Bonjour à toutes,
Dans ce chapitre, ( je me suis inspirée du titre de Jenny Blackhurst Une cruelle absence) Amelia assiste au meurtre de Marlene par deux Mangemorts, Travers et Dolohov. L'écriture rappelle un passage des Misérables de Victor Hugo, je laisse aux lectrices et aux lecteurs le soin de découvrir lequel. Attention, passages sensibles.
Bonne lecture.
2 ans plus tard...
Amelia n'y croit pas. Non, pas cela. C'est tout bonnement impossible.
Pas elle. Tout, sauf elle.
Elle n'arrive pas à croire ce qui s'est passé sous ses yeux.
Deux Mangemorts sont venus chez elle. Bien sûr, deux hommes. Évidemment, tout cela était trop beau pour durer. Les partisans de Celui-dont-on-ne-doit-pas prononcer-le-nom pullulaient partout, tels d'infâmes moustiques.
Mais ça! Amelia ne peut pas s'y résoudre, non, ça non!
Pas Marlene! Pas elle!
Elle vient de voir sa chérie, sa nymphe, la muse de son cœur aux prises avec deux Mangemorts cagoulés.
Le spectacle en était épouvantable et magnifique à la fois. Il lui semblait que Marlene taquinait les sortilèges de douleur et de mort qui sortaient de leurs deux baguettes meurtrières. L'enfant-fée les esquivait en effet, telle une naïade, ou plutôt un farfadet moqueur, mais si divin.
Les deux Mangemorts, fous de rage de se voir ainsi jouer par cette petite ensorceleuse, n'avaient pas aperçu la présence de la juge, qui s'était cachée derrière l'armoire du salon, par précaution.
Soudain, elle ne put en croire ses yeux. Un Avada Kedavra, plus traître que les autres, venait d'atteindre la petite flamme de vie qu'était Marlene, la lumière verte contrastant avec les cheveux rouges de la jeune femme.
A cet instant, Amelia n'aurait pas ressenti pire souffrance que si l'on venait de lui arracher le cœur vive.
Non!, se disait-elle, c'est impossible.
Soudain, elle vit le Mangemort qui avait lancé ce sort tellement immonde enlever sa cagoule. Elle le reconnut aussitôt. Il s'agissait de Travers, un homme de sa promotion à Poudlard.
Depuis qu'elle le connaissait, elle éprouvait une vive aversion pour lui. Il était prétentieux, cruel, et doué d'une bêtise incommensurable. Dire que ses parents avaient songé la marier avec ce type, lui disant sans cesse qu'il représentait un beau parti.
Beau parti, vraiment!
Mais jamais elle ne l'avait autant haï qu'en ce moment-là!
Il se tourne vers son partenaire, qui enlève sa cagoule, et ils se mettent ensemble à ricaner. Celui-là, elle le reconnaît aussi. Dolohov! Il est recherché pour de nombreux crimes, lui aussi. Puis elle les voit transplaner, laissant une traînée de fumée derrière eux. Ils ont réussi leur sale coup!
Mais pas pour longtemps, se dit-elle, un sourire sinistre sur les lèvres.
Car elle le leur fera payer, et chèrement! Elle sait ce qu'elle va faire, le lendemain! A l'aube, elle transmettra d'ores et déjà leur dossier à Croupton, pièce par pièce. Elle s'en fiche de commettre une injustice, de que son patron soit tyrannique. Tout ce qu'elle veut, c'est que les deux hommes paient pour le crime de son aimée, Travers surtout. Elle veut effacer le sourire insolent qu'ils ont affiché sur leurs lèvres, que les Détraqueurs leur absorbent leur vile âme.
Maintenant, Amelia est en larmes, tenant contre elle le corps inerte de son aimée.
Flash-Back
"Dis, Mélia" lança une voix douce, semblable à du miel.
Amelia ne répondit pas, et se contenta de caresser la cuisse de son aimée, si jolie, si vivante, si gaie.
"Personne ne le saura, ne t'en fais pas, Mélia, susurre Marlene, pendant qu'Amelia la prend par la taille et se met à lui baiser la poitrine. La jeune sylphide glousse alors de plaisir"
Fin du Flash-Back.
Maintenant, Amelia esquisse un sourire sardonique. La sentence est tombée. Croupton a envoyé Travers et Dolohov à Azkaban. Sans procès. Tant mieux. Bien que la décision soit juridiquement inadmissible, elle s'en fiche. Qu'ils paient pour leur crime, voilà tout ce qu'elle veut!
La juge, si mature, si responsable se sent comme une petite fille à qui deux méchants garçons viennent d'arracher sa poupée par les cheveux. Une bouffée de vengeance monte en elle. Elle veut qu'ils paient, pour lui avoir arraché sa jolie poupée, l'avoir déshabillée,avant de la piétiner insidieusement, en ricanant, tels deux mauvais garçons.
Un ricanement ironique se fait entendre, pendant qu'Amelia ferme la porte du studio qu'elle partage avec son aimée. Bien que celle-ci soit dans un autre monde, Amelia veut toujours croire qu'elle est là, prête à l'entendre, à l'écouter.
Puis elle se met à caresser tout doucement l'entre-cuisse, puis les douces fesses de sa compagne, qui ressemble vraiment à un ange tombé du ciel. Si seulement c'était vrai, pense la juge.
Puis elle se déshabille, et s'allonge à côté de Marlene, en lui caressant les lèvres, rabattant la couverture sur elles. Personne ne saura ce qui se passe vraiment. Personne.
