Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd'hui, le chapitre porte sur les relations entre Hermione Granger et Minerva McGonagall. Celle-ci vient de décider mystérieusement de remettre le poste de directrice de Poudlard à la jeune femme. Mais que cache cette décision?

Bonne lecture à vous,

M.


Hermione n'arrive pas à y croire. Elle se sent fébrile.

Elle est bien devant la statue qui mène au bureau du Professeur Dumbledore. Dire que cette statue l'impressionnait déjà dans le passé.

Elle se sent redevenir la petite fille, l'élève ô combien studieuse qu'elle était. Tant de souvenirs défilent devant ses yeux. La découverte de la magie. L'amitié avec Harry et Ron. Ron, de qui elle vient à présent de se séparer.

Hermione lutte afin de ne pas laisser les larmes l'envahir. Elle ne veut pas s'effondrer. Pas en ce jour, si solennel pour elle.

En effet, elle a décidé de tout plaquer. Son poste hyper-convoité au Ministère, son ex-mari, ses enfants qu'elle a confié à Molly. Elle lui en reste reconnaissantes. Peu d'ex-belles-mères auraient accepté telle situation. Mais Molly est une femme très compréhensive. Elle a bien vu que Ron tournait mal!

Bref, Hermione ne peut éprouver que de la reconnaissance envers cette femme.

Cependant, en ce moment, elle pense à autre chose. Son entretien avec... Va-t-il bien se passer? Va-t-elle l'accepter?

La jeune femme sent la sueur dégouliner de son front. Elle a peur, peur que la directrice de Poudlard la juge, la rejette, l'humilie.

Car elle sait bien de quoi elle est capable. Elle a dû lutter pour mériter l'approbation de cette femme si austère.

Pendant qu'elle pense elle entend des pas derrière elle. Surprise, elle se retourne et je laisse le soin à mes lecteurs( trices) de découvrir la personne qui se tenait derrière elle!

Elle reconnait le regard perçant auquel aucun détail n'échappait dans ses souvenirs, la bouche plissée, la robe verte émeraude, le chignon impeccable.

Malgré son âge, Minerva McGonagall reste toujours la même.

Leurs pupilles se croisent, faisant se rencontrer le marron avec le gris.

"-Bonjour Miss Granger."

"-Bonjour Professeur McGonagall."répond aussitôt la jeune femme.

"-Veuillez me suivre, s'il vous plaît."

Puis elle prend une autre direction, suivie de la jeune femme, parcourue de légers frissonnements.

"Vous n'êtes pas sans savoir que la direction de l'école de sorcellerie de Poudlard est, et reste à ce jour une grande responsabilité."

"Oui, Professeur."

Hermione le sait. Pour avoir travaillé sans cesse au cours de sa courte vie, elle le sait. Elle lève le regard et fixe la tempe de la directrice qui s'exclame aussitôt:

"-A l'avenir, Miss Granger, cessez de m'appeler Professeur. J'ai été votre professeur, mais en regardant votre curriculum, et vous connaissant, je suis convaincue que seule vous pourrez reprendre la direction de l'école. Par conséquent, si vous le souhaitez, nous serons collègues."

Si vous le souhaitez. Venant de Minerva McGonagall, la formule est par trop superflue, Hermione ne le sait que trop bien. Toutefois, elle se demande. Pourquoi la directrice de Poudlard a-t-elle décidé de lui donner subrepticement ce poste, sans crier gare. Connaissant la dame, il y a anguille sous roche.

Toutefois, la jeune femme ne sais que faire. Bien qu'elle répugne à agir de la sorte, elle décide de lâcher prise.

Pour une fois. Prenant une grande inspiration, elle lance, d'un ton saccadé:

"J'accepte, pro... Mrs McGonagall..."

"-Ne m'appelez pas Mrs, Miss Granger. Croyez vous que j'appelle ainsi mes collègues? A quoi servent les prénoms, à votre avis?

Hermione n'y croit pas. Minerva a dû subir l'influence de Dumbledore, il n'y a pas d'autre explication.

Prenant une grande inspiration, elle lance:

"-D'accord, Minerva.

Puis elle ajoute, avec une lueur malicieuse dans le regard que la directrice des Gryffondor ne lui a encore jamais vue.

"Mais à une condition, professeur."

"Laquelle?"

"-Que vous m'appeliez Hermione."

Minerva ne sait que dire, que répondre. Cette jeune fille la surprendra toujours. Elle se contente alors de lui adresser l'un de ses rares sourires, et ferme les yeux. Ce jour-là, un de ses rêves est en train, lentement mais sûrement, de se réaliser.