Salut tout le monde ! Voilà la suite ! J'ai eu du temps libre et j'étais vraiment inspirée dooonc du coup ce chapitre est publié bien plus tôt que ce que j'aurais pu penser ! :p
Disclamer : Merci J.K.R pour l'invention ingénieuse de Harry Potter et Draco Malfoy !
J'ai reçu vos reviews par email, mais par contre elles n'apparaissent pas sur le site... En tous cas merchiii !
Chapitre 6 :
Une semaine... Une semaine entière que son nouveau voisin avait emménagé et il ne savait toujours pas à quoi, il ou elle, ressemblait ! Non pas qu'il soit vraiment pressé de faire connaissance avec un vieux riche à l'haleine de phoque, mais tout de même... La moindre des politesses aurait été de venir se présenter ! Harry voulait le voir, par simple curiosité, il espérait que ce soit un garçon, pas trop vieux, bien foutu... en bref, le brun voulait se trouver quelqu'un et quoi de mieux que son voisin ?
Mais la possibilité, qu'un beau gosse riche de surcroît homosexuel, emménage juste au dessus de chez lui, était quasiment nulle. Harry soupira, il devait vraiment être en manque d'affection pour avoir des idées aussi saugrenues. En tous cas, il devait bien avouer que la discrétion du nouveau locataire était assez agréable et changeait un peu de Kyle, qui hurlait un "merde"sonore à chaque fois qu'il faisait tomber quelque chose ( ce qui arrivait souvent). Sans oublier ses parties de jambes en l'air répétitives, qu'Harry devait supporter d'entendre alors qu'il travaillait. Mais bizarrement le silence qui régnait à présent, l'angoissait, comme si un épais brouillard l'étouffait. Il s'était habituait à Kyle, maintenant qu'il était seul, il en prenait réellement conscience. Aussi il prit l'initiative périlleuse de se rendre chez Ron et Hermione, un vendredi après midi. Hermione travaillait pour le ministère de la magie et devait probablement rentrer tard le soir. Ron, lui, était devenu Auror et devait certainement avoir un emploi du temps aussi ordonné que celui d'Harry.
Le brun prit une poignée de cheminette et prononça distinctement l'adresse de ses meilleurs amis. Son appartement disparut de son champ de vision, et en courageux Gryffondor il ferma les yeux, toujours assez impressionné par les flammes vertes qui l'entourait sans pour autant le brûler. Quand il rouvrit ses yeux, il était dans la maison spacieuse aux couleurs rouge et or de Hermione et Ron.
- Harry ! S'écria une voix surprise alors qu'il apparaissait à peine dans la cheminée.
- Mione' articula difficilement le brun alors que sa meilleure amie l'étranglait, tellement son étreinte était forte.
- Tu m'as manqué idiot !
- Oui, toi aussi Dit-il en s'asseyant sur un fauteuil tandis qu'Hermione prenait place sur le canapé à sa droite.
- Ron n'est pas là ? Demanda le Survivant, gêné par le silence qui commençait à s'installer entre eux.
- Non, le vendredi il travaille toujours très tard, tu veux boire quelque chose ? J'ai fait de la limonade si tu veux ! S'enthousiasma Hermione.
- Parfait, merci Fit Harry qui se fustigea intérieurement. Les rares fois où Hermione et lui s'étaient retrouvés en seul à seul - depuis qu'ils avaient quitté Poudlard- elle lui faisait d'interminables sermons sur son train de vie, qu'elle qualifiait d'inacceptable.
- Aussi non, de quoi parle ton dernier roman en date ? Le questionna la jeune fille.
- L'histoire d'un homme qui sombre dans la démence Répondit Harry vaguement, il n'avait pas envie de donner des détails sur son livre, si elle voulait connaître l'histoire, elle n'avait qu'à se le procurer.
- Et toi, ton travail au ministère, toujours aussi passionnant ? Enchaîna le brun pour meubler la conversation.
Hermione revint avec deux verres de limonade et tendit son verre à Harry :
- Pas vraiment, je m'occupe de paperasse et toujours rien que de la paperasse Se plaignit-elle.
Harry ricana :
- On t'avait prévenu avec Ron !
Cette réplique suffit à détendre un peu l'atmosphère et une bonne heure s'écoula sans qu'aucun des deux n'en prennent conscience. Ils avaient bien parlé et la tension qu'il y avait entre eux depuis un moment avait disparu, les murs étaient enfin tombés. C'est donc avec une dernière accolade qu'ils se quittèrent en souriant.
Harry soupira de bien-être en rentrant chez lui, tout semblait s'arranger petit petit, en oubliant le déménagement précipité de Kyle, qui lui laisser un sentiment de vide...
Il s'allongea sur son lit, bien décidé à faire un petit somme.
Il se réveilla complètement paniqué et en sueur huit heures plus tard. Ce n'était pas possible, non ça n'allait pas recommencer ?
Harry se rua dans sa salle de bain pour prendre une douche froide, non, non, non! Il devait oublier...
Le lendemain soir, ce fut pareil, quelques heures après qu'il eut fermé les yeux, il les rouvrit totalement écarquillés. Il avait l'impression que le cauchemar recommençait. Toutes ses années il avait refoulé sa douleur, son détachement sur la réalité lui permettait justement de ne pas perdre pieds. Et voilà que depuis deux nuits, ça recommençait... Il cauchemardait de nouveau sur l'autre enfoiré. Non! Il n'en voulait pas, il ne voulait pas de ses rêves, de ses sentiments dérangeant qui se réveillaient. Il ne voulait plus souffrir, il ne cherchait pas pour autant le bonheur, mais tant que tout allait bien, ça lui convenait. Il ne voulait plus retomber dans des sentiments extrêmes, il avait eu sa dose. Et pourtant, sous le jet de froide, Harry ne put s'empêcher de remarquer un détail troublant. Dans ses deux derniers rêves Malfoy, semblait être différent, comme si il avait évolué, il était plus grand, plus dominant, il ressemblait à un homme. Mais c'était impossible, puisque Harry ne l'avait pas revu depuis le dernier jour à Poudlard, il ne pouvait donc pas savoir à quoi il ressemblait à présent. À moins que ce soit son esprit qui l'imagine ? Mais il n'y avait pas que ça, le Malfoy de ses rêves était cette fois-ci... mélancolique ? Il ne l'avait pas touché dans ce deuxième rêve, il lui avait juste frôlé la joue de ses doigts froids. Mais des doigts ne pouvaient pas être froids dans un rêve? Il n'y avait aucun sens à cela! Alors pourquoi pouvait-il presque encore sentir la traînée brûlante, qu'avait laissé la main gelée du Serpentard sur sa joue? Harry manqua de se frapper la tête contre les parois de la douche, il en avait marre de tout ça ! Il se sécha rapidement et enfila un jean noir, histoire de décompresser, il décida d'aller fumer une cigarette sur son balcon. Il avait pris l'habitude de s'asseoir sur le rebord en pierre, une jambe dans le vide et de contempler la ville bruyante sous ses pieds, lorsquela solitude le pesait trop ou quand il voulait tout simplement s'évader un peu.
Le Survivant attrapa son paquet de Lucky Mind, et se dirigea vers la baie vitrée de son salon. Il fit coulisser la porte en verre, et fut immédiatement assaillit par une odeur nauséabonde. Il ferma rapidement l'accès à son balcon et murmura un « putain ». Oui, car ce n'était pas la première fois que cela arrivait au Sauveur, il avait encore oublié d'arroser ses plantes. Et il n'était pas retourné sur son balcon depuis un long moment, ce qui expliquait que les fleurs est pourries ou grillées à cause de la pluie fréquente ou du soleil qui était rare en Angleterre. Oh, Harry aurait très pu bien jeter un sort, mais il n'avait pas envie de se retrouver comme la dernière fois enfermé dans la salle de bains, à appeler Hermione à l'aide. Le brun n'avait jamais été très intéressé par les cours de botanique à Poudlard, il aurait dû. Il aurait su que ce qui semblait être une souche morte sur son balcon, n'était autre qu'un Snargalouf. Et qu'un sort de nettoyage sur cette chose étrange, n'avait rien fait d'autre que de l'énerver. Dans cette mésaventure, il avait appris une chose : les tentacules de cette plante carnivore -car oui elle l'était- étaient très longues. Il avait fallu à peine dix minutes pour que son appartement soit envahie par les membres épineux de la créature. C'est donc tout naturellement, qu'il s'était réfugié dans la pièce qui se trouvait au fond de son loft, avant d'appeler sa meilleure amie pour trouver une solution. Sous les instructions de la jeune sorcière, il avait dû traverser son appartement devenu jungle, pour atteindre la souche qui était toujours sur son balcon. Il avait ensuite dû arracher à la plante, une espèce de gousse verte visqueuse à souhait, lui rappelant étrangement la morve de troll qu'il avait eu sur sa baguette lors de sa première année. Comment était arrivée cette créature monstrueuse sur son balcon ? Ron, en bon samaritain, le lui avait ramené de son jardin, pour qu'il puisse décorer sa terrasse, sans vie d'après lui. Autant dire qu'il s'était fait tuer par Hermione.
Depuis Harry ne lançait plus aucun sort sur les plantes, moldues ou non, et se contentait de les jeter et d'allait en racheter. Il commença donc par se débarrasser des pots de fleurs desséchés, quand il eut finit, il sortit de son appartement à vive allure. Il respira à pleins poumons en arrivant dans la rue, cela faisait des siècles qu'il n'était pas sorti au grand air ! Cela faisait un moment qu'il crevait d'envie de sortir.
Subitement en forme, Harry se dirigea d'un pas engagé vers la fleuriste du coin. Sur le chemin, il croisa plusieurs de ses connaissances et les salua avec bonne humeur. Il avait beau sortir que très rarement, cela ne l'empêchait pas d'être extrêmement connu dans le quartier. De nombreuses rumeurs circulaient à son sujet, un jeune homme riche, assez ténébreux et pourtant charmant, ça faisait parler les vieilles commères du coin. Mais cela ne dérangeait pas Harry, depuis qu'il avait découvert qu'il était sorcier, les rumeurs n'avaient jamais cessées de le poursuivre. Il avait appris à vivre avec, où que l'on aille, il y a toujours quelqu'un pour nous juger, pour commenter ou critiquer ce que l'on est. Après on a le choix d'y porter de l'attention ou non, on vit pour soi et pas pour les autres, c'est ce que disait Harry en arrivant enfin à destination. Certaines bonnes femmes avaient encore essayé de l'inviter à un rendez-vous arrangé pour des mariages. Merlin, ces personnes ne lâchaient jamais l'affaire !
- Tiens, Monsieur Roy ! Cela faisait un moment que l'on ne vous avez pas vu ! Le salua la Fleuriste tout sourire.
Harry Roy c'était l'identité sous laquelle il vivait. N'était-ce pas triste de ne pouvoir donner son véritable nom par crainte de déclencher des émeutes ? Les sorciers étaient partout, vivant parmi les moldus et Harry ne pouvait prendre le risque de dévoiler sa véritable identité. Certains de ses fans étaient complètement dingues, surtout depuis qu'il avait vaincu le Lord Noir, une fois il avait reçu un cœur de bœuf dans un colis en gage d'amour ! Sans parler des millions de lettres parfumées au philtre d'amour ou ensorcelées. Non décidément Harry ne pouvait pas prendre le risque.
Harry lui rendit son sourire, la faisant rougir, et lui demanda conseil pour des plantes qui conviendraient à son balcon. Ce n'était pas la première qu'il faisait appel à elle et la jeune fille désespérait de lui trouver un jour, des plantes dont il serait capable de s'occuper. Finalement, Harry finit par opter pour des roses dont il trouvait la couleur délicate et le parfum enivrant.
- Excellent choix ! Ce sont des roses de Granville, leur couleur rose très pâle fait fureur auprès des jeunes filles. Par contre ce sont habituellement des rosiers de jardin, mais dans une jardinière assez large, elles pourront s'épanouir L'informa la fleuriste surprise qu'un homme choisisse ce type de fleur. Comme elle l'avait dit, peu d'hommes remarquaient cette rose dont la beauté était tout aussi délicate que ces pétales. Puis quand elle vit Harry prendre deux pots, le sourire aux lèvres, une rose chatouillant sa joue, elle comprit alors que tout comme cette plante, Harry était d'une beauté délicate, que tout comme cette plante, le jeune homme était fragile derrière une attitude qu'il voulait pleine d'assurance. Elle ne put s'empêcher d'être pris d'un élan d'affection pour Harry, il avait ce magnétisme qui attirait les gens à lui, on ne pouvait l'ignorer, on avait le choix entre le détester ou l'aimer. Mais il était impossible d'être indifférent à ce jeune homme qui semblait plein d'innocence, sans être pour autant naïf. Quelque chose dans les yeux d'Harry, une lueur laissait apparaître une force de caractère et une tristesse qui vous submergeait lorsque son regard croisait le votre. Et la fleuriste crut pour de bon qu'elle allait le prendre dans ses bras quand le brun lui dit d'une voix légère :
- J'en prends deux, comme ça elle ne se sentira pas seul.
Le jeune homme était touchant, à un tel point qu'elle avait envie de le bercer dans ses bras et de le réconforter comme on ferait pour un enfant. La fleuriste avait deviné qu'il devait se sentir vraiment seul, la solitude semblait peser sur ses frêles épaules, et elle se dit que la personne qui arriverait à avoir son cœur aurait vraiment du mérite et de la chance.
- Alors je vous offre le deuxième rosier Fit la jeune fille qui fut comblée par la pure joie qui illumina le visage du brun.
- Je ne sais pas quoi dire, c'est vraiment-
Il fut rapidement coupé par la fleuriste :
- En revanche, vous allez me promettre de bien vous en occuper.
Harry lui fit un sourire penaud et promis de s'occuper avec grand soin de ses nouvelles plantes. Il paya et s'en alla en remerciant chaleureusement la fleuriste pour sa gentillesse. Elle le regarda partir et se dit que ce garçon méritait vraiment de trouver le bonheur.
Le Survivant pénétra dans son immeuble, sa tête entre les rosiers, pour qu'il puisse voir vers où il mettait les pieds. Harry n'était pas vraiment dans son assiette en ce moment, sur le chemin du retour, il avait manqué à plusieurs reprises, faire une rencontre douloureuse avec le sol.
- Vous me semblez bien chargé jeune homme ! L'interpella une vieille femme, recourbée sur elle-même et s'appuyant sur une canne, dont le pommeau était finement sculpté dans de l'ivoire.
- Oui, je reviens de chez le fleuriste Répondit Harry en posant les rosiers par terre pour aller saluer la vieille femme.
Il ne fallait pas se fier aux apparences, c'est ce que la guerre et la vie en général lui avait appris. Si sa voisine n'était pas loin de ses quatre-vingt-dix ans, cela ne lui empêchait pas d'être une femme de caractère. Elle avait l'œil vif et n'avait pas sa langue dans sa poche quand c'était nécessaire. L'ex Gryffondor l'aimait bien, elle était de bonne compagnie et faisait d'excellentes pâtisseries.
- Ce sont de magnifiques roses que vous avez là Constata la vieille femme en claquant deux bises à Harry.
- Pas autant que vous, Rose Fit Harry avec malice.
Sa voisine s'esclaffa, appréciant le répondant du jeune homme et ne tarda pas à lui répliquer d'une voix mystérieuse :
- Vous me flattez, mais vous n'êtes plus le seul gentleman du quartier, vous avez du souci à vous faire pour votre réputation.
- Oh, et qui est donc cette personne capable de rivaliser avec moi ? Plaisanta Harry, tout de même très intrigué par ce que venait de lui révéler sa voisine. Elle n'aimait pas grand monde, cette personne n'était donc certainement pas un vieux du coin.
- Le nouveau locataire est d'une élégance sans précédent, et mon Dieu quel charmeur Approuva Rose.
- Vous l'avez vu ? S'étonna le Survivant.
- Évidement jeune homme, il sort à des heures décentes, lui Le taquina la vieille femme.
Harry ricana :
- Vous savez bien que je mène une vie de débauché...
- Il faut bien que jeunesse se fasse Déclara sa voisine sourire aux lèvres.
- Allons, cessez de faire tout ce mystère, comment est-il ? S'enquit Harry, qui savait que Rose se délectait de cette situation.
- Vous le verrez de vos propres yeux, jeune impatient, mais tout ce que je peux vous assurer, c'est qu'il va vous plaire... Dit la vielle femme en faisant un clin d'œil au brun.
Harry n'eut pas le temps de lui répondre qu'elle était déjà rentrée chez elle. Il soupira, Rose était douée pour attiser la curiosité des autres, maintenant il n'avait plus qu'une seule envie : rencontrer son nouveau voisin. À présent il était sûre d'une chose, il n'était pas vieux et devait même être assez beau pour avoir fait tomber la vieille femme caractérielle sous son charme. Mentalement, Harry établit une sorte de profil du jeune homme qui habitait au-dessus de chez lui : élégant, riche, raffiné, éloquent... à tous les coups, ça devait être l'héritier d'une famille de noble. Il roula des yeux, probablement un pur hétéro...
Enfin arrivé dans son appartement, il ferma sa porte d'entrée d'un coup de pieds et déposa les rosiers sur son balcon. Il les planta dans une jardinière qu'il avait fait apparaître d'un sort, et les arrosa. C'est donc les mains couvertes de terre et à quatre pattes sur sa terrasse, que Kyle le découvrit.
- Eh ben ça alors ! Si on m'avait dit un jour que mon beau gosse se mettrait à jardiner ! Ricana le jeune homme, faisant sursauter Harry qui ne l'avait pas entendu entrer.
- C'est justement pour toi Répondit le brun en se retournant vers son ami en souriant avec hypocrisie, le genre de sourire que Kyle qualifierait de "machiavélique".
- Vraiment ? Demanda son ancien voisin qui sentait que tout cela cachait quelque chose.
- Oui, la prochaine fois que je te vois dans la rue en dessous de mon balcon, je te lance ces magnifiques rosiers sur la tête et crois moi je ne te louperai pas ! Répliqua le Sauveur d'un ton espiègle.
- Tu me brises le cœur Ryry, vraiment, je ne pensais pas que tu serais capable d'une chose pareille ! Pleurnicha Kyle en prenant le Survivant dans ses bras.
- Lâche moi, pot de colle ! Rit Harry en tentant de repousser vainement l'étreinte de Kyle.
- Jamais ! Clama le châtain, qui avait, à présent, de la terre sur le front. Harry continua de lui barbouiller le visage avec ses mains, jusqu'à ce que Kyle capitule et se recule en implorant le pardon du brun. Harry leva les yeux ciel face aux gamineries du jeune homme face à lui, et un mouvement dans le ciel attira son attention. Plus précisément sur la terrasse qui se trouvait quelques mètres au-dessus du sien. Il pouvait nettement voir une main avec une cigarette posait sur le rebord en pierre mais rien de plus. Il crut voir quelque chose scintiller sur la main pâle –qui devait probablement être celle de son nouveau voisin- il plissa des yeux, une bague en argent, avec une pierre verte. À cette distance il ne pouvait guère en être sûr, et puis la main bougea et un nuage de fumée apparut, se dissipant dans l'air. Kyle avait remarqué le soudain silence d'Harry et avait donc suivit son regard, intrigué par ce qui semblait autant fasciner son ami. Le brun sembla reprendre conscience et poussa Kyle à l'intérieur avant de refermer la baie vitrée.
- Qu'est ce qui s'est passé là ? Le questionna le jeune homme aux cheveux châtains entièrement perdu.
- J-je sais pas vraiment bredouilla Harry. Pendant un instant, il avait été comme en transe et s'était uniquement concentré sur cette main grande et fine.
- C'est le nouveau ? S'enquit Kyle.
- Ouais, mais je ne l'ai pas encore vu, apparemment je suis le seul à ne pas savoir à quoi il ressemble Grommela le Survivant.
- Vraiment ? Tu aurais dû me le dire, je t'aurais porté sur mes épaules ! Déclara Kyle.
Harry le fixa comme si une deuxième tête lui avait poussé avant de comprendre où voulait en venir son ami :
- T'es malade ! J'ose pas imaginer la tête qu'il aurait fait si il m'avait vu apparaître à son balcon, il y a mieux comme entrée en matière Pouffa le Sauveur qui se demandait pourquoi il était ami avec un tel énergumène. Kyle haussa des épaules :
- Je trouve ça cool moi ! Se défendit-il.
- Oui bien sûr, imagine que je glisse en plus, c'est un allée direct pour la morgue en ce qui me concerne Ajouta Harry en s'étalant de tout son long sur son canapé. Sans aucune gêne, Kyle s'assit sur son dos :
- Mais non, je ne t'aurais jamais lâché, et si par le plus grand des malheurs ça arrivait, je sauterai avec toi ! Poursuivit l'ancien voisin de Harry, qui ignora la plainte de ce dernier comme quoi son cul d'éléphant l'écrasait.
- Donc tu ne l'as pas vu ? Pourquoi tu ne vas pas toquer à sa porte tout simplement ? Tu te compliques toujours la vie ! S'exclama Kyle.
- Non c'est pas vrai Nia Harry.
- Bien sûr Ricana Kyle en se relevant, il continua d'une voix un peu plus sérieuse :
- Je ne fais que passer aujourd'hui et pour une fois il y a une raison à ma visite !
- Tu en as mise une enceinte ? Se moqua Harry.
- Pas qu'une ! Ironisa Kyle en rentrant dans le jeu du Survivant.
- Moi qui croyait qu'à ton âge on était déjà stérile... Soupira le brun avec un sourire mutin.
- Mais tu vas arrêter de te moquer de ton aîné, tu me dois le respect ! Bougonna le châtain en faisant la moue.
- Oui il est vrai que tu es l'exemple que toute ma génération doit suivre Le railla Harry.
- Parfaitement ! Donc où en étais-je déjà, avant que tu ne me coupes jeune impertinent ? Réfléchit Kyle.
- Il y a apparemment une raison à ta venue, autre que celle de venir me déranger Fit le brun en continuant de taquiner son ami.
- Ah oui ! Tiens Dit son ancien voisin en décidant de ne pas prendre en compte la remarque de son brun préféré.
Kyle fourra une clé dans la main d'Harry qui s'était assis sur le canapé.
- C'est la clé de mon loft, je me suis dit que tu aurais besoin de celle-là pour remplacer l'ancienne Annonça Kyle, ravi de voir que cela semblait rendre Harry heureux.
- Merci, c'est affreusement gentil, tu es venu ici juste pour me la donner ? Fit Harry la gorge nouée tant il était touché par ce geste de pure amitié.
- Je voulais aussi te voir, ça fait plus d'une semaine qu'on s'est pas vus ! S'exclama Kyle en se dirigeant vers la porte d'entrée.
Et puis, tout à coup, dans l'esprit d'Harry, une lumière se fit et il réalisa qu'il avait oublié de faire quelque chose d'important.
- Kyle... Murmura-t-il.
Son ami qui était sur le seuil, se tourna vers lui et fut étonné par la tête paniquée d'Harry.
- Oui ? L'interrogea-t-il.
- J'ai... oublié de rendre la clé que tu m'as donné au nouveau locataire ! S'écria-t-il.
Kyle souffla, soulagé que ce ne soit que ça :
- Et ben voilà ! Tu l'as ton excuse pour voir la tête du nouveau bourge Déclara-t-il en ricanant.
- Pas con... Approuva Harry en allant chercher la clé qui lui permettrait de connaître le visage de son nouveau voisin.
- Merde, je dois y aller Ryry, je dois voir un client dans dix minutes ! Hurla Kyle en se précipitant dans les escaliers.
- Fais gaffe à pas tomber, tu pourrais abîmer ton beau visage et c'est ton unique atout Le héla Harry, sa voix résonnant dans l'immeuble vide.
Une réponse lui vînt immédiatement :
- Merci de t'inquiéter beau gosse, mais tu sais très bien que mère nature ne m'a pas gâté que là !
Le rire de Kyle ainsi que celui d'Harry se répercutèrent sur les murs. Le brun espéra que le nouveau locataire n'avait rien entendu, il savait à quel point les riches pouvaient être coincés parfois. Pour Rose, il ne s'inquiétait pas, cela faisait bien longtemps qu'elle était habituée à entendre Harry et Kyle avoir ce genre de plaisanteries douteuses.
Au bout d'une petite heure à tourner en rond, le Sauveur se dit qu'il était temps pour lui de prendre son courage à deux mains. Avec énergie, il grimpa les marches menant à l'étage supérieur et se stoppa net devant la porte de son voisin. Et maintenant ? Il déglutit, c'était ridicule de stresser autant ! Il ne le connaissait même pas, si ça se trouve Rose s'était moquée de lui dans l'unique but de le taquiner un peu. Il toqua une fois contre la porte en bois, rien, aucun bruit de l'autre côté. Peut-être n'avait-il pas frappé assez fort ? Avec plus de force, il frappa à nouveau. Seul le silence lui répondit, pensant que son nouveau locataire s'était absenté, il commença à descendre les marches, légèrement déçu. Mais le bruit bien connu d'un cliquetis qui signifie qu'une porte s'ouvre, le fit se retourner vivement. Il remonta rapidement et planta un sourire sur son visage. Il allait enfin voir qui était ce nouveau voisin si discret. La première chose qu'il remarqua ce fut qu'il était habillé avec beaucoup de classe, sûrement du sur-mesure. Harry avait fait des progrès en matière de vêtements et savait se mettre en valeur grâce aux conseils avisés de Kyle. La seconde chose qu'il remarqua ce fut que le jeune homme qui se tenait face à lui était blond, des cheveux soyeux et presque blancs. Et cela lui mit la puce à l'oreille sur l'identité de son voisin. Le cœur d'Harry rata un battement et son sourire se fana. Non, non, c'était impossible. Il manqua de s'étouffer, et une seule pensée lui vint à l'esprit : C'était un cauchemar.
Drago Malfoy se tenait devant lui, plus hautain que jamais.
Pas changé, il n'avait pas changé. Il se tenait toujours aussi droit, il avait peut-être grandit un petit peu ? Harry secoua la tête, on s'en fiche de ça. Pourtant il continua de le détailler, sa silhouette n'avait rien perdu de son élégance, au contraire il dégageait une sorte de puissance écrasante et froide. Son visage était bien plus fin, ses traits semblaient figés dans une expression de profonde indifférence à tout ce qui l'entourait. Dans une parfaite immobilité, il ressemblait à une statue de marbre, celle d'un dieu grec Se dit Harry qui ne parvenait pas à détacher son regard de l'homme face à lui. Puis ses yeux croisèrent ceux de Malfoy, ceux qui dans ses rêves avait brûlé de désir pour lui. Il fut une époque où il l'avait regardé de cette manière mais la flamme s'était éteinte aussi vite qu'elle s'était allumée. Non maintenant ses mêmes yeux glissaient sur lui sans le voir. Puis Harry se dit que quelque chose n'était pas normal, il n'avait plus rêvé de la fouine depuis presque quatre ans et comme par hasard cela faisait deux soirs qu'il recommençait à faire ses rêves. Ceux qui avaient hanté ses nuits pendant une semaine à Poudlard, ceux qu'il avait tenté d'oublier et il y était parvenu... Jusqu'à maintenant. Alors pourquoi fallait-il qu'il réapparaisse dans sa vie et en même temps que ses stupides rêves ? L'humiliation qu'il avait ressentit quand Draco l'avait viré de sa chambre comme un mal propre, la douleur de se faire rejeter et surtout la trahison qu'il avait éprouvé en le voyant dans les bras d'Hermione, tout lui revint en plein dans la figure. Et quand Malfoy ouvrit la bouche, ses mots réveillèrent et alimentèrent la colère sourde qu'Harry avait refoulé toutes ses années :
- Tiens, tiens, quelle surprise! N'est-ce donc pas Saint-Potter-aimé-de-tous ?
La voix était froide et pleine de mépris.
Harry ne répondit rien et se contenta de poser la clé dans la main de Malfoy, veillant bien à ne pas la toucher. Et toujours sans rien dire, Harry fit demi-tour et planta l'ex Serpentard, là. Celui-ci haussa un sourcil, visiblement, il ne s'attendait pas à ce genre de réaction venant du brun. Où peut-être que si justement... Quand Harry était vraiment en colère, il devenait encore plus froid qu'un iceberg. Autant il était impulsif et ses coups de sang pouvaient être explosifs, autant sa rage était effrayante par sa froideur. Mais il était difficile d'impressionner un Malfoy, et encore moins aisé de lui faire peur... Sauf quand on s'appelait Harry Potter.
Youpi ! Enfin les retrouvailles entre les deux tourtereaux, bon ok, elles sont pas vraiment... " chaleureuses " mais c'est début ! xD Vive le Drarry et la positive attitude ! Merci d'avoir lu, n'hésitez pas à commenter, je suis toujours très impatiente de savoir ce que vous avez pensé du chapitre posté! :)
