Comme je l'ai notifié sur les chapitres précédents cette histoire date de quelques années maintenant. Je fais donc quelques modifications avant de les publier ici mais subsistent encore beaucoup d'erreurs et je m'excuse d'avance si ça vous pique les yeux (comme à moi d'ailleurs!). Je ne peux qu'espérer que vous apprécierai de lire ce chapitre et ceux qui suivront.

Comme toujours, Twilight et ses personnages ne sont pas de moi mais bien de la célèbre Stéphanie Meyer.

CHAPITRE 2

J'ouvre les yeux, il fait noir, je tâtonne pour trouver l'interrupteur, je ne le trouve pas. Je ne reconnais pas l'édredon de mon lit. Je ne suis même plus allongé et j'ai froid. Je n'entends que le bruit de l'eau qui clapote. Je tends les bras. Sous mes mains quelque chose de friable. Du sable. C'est la plage de El Matador. Le jour se lève derrière les falaises. Le spectacle est magnifique comme à chaque fois la paroi rocheuse qui se fond dans l'océan, celui là même qui meurtri la roche par ces attaques incessantes. Mais il y a un malaise. Que fais je ici? Pourquoi suis je toute seule? Où sont les autres? Ils n'ont pas pu m'oublier. Non, ils ne m'ont pas laissé là. "S'il vous plait les gars c'est bon revenez!" J'avance à la recherche de toute l'équipe "Ce n'est pas drôle, arrêtez vous me faites flipper!" Les pieds nus le sable fin se glisse entre mes orteils dans un frottement douloureux lorsque je me met à courir "Venez me chercher!" Plus j'essaie de m'approcher des marches menant en haut de la falaise, plus elles s'éloignent "Venez me chercher, s'il vous plait" à bout de souffle je m'écroule sur ce sable encore froid de la nuit passée, "S'il vous plait"

Cette nuit là je me réveillai frigorifiée, la couverture au pied du lit,mon bouquin au sol et la lumière tjrs allumée. J'avais dû m'endormir en pleine lecture. En replaçant mon livre sur la table de nuit, je jetais un coup d'œil au réveil qui indiquait 5h30 du matin. En ramenant la couverture sur moi je mis mon oreiller sur mes yeux pour tenter d'oublier ce cauchemar.


Le lendemain, je tente de passer inaperçu, d'ignorer les ricanements sur mon passage et les regards moqueurs posés sur moi. Pendant l'interclasse Angela s'inquiéta pour moi mais ne mentionna pas l'incident de la veille, ce dont je lui fus reconnaissante. A l'heure du déjeuner je m'installais à l'une des tables rondes de la cafétéria autour de laquelle se trouvais Angela qui me présenta officiellement Jessica et Mike les 2 élèves partageant mon cour de biologie, Thibault et Ben 2 joueurs de l'équipe de basket dont Mike était le capitaine j'avais presque deviné, Eric l'intello du groupe et pour finir et pas des moindre les 2 espèces de pintades aperçues la veille, sosies ratées de Jessica. Ces dernières furent moins attachées à mon désir de mettre les événements de la veille aux oubliettes.

« Alors Mélanie il semble que dés ton premier jour Tyler t'a déjà fait du rentre dedans, s'esclaffa t elle fière de son jeu de mot ».

La gêne l'emportant sur le reste je me concentrais sur les bulles de mon soda prête à affronter les railleries de mes voisins de table. Cependant, il en fut tout autrement. Thibault qui était occupé à discuter tactique de jeu avec Mike se redressa nonchalamment.

« Ça m'étonne que ça te fasse tant rire Savanah, dit il sur le ton de la moquerie, il me semble que pas plus loin que le weekend dernier tu aurais voulu être à la place de Mélanie, non ?! »Ponctua t il dans haussement de sourcil explicite.

« Non, mais… N'importe quoi… réussi t elle à bégayer, je ne vois pas d'où tu sors ça ! ».

« Alleeeerr… On sait très bien que sous tes airs de prudes se cache une tigresse dit il en regardant ses collègues masculins qui se mirent aussitôt à griffer l'air de leurs mains ! ».

Dégoûtée, Savanah suivit de ses 2 comparses, prirent la direction de la sortie, pendant que le reste de la tablée étouffaient leurs rires. Thibault me gratifia alors d'un sourire sincère et Angela m'asséna une légère bourrade lourde de sens.


Les cours de l'après midi se déroulèrent comme celles de la matinée et la fin de la dernière heure de cour fut vite arrivée. En me rendant sur le parking à la fin de la journée pour attendre mon chauffeur, j'aperçu la voiture rouge de la veille une Mercedes CLK cabriolé et une Jeep fraîchement sortie de concession, pouah c'est vrai qu'elles en jettent! pensais je. Une chose à ajouter sur ma liste des trucs à faire, me trouver une voiture dans mon budget, hors de question d'aller demander de l'argent à mon père, fallait que je m'assume maintenant. Tout à coup, comme au ralenti, les propriétaires des 2 bolides firent leur apparition. Une superbe blonde pulpeuse aux jambes infiniment longues, couvée des yeux par un gars impressionnant par ses muscles prêt à déchirer son parka gris cendré. Suivis d'un second couple composé d'un jeune homme au beau visage torturé encadré par des boucles blondes auquel la pimpante Alice imposait un rythme survolté du haut de sa petite taille. Comme si le groupe avait senti qu'on les observait ils se retournèrent d'un même homme. Ce fut 4 paires d'yeux d'une couleur topaze identique qui me toisèrent et je fus soudainement prise d'un sentiment de malaise, qui disparu lorsque Alice fit un signe de la main en souriant dans ma direction. Instinctivement, je me retournais pour voir à qui elle s'adressait, il n'y avait personne d'autre que moi. Lorsque je rejetais un coup d'œil dans leur direction leurs 2 véhicules étaient déjà engagés dans la file de voitures qui sortaient du parking.

Dix minutes plus tard, une belle Mini Cooper rouge traversée par 2 épaisses bandes noires se gara à quelques mètres de moi. S'extirpant difficilement de l'habitacle, mon géant de beau frère tira sur les bords de son tee shirt pour le défroisser.

« Kit à te débarrasser de ta vieille Chevrolet, tu aurais pu choisir une voiture plus adaptée à ton gabarit, tu ne crois pas ? »Plaisantai-je.

« Tu devrais mesurer tes paroles mini pousse, sinon je la revends et tu te rendras dorénavant au lycée à pieds. » M'avertit-il en se tenant les reins avec une moue.

Je mis un moment à réaliser se que Jack venait de me dire.

« Je rêve ou tu viens de dire ce petit bijou est pour moi ? » L'interrogeais je mi figue mi raisin.

« Exactement, tu aurais dû l'avoir pour lundi, mais Embry a tenu à la lustrer avant qu'on ne te l'emmène. »

Bien qu'elle soit parfaite, ma conscience me dictait de ne pas accepter.

« Ça me fait vraiment plaisir Jack mais je crains de ne pas pouvoir accepter, elle est largement au dessus de mes moyens. »

« Ça, tu verras avec ta sœur, moi je suis juste le messager et accessoirement le mécano. »

« Je vois… » Bataille perdue d'avance

« Aller prends le volant, tu vas te faire la main en me déposant au garage avant de rentrer. » Dit-il en essayant de s'insérer dans la voiture.

C'est quand même ravi que je m'installais et pris la route dans la voiture de mes rêves.


Le mercredi se déroula sur le même schéma que les 2 jours précédents. Je fis plus ample connaissance avec les camarades de classe d'Angela pendant notre pause déjeuné. Les 3 miss-nous-sommes-les-plus-belles, Jessica, Savannah et Kelly, étaient en grande discussion sur le choix de leurs robes pour le bal d'hiver et projetaient une sortie shopping pour le weekend. Un sujet sur lequel je ne tenais pas m'étendre dans la mesure où, qui dit bal dit cavalier et ma vie sociale ressemblait plus au désert de Gobi qu'autre chose. C'est pourquoi ce midi j'observais Angela qui jetait des petits regards discret vers Ben, un charmant garçon lui aussi dans l'équipe de basket. Il faudrait que j'en parle avec elle afin de savoir si elle a réellement le béguin pour lui et si elle désir un petit coup de main pour passer à la phase séduction active. Sur cette pensée mon regard se porta sur les 4 individus qui semblaient évoluer en parallèle de nous autre élèves ordinaires. Toujours installés à la même table ils restaient assis sans rien avaler de ce que contenaient leurs plateaux. Cela faisait 2 jours que je les observais par-dessus mon épaule, alors que les autres élèves semblaient les ignorer. Depuis qu'Alice m'avait ramené mon sac lundi, j'étais fascinée par ce petit groupe. Un des 2 garçons avait les cheveux sombres et ondules. Massif, il était musclé comme un type qui soulève de la fonte avec acharnement, une véritable armoire à glace. Sur ses genoux, une beauté blonde à la silhouette magnifique, comme celles qui font la couverture du numéro spécial maillots de bain d'un magasine. Un couple parfait. En face le second type, un grand blond élancé lui aussi bien bâti, avait un air torturé tout à l'opposé du petit lutin aux cheveux noir qui se tenait à son coté, Alice. Autant de splendeur en 4 personnes c'était de l'injustice.

Jessica me prit en flagrant délit et s'empressa d'en informer toute la tablée.

« Regardez notre petite Mélanie en train de mater les Cullen ! » Claironna t elle mesquinement.

Je me concentrai sur mes ongles, gêné d'avoir été surprise.

« On a tous « maté » les Cullen au début, pas de quoi fouetter un chat, Jessica » Me défendit Angela.

« Qui sont-ils ? » Risquai-je de demander à Angela.

Ce fut cependant Savannah qui me répondit.

« Emmet et Alice Cullen les bruns, Rosalie et Jasper Hale les blonds. Ils vivent avec le docteur Cullen et sa femme. »

Je retournais à mon observation. Ils avaient des prénoms particuliers, même pour des habitants de Forks, songeai-je.

« Cherches pas, ces 4 là sont en couples. » Ajouta t elle en croquant dans sa pomme.

« Et ils vivent ensemble. » Repris Jessica dans un chuchotis désapprobateur.

« Franchement bizarre, leur conception de la famille » Commenta Mike la bouche pleine.

Ces réactions ne m'étonnaient pas, typique d'une petite ville. Cependant, je comprenais que ça puisse susciter ce genre de réaction, surtout ici.

« Ils semblent… différents. » Dis-je.

« C'est peu de le dire, ils ne se mélangent pas. Ils sont tout le temps ensemble, du matin jusqu'au soir. »

« Tu peux toujours, tenter ta chance avec le plus jeune, Edward Cullen » Suggéra ironiquement Kelly.

« Où est-il ? » Demandai-je.

«N'y penses mêmes pas. Aucune des filles d'ici n'est assez bien pour lui. »Renifla Jessica pleine de rancœur.

« Tu dis ça juste parce que t'as pris un râteau ! » S'esclaffa Thibault.

Je me mordis les lèvres pour cacher mon sourire. Pauvre Jessica, son charme n'agissait pas sur tous les mâles.

C'est avec le mystère Cullen que je partis pour ma prochaine heure de cour.

Je me pressais pour rejoindre l'habitacle de ma toute nouvelle voiture, pour y mettre le chauffage à fond. Je ne me ferais jamais à ces températures, pensais-je. Je jetais mon sac sur le fauteuil passager qui se renversa dessus, évidemment. Une fois mes affaires rangées, je scrutais les Cullen derrière mon pare brise sur lequel la buée faisait son apparition. Leurs démarches gracieuses, leur façon d'évoluer dans l'espace les rendaient d'autant plus irréels. Je deviens complètement obsédée, pensai je en mettant le contact.