Hey tout le monde ! Le chapitre 7 est enfin là ! J'ai eu du mal à le faire celui-là... x) mais bon ça y est, il est écrit ! Un gros gros merci pour vos reviews qui sont justes trop adorables !
Disclamer : Draco et Harry ne m'appartiennent malheureusement pas...
Bonne lecture ! :)
Ah et juste un petit détail... ( non ce n'est pas un lemon ! xD) Moi aussi j'adore les Happy End !
Chapitre 7 :
Harry n'avait pas la moindre idée de la manière dont il était arrivé dans son appartement. Il ne se souvenait pas non plus, s'être recroquevillé sur lui-même, le dos appuyé contre la porte d'entrée. Il était totalement déconnecté de la réalité, la seule chose ou plutôt la seule personne, qui occupait ses pensées, c'était Draco Malfoy. Malfoy et son air arrogant, Malfoy et ses paroles toujours aussi blessantes ainsi que cette souffrance qu'elles engendraient. La douleur l'empêchait de respirer, elle l'étouffait et le noyait dans le plus profond des désespoirs. Pourquoi les paroles du Serpentard avaient-elles un tel impacte sur lui ? Même après toutes ces années... Inconsciemment, le brun porta une main à son cœur. Tout ce qu'il s'était évertué à oublier, tout ce qu'il tentait de réprimer à chaque fois qu'il voyait Hermione : la jalousie, la colère, la déception et cette infinie tristesse. Voilà toutes les émotions qui rongeaient son cœur, depuis ce jour... Il se sentait comme un monstre. Il en était conscient, ressentir ce genre de choses à l'encontre de sa meilleure amie, c'était injuste, elle n'y était pour rien. C'était plus fort que lui, il voulait Draco et pour lui tout seul. Mais en voyant Malfoy et Hermione dans les bras l'un de l'autre, il s'était rendu compte qu'il n'avait aucune chance. Ils avaient l'air si complice, Draco avait fait preuve d'une tendresse envers Hermione, qu'il n'avait jamais eu à l'égard du Survivant. De surcroît Hermione était une fille, sans oublier que les sentiments semblaient réciproques et Harry savait mieux que quiconque qu'on ne pouvait lutter contre cela. Mais dans ce cas, pourquoi Hermione était-elle toujours en couple avec Ron ? Est-ce-qu'il s'était passé quelque chose ? Ou alors Harry s'était-il trompé ? Le brun secoua la tête, il devait chasser toutes ses pensées de son esprit et surtout cet espoir qui commençait à naître. Jamais il ne pardonnera à la fouine ce qu'il lui avait fait ! De plus l'attitude méprisante de ce dernier, laissait deviner au Survivant que lui non plus ne voulait pas laisser entrer Harry dans sa vie, une seconde fois.
C'est sur cette dernière pensée amère, qu'Harry attrapa une bouteille de Scotch avant de se mettre à son ordinateur, pour écrire durant une bonne partie de la nuit.
Le lendemain, il émergea vers treize heures avec une migraine à se taper la tête contre les murs, ce qu'il manqua faire en se rappelant de son rêve. Il n'avait dormi que quelques heures, mais cela avait suffit au Malfoy de ses songes pour venir le harceler sexuellement. Il devait trouver une solution pour arrêter ça ! Pourtant, Harry savait que quelque chose clochait, ses foutus cauchemars recommençaient comme par hasard quand le Serpentard réapparaissait dans sa vie. Sans oublier que le Malfoy qui était dans ses rêves, ressemblait traits pour traits à celui qui habitait juste au-dessus -et qui, accessoirement, il n'avait pas revu depuis quatre ans- ça ne pouvait pas être une simple coïncidence. La théorie d'un sort ou d'une potion lui revint à l'esprit, et il se dit qu'à l'époque, il n'avait finalement peut-être pas eu tord. Mais qui était le coupable ?
- Malfoy... murmura Harry.
Mais dans quel but ? Celui de le tourmenter encore ? Non, la fouine ne pouvait pas être aussi tordue. Cela faisait un moment qu'il ne lui accordait plus aucune attention de toute façon.
Le brun se jeta sur son canapé et soupira. Pourquoi tout était toujours si compliqué avec cet imbécile ? Il avait d'abord pensé à déménager, mais c'était bien vite ravisé. Il était arrivé ici le premier ! Il s'était intégré dans le quartier et ce n'était pas ce sale petit con prétentieux qui allait diriger sa vie. En effet, Draco appartenait au passé et Harry avait tourné la page depuis bien longtemps. Il était un adulte à présent, il n'avait plus rien à voir avec le gamin amouraché qu'il avait été auparavant ! Il était assez mature pour ne pas faire de scandale à l'idée que Malfoy vive juste au-dessus de chez lui... Oui, il pouvait très bien le supporter ! De toute façon, Harry ne sortait que très rarement, donc que Malfoy soit dans l'appartement du haut ne changeait rien dans son quotidien, absolument rien...
Le Sauveur en était là dans ses pensées quand un bruit sourd et un nuage de poussière l'interrompirent.
- Merde ! Hurla une voix que le Survivant aurait reconnue entre mille.
- Sirius ? Appela Harry en se relevant précipitamment de son canapé pour se diriger vers sa cheminée.
Effectivement, Sirius Black était affalé sur le sol, couvert de cendres.
Harry ricana en aidant son parrain à se relever.
- Harry si je n'avais pas quelque chose de la plus haute importance à te dire, je te donnerai une leçon pour te moquer ainsi de ton vieux parrain que tu aimes tant Déclara Sirius en époussetant sa veste en cuir marron.
Malgré son envie de provoquer son parrain, le Survivant se contenta de hausser un sourcil. Quelque chose de la plus haute importance ?
- Tu te maries avec Rémus ? Hasarda le Sauveur tout en retournant s'asseoir su son sofa.
- Harry ! Le réprimanda Sirius en levant les yeux au ciel.
- Un enfant est en route dans ce cas ? Continua le brun, faisant esquisser un sourire à son parrain.
- Arrête, sois sérieux ! Fit Sirius en prenant place à côté de son filleul.
- Mais je le suis... Répliqua Harry les yeux brillants de malice. Merlin, que ses yeux lui faisaient penser à sa tendre Lily ! Pensa Sirius en plantant son regard gris dans celui du jeune homme face à lui.
- Je n'ai pas beaucoup de temps pour tout t'expliquer Reprit Sirius d'une voix un peu plus ferme. L'ex Gryffondor cessa donc de taquiner son parrain, comprenant que quelque chose n'allait pas.
- Bon d'abord promets moi de ne rien faire d'inconsidéré Enchaîna l'ancien prisonnier d'Azkaban.
Harry hocha la tête, se disant que si la situation semblait aussi grave qu'elle le paraissait, il ne tiendrait probablement pas cette promesse.
- Dumbledore t'expliquera tout en détail, mais je tenais à te préparer à l'avance. Tu fonces toujours dans le tas sans réfléchir, vraiment parfois tu es d'une inconscience, c'est-
- Sirius... Le coupa le Sauveur qui avait déjà entendu ce discours des millions de fois.
- Pardon je m'égare, écoute, des anciens partisans du Lord Noir se sont réunis. D'après ce que j'ai compris ils ont monté un groupe qui organise des attentats un peu partout dans le monde magique Dit Sirius d'une traite.
- Combien ? L'interrogea Harry dont la mâchoire s'était crispée.
Sirius cligna des yeux plusieurs fois, combien de quoi ?
- Combien de morts ? Combien d'attentats ? Combien sont-ils ? Lâcha le brun comme si il avait lu dans les pensées de son parrain.
- Il y a eu quatre attentats en à peine une semaine, il n'y a eu que des blessés graves. Quant aux membres de leur secte, je ne sais pas, une dizaine probablement Répondit l'homme, inquiet de l'étrange calme qui semblait habiter son filleul.
- Je vois, et on sait qui est leur chef ? Quel est leur but ? Continua de le questionner Harry en attrapant son paquet de cigarettes. Il avait besoin de fumer, de se décontracter. Il était enfin débarrassé de l'autre face de serpent, toute son enfance il avait été hanté par Voldemort, et maintenant qu'il était mort, c'était ses disciples qui venaient lui pourrir la vie.
- Harry, je ne vais pas te mentir, on pense que leur but, c'est toi Annonça Sirius d'une voix basse et tremblante. On pouvait sentir l'inquiétude et la colère qui le secouait, il avait peur pour son filleul.
Le Survivant encaissa ce que venait de lui dire son parrain, il s'en doutait. Bien évidemment il ne pouvait pas mener une vie tranquille, loin du champ de bataille, loin du sang et de la violence...
- S'il te plaît Harry ne te mets pas en danger, fais le au moins pour moi. Survis encore une fois et ne me laisse pas, ça peut te paraître égoïste mais je veux que tu vives Chuchota Sirius un peu honteux de demander une telle chose à son petit protégé.
Le Sauveur le prit dans ses bras, le remerciant silencieusement d'être là pour lui. Après plusieurs minutes ils finirent par s'éloigner et Sirius gênait par cette soudaine démonstration d'affection se leva précipitamment.
- Bon Harry ! Je compte sur toi pour rester sage jusqu'à la venue de Dumbledore Répéta son parrain encore une fois en pénétrant dans l'antre de la cheminée. Le brun haussa les épaules, qu'est ce qu'il pouvait faire de toute façon ? À part se mettre sur une place public et criait « je suis Harry Potter » il ne pouvait pas faire grand chose. Quoiqu'il pouvait toujours déambuler dans les rues avec une pancarte autour du cou, signalant aux mangemorts son identité. Mais le Sauveur n'était pas suicidaire et encore moins stupide, son sacrifice avancerait à quoi ?
- Je reviendrai te voir après... je pense que tu auras besoin de parler après ce qui va se passer Ajouta Sirius d'un ton plein de sous-entendus.
Et avant qu'Harry n'ait pu lui demander quoique ce soit, il disparut dans les flammes vertes.
Ce qui allait se passer ? De quoi voulait-il parler ? De la venue de Dumbledore ? Le directeur de Poudlard n'allait pas lui apprendre quoique ce soit de plus, à part si Sirius avait omis un détail délibérément...
Harry sortit sur sa terrasse et contempla le couché de soleil. Ses yeux se noyèrent dans les tons orangés que le ciel avait pris, pourquoi fallait-il qu'il soit Harry Potter ? Celui que tous décrivait comme un héros, comme un sacrifice pour la paix. À l'époque ses frêles épaules de petit garçon avaient eu du mal à supporter tout ça et aujourd'hui ça l'écrasait. Il ne voulait pas de cette célébrité, ni de cette foutue cicatrice qui était la cause de tous ses malheurs. Voldemort lui avait pris ses parents, ses amis, son enfance... Et la guerre l'avait fait grandir bien trop vite. Il sentit ses yeux s'humidifiaient, adieu sa tranquillité, tout recommençait.
- Tu devrais rentrer Potter, tu vas attraper froid Le coupa tout à coup, une voix dédaigneuse qui fit manquer au cœur d'Harry un battement. Il sursauta, surpris d'entendre la voix de Malfoy puis il frissonna comme pour lui donner raison. Le brun ne releva pas la tête, se doutant que le Serpentard était probablement rentré chez lui, aussi il se contenta de fixer les toitures des maisons face à lui.
Après plusieurs minutes, il rentra chez lui à contrecœur. Ce que cette fouine pouvait l'agacer ! D'un pas rageur il se rendit à son bureau pour continuer d'écrire. Il avait besoin de vider sa tête et de faire de la place pour ce que lui dirait Dumbledore ! Oui exactement et non pas parce qu'un certain blond occupait à présent ses pensées...
Harry dormait depuis quatre heures, après s'être réveillé en sursaut à cause d'un cauchemar sur la fouine quelques heures plus tôt. Mais à sa grande surprise, quand il s'était rendormit, il n'avait pas rêvé de Malfoy. Aussi il s'était giflé mentalement face à sa déception. Le Survivant rêvait donc déjà depuis deux bonnes heures qu'il était un dauphin nageant dans les eaux profondes quand des coups puissants furent donnés à sa porte d'entrée. Il se réveilla à peine et poussa un gémissement en criant d'une voix endormit :
- Entre enfoiré !
Cela ne pouvait être que Kyle ! Il venait toujours l'emmerder de bon matin, il pouvait pas le laisser être un dauphin encore quelques minutes ?
Puis la tête enfouie dans son oreiller, le brun fronça les sourcils, Kyle ne frappait jamais avant d'entrer. Mais le sommeil resta plus fort que son inquiétude naissante et il se dit que ce dernier ne devait plus oser entrer sans permission car il n'était plus voisin. C'est sur cette dernière pensée que le Survivant se laissa bercer dans les bras de Morphée. Il ne vit donc pas la silhouette élancée qui approchait vers lui à grands pas...
C'est quand il sauta dans un cerceau enflammé que le célèbre Harry Potter daigna enfin ouvrir les yeux, se rendant compte que son rêve était allé un peu loin. Il entrouvrit donc les paupières lentement avant de les ouvrir en grand. Mais où était-il ?! Il se leva avec précipitation, rejetant les draps -dans lesquels il s'était entortillé- d'un geste rageur et manqua faire une rencontre douloureuse avec le sol en se prenant les pieds dans ces derniers. Il jeta un regard noir aux draps en soie, se dirigea d'un pas rapide vers la porte qui était face au lit et se stoppa. Il analysa rapidement la pièce dans laquelle il se trouvait, s'il avait été enlevé, ses ravisseurs l'avaient gâté avec une chambre cinq étoiles. Les meubles étaient modernes et le lit géant ! D'ailleurs le brun se dit que s'il devait refaire sa décoration, ce serait probablement dans les mêmes tons de gris et de blanc. Mais la porte de la chambre s'ouvrit, l'empêchant de continuer à réfléchir à la manière dont il allait réaménager son salon. Le bruit qu'il avait probablement fait en manquant s'étaler sur le sol un peu plus tôt avait dû alerter ses kidnappeurs. Il se figea en voyant la personne qui se tenait face à lui. Il manqua de tomber à la renverse, et si elle l'avait pu, sa mâchoire se serait probablement décrochée sous le choc. Non, non, non, non... Tout mais pas ça ! Il aurait largement préféré tomber nez à nez avec un mangemort complètement dérangé plutôt que de devoir faire face à lui. Harry recula rapidement tandis que le blond qui était dans l'entrée, avança d'un pas lent dans la pièce. Un cauchemar... Puis la lumière se fit dans l'esprit d'Harry, il était encore en train de rêver !
- Non dîtes moi que ça ne va pas recommencer... Lâcha le Sauveur acculé contre le lit.
- Qu'est ce qui recommence Potter ? L'interrogea Malfoy en haussant un sourcil.
Par Merlin, qu'il était beau, habillé d'un simple T-shirt gris, moulant son torse musclé à la perfection, et d'un jean noir tout aussi flatteur pour le bas de son corps. Était-il frustré à ce point pour rêver tous les soirs de la fouine ?
- Ces putains de rêves, j'en ai marre que tu viennes me harceler jusque dans mon sommeil Malfoy ! Tenta de s'énerver Harry, mais sa voix faiblit quand le Serpentard se rapprocha de lui.
Le sourcil toujours haussé et les bras croisés sur sa poitrine, Draco répliqua d'une voix pleine d'arrogance :
- Merci Potter, mais pas besoin de me le dire, je sais déjà que je suis la perfection incarnée.
Harry leva les yeux au ciel avant de s'écrier :
- Ne t'approche pas Malfoy, si tu me touches ne serait-ce encore qu'une fois, je te massacre !
- Me massacrer toi ? Et puis par Merlin pourquoi aurais-je envie de te toucher ? Rétorqua Malfoy en lançant un regard emplit de dégoût au Sauveur.
- Je ne sais pas moi, c'est toi à chaque fois qui me fais ces choses... Chuchota Harry gênait. Bordel, ce n'était qu'un rêve ! Il fallait qu'il se ressaisisse!
- Potter tu seras bien gentil de m'épargner de me dévoiler tes fantasmes à mon sujet, ton visage m'écœure suffisamment, je n'ai pas besoin d'imaginer en plus de cela, ton corps nu collé au mien Fit Draco d'une voix traînante.
Le Survivant fut assaillit d'un doute et se mordit l'intérieur de la joue. Quand le goût bien connu de rouille envahie sa bouche, il réalisa avec effroi son erreur : il ne rêvait pas. Ce qui signifiait qu'il était face au véritable Malfoy. Et qu'il lui avait indirectement avoué ses rêves érotiques... Donc il était bel et bien dans la réalité... Si Harry avait pu disparaître sous terre, il l'aurait fait, mais malheureusement pour lui c'était impossible. Aussi il opta pour l'option la plus simple : fuir.
En ne lançant pas un regard au Serpentard, il le contourna avant de quitter la pièce au pas de course. Il eut tout juste le temps d'entendre un soupir provenant certainement de Malfoy. Et là le Sauveur manqua pour la deuxième fois, en l'espace de quelques minutes, faire un infarctus. Dumbledore était sagement assis sur un fauteuil en cuir noir, sirotant une tisane. Mais le directeur de Poudlard n'était pas seul, Ron et Hermione étaient également présent, installaient côte à côte sur le canapé situé à la gauche de Dumbledore.
- Quelqu'un m'explique ? Les interrogea Harry furibond faisant tressaillir de surprise ses deux meilleurs amis. Le vieil homme, lui, jeta simplement un regard pétillant de malice à Harry, par dessus sa tasse fumante. À ce moment là le Survivant lui aurait bien crevé les yeux tant il était énervé, il venait de subir une humiliation cuisante à cause de cette foutue fouine, et Dumbledore y était probablement pour quelque chose ! Parce que l'appartement dans lequel ils étaient, était à n'en plus douter celui de Malfoy. Un coup d'œil par la fenêtre avait confirmé le mauvais pressentiment du Survivant.
- Harry mon garçon, comment vas-tu ? Lui demanda le directeur de Poudlard qui était toujours d'un calme olympien.
Le Sauveur tourna sept fois sa langue dans sa bouche pour empêcher ses insultes de franchir ses lèvres, il avait toujours énormément respecté Dumbledore, mais là c'était trop !
Le vieil homme sembla prendre conscience de l'agacement du brun et l'invita donc à s'asseoir dans le fauteuil à sa droite. Harry s'exécuta sans broncher, mais ses poings serrés indiquaient aux personnes présentes dans la pièce, son agitation intérieure. Car oui, l'ex Gryffondor fulminait !
- Sirius t'as probablement expliqué la situation délicate dans laquelle nous nous trouvons, je vais donc aller à l'essentiel mon garçon. J'ai décidé de te mettre sous surveillance pour ta protection Déclara Dumbledore en posant sa tasse sur une table basse en bois d'acajou.
Le cerveau d'Harry mit un certain temps avant d'assembler les informations, comme si il s'agissait d'un puzzle et la pièce manquante depuis le début, lui sauta aux yeux. La raison pour laquelle il s'était réveillé ce matin chez Malfoy ce n'était tout de même pas parce que...
- Pardon mais j'ai du mal à vous suivre Rétorqua le Sauveur stoïque.
- C'est vrai qu'il t'arrive rarement de réfléchir Potter Répliqua une voix froide.
Harry ne prit pas la peine de lui répondre et l'ignora, non car tout ce qui lui importait, c'était la réponse du vieux fou. Il le fixait d'un regard suppliant, littéralement accroché aux lèvres de Dumbledore.
- Draco sera celui qui veillera sur toi Asséna finalement le Directeur, détruisant tous les espoirs d'Harry.
- Je refuse, pourquoi lui ? Il me semble que Ron est bien mieux qualifiait pour ça, il est Auror ! Riposta le brun en se tournant vers son meilleur ami. Mais celui-ci fixait le sol, le trouvant visiblement très intéressant.
- Oh je vois, la belette ne t'a rien dit Potter ? Fit la voix de Draco qui semblait joyeux tout à coup.
- Dit quoi ? Demanda le Sauveur d'une voix blanche.
- Voyons voir, que je suis son supérieur peut-être Dévoila Malfoy en prenant place à l'autre bout du canapé où était assis Harry. Il jubilait et cela ne faisait qu'accroître l'agacement d'Harry.
- Depuis combien de temps ? Demanda le Survivant en fixant Ron qui n'avait toujours pas levé les yeux.
- Enfin Harry, je ne pense pas que ce soit le plus important pour l'instant ! Tenta Hermione, mais cela ne fit qu'attiser la colère d'Harry qui lui lança un regard emplit de véhémence. La jeune fille se tut, surprise par l'agressivité de son meilleur ami.
- On se calme Potter pas besoin de passer tes nerfs sur tout le monde parce que ton petit copain t'a fait des cachotteries Dit Malfoy en jetant un regard rapide vers Hermione. Ce fut si rapide que Harry crut avoir rêvait, aussitôt la jalousie apparu, amplifiant sa colère.
- Combien de temps ? Répéta le Golden Boy froidement.
- Trois ans... Chuchota Ron d'une voix étranglée. Il avait enfin décidé d'intervenir, sentant que la situation allait déraper.
- Je vois Répondit Harry le visage totalement fermé.
- Harry, je suis désolé de ne pas te l'avoir dit tout de suite mais à l'époque tu commençais tout juste à te remettre de la guerre et puis ce n'est pas si important que ça ! Draco est mon patron, oui et alors ? Ça ne changera rien à ta vie ! Repris Ron qui voyait bien que le brun lui en voulait.
Draco ?! Est-ce que Ron, son meilleur ami de toujours, venait d'appeler Malfoy par son prénom ? Harry manqua de s'étrangler et répondit, la gorge serrée :
- Tu es en train de me dire que ça te convient d'être sous les ordres de la fouine ?
- Mais Harry grandis un peu ! Tu ne sais pas même pas ce que c'est de travailler sérieusement, tu es dans ton monde imaginaire à te pourrir la santé pour des bouquins stupides ! Comment peux-tu me dire si ça me convient d'avoir Draco comme patron ? Je n'ai pas le choix et figure toi qu'il fait très bien son travail ! S'emporta le Rouquin.
- Ne m'adresse plus la parole Ron Fit Harry d'une voix sans émotion. Il fallait que Ron se taise où il allait dire le fond de ses pensées.
- Tu vois ! Dès qu'on te dit quelque chose qui ne te convient pas, tu te braques ! J'en ai marre que tu te la joues écrivain ténébreux ! S'écria Ron.
Les autres suivaient la scène, silencieux, voyant bien que le brun n'allait pas tarder à exploser pour de bon. Ce qu'il fit dans la seconde qui suivit :
- Écoute moi bien Ron, tu n'as clairement aucune leçon à me donner en matière de travail ! Parce que pendant que je subissais tes remontrances je me donnais à fond dans mes écrits. En quatre ans, pas une seule fois tu m'as soutenu, toujours la à critiquer ce que je fais ! Dis moi est ce que tu sais ce que ça fait de rester assis plus d'une semaine assis à un putain de bureau à écrire sans relâche sans pouvoir ni dormir ou manger ? Est ce que toi, qui soit disant fournit un travail « sérieux » il t'est déjà arrivé de t'évanouir à cause d'un surplus de travail ? Je ne m'en suis jamais plaint, parce que c'est mon choix! Donc ce n'est pas à toi de juger si ma vie est correcte ou non. Mon monde imaginaire comme tu le dis si bien, c'est la seule chose qui m'a empêché de sombrer ses dernières années, parce que mes soi-disant meilleurs amis étaient occupés à m'enfoncer ! Tu oses me dire de grandir ? J'avais déjà vécu bien plus de choses difficiles que toi, alors que tu n'avais même pas encore commencé à marcher ! Tu sais ce que ça fait de ne pas pouvoir fermer l'œil de la nuit, car à chaque fois que tu t'endors, un putain de psychopathe t'envoie des images de lui entrain de torturer ses victimes ! Tous les soirs je les entendais me supplier d'épargner leur vie ! Et tous les soirs je voyais leurs cadavres mutilés gisants à mes pieds ! Ah et mes bouquins stupides comme tu le dis si bien, ils se sont vendus par plusieurs millions à travers le monde ! Rugit Harry qui après cette longue tirade était essoufflé comme jamais. Le silence s'installa. Hermione avait les yeux humides et semblait enfin prendre conscience de son comportement qui n'était pas digne d'une amie. Dumbledore semblait presque sourire, allait savoir pourquoi ? Harry ne comprendrait jamais ce vieux fou. Quand à Ron, il se mordait les lèvres, les joues rougies, il semblait être partagé entre la honte et la colère. Et pour Draco, Harry se rendit compte qu'il le fixait, d'une manière... étrange. Était-ce de la pitié qu'il lisait sur son visage ou de la colère ? Le brun n'eut pas le temps d'analyser plus le visage de l'ancien Serpentard que celui-ci avait déjà reprit une expression neutre.
- Les enfants, parfois c'est en mentant, que l'on fait du mal aux personnes que l'on aime et même si le but premier est de protéger Déclara Dumbledore d'une voix solennelle.
- Bon maintenant que le couple à finit de se chamailler, j'aimerai que vous quittiez mon lieu de repos, vous le polluez Annonça Malfoy en reprenant son air hautain.
Ron ouvrit la bouche, puis la referma presque aussitôt avant de finalement se lever et de marmonner un « au revoir ». Hermione elle ne fit pas profil bas :
- Harry, il va falloir qu'on parle Dit-elle en se plantant devant son meilleur ami, les mains sur les hanches. Loin d'être impressionné, le Survivant lui fit face :
- Non, que ce soit à Ron ou à toi, je n'ai plus rien à vous dire Répondit le brun d'une voix sèche.
- Mais enfin Harry...tu...Bafouilla la jeune fille abasourdie de la réaction du Sauveur. Aussi, elle jeta un regard vers Draco, comme pour lui demander de l'aide. Le brun le remarqua et il sentit une émotion bien connue, lui serrer le cœur. Une chose était sûre pour Harry, il se passait un truc entre Hermione et Malfoy. Il serra les dents et tourna le dos à ses meilleurs amis qui disparaissaient dans les flammes vertes.
- Mon garçon, tu n'as pas le choix, c'est un ordre Conclut Dumbledore en transplanant d'un coup de baguette.
Harry resta silencieux, un ordre ? Et pourquoi devrait-il obéir à ce vieux fou au juste ? Il n'était plus son directeur, il n'était plus rien...
Mais le brun savait qu'il avait perdu d'avance. Complètement désarçonné par tout ce qu'il venait d'apprendre et surtout très irrité, il continua d'être obstiné. Il était hors de question qu'il vive avec la fouine, cela n'arriverait jamais ! C'est donc d'un pas déterminé qu'il se dirigea vers la porte d'entrée, enfin vers la porte qui semblait être celle qui le conduirait vers sa liberté. Mais une voix monotone et sans émotion l'empêcha de continuer sur sa lancée :
- Potter c'est soit les caméras dans ton appartement, soit tu viens vivre ici. Et crois moi aucune des deux solutions ne m'enchantent car je vais devoir supporter de voir ta sale gueule...
Harry se figea, qu'est-ce que venait de lui dire ce sale gosse de riche prétentieux?
C'est la fin... de ce chapitre ! x) Très franchement je me suis régalée en écrivant la scène de dispute entre Ron et Harry... Sadique ? Nooon xD
J'espère que la tournure qu'a pris cette histoire vous plaît, n'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours incroyablement plaisir ! Merci de suivre les aventures de Draco et Ryry ! :)
