Et voilà the chapter of the day ! Plus que deux autres et nous auront finis cette petite aventure XD
ENJOY !
Le lendemain, les deux amants se dépêchèrent de rejoindre les répétitions, prenant soin à ce que personne ne puisse les voir quitter la chambre ensemble.
Fort malheureusement, Dean avait oublié que les répétitions seraient surveillées par le Duc mais qu'à cela ne tienne, il pouvait très bien faire semblant d'être ravi par sa présence.
Commençant les répétitions, Dean eut bien vite d'autres soucis à penser, comme son placement, ses mouvements, son texte. Castiel, le Duc et ses problèmes n'existaient plus, seul restait le spectacle.
Le Duc était mal installé sur ce fauteuil de seconde main. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour pouvoir s'asseoir sur du cuir molletonné. Mais la vision d'un Onyx étincelant qui se mouvait sur la scène avec une grâce digne d'une gymnaste valait toutes les tortures qu'il pouvait infliger à son fessier.
Crowley était vraiment ravi de pouvoir enfin posséder le danseur. Cela faisait des mois qu'il cherchait le bon moment et il sentait qu'il y arriverait enfin.
Continuant d'observer Dean bouger sur scène, il ne se rendit pas compte de suite qu'une danseuse était assise à côté de lui et le regardait avec pitié.
« Je ne comprends pas cette scène, déclara la blonde au Duc qui haussa un sourcil. »
Crowley se demandait ce que voulait cette danseuse, quel était son nom ? Ah oui, Lilith. Elle était belle, pour sûr, mais il ne voulait pas d'elle, et si elle espérait le manipuler pour avoir plus de succès, elle allait s'en mordre les doigts.
« Qu'est-ce que vous ne comprenez pas très chère ? demanda Crowley, hautain.
- Pourquoi le courtisan terminerait-il avec l'écrivain à la fin de la pièce ? »
Crowley fronça les sourcils. Pourquoi lui parlait-elle de…
« Oups pardon… je voulais dire le serviteur… mais vous m'aviez compris Monsieur le Duc, termina la danseuse. En tout cas je ne suis pas du tout fan de cette fin. »
Lilith se redressa pour laisser ses mots s'imprégner dans l'esprit du Duc. Crowley fronçait les sourcils, observant les acteurs se reposer entre deux scènes. Et là, dans un coin de la scène, Dean était en train de réciter son texte à Castiel qui l'observait avec des yeux émerveillés.
Les rouages se mirent lentement en place dans l'esprit du Duc qui se leva, furieux, pour se diriger avec colère vers les deux hommes qui rigolaient discrètement, dans leur monde.
« Je n'aime pas cette fin, sortit l'aristocrate, brandissant sa canne en direction de l'écrivain et du danseur. »
Les deux hommes le regardèrent avec confusion. Le reste de la troupe était complètement silencieux, ne sachant que faire ou que dire.
« Je ne comprends pas, continua Crowley, pourquoi le courtisan choisirait un pauvre hère, qui ne pourrait rien lui apporter, plutôt que de voir tous ses rêves réalisés grâce à la puissance et la richesse du Maharadjah. »
Crowley avait du mal à contenir sa colère. Il n'aimait pas se faire duper, et Dean était à lui. Lui seul pouvait lui offrir ce qu'il voulait, pas ce stupide écrivain !
Balthazar sortit du lot, brandissant sa cithare en direction du Duc, qui le regarda avec dédain.
« Mais voyons, Monsieur, ça ne correspond en rien à l'idéal des bohêm…
- Je m'en contrecarre ! hurla le Duc, laissant exploser sa colère. »
La troupe recula d'un pas, choqué par le comportement haineux du mécène. Dean et son écrivain n'en menaient pas large, ce qui ravit Crowley. Ils devaient apprendre à avoir peur de lui, non mais !
« Pourquoi donc, dites-le-moi, un courtisan ne choisirait pas le Maharadjah ? »
Crowley respirait de plus en plus fort, s'avançant toujours plus proche de Dean.
Un Castiel rouge de fureur lui barra la route, ce qui lui fit serrer les dents. Un tel outrage n'allait pas être pardonné si facilement.
« Parce qu'il ne vous aime pas, cria Castiel, dans le feu de l'action. »
Crowley ouvrit grand les yeux, la fureur semblant exploser par tous les pores de sa peau.
Dean n'en menait pas large. Il voyait bien que Castiel venait de signer son arrêt de mort. Le Duc était à deux doigts d'exploser de colère, et le danseur ne savait pas ce qui pourrait les sauver cette fois-ci.
« Enfin… je veux dire, bafouilla l'écrivain, semblant se rendre compte de l'énorme bêtise qu'il avait proférée. Pas vous, vous. Je voulais plutôt dire que le courtisant n'aimait pas le Maharadjah ! »
Dean préféra ne rien dire, Castiel était dans un bourbier monstrueux. Un mensonge aussi pitoyable que celui-là allait signer leurs pertes.
Dean sentit le regard furieux du Duc sur lui, et ne put s'empêcher de prier Dieu de les épargner pour l'orage qui allait s'abattre sur eux.
Bizarrement, le Duc ne dit rien, se contentant d'une volte-face en direction de la troupe, avant de hurler à la cantonade.
« Lucifer ! Où êtes-vous ? Je veux que l'on réécrive cette scène ! Notez bien le changement, c'est ce que je veux voir le soir de la première ! »
Dean vit son directeur sortir des rangs, penaud.
Le blond s'approcha du Duc, levant les mains dans une atteinte pour calmer le Duc.
« Voyons, Monsieur le Duc. Vous ne pouvez pas demander ça, la première est dans quelques jours et…
- Je n'en ai rien à faire ! Vous et vos gens savez travailler dans l'urgence, non ? Changez-moi tout ça ! »
Dean voyait bien que Lucifer ne pouvait pas grand-chose de plus pour leur sauver la mise. C'est ainsi qu'il prit la décision qui allait changer la donne.
Avançant vers le Duc qui lui avait tourné le dos, il passa un bras autour de son cou, se collant contre l'aristocrate surpris.
« Voyons, Lucifer. Il me paraît évident que le Duc a été terriblement mis à l'écart lors de l'écriture du script. Nos écrivains ont beaucoup trop d'imagination ! »
Dean se giflait mentalement pour oser proférer de telles absurdités. Même Lucifer n'osait le contredire, par peur de détruire leur mince chance de réparer les dégâts causés par Castiel et la scène.
Crowley semblait se calmer, sa main reposant contre la hache de Dean, le serrant plus près de lui. Dean détestait ce contact, pour l'unique raison de sa signification. Il appartenait au Duc, et il détestait ne pas être capable de choisir.
Malgré ce sentiment de répugnance, il continua son monologue en faveur du Duc.
« Je vous propose donc, Monsieur Crowley, que l'on se retrouve ce soir, rien que vous et moi, pour un dîner, où nous règlerons les… détails des changements que vous souhaitez imposer à la pièce. D'accord ? »
La troupe entière était suspendue aux lèvres du Duc. Tout se jouait à cet instant. Soit Dean avait joué son rôle à la perfection, tel le parfait gigolo qu'il pouvait être avec les hommes, soit le Duc ne mordait pas à l'hameçon, et c'était leur fin à tous.
Cependant, Crowley sourit d'un air satisfait, pressant un peu plus le corps de Dean contre le sien.
« C'est parfait, je suis d'accord pour discuter avec vous. Je vous retrouve ce soir, mon précieux onyx. »
Dean lui fit son sourire le plus séducteur, et le Duc le lâcha enfin, partant de la salle sans un regard en arrière.
Une fois les répétitions finies, Dean sortit par les coulisses, cherchant à rejoindre sa loge pour se changer et assister au dîner avec Crowley.
Le danseur n'eut même pas le temps de faire trois pas qu'il se faisait plaquer contre le mur le plus proche par un Castiel plus qu'inquiet.
« Dean ! Qu'est-ce que tu as foutu, bordel ! Pourquoi tu as proposé au Duc de le voir ? Tu sais très bien ce qu'il va se passer ! »
Dean soupira, bien sûr que son écrivain allait lui sortir cela, ce n'était même pas une surprise. Retirant les mains de Castiel, le blond le regarda avec compassion.
« Exactement. Je sais ce que j'ai à faire. »
Castiel ferma les yeux, inspirant un grand coup.
« Je ne veux pas que tu couches avec le Duc, annonça-t-il dans un souffle. »
Dean haussa les sourcils.
« Je ne peux pas ne pas le faire, contra-t-il. Si je ne donne pas au Duc ce qu'il souhaite, c'est la compagnie entière qui en souffrira, et je ne peux pas faire ça à mes amis ! Je ne fais pas ça pour moi, ou pour te faire souffrir. Je fais ça pour nous tous ! Pour que nous puissions vivre nos rêves, et pour que toi et moi ayons une chance. »
Disant ces mots, Dean plaqua ses lèvres contre celles de Castiel, tout en l'enlaçant.
« Rappelle-toi de ta promesse de ne pas être jaloux, souffla Dean dans son oreille. Tout ira bien, promit-il. »
Castiel fixa Dean. Son regard en disant long. La tristesse se lisait dans ses yeux, et il secoua la tête.
« Bien sûr que si, répéta Dean. Je sais m'occuper de moi. Ce ne serait pas le premier homme à penser qu'il peut me bringuebaler comme un vulgaire objet. »
Castiel ferma les yeux, pressant son front contre celui de Dean.
Le danseur se détesta à cet instant, mais il devait le faire.
« Castiel… le Duc m'attend… »
Le blond se détacha de l'écrivain, mais celui-ci le retint par le bras, le plaquant à nouveau contre lui pour l'embrasser avec la passion d'un dernier baiser. Les lèvres du brun avaient le goût du danger et de l'interdit. Dean savait pertinemment que Castiel causerait sa perte. Il était trop parfait pour lui.
Le soir venu, Dean était prêt. Il s'était vêtu de ses vêtements les plus moulants et séduisants, pour mettre toutes les chances de son côté avec le Duc.
« Je vous ai fait attendre, mon cher Duc, sortit le blond quand Crowley lui ouvrit la porte de son appartement. »
Le Duc sourit, tel un prédateur, et laissa entrer le Winchester.
Dean se dirigea immédiatement vers le feu de cheminée. Il se sentait frigorifié depuis quelques jours.
Le danseur respira un grand coup, en se répétant le mantra qu'il se disait depuis les répétitions. Ce qu'il faisait, il le faisait pour Castiel, pour eux, pour qu'ils puissent avoir une chance. S'il fallait endurer la cour du Duc, ainsi soit-il, Dean savait jouer la comédie mieux que personne, cela faisait des années qu'il vendait son corps, il savait feindre l'envie et l'amour.
Ils avaient besoin du Duc. La première de la pièce était le lendemain soir. Dean avait juste besoin de supporter les pitreries du Duc jusqu'à ce moment, après, il sera libre de faire et d'être avec qui il voulait.
Le Duc l'appela pour qu'ils puissent se mettre à table, et Dean s'éloigna du feu pour venir s'attabler avec son amant d'une nuit.
Jouant le jeu, le danseur s'assit sur son fauteuil avec séduction et indécence, une jambe sur l'accoudoir, ouvrant ses cuisses sans aucune retenue. Crowley le regardait, tel un serpent se préparant à manger sa proie, avec envie.
Le Duc, ne pouvant plus se retenir, se leva pour s'approcher de son prix de la soirée. Dean le regarda s'avancer, et avec toute la luxure dont il était capable, il lança son regard le plus langoureux dans sa direction.
Le Duc continuait de s'approcher, et Dean ne faisait rien pour l'en empêcher, il savait ce qui allait arriver, et il ne voyait pas comment l'éviter. Il fallait voir le bon côté des choses, le Duc avait beau avoir la pire des personnalités, il était loin d'être le plus répugnant des hommes avec lesquels Dean avait couché. Il avait vu bien plus vieux, gros, sale ou encore plus vicieux que le Duc.
Crowley vint pour l'embrasser, et le blond le laissa faire. S'il devait jouer le jeu, autant le faire avec classe et élégance.
Le baiser était aussi faux que les émotions avec lesquelles jouait le danseur, mais cela sembla satisfaire le Duc, pour le moment.
« Je vais faire de toi une vraie star, mon petit bijou, susurra le brun tout en lui caressant le torse d'une main. »
Crowley se sépara ensuite de Dean, pour aller chercher une boîte, posée sur la cheminée. Revenant vers le danseur, l'aristocrate ouvrit la boîte, laissant l'autre homme contempler avec stupeur ce qu'il y avait à l'intérieur.
Dean était sur le cul. À l'intérieur du coffret se trouvait une magnifique chevalière en or, surmonté d'un onyx brillant de mille feux.
Le danseur ne savait quoi dire. Le cadeau le touchait énormément, mais d'un autre côté, il savait très bien ce que cela voulait dire s'il acceptait. Espérant échapper à la question fatidique, Dean regarda le Duc avec des yeux interrogateurs.
« Monsieur le Duc, n'étions-nous pas là pour discuter de la fin de la pièce ? sortit le blond avec une voix veloutée.
- Mais c'est tout à fait ce que je fais, répondit le Duc, sans se départir de son sourire. »
Dean était confus. Il ne voyait pas où Crowley voulait en venir.
« J'ai peur de ne pas comprendre, commença-t-il.
- Oh c'est très simple, à vrai dire, expliqua l'aristocrate. Le courtisan accepte le cadeau du Maharadjah, ainsi que la promesse de ne plus revoir l'écrivain, et le Maharadjah, dans sa grande bonté, accepte de laisser Lucifer écrire la fin qu'il veut pour son show. »
Dean ne savait quoi dire. Il sentit son souffle se raréfier, il avait besoin de prendre l'air. Se levant, il prit la chevalière et se dirigea vers le balcon, appréciant la bouffée d'air frais qui ébouriffa ses cheveux. Le danseur s'accouda au balcon, observant la scène en contrebas, où quelques personnes rangeaient encore les affaires.
Dean sentit plus qu'il ne vit le Duc se coller contre lui, posant sa tête sur son épaule. Il ne fit rien pour l'en empêcher, la comédie prenait encore place, il devait faire très attention à ce qu'il allait dire, il en allait de son avenir.
Il aperçut alors Castiel, en bas, qui venait de les apercevoir, et qui le regardait avec désillusion et douleur. Ouvrant la bouche, Dean murmura un silencieux ''je t'aime'' à son attention.
Le sourire de Castiel, bien qu'à peine esquissé, le remplit d'un bonheur éphémère qui partit aussi vite que Castiel.
Crowley embrassa la nuque de Dean avec lenteur. Il sentit le danseur frissonner, alors il releva la tête, pour apercevoir l'écrivain qui venait de s'éclipser.
Dean sentit soudainement la présence du Duc disparaître, et il se retourna, surpris.
Ce qu'il vit lui fit froid dans le dos.
Et voilà (comme d'habitude, les cliffs ne sont pas de moi, ma gentille beta a estimé qu'il était bien que je m'arrête ici XDD)
A dimanche !
With my sincerious love
Uki
