Disclaimer: L'oeuvre de Twilght ne m'appartient pas, c'est une oeuvre de Stéphanie Meyer.
Cette version de l'histoire est née grâce à mes 2 nièces i ans déjà. Pour les 18 ans de l'une d'elle, j'ai eu l'idée (qui ne sortait de je ne sais où)de l'intégrer dans la saga dont elle était accro "Twilight". L'ayant gardé privée tout ce temps, je me suis dis que ça ne coûtait rien de la partager ici.
Je vous laisse avec le prologue et laissez moi vos avis si l'envie vous en dit.
Merci, merci!
CHAPITRE 1
La journée d'aujourd'hui fut un calvaire. Pourquoi ? Première journée de cour dans mon nouveau lycée. Oui, bienvenu à Forks High School! Il fallait bien se douter que j'allais me la foirer et me payer la honte. A peine avais je posé le pied par terre ce matin que ça allait de travers. Bien que la veille j'eu la raisonnable idée de me coucher tôt pour être d'attaque je réussi à trouver le sommeil qu'au environ de 4h du matin, donc autant dire que ma nuit fut courte. Lorsque mon réveil se mit à bourdonner dans mes oreilles une odieuse chanson bien trop enjouée à mon goût, ça ne pouvait être que le signe d'une journée désastreuse.
...
Après avoir sauté sous une douche bien chaude et camouflé les conséquences de ma nuit trop courte sous une légère touche de fond de teint, un coup de mascara et un trait de crayon noir, je me laissais guider vers la cuisine par le délicieux arôme du café fraîchement coulé et … d'œufs brouillés au bacon beurk ! Face à la cuisinière, ma sœur avec sa tête des mauvais jours, était en train de se battre avec la salière qui semblait bien décidée à ne pas donner son contenu, je ne suis peut être pas la seule à avoir passée une sale nuit en fin de compte.
« Si tu crois que tu va me résister tu te mets le doigt dans l'œil ma jolie ! »
Je ne savais pas depuis combien de temps Jennifer luttait mais il était temps que super Mélane vienne à son secours. A peine, avais-je eu le temps d'amorcer un pas dans sa direction qu'une montagne de muscles passa la porte d'entrée et englouti ma sœur dans ses énormes bras en lui demandant:
« Est-ce qu'un gentleman peut se permettre d'aider une charmante demoiselle en détresse ? »
Le ton du dit gentleman contrastait totalement avec son physique si vous voulez mon avis.
Dés que leurs regards se croisèrent le visage de ma sœur s'illumina de même pour celui de Jacob Black, qui je pense ne tarderait pas à devenir officiellement mon beau frère. Pour éviter d'être le témoin d'un trop plein d'affection, je manifestai ma présence par un raclement de gorge exagéré.
« Salut microbe, alors d'attaque pour ta première journée chez les ploucs ? Ahh, Ahh, Aieuu ! » Un sévère coup de coude asséné par ma sœur interrompit mon musclor de beau frère.
« Pourquoi tu me frappes je n'ai rien dit ?! »
«Ne soit pas aussi négatif, tu sais qu'elle n'a déjà pas besoin de ça pour s'angoisser, lui fit remarquer ma sœur. Alors tu as bien dormi cette nuit? La pluie ne t'as pas réveillée ? »
« Courte nuit mais ce n'est pas la première, un bon café et j'y vais » dis-je en remplissant la tasse sur laquelle était inscrit tout ce qui est petit est mignon, tasse que nous avions acheté avec Jennifer lorsqu'elle m'avait fait visité Port Angeles le jour de mon arrivée.
En me retournant la tasse au bord des lèvres ma sœur me regardait d'un air menaçant.
« Si je comprend bien, je me suis levée 1h plus tôt pour rien ! Mes œufs et mon bacon ! Que j'ai préparé avec AMOUR vont rester dans leur assiette ? C'est ça ? » Dit elle en croisant les bras.
« Non, bien sûr c'est trop mignon de m'avoir fait mon p'tit dèj ce matin, mais si j'avale autre chose que mon café maintenant il se pourrait que je me retrouve à inaugurer les toilettes du lycée de Forks dés ma première journée et honnêtement je me la sens pas trop! » m'excusais-je.
« Et puis ce n'est pas perdu pour tout le monde, je n'avais pris qu'un petit, petit déjeuné avec mon père. » s'exclama Jacob m'adressant un clin d'œil et en engouffrant déjà une première fourchette d'œufs brouillés dans sa bouche.
Ma sœur lui adressa un sourire tendre et je me mis à savourer le nectar de ce délicieux café qui, je ne le savais pas encore, serait la seule chose que contiendrait mon estomac cette journée là.
...
« Allé microbe, t'inquiets pas c'est peut être des ploucs mais ils ne sont pas méchants ! » me glissa t il avant que je ne ferme la portière de sa Chevrolet rouge rouillée. Jack avait voulu m'accompagner pour mon entrée dans l'arène de la jeunesse de Forks, c'est pourquoi j'étais en train d'étudier mon nouvel emploi du temps ainsi que le plan du lycée tout en faisant le tour du vieux pick up.
« C'est facile de dire ça, ce n'est pas toi qui va être la nouvelle que tout le monde va regarder ! » lui dis je un peu trop sèchement, en jetant mon sac sur mon épaule.
«Désolé je stress ! » m'excusais je avec un pauvre sourire.
C'est à ce moment là qu'un cabriolet rouge et un 4x4 rutilants firent leurs entrées sur le petit parking déjà bien rempli.
« Et bien, je vois que Forks compte aussi des BCBG ! Espérons qu'ils ne se la pètent pas trop !» dis je en rigolant tout en me retournant vers Jack, qui lui avait perdu son sourire et avait une expression que je ne lui avais jamais vu dans les yeux.
« Ici aussi nous avons notre lot de parasites » dit t il sans dévier les yeux des nouveaux arrivants.
Brusquement, son regard se fixa au mien.
« Fais moi plaisir Mélanie, évites de chercher à faire ami ami avec ces gars là, ok ? »
Maintenant il m'appelle Mélanie, c'est quoi encore ce délire. Bien que sa demande me paru étrange j'acquiesçais d'un coup de tête. J'avais d'autres souci pour l'instant, survivre à cette journée serait déjà une bonne chose. Tournant les talons je me dirigeais alors vers l'entrée du lycée pendant que la Chevrolet démarrait dans un boucan d'enfer et s'éloigna bruyamment.
Étonnamment, les 2 premières heures de cours ne furent pas une catastrophe, ceux ci étant surement grâce à Angela. Une petite brunette au visage fin, au teint hâlé et au regard d'encre à peine caché derrière une fine paire de lunette, c'est avec une toute petite voix qu'a la fin du cour de littérature anglaise elle me proposa de voir si nous avions des cours similaires pour m'aider à me familiariser avec les couloirs de l'établissement. C'est vrai que les artères de ces bâtiments datant des années 70 ressemblaient à un labyrinthe et en cours de rénovation de sur crois . Ça ne lui fera pas de mal un coup de neuf. Sortant de notre heure de math Angela m'accompagna jusqu'au bâtiment de sciences. Malheureusement pour les 2 dernières heures de la matinée j'avais biologie avancée, matière qu'elle ne partageait pas avec moi. J'avoue que le simple nom du cour était rebutant mais c'est une matière que je me devais d'avoir dans mon cursus pour pouvoir intégrer l'université de New York en spécialité médecine pédiatrique.
Arrivées devant la porte du labo elle m'avoua gentiment
« Je te laisse pour ce cour car les sciences et moi on est carrément des étrangères. Dit elle en tordant le nez de dégoût, mais on se rejoint à la cafétéria après si tu veux ? me demanda t elle.
En mentionnant l'heure du repas mon estomac se rappela à mon bon souvenir en gargouillant.
« C'est ok pour moi, répondis je en souriant. »
En me saluant elle me souhaita bonne chance pour mes 2 heures de bio.
Je fus surprise de voir que la salle de labo était aussi remplie. Comme pour mes précédentes heures j'allais porter ma fiche de présence au professeur. Contrairement aux autres, Mr Banner ne s'embarrassa pas de questions inutiles, il me donna un manuel et me désigna la seule paillasse libre en me précisant que les places attribuées l'étaient définitivement. La première heure fut consacrée à l'étude de l'anatomie cellulaire, que j'avais déjà étudié l'an passé. La seconde était consacrée à une interrogation surprise au plus grand damne de la majorité des élèves dont deux de la dernière rangée. Y étaient installés le stéréotype du roi et de la reine du bal du lycée. Une blonde au cheveux décolorés et maquillée comme un camion volé et un garçon au physique de capitaine de l'équipe de foot qui essayaient vainement de convaincre le professeur de l'injustice qu'était de leur donner une interro surprise sans même les prévenir. Ben oui, quelle idée aussi ! Mr Banner me laissa le choix de faire ou non cette interrogation précisant qu'il ne tiendrait pas compte de cette note pour mon évaluation de fin d'année ce qui me valu d'être la cible de mess basses des élèves. Même, l'intello du premier rang m'offrit un regard haineux. Du coup, ce qui m'était déjà arrivé au moins 2 fois ce matin se reproduisit, mon visage prit une teinte rouge cramoisi jusqu'aux bouts de mes oreilles me conduisant à me trouver pencher sur ma feuille au point de quasiment avoir le nez dessus. La honte !
Après avoir rédigé une rapide analyse du sujet, je repensais à ce que Jack m'avait dit ce matin. Pourquoi avait-il l'air de se méfier de certains élèves du lycée ? De plus, il avait suivit son second cycle scolaire au lycée de la réserve indienne avec Embry et Paul. En même temps il est vrai que depuis qu'il est assez grand et physiquement menaçant Jacob aime jouer le rôle du grand protecteur de ses dames, sa réaction ne me surprenait donc qu'à moitié. Mais pourquoi eux précisément ? Parce qu'ils arboraient sans complexe leurs richesses ? Conduisaient de grosses bagnoles qui valent surement plus que notre maison ? Je ne pu aller plus loin dans mes réflexions par la sonnerie annonçant la fin du cour.
...
Après un arrêt aux toilettes, j'aperçu ma nouvelle camarade à la cafeteria au bout d'une table déjà occupée par le roi et la reine du bal assis face à face, 2 gars du même gabarit que le roi footeux, 1 troisième aux traits asiatique installés au coté d'Angela et 2 filles qui de loin paraissaient être les sujets de la blonde décolorée. Je pris place dans la file qui menait au buffet. La grande salle était animée par les conversations des élèves, plus j'avançais dans la file plus j'eu l'impression que les regards se braquaient sur moi, super tout ce que j'aime ! En prenant une pomme dans la panière à fruits je cru entendre quelqu'un parler de sang neuf ou de je ne sais qu'elle effluve olfactive désagréable. Dans le doute je reniflais discrètement mes cheveux. Avant que je ne puisse réaliser se qui se passait, le contenu de mon plateau se retrouva littéralement écrasé sur ma tunique. La part de pizza et la gelée de groseille qui auraient dû constituer mon déjeuner gisaient sur mes bottines et mon haut était une réplique exacte d'un abstrait de Picasso. Un silence gênant avait remplacé le brouhaha ambiant de mon arrivée.
Encore en train d'essayer de comprendre ce qui s'était passé, je fis un rapide bilan visuel de la situation. Mon plateau parterre gisant à coté de mon sac, mon déjeuné sur mes vêtements et mes nouvelles pompes, un ballon de foot dans la panière de fruits, des fruits, des morceaux de fruits dégoulinants sur l'inox du buffet tout le monde regardant dans ma direction et une pomme, une appétissante pomme rouge entre mes doigts. Je ne sais pas combien de temps je restais figée à contempler ma pomme mais c'est la voix d'Angela qui me fit revenir à la réalité.
« Mélanie, tu n'a rien ? Me demanda t elle en passant un bras sur mes épaules pour me conduire jusqu'à une chaise. Plus crétin que Tyler tu meurs, comme si il avait déjà su rattrapé une passe, pff ! » S'exclama t elle en essuyant ce qui ressemblait à un reste de gelé sur ma veste.
Les applaudissements et les rires de tous les élèves présents résonnèrent dans ma tête instrument de torture mentale. Il fallait que je sorte de là au plus vite, je sentais la crise d'angoisse arriver. Le souffle court, évitant les tables, les chaises et leurs occupants tant bien que mal, je réussis alors à sortir de cet enfer en essayant d'ignorer qu'Angela me courait après. A bout de souffle je m'affalais sur un banc situé sous le préau de l'accueil, de là je vis les ouvriers chargés des travaux de rénovation se marrer en me regardant. J'enfouis mon visage dans mes mains et pressais celles-ci sur mes yeux comme pour me réveiller de ce cauchemar. Lorsque je m'étais enfin décidée à ré ouvrir les yeux, ce n'est pas Angela que je découvris ni le regard moqueurs des ouvriers mais celui d'une ravissante fille à la peau tellement pâle qu'elle en était presque translucide, des cheveux courts d'un noir de jais coiffés en pétard, des lèvres maquillées d'un rouge vif qui contrastaient avec son teint et des yeux d'une étrange couleur topaze. Comme pour me laisser le temps de reprendre mes esprits elle resta là immobile, parfaite représentation d'une sculpture de Rodin.
« Je me présente, Alice Cullen entama t elle d'une voix guillerette, tu es la nouvelle, Mélanie c'est ça ? Je t'ai rapporté ton sac ! » Je ne pu répondre encore incapable de parler.
Elle reprit sans se départir de son sourire
« Il ne faut pas trop t'inquiéter pour ce qui s'est passé à la cafétéria tu sais, sourit elle, d'ici peu de temps un exploit remplacera le tiens. Crois moi! »
Sans que je n'ai eu le temps de comprendre ce qu'elle venait de dire elle tourna les talons et me lança
« Je suis sûr que l'on va bien s'entendre toute les deux! Oh! Et puis j'adore tes bottines !»
« Euh… merci ? »
Après ces dernières paroles, mon corps se mit en mode pilote automatique. Choc post-traumatique certainement. Mes cours de l'après midi n'étant que de l'éducation physique je me rendis à l'infirmerie où l'infirmière, ayant déjà eu vent de événements de la cafétéria, me dispensa de sports et m'autorisa, après un rapide passage à l'accueil, à rentrer chez moi et me "requinquer".
« Tu parles me requinquer, il va falloir plus que ça. » marmonnais-je pour moi-même.
Vu que c'était Jacob qui m'avait conduit au lycée ce matin je dû rentrer à la maison à pied ! Super !
Lorsque j'étais rentrée cet après midi, la maison était déserte, pour ma plus grande satisfaction. Lors du dîner c'est Jacob qui par une remarque bien à lui m'apprit que l'incident de la cafétéria lui était parvenu aux oreilles.
« Il parait que tu fais des essais pour intégrer l'équipe de foot microbe ! » se moqua t il.
Ce qui lui valu une magistrale baffe derrière la tête de la part de Jennifer. Elle avait appris que sa sœur s'était déjà fait remarquer et s'inquiéta pour moi.
Le ventre encore au bord des lèvres au souvenir de cette journée je débarrassais mon assiette encore pleine, embrassais Jennifer et saluais Jack avant de sauter dans la douche.
C'est donc avec la boule au ventre, qui ne m'avait pas quittée depuis le déjeuner que je me retrouvais assise sur mon lit, attifée de mon pyjama spécial déprime, rose avec des petits lapins blancs et mon ipod vissé aux oreilles. J'attrapais mon sac que j'avais abandonné sur mon bureau en rentrant pour y trouver un quelconque devoir à faire, qui pourrait me distraire des images de ballon figé dans une masse de purée de fruits. Étrangement au fond de mon sac je retrouvai la ou plutôt ma pomme, seule rescapée de mon déjeuné, j'avais du la jeter dans mon sac. La posant sur la table de nuit, je pris mon exemplaire du dernier roman de Stéphanie Meyer et entrepris de m'immerger dans le monde surnaturel de mon auteur préférée pour y noyer mon angoisse.
