Bonjour, voici votre avant dernier chapitre, avec plein de rebondissements !

WARNING EN BAS DE PAGE ! PRIERE DE LIRE SI VOUS AVEZ DES DOUTES !

ENJOY !


Crowley serrait les dents, l'air furieux. Agrippant avec violence le bras de Dean, l'aristocrate le balança à l'intérieur de la pièce.

Dean manqua de s'écraser au sol par tant de fureur. Pourquoi le Duc changeait-il aussi soudainement de comportement ?

« Ainsi, ce n'était qu'une mascarade une fois de plus ? hurla le Duc, la haine marquée dans chacun de ses mots. Ce n'est qu'un jeu pour toi ? La catin qui essaye de faire croire qu'elle aime le noble ? Est-ce que tu te rends compte de ta position ? Tu n'es rien pour moi ! Tu n'es qu'un gigolo, un gueux ! »

Le visage du blond blanchit face à la hargne et les propos du Duc.

« Monsieur le Duc, voyons, vous vous méprenez, tenta Dean.

- Ah oui ? Vraiment ? s'énerva encore plus le Duc. »

Dean se tut, il voyait bien que tout ce qu'il pouvait dire n'allait qu'aggraver la situation.

Et il avait raison, le Duc le saisit par la gorge, le plaquant contre le mur, et lui arrachant la chevalière avec force.

Dean essayait de se débattre, mais la poigne de l'aristocrate était assurée, et il sentait ses poumons brûler par manque d'oxygène.

« Monsieur le Duc, tenta une dernière fois le danseur.

- Ta gueule, la catin ! cria de rage Crowley, projetant Dean au sol. »

Crowley s'agenouilla, prenant le visage de Dean dans sa main. Le tirant vers lui, Dean fut contraint de se lever.

Dean se sentait mal, il ne savait pas quoi faire, et surtout, il ne savait si le Duc allait se calmer. Et s'il ne se calmait pas, il ne savait pas ce qui allait lui arriver, et cela le terrifiait.

Crowley l'attira de nouveau contre lui, et cette fois-ci, Dean ne put s'empêcher d'être écœuré par le contact. Il ne voulait plus de ça, il ne voulait pas donner au Duc ce qu'il souhaitait. Le danseur voulait juste partir d'ici en courant et retrouver la sécurité des bras de Castiel.

Il pouvait sentir l'érection du Duc contre ses jambes, et il comprit avec horreur ce qui allait se passer.

Crowley lui arracha ses vêtements, explosant les boutons de la chemise, et déchirant le tissu fin du pantalon en toile de Dean.

Dean était mortifié, il n'arrivait pas à se défendre. Il était encore groggy de quand l'aristocrate l'avait envoyé au sol, et il n'arrivait toujours pas à comprendre ce qu'il lui arrivait.

Le brun se saisit de son poignet avec violence pour le traîner de force dans la pièce d'à côté, où se trouvait son lit.

Sans ménagement, Crowley balança le blond sur le matelas, avant de venir s'allonger sur lui, grognant son plaisir de pouvoir enfin savourer la chair du danseur.

Il retourna Dean sur le ventre, et celui-ci commença enfin à se débattre, mais l'aristocrate lui plongea la tête dans l'oreiller pour étouffer ses cris.

Crowley dégrafa son pantalon, sortant son sexe durci par l'excitation. Dean serrait les dents, il essayait de se détendre au maximum, car il savait que ça allait au moins limiter la douleur, mais plus facile à dire qu'à faire, surtout lorsque sa tête était plongée dans un oreiller, et qu'un homme était assis sur lui.

La douleur lui transperça le bas du dos avec tellement de force qu'il ne put s'empêcher de crier. Les larmes de souffrance coulaient le long de ses joues sans qu'il puisse les arrêter.

« Tu aimes ça, hein, la catin ? jubila Crowley, fier de supplanter la volonté de Dean. »

Le danseur ne répondit rien, se contentant de penser à autre chose, alors que l'aristocrate continuait de le pilonner avec violence.

La douleur était horrible, elle venait par vague, à chaque coup de reins, elle arrivait en force, le faisant gémir dans l'oreiller.

Dean se sentait sombrer dans l'inconscience, la souffrance commençant à lui faire perdre la raison, quand tout à coup, un bruit sourd retentit, et un poids mort s'abattit sur son dos.


« Dean ? Tu vas bien, fit une voix timide. »

Dean releva la tête, les larmes défigurant son visage, en direction de la voix. Lorsqu'il reconnut Impala, il crut qu'il allait l'embrasser, tellement il était heureux de le voir.

Impala le regardait avec compassion, une poêle à la main, Crowley assommé à côté de Dean.

Le danseur se dégagea de l'étreinte de l'aristocrate, et toucha son intimité. Il pouvait encore sentir la brûlure et la présence du Duc à l'intérieur de lui.

Impala lui tendit sa chemise, sans dire un mot. Dean le remercia avec gratitude, Dieu qu'il pouvait aimer ce gamin.

« Merci, Baby, si tu savais comme je suis heureux de te voir, sortit Dean, d'une voix éraillée. »

Impala hocha la tête.

« Je passais devant la chambre, et j'ai entendu des cris, alors je me suis dit que j'allais observer ce qu'il se passait, c'est là que j'ai vu le Duc… enfin… voilà… et je suis intervenu. »

Dean ne dit rien, se contentant d'enlacer fortement son sauveur. Impala ne disait rien, encore sous le choc d'avoir vu son idole subir un tel traitement.

« Viens, sortit Impala. Je vais t'amener à Castiel, il saura quoi faire. »

Jamais Dean ne saurait comment remercier son ami. Il s'appuya contre lui, et ensemble ils quittèrent la chambre du Duc, toujours assommé.

Lorsque Castiel vit arriver Dean, le visage rougit par les larmes et les yeux injectés de sang, il se précipita pour venir l'enlacer. Interrogeant Impala du regard, celui-ci haussa les épaules, et disparut sans demander son reste.

Dean était silencieux, se contentant de renifler de temps à autre contre le cou de Castiel. L'écrivain ne savait que faire, il ne savait pas ce qu'il s'était passé, alors il attendit patiemment, frottant le dos du danseur.

Finalement, Dean commença à parler.

« C'est drôle, je pensais vraiment que ce serait comme d'habitude, commença le blond. Que je pourrais lui faire mon petit numéro, qu'il soit charmé, et peut-être, lui démontrer ma passion. Mais j'en étais incapable cette fois-ci. Du moins, pas à partir du moment où je t'ai vu tout à l'heure. »

Castiel haussa les sourcils, mais de quoi parlait Dean, pourquoi il lui annonçait tout cela ? Cela lui importa peu. Tout ce qu'il voyait, c'était que d'une manière ou d'une autre, Crowley avait blessé Dean, et cela était impardonnable.

« Pars avec moi, sortit l'écrivain. Après la pièce, demain soir.»

Dean releva la tête pour regarder les yeux céruléens de Castiel, interloqué.

« Pardon ?

- Peu importe la pièce. Je peux en écrire d'autres. On peut trouver un théâtre pour nous produire. Tu as du talent, c'est tout ce qui compte, nous pouvons voyager, et voir le monde ! Pars avec moi, supplia Castiel. »

Dean réfléchit. Il ne pouvait pas faire ça. Le Moulin Rouge, Lucifer, Charlie, Abaddon, ils lui avaient offert tellement, il ne pouvait pas les laisser seuls comme ça. Et Impala, le pauvre. Cela lui briserait le cœur de le voir partir. Le danseur ne pouvait se résoudre à faire cela.

« Dean, continua Castiel. Tu n'es pas heureux ici. Et pense à tous tes amis. Ils seraient d'accord avec moi pour te dire qu'il faudrait que tu vives tes rêves ailleurs qu'ici, loin de l'influence du Duc. »

Et voilà, les pires prédictions de Dean se réalisaient. L'écrivain avait découvert le pouvoir de ses mots, et il les utilisait sans restriction. Et le blond ne pouvait lui résister, pas lorsqu'il était aussi passionné qu'en ce moment.

Et le fait que quelques minutes auparavant, le Duc avait ravagé son intimité, renforçait l'idée qu'il n'était pas à sa place ici.

« Je peux demander à Impala de couvrir notre sortie, il ferait tout pour toi ce garçon, sortit Castiel, élaborant son plan. Nous pouvons partir dès demain soir ! Ce soir, Dean ! Et la vie sera à nous, nous pourrons aller où tu voudras. »

Le monde. Dean souhaitait voir le monde plus que tout. Se produire sur les plus belles scènes des capitales, se faire acclamer par le public en folie. Oui, Castiel lui donnait le monde, et il était enfin prêt à le saisir avec lui à ses côtés.

« D'accord, murmura faiblement le danseur. »

Castiel cria son bonheur, embrassa avec ferveur le danseur.

Dean se releva avec difficulté. Il annoncerait à Castiel ce que lui avait fait le Duc plus tard. Il ne voulait plus en entendre parler pour le moment. La seule chose qui comptait était de partir avec lui. Lui, qui avait su lui faire découvrir des contrées inconnues jusqu'à présent, lui faisant briser sa sacro-sainte règle de ne jamais tomber amoureux. Il devait préparer sa valise, pour être prêt demain soir.

Arrivant dans ses quartiers, Dean découvrit avec stupeur Charlie, qui était confortablement allongée sur son lit.

« Tu es si prévisible, Dean, commença la belle rouquine. »

Dean haussa les épaules et ne dit rien, faisant ses valises sous l'œil maternel de sa meilleure amie.

« Tu me manqueras mon petit bijou, commenta Charlie, affectueusement. À moi et à tous les autres. »

Dean arrêta un instant de farfouiller dans ses affaires, pour venir embrasser Charlie. Le baiser avait un goût d'adieu, et il laissa une sensation amère dans la bouche de Dean.

Charlie avait dû ressentir la même chose, car une larme coula le long de sa joue.

Soudain la porte s'ouvrit brusquement, faisant sursauter Dean.

Le blond se retourna pour voir rentrer Lucifer.

« Oh, désolé, lâcha le directeur, égal à lui-même. »

Lucifer scanna la pièce de ses yeux, et il ouvrit la bouche de surprise quand il comprit ce que Dean faisait.

« Désolé Lucy, j'ai aimé faire ce bout de chemin avec toi et les autres, mais je dois te laisser, je ne peux plus faire ça maintenant.

- Non, tu ne comprends pas, s'affola Lucifer, tu ne comprends pas, c'est très grave, mon petit onyx, tu ne peux pas partir.

- Et pourquoi donc ? demanda Dean, continuant de faire ses bagages.

- Parce que le Duc va faire tuer Castiel ! Juste après la première. Si tu ne le rejoins pas après l'abaissement des rideaux, c'est fini pour lui ! »

Dean releva la tête pour regarder son directeur, l'horreur dans les yeux.

« Nous serons déjà loin le temps qu'il s'en rende compte. »

Lucifer pouvait lire la détermination dans le regard de son précieux bijou.

« Castiel m'aime, continua Dean. Avec lui, je sais au moins que ce n'est pas pour avoir mes faveurs en retour d'une une vulgaire somme d'argent, il a su m'aimer comme une personne normale ! »

Lucifer était en train de tomber des nues, droit aux Enfers. Dean était définitivement con. Le pauvre garçon était incapable de réfléchir avec clarté.

Voyant son danseur passer le pas de la porte, Lucifer prit une décision lourde de conséquences.

« Tu es mourant, Dean. »

Le danseur se retourna lentement, contemplant avec horreur le directeur. Ainsi, il était tombé aussi bas ? C'était tout ce qu'il avait trouvé pour le retenir ?

« Lucy, ce n'est pas le moment de blaguer, menaça Dean. »

Lucifer soupira, bien sûr que son protégé n'allait pas le croire, il n'avait jamais été connu pour être rapide à la détente.

« Non, mon chéri, je ne plaisante pas cette fois-ci. »

Dean leva les yeux au ciel. Il n'avait pas de temps pour ces conneries, il voulait aller déposer ses affaires chez Castiel le plus vite possible.

« Il dit la vérité, fit la voix pleine de douleur de Charlie. »

Dean tourna la tête, horrifié, vers sa meilleure amie.

Charlie se précipita vers lui, l'enlaçant avec force, tout en lui déballant toute l'impensable vérité.

Dean avait la tuberculose. Il n'en avait plus pour longtemps.

Le danseur était blanc comme un linge. Il était mourant. Lui qui pensait qu'il avait la vie devant lui… le tournant était violent.

Lucifer s'approcha de lui, et lui caressa les épaules avec douceur.

« Va prévenir Castiel. Envoie-le loin d'ici. Protège-le. Dis-lui ce qui doit être dit, mais fais-le partir. S'il reste, le risque est bien trop grand. »

Lucifer était doué pour manipuler, Dean le savait, mais il savait aussi que Lucifer ne mentait jamais. Et même dans ce cas-là, le blond savait que le directeur avait raison. Il ne pouvait pas laisser Castiel être dans la ligne de mire du Duc.

« Il… il ne voudra jamais partir sans se battre, bafouilla le danseur.

- Alors, tu devras lui faire croire qu'il n'y a plus rien pour quoi se battre, commenta le directeur. Tu devras lui dire que tu ne l'aimes pas, que tu ne l'as jamais aimé, et que tu te jouais de ses sentiments. »

Dean contempla son patron avec horreur. Il ne pouvait pas lui demander de faire ça, c'était inhumain.

Il ne voulait pas le faire, il refusait de faire souffrir Castiel à ce point. Son petit ange, il allait le détruire s'il faisait ça.

« Utilise ton talent pour le sauver, continua Lucifer. C'est le moment de faire la performance de ta vie, utilise toutes les ressources que tu as pour lui dire qu'il doit partir ! The show must go on. Le monde du spectacle n'est pas fait pour les âmes aussi innocentes que la sienne, tu dois le libérer ! »


WARNING : Viol graphique, langages dégradant, stress post traumatique
(pour sauter le passage du viol, ne lisez pas le début, passez directement à la ligne de démarcation suivante)

Voilà, j'espère que cela n'aura pas été trop difficile pour vous, mercredi, dernier chapitre de cette fic de malade qui m'aura travaillé pendant plus d'un an XD

With my sincerious love
Uki