, engloutissant petit à petit l'entièreté du sexe dans sa bouche.

Castiel glissa ses mains dans les cheveux de Dean pour le diriger. Le blond ne protesta, heureux de se laisser enfin aller. Cependant, Castiel le ramena bien vite contre lui, l'embrassant furieusement.

Dean sentit les mains aventureuses de Castiel venir caresser ses fesses. Le danseur sourit alors que le brun caressait doucement sa peau, continuant de l'embrasser avec passion.

Le blond cria de surprise quand Castiel vint glisser doucement un doigt à l'intérieur de lui. L'écrivain s'arrêta aussitôt.

« Tu as mal ? s'inquiéta le brun, ses yeux bleus cherchant la moindre trace de douleur sur le visage de Dean. »

Mais celui-ci fit non de la tête, bougeant son bassin sur le doigt de Castiel. Le brun sourit quand il comprit et commença à jouer avec son doigt, le rentrant et le sortant lentement. Dean se mordait les lèvres pour ne pas gémir, Castiel savait jouer de ses doigts le bougre.

Castiel retira son doigt, ce qui eut pour effet de faire grogner Dean.

« Tu fais quoi là ? murmura le danseur, toujours allongé sur le brun.

- Attends un peu, s'amusa Castiel.

- J'ai trop attendu, gronda le danseur, mordillant l'oreille de Castiel. Je te veux en moi, maintenant. »

Castiel interrompit Dean en lui mettant deux doigts dans la bouche.

« Lèche, ordonna l'écrivain. »

Dean s'exécuta sans se faire prier, léchant et mordillant les doigts de Castiel qui le contemplait de ses yeux bleus. Le danseur était la définition même de l'indécence. Une légère pellicule de sueur sur son visage, les joues rouges d'excitation et la luxure brillant dans ses yeux alors que sa langue glissait entre les doigts du brun.

Quand Castiel estima que le danseur avait bien lubrifié ses doigts, il présenta sa main devant l'intimité de Dean tout en le caressant. Le danseur plongea sa tête dans le cou du brun, mordillant l'oreille et murmurant des paroles salaces pour exciter Castiel. Celui-ci rougissait, comme toujours, face aux mots crus de Dean et il se décida enfin à introduire un doigt à l'intérieur de Dean.

Le danseur grogna de plaisir face à l'intrusion. Castiel se dépêcha de le retirer, pensant qu'il lui avait fait mal, mais Dean releva la tête, le fixant de ses yeux verts dominateurs.

« Tu n'as pas intérêt à t'arrêter maintenant, sinon ça va chauffer pour toi. »

La voix rauque de désir de Dean résonna aux oreilles de Castiel qui rougit furieusement. Cette fois-ci, l'écrivain introduisit deux doigts et commença à effectuer de petits mouvements. Le danseur gémissait, se mordillant la lèvre alors que le brun continuait de l'ouvrir.

Lorsque Castiel inséra un troisième doigt, Dean prit le temps de s'ajuster correctement, ce n'était pas tous les jours qu'il se faisait prendre, d'habitude les hommes et les femmes souhaitaient qu'il les possède complètement, mais Dean avait toujours préféré se diversifier. Et il adorait que Castiel le laisse faire.

Castiel sentait les muscles autour de ses doigts se détendre petit à petit, mais il ne faisait toujours aucun mouvement, laissant à Dean le temps de s'habituer. Lorsqu'il sentit le danseur bouger légèrement, il commença de petits mouvements afin de détendre et ouvrir un peu plus le danseur. Dean se mordait toujours la lèvre avec fièvre, il adorait la sensation des doigts de Castiel en lui, il s'empalait de lui-même et dirigeait le rythme, une douce chaleur se répandant de son bassin jusque dans le ventre.

Lorsque tout à coup, les doigts de Castiel frôlèrent quelque chose en lui, Dean laissa échapper un gémissement de plaisir. Castiel rougit face à la vision d'un Dean, assis sur ses doigts, la tête renversée en arrière, la sueur glissant sur son torse, la bouche ouverte murmurant son nom avec luxure et envie.

Dean continua ses allers et retours sur les doigts de Castiel, embué dans une bulle de plaisir. Seulement l'écrivain retira bien vite ses doigts, faisant crier de frustration le blond. Le brun rougit encore plus, observant le visage essoufflé de son amant.

« Est-ce que… tu es prêt ? demanda l'homme avec timidité.

- Si tu ne me prends pas tout de suite, je vais me soulager devant toi et tu ne pourras profiter de rien, grogna Dean avec un regard d'envie. »

Castiel baissa les yeux, réprimant un sourire, le danseur était prêt. L'écrivain cala son membre face à l'entrée de Dean et commença à le rentrer petit à petit. C'était absolument électrisant d'observer la réaction de Dean, les yeux écarquillés, fixant un point invisible devant lui, la langue à peine sortie et le souffle court. L'extase et le plaisir se lisaient sur son visage, et Castiel avait beaucoup de mal à ne pas aller plus vite pour posséder enfin ce corps magnifique et le voir se tordre de plaisir en hurlant son nom.

Dean se sentait possédé petit à petit par le membre de Castiel, c'était si bon. Sentir ses muscles s'ouvrir doucement pour accueillir l'écrivain, le plaisir lui brûlait la peau et il se sentait partir. Quand enfin son bassin colla le corps de Castiel, il ouvrit les yeux pour contempler avec émerveillement le visage de son amant.

Les yeux de Castiel étaient deux orbes bleus en fusion, le visage rouge, les cheveux plaqués sur son front. Il était si beau dans son indécence que le blond vint l'embrasser à pleine bouche, savourant le goût légèrement salé de ses lèvres.

Et enfin il se mit à bouger, doucement au départ, appréciant la légère sensation de brûlure si agréable. Mais bien vite, Castiel voulut diriger le rythme en venant poser ses mains sur les hanches de son amant. Dean sourit, tel un prédateur, et vint mordre l'oreille du brun.

« On se calme, c'est moi qui dirige ce soir, murmura le danseur. »

Castiel gémit sa frustration, le blond prenant ses mains dans les siennes pour l'empêcher de le toucher. Et ils s'aimèrent. Leur passion enflammant chaque parcelle de leur peau. Castiel s'abreuvait de la vision de Dean le surmontant, les lèvres entrouvertes, les yeux fermés, un plaisir indescriptible se lisant sur son visage.

Quand la jouissance les libéra enfin, les deux hommes s'effondrèrent l'un sur l'autre, respirant avec difficulté.

« C'était…

- Magique, coupa Dean, venant embrasser Castiel et lui caressant les cheveux. »

Castiel hocha la tête, un sourire rêveur sur les lèvres. Se dégageant de l'étreinte de Dean, il s'étira, avant de revenir se coller contre le corps chaud du blond. Il ne pouvait pas s'en détacher.

Dean était si fatigué qu'il aurait pu dormir pendant trois jours d'affilé sans se réveiller une seule fois. Sa poitrine le brûlait étrangement, mais il n'en avait cure, Castiel était contre lui, son odeur le possédant totalement. Il adorait sentir la peau de l'écrivain contre la sienne.

Le sommeil les rattrapa bien rapidement, et ils s'endormirent l'un contre l'autre, enlacés comme si rien ne pouvait les séparer.


Et voilà, j'espère que ce lemon vous aura plu, je ne sais même plus pourquoi je m'échine à cet exercice, je me sens ridicule à chaque fois xD Tant que ça fait plaisir aux lectrices/lecteurs, c'est tout ce qui importe des fois xD

With my sincerious love,
Uki