Disclaimer : Les personnages appartiennent à leur auteur
Note : Voici la fin.


Hinata se réveillait le lendemain, il entendit au loin la rumeur de personnes en train de discuter. Il lâcha un bâillement avant de se gratter négligemment le ventre. Il allait vers le bruit et se réveillait complètement en constatant la présence du passeur qu'il avait tant détesté sous son toit. Automatiquement, il se mit à crier.

« Kageyama ! Qu'est que tu fais ici ?
-C'est toi qui avais besoin d'aide, imbécile.
-Crétin toi-même.
-Allons dans ta chambre.
-D'accord... »

Hinata se tenait le haut en tremblant. C'était le premier homme depuis ce qu'il s'était passé qui venait dans son sanctuaire. Il avait du mal à respirer. Comme si quelque chose la bloquait. Il était à quelques pas de sa chambre. Il courrait à toute vitesse et prit le livre. Avant de se réfugier sous les couvertures, honteux. Il entendait parfaitement que Kageyama était rentré. Il se pelotonnait dans un coin. Il ne s'approchait pas, ni ne disait rien. Pourtant, sa chambre était dans un désordre sans nom. Le temps passait sans qu'aucun des deux adolescents ne bougeaient. Ils restèrent un bon moment ainsi. Seuls les bruits étouffés de la famille Shoyo qui s'agitait joyeusement. Ce qui fit sourire doucement l'adolescent se tapissant sous ses couvertures. Il sortait lentement et sûrement de son abri. Il vit que dans sa chambre. Kageyama s'était mis à lire silencieusement. Leurs regards se croisèrent. Ils ne pouvaient pas rester comme ça. Sa famille finirait par s'inquiéter. Il ravala sa salive. Il sortit le livre des épaisses couches qui le protégeait avant d'ouvrir ce dernier avec un regard effrayé à son coéquipier. Le chapitre deux. Celui qui avait fait reculer le jeune feinteur. Le passeur le regardait avec une once d'inquiétude avant de lire silencieusement en se grattant de temps à autre la tête. Grognant sur certains mots qu'ils ne comprenaient pas. Ce qui réussit à faire un peu rire Hinata qui n'était pas bien. Chaque seconde de plus faisait monter en lui un goût de plus en plus mauvais. Il ne pouvait pas le réprimer. Il était là. Sûrement, pourquoi l'air était devenu si compliquer à respirer d'un coup. Pourquoi tout devenait flou. Comme si tout ça était de trop ; il secouait la tête. Mais il finit par se retrouver avec une obscurité.

« Hinata ! »

Il pouvait entendre la voix lointaine du passeur, toujours sévère, comme à son habitude. Il l'entendait. Il voulait aller vers cette voix. Il ne craignait rien à se sentir bien aux côtés de Kageyama. Il n'était pas normal. Au lieu de le dégoûter, ce qu'il pouvait ressentir par moment. Il se sentait juste bien. Cette main qui le secouait était la sienne. Il ne pouvait pas s'arrêter, pas aussi simplement. Il se réveillait, l'air était devenu plus vivable.

« Crétin, j'ai eu peur.
-Crétin de Kageyama.
-Imbécile d'Hinata ! J'ai lu ton bouquin, il est compliqué. Un aîné aurait mieux saisi. Mais je crois avoir saisi. Ce qui t'est arrivé t'avais avoir une drôle d'addiction. Si tu as besoin de contact. Tu peux m'en demander. On est dans la même équipe après tout. »

Hinata sourit à Kageyama avant de se coller à lui. Ce dernier grognait pour le fait avant de se remettre à lire son livre. Celui de psychologie étalé sur le sol. Il se sentait soi bien. Ce manque était moins douloureux avec cette présence froide et si chaude. Quelle était cette douce sensation qu'il pouvait sentir dans les tréfonds de son âme. Comme si personne ne pouvait l'arrêter. Il ouvrit les yeux.

« Donne ton numéro.
-Je l'ai depuis l'année le tien. Mais toi, tu n'as pas le mien, espèce de crétin. Tu retardes... »

Hinata rit avant d'entre le numéro de Kageyama. Il avait d'autres numéros, y compris le capitaine, Sugawara, Nishinoya, le joueur de Nekoyama. En plus de sa famille. Il souriait stupidement. Pourtant, ce n'était qu'un membre de l'équipe qui l'aidait. Il se sentait si bien. Qu'il n'eut pas de sensation et ce même si le passeur était rentré chez lui. Il pouvait avancer dans ce qui l'attendait.

Le temps passait pour les deux joueurs, les vacances passèrent avec des contacts réguliers de l'étrange duo comme le nommaient les adversaires de Karasuno. Ils passèrent la plupart du temps à s'insulter. Mais aussi à être proche comme jamais. Même avec une fille, il ne s'était si en sécurité qu'au côté du joueur de volley qu'on nommait le roi du terrain. Car avant son entrée dans l'équipe, il était tyrannique et sans foi. Il pouvait compter sur lui. Le reste n'était pas au courant de cet arrangement. Tout ce qu'ils voyaient, c'est que Hinata était redevenu l'homme qu'il était.

Le feinteur rentrait serein en deuxième année. La cérémonie le faisait se sentir mal automatiquement. Sa main allait chercher celle de Kageyama. Qui l'acceptait avant de lui envoyer u n regard qui disait que ce n'était pas le lieu pour ce genre de choses. Il soupira en voyant, le trouble était affiché sur le visage du futur as. Le jeune joueur devrait s'expliquer. Et surtout trouvé une excuse valable. Le discours d'entrée fini, les élèves se dispersèrent sans un mot. Le duo allait au gymnase. C'était sans surprise qu'il retrouvait les deuxièmes qui étaient à présent, c'était eux les aînés.

« Alors comment vont les amoureux ?
-Tsuki, arrête de les brutaliser. Kageyama ?
-Cet idiot avait besoin d'une personne pour s'appuyer. Il fallait que ça tombe sur moi. Au moins, ce n'est pas une peluche.
-Je ne suis plus un gamin, idiot de Kageyama.
-C'est ce que tu dis. »

Il s'en suivait une habituelle dispute, bientôt interrompue par Yachi qui pleurait. La petite manageuse recevait des sourires de la part de l'équipe. Ils finirent par se calmer en voyant le regard effrayant de leur entraîneur qui était rentré sans un bruit.

« Tsukiyama, la vie privée de deux joueurs ne te regarde pas. Tant qu'ils jouent bien. Dois-je te rappeler ce que ton frère a dit pendant l'été ?
-Vous êtes au courant ?
-Comme si je ne savais pas. Bon, cette année, faudra recruter des nouveaux. Je compte sur vous pour montrer que Karasuno mérite son nouveau prestige. Certains adversaires attendent Karasuno de pied ferme. »

Le groupe criait à s'en faire mal à la gorge leur joie. Ils étaient à nouveau une équipe surveillée. Finis, l'ombre. L'envol de Karasuno continuait dans les cieux tumultueux de l'adversité qui régnait sur les terrains. Le duo étrange de l'équipe s'amusait. Demain serait un autre jour. Des nouveaux viendraient, des étoiles pleins les yeux. Des amateurs ou des gens pleins de talents. Tout était dans la main de cette nouvelle équipe. Ses composants devaient s'harmoniser à la perfection. Même si les débuts étaient compliqués. Perdre des puissances telles qu'étaient certains aînés étaient une grosse perte.

Quand est-il du duo ? Il se débrouillait avec l'équipe. Ils passaient la plupart de leur temps ensemble. Leur relation était plus profonde qu'une amitié. Ils se disputaient encore de temps en temps. Mais ils avaient doucement entré dans un monde inconnu où l'un ne pouvait pas vivre sans l'autre.

Le duo retournait souvent ensemble, c'est un soir parmi tant d'autres que les lèvres de Hinata frôlèrent celles du passeur. La sensation qu'avait ressenti le joueur en cet instant est de la joie, mais aussi autre chose. Cette chose qui le dévorait de l'intérieur à chaque fois que Kageyama s'approchait d'un autre. C'était de la jalousie, mais l'avouer, c'était encore trop tôt. Il est vrai, que même le joueur central de Karasuno venait parfois donner des câlins sans que le rouquin lui demande. Comme s'il pouvait sentir ce désir de se tenir l'un près de l'autre. Celui qu'il calmait radicalement celui de manque. Mais autre chose le freinait. Il se sentait toujours un peu sale. Pourtant, il se lavait souvent. C'était une sensation qui était gênante. Et dormir avec les membres de l'équipe pendant un camp d'entraînement le faisait peur. Horriblement peur. Cette crainte passait inaperçu un bon moment. Jusqu'à ce Kageyama initie un baiser. Hinata le repoussa de toutes ses forces, puis s'excusait.

« Pardon, je ne peux pas...
-Idiot d'Hinata.
-Imbécile de Kageyama
-Je t'aime, ne t'avise pas à me faire répéter idiot ! »

Hinata voyait clairement les joues rougies de son ami. Il sourit avant de poser un chaste baiser sur la joue de Kageyama. Ils avaient fait à deux ce pas en avant dans leur relation. Ils étaient l'ébauche d'un couple.

Ces premiers gestes tendres envers l'autre ne passèrent pas toujours inaperçu au sein de l'équipe. Mais Tsukishima fut remis en place par le duo aussi vite qu'on pouvait dire volley-ball. Ce qui fit rire les troisièmes années. C'était bien beau à voir ça. Mais les habitudes des deux adolescents changèrent doucement. Les mains qui liaient de plus en plus. Les corps qui se collaient. Puis les petits baisers volés, même devant un public moins avenant de leur situation.

C'est d'ailleurs suite à des huées plus que vive sur le couple, qu'ils échangèrent un baiser qui les fit tous les deux perdre la tête. Ils se séparèrent, se promettant du bout des lèvres que la suite se produirait en des lieux où seul eux seraient présents. Le match était moyen, avec ces forces et ces faiblesses. Ce n'était pas comme ça qu'ils pouvaient gagner les plus gros combats contre leurs rivaux. Ils attendaient que ça. La faiblesse de Karasuno, renverser cette équipe tellement combattante menaçante. Ce n'était pas simple. Alors jouer sur le cœur était une manipulation basse, et pourtant pratiquer par des nouveaux peu scrupuleux.

Les deux garçons rentrèrent chez les Shoyo. Hinata saluait vivement sa jeune sœur qui était encore debout. Kageyama en profita pour passer un peu de temps avec les adultes. Qui voyaient bien la relation des deux garçons. Bien que le peuple japonais ne trouvât pas ça correct. D'ailleurs, ils voulurent savoir ce qu'il en était de la réaction des parents du passeur. C'est pile à ce moment que les deux rouquins pénétrèrent dans la pièce.

« Natsu, tu veux bien aller jouer, je dois parler à ton grand frère et son amoureux.
-D'accord Maman. »

La petite était partie en courant, laissant le quatuor dans un silence de plomb. Hinata n'osait rien faire. C'est Kageyama qui prit l'initiative de prendre sa main.

« Idiot d'Hinata... Pour mes parents. Ils veulent plus me voir, ils me payent mes études parce que c'est leur devoir. Mais ils veulent plus avoir affaire à moi...
-Dans ce cas, tu pourras vivre ici. Par contre, les garçons, pas trop de bêtises.
-Maman !
-Désolé, c'était trop tentant mon garçon. Je suis contente que malgré ce qui est arrivé, tu te sois trouvé une personne à aimer. Et son sexe n'a aucune importance. »

Hinata serra sa mère qui pleurait avant d'enlacer son père qui lui sourit avant de frotter énergiquement sa tignasse ;

« Prends bien soin de mon fils.
-Comptez sur moi pour rendre moins abruti cet idiot.
-Hey !
-Je vois. Je vais sortir un futon. »

Hinata vit son père sortir, suivit de près par sa mère. Il serait contre lui son petit ami. Il pleurait.

« Tes parents, ils n'avaient pas le droit. Tu es leur fils unique.
-Je suppose qu'ils s'attendaient à ce que j'aime une demoiselle et que je perpétue la lignée. J'avais une fiancée, mais je crois que c'est tombé à l'eau ; depuis que je suis tombé amoureux.
-Quelle froideur.
-Tais-toi idiot ! »

Hinata rit comme un fou, vite interrompu par Kageyama qui l'embrassait vivement. Les bras allant du feinteur allèrent serrer encore plus fort son amoureux. Alors que le baiser gagnait en intensité. Que les vêtements se soulevaient tendrement. Les parents Shoyo signalèrent leur présence d'une quinte de toux qui aurait fait rougir un malade. Ce qui fut le cas du jeune couple. Qui s'empressait d'aller dans la chambre du jeune numéro dix. Ils arrivèrent rapidement à cette dernière. Alors que les langues se liaient dans une liesse plus qu'agréable. Hinata poussa un peu son petit ami.

« Je ne peux pas...
-Tu n'es pas sale. Je t'aime...
-Pourquoi j'ai envie de ça ? Je suis un mauvais garçon. Qu'un idiot.
-Tu en as envie car on s'aime. Pour l'idiot, nous le sommes tous les deux. Je ne ferai rien de très poussé aujourd'hui. Je vais m'occuper de ton plaisir... »

Leurs langues se lièrent à nouveau. Sans plus attendre, mais avec une douceur infinie, Hinata sentit les mains froides de son amoureux se glisser sur sa peau. Cela le fit frisonner. Ce n'était pas si désagréable en soi. Quelque chose en lui en voulait plus, bien plus. Il se mordit simplement les lèvres pour se calmer un peu. Peine perdue. Car la langue de Kageyama lappait son cou, lui envoyant des signaux électrique dans tout le corps. Il gémit même à ce geste. Hinata était bien. Il serrait son amoureux. Mais ne voulait pas rester immobile, bien qu'il eût peur. Les caresses semblaient être bienvenues. Mieux, elles étaient attendues par le passeur. Il avait aussi un rôle. Il ne serait pas passif. Il participerait de son propre gré. Cette initiative les fit à tous les deux un grand bien. Ils se caressèrent ainsi, jusqu'à arriver à leur pénis. Les deux adolescents, gênés, n'osèrent se regarder. C'est timidement que Hinta caressait celui de Kageyama. Ce dernier lui rendait l'appareil. C'est comme ça qu'ils eurent leur premier orgasme. Ils étaient fatigués, mais heureux. Ils s'endormirent ainsi. Se promettant une bonne douche demain matin. Ce qu'ils firent donc le lendemain. Cette étape avait changé leur vie. Hinata sentait qu'il était sur la bonne voie, pour enlever ce sentiment de vide. Celui qu'il sentait de plus en plus présent entre ses cuisses. Il sautait sur son futur amant qui grognait en sentant un poids alors qu'il se lavait les dents.

« Tu crois que je serai dominé ?
-Pas toujours. On échangera les rôles. »

Hinata sourit tout simplement. Il était heureux comme ça. Il sentait le poids sur sa conscience comme envolé. Il aimait, c'était tout ce qui comptait.

« Pourquoi tu poses la question ?
-Tu sais ce que je ressens.
-Ton manque, c'est là donc. Tu as subi ça combien de temps ?
-J'en sais rien... »

Le joueur de volley mordit ses lèvres avant de sentir la main de Kageyama dans sa tignasse rousse. Il levait la tête et lui volait un baiser prude. Ce qui fit rire le feinteur qui se mit à courir, ne laissant pas le temps à son amoureux de se venger. Il n'était pas suivi, heureusement. Il allait sortir les vélos. Il n'était pas le seul dans les environs, un garçon se tenait là.

« Tiens la pute endormie a trouvé quelqu'un. Vu ton étroitesse, il doit en prendre du plaisir...
-Vous avez intérêt à dégager...
-Le boss avait raison, tu es appétissant quand tu t'énerves, rouquin... »

Il n'avait pas le temps de frapper qu'un coup fut donné au garçon. C'était Kageyama, à moitié habillé et de forte méchante humeur. Il fusillait du regard l'homme entendu sur le sol.

« Dégage et dis aux autres que le premier qui le touche ira à l'hôpital. Et c'est pareil pour les suivants.
-Je l'aiderai. »

Hinata vit bien que le gars avait eu pour son compte, il embrassait sur la bouche son amoureux. Il savait que malgré qu'il avait parfois du mal à exprimer ce qu'il pensait. Le jeune homme qui avait réussi à toucher son cœur blessé par l'épreuve, avait plein de sentiments.

Le duo allait à l'école comme à leur habitude. Pourtant, cette journée-là. Il était d'autant plus proche que n'importe quel autre moment. Ils en avaient rien à faire de l'avis des autres. Du fait que flirter avec un garçon au japon était mal vu. Ce n'était pas ce regard qui allait les arrêter. Ils s'aimaient, c'était tout ce qui comptait. À midi, Hinata sursautait en entendant son portable sonner. Il le décrochait rapidement. C'était les policiers qui s'étaient occupés de son affaire.

« Bonjour...
-On a pincé le gamin qui vous a approché. Je vous conseille de partir. Vous et les personnes auxquelles vous tenez. Un séjour au spa vous sera bénéfique.
-J'en parlerai à ma mère.
-Oh, jeune homme, c'est déjà fait, attendez-vous à recevoir un message. Elle ne se tenait plus. Au revoir et passez un bon séjour. »

Hinata rit doucement en fermant son téléphone. Il rassurait son amoureux en s'approchant de son oreille et lui dire ce qui allait se passer. Le passeur le regardait avant de frotter les cheveux de son futur amant. Rien ne faisait plus plaisir au feinteur, ces petits gestes avaient été plus que salvateur lors des moments de crises. Comme une fois en plein match. Où il s'était senti affreusement mal. Kageyama avait simplement pincé ces joues. Ça avait fait mal, mais sa présence suffisait à faire disparaître ce mal. Comme par magie. C'était ça l'amour.

La journée passait avec une rapidité insoupçonnée. Les deux garçons avaient reçu le message de la mère Shoyo. La petite Natsu dormirait toute seule. Laissant les deux garçons dans une parfaite intimité. Ce qui fit rougir les deux jeunes hommes. Cette femme finirait par avoir leur peau.

Durant le voyage, les mains du couple s'étaient liées en silence. Alors que la petite Natsu chantait. Bientôt suivie par toute la famille agrandie. Car pour Les Shoyo, le passeur en faisait partie. Ils arrivèrent à l'établissement avec des bains intérieur comme extérieur. Les garçons se dirigèrent vers ceux à l'intérieur. Laissant les femmes l'extérieur. C'est donc un trio qui se baignait à moitié. Sous le regard du père, les amoureux n'osèrent rien faire. Ils profitèrent donc plus des bienfaits du bain. Ils sortirent tous complètement détendu.

Hinata saluait son père qui allait rejoindre sa femme. Le feinteur tirait un peu son petit ami jusqu'à leur chambre. Il fermait à peine la porte qu'un atmosphère lourde s'installait. Ils n'osaient pas se regarder. Pourtant, ils avaient tout les deux envie. Le rouquin ne savait pas qui avait commencé. Mais leur baiser était plein de promesses. Les vêtements à peine enfilés étaient déjà bien descendus. Il ne fallait qu'un geste que le tissus tombe dans un bruit mat. Ils s'embrassèrent encore et encore. Jusqu'à en perdre le souffle. Les corps s'étaient rapprochés. Ils étaient à présent l'un contre l'autre. Les deux garçons avaient les joues bien rouges. Les mains, pourtant, étaient bien au sud.

« Si jamais c'est trop, on arrête. D'accord. »

Hinata hochait simplement la tête pour marquer son accord. Les mains de Kageyama étaient si près de son anus. Il se sentait à nouveau apeuré. Mais au lieu de le dire. Il se mordit l'intérieur de sa lèvre. Bientôt distrait par la masturbation de son amant sur son pénis. Il oubliait progressivement cette présence. Pour finir plus que sentir cette main qui allait et venait sur son intimité. C'est quand le doigt entrait en lui qui remarquait le changement. Ce n'était pas vraiment douloureux, juste un peu spécial. Il sentait son manque un peu comblé. Inconsciemment, le rouquin ouvrait plus ses jambes. Pour laisser plus de manœuvre à son petit ami. Les jambes bel et bien écartées. Il remarquait à peine l'intrusion du deuxième doigt qui venait fouiller en lui. Il le remarquait que quand toute sa vision devenait blanche. Il avait même crié.

« C'était quoi ça ?
-Un bon signe pour la suite. C'est mon tour, après le tien.
-Tu as intérêt crétin de Kageyama.
-Tobio... On va le faire, alors utilise mon prénom. »

Hinata rit un peu, avant d'à nouveau gémir. Ce crétin savait où viser. C'est après quelques minutes que le feinteur était à la merci du passeur. C'est avec une douceur infinie que le jeune homme aux cheveux sombre avait fait son entrée dans l'antre du rouquin. Il l'embrassait. Il se sentait un peu bizarre, à la fois bien et inconfortable. Ils restèrent quelques secondes comme ça avant que le joueur portant le numéro dix initiât le mouvement. C'est comme ça qu'ils firent l'amour. À la fois doux et sauvage. N'écoutant que leur corps qui en demandait toujours plus. Les corps n'avaient plus aucune limite. Hinata était aux anges. Voir son amant en pleine action, l'embrasser. Il n'en pouvait plus.

« Tobio ! »

Hinata avait joui, il se sentait bien. Mais ce n'était pas fini. Il le savait bien. Avec une légère pause. Les deux garçons inversèrent les rôles. Bien que le manque du jeune joueur à la chevelure digne d'un paysage d'automne, se fît sentir. C'est naturellement avec beaucoup de précautions. Qu'il pouvait sentir les chairs de son amant se serrer autour de lui. Il avait fait exactement les mêmes gestes que Kageyama. Apportant le soin de marquer le corps de ses baisers mouillés. C'est ainsi qu'ils firent l'amour, pour la première fois. Bien qu'Hinata ne fût pas vraiment puceau ; il sentait que cette fois, il n'était plus vierge. Il était simplement heureux et profondément amoureux de cet homme. Il avait combattu sa peur pour lui. Pas sûr qu'ils recommenceront tout de suite. Amis de temps à autre. Ils s'uniraient. Car l'amour n'est pas fait que de sexe. Al tendresse viendrait. Comme en cet instant. Les corps collés. L'un regardant l'autre avec un mince sourire avant de s'endormir. Cette année avait été dure.

Les policiers mirent fin à la rumeur qui circulait sur Hinata et la maison Shoyo. Les deux amoureux s'aimaient, gagnaient des matchs, parfois à pas grand choses. Ils vivaient d'amour, de volley et de vie étudiante. C'est naturellement que les deux hommes finirent par être au sommet de leur sport. Avant de choisir une autre carrière après ça. Entraîneur pour Kageyama, qui était sévère, mais était au courant des faiblesses et des forces de ses joueurs, les exploitants du mieux qu'il pouvait. Et Hinata, lui, il rejoint la police. Il était un peu plus grand. Mais il était toujours sensiblement le plus petit de sa patrouille. Ce qui le faisait souvent crier. Il ne laisserait pas d'autres hommes profiter de quelqu'un, que ça soit homme ou femme. Son regard effrayant freinait plus d'un criminel. Même ceux qui avaient tenté de l'humilier. C'est ce genre de moment qui rendait le couple plus heureux. En sauvant ces âmes de leur boulot, c'était comme s'ils avaient eu des enfants...