Bonjour à toutes et à tous,
Ici, le sujet portera sur les pensées de Minerva McGonagall, qui pense à l'avenir de la métamorphose, étant donné qu'elle prendra la retraite. Soudain, quelques souvenirs reviennent, à propos d'une élève inoubliable. Hermione/ Minerva.
Bonne lecture !
Mononoke-chan.
Minerva McGonagall était préoccupée. Elle prendrait sa retraite l'année prochaine. Dès lors, il lui fallait un remplaçant pour assurer le poste de métamorphose, qu'elle avait refusé de lâcher, malgré les réflexions mesquines de ses élèves de septième année qui lui juraient sur ce qui leur passait par la tête qu'elle était trop vieille. Bien qu'elle se fût offusquée et qu'elle eût ôté cent points sur-le-champ à la maison de ces malheureux, elle devait reconnaître qu'ils n'avaient pas tort.
En effet, se disait-elle, elle avançait en âge, et sentait ses rhumatismes traverser tout son corps. Du vivant de Severus, elle prenait, avec une légère grimace toutefois, la potion anti-rhumatismes qu'il lui préparait, accompagnée du sarcasme de mise, et bien mérité: "Une directrice de maison toujours aussi vaillante, aussi solide et fringante qu'un cheval de course."
Personne n'avait envoyé de candidature. Pas le moindre CV, ni la plus infime trace d'une lettre de motivation. Les jeunes d'aujourd'hui avaient bien mieux à faire que d'enseigner comment transformer une allumette en aiguille à des gamins le plus souvent indisciplinés.
La vieille dame soupira. Décidément, les temps avaient changé. Autrefois, le maître et la maîtresse étaient considérés comme des modèles, qu'il fallait absolument respecter. Ils représentaient l'ordre et la morale. Plus maintenant.
Elle se dirigea vers l'armoire, de laquelle elle sortit un gros dossier sur lequel on pouvait lire: Promotion 1991. Ah!, Cela faisait si longtemps!
1991. Pas n'importe quelle année. Celle où le Trio d'or avait fait sa rentrée, chez elle, à Gryffondor. Harry Potter, Ron Weasley, Hermione Granger.
Devenue soudainement fébrile, Minerva ouvrit le dossier et se mit à le feuilleter en toute hâte. Vite. Il fallait qu'elle le trouve. Elle n'avait pas le temps.
Elle finit par trouver ce qu'elle voulait, à savoir une pile de parchemins agrafés, et sourit en voyant une fillette de onze ans, les cheveux ébouriffés.
Elle se mit à sourire en reconnaissant Hermione Jean Granger.
La fillette lui adressa un signe de main et lui rendit son sourire. Soudain, Minerva ressentit un pincement de jalousie au coeur. Lorsqu'elle entrait dans le bureau de Dumbledore, elle devait écouter les prises de bec entre les tableaux d' Albus Dumbledore et Severus Snape, qui ne cessaient de se crêper le chignon pour un oui ou pour un non. Quand Fortescue et Phineas Nigellus s'y mettaient, c'était encore pire. L'autre jour, elle avait dû demander à Dilys Derwent de mettre fin au conflit. Depuis la mort de Severus, le bureau directorial était devenue une vraie volière. Il s'agissait de la raison pour laquelle la directrice des Gryffondor préférait nettement rester dans son bureau.
Minerva soupira. Qu'est-ce qu'elle aurait voulu bavarder avec Hermione, en cet instant. Cette petite fille l'enchantait vraiment. Elle était si... douée.
Douée. Minerva était très sévère et n'avait jamais employé un tel adjectif pour qualifier un de ses élèves. Mais là, il lui semblait qu'il y avait exception.
Hélas, comme les autres photos des élèves, celles de la jeune fille restaient désespérément muettes. Elle ne parlait pas, telle la petite sirène du conte d'Andersen.
Elle prit la dernière pile de la liasse de parchemins où l'on voyait cette fois-ci une jeune femme aux cheveux ondulés, élégamment coiffés. Minerva sentit une larme couler le long de sa joue en regardant cette photo.
"Que Dieu vous vienne en aide, Hermione!", pensait-elle tout bas, sentant les larmes l'envahir.
Puis, elle se mit à ranger machinalement les dossiers dans le dossier principal, avant de remettre le tout dans l'armoire. Sauf une liasse de parchemins. Quelle peut-bien être cette liasse, lecteur?
Minerva était décidée. Cet amas de feuilles de parchemin n'avaient rien à faire dans le dossier de la promotion 1994. Par contre, dans le tiroir de son bureau, il y aurait-il une place?
Un sourire, si rare, apparut sur ses lèvres austères. Après tout, pourquoi pas?
