Et un nouveau chapitre. Merci a ceux qui passent par ici et lisent cette histoire ainsi qu'a ceux qui la suivent.

J'espere que l'histoire vous interresse toujours! Comme d'habitude n'hesitez pas a me dire ce que vous en pensez?

Bonne lecture.

DISCLAIMER: l'histoire de Twilight et ses personnages ne m'appartiennent pas.


CHAPITRE 7

La nuit qui suivit fut encore accompagnée de rêves étranges où j'évoluais dans la foret avec la sensation d'être observée. J'avais l'impression d'être la proie sur lequel le piège se referme lentement mais dés l'instant où la menace paraissait vouloir se manifester mon inconscient m'ordonnait de me réveiller. Ce n'est qu'après 5h que je tombais dans un sommeil sans rêves.

Les crissements de portières inimitables de l'Antiquité me sortirent de mon coma. J'avais surement du écraser car un filet de bave me reliait encore à mon oreiller, super sex la fille au réveil ! M'essuyant rapidement la joue avec la manche de mon sweat je tournais le radio réveil vers moi et constatais qu'il était 12h ! Ca sent le dimanche à rien faire. J'enfilais mon bas de jogging pour descendre à la cuisine et tombais sur la note laissée sur la table.

Mélan,

Jack et moi nous rendons chez Billy pour déjeuner.

Je serais de retour avant la nuit. En cas de besoins appelles sur nos portables.

Bonne après midi.

Jennifer.

Le rituels des petits mots dans la maison ça m'avais manqué ca aussi. En bas du morceau de papier un postscriptum d'une écriture de chien ajoutait :

Interdiction de t'aventurer dans les bois mini pousse.

Vu les rêves que je fais en ce moment, les bois j'y mettrai pas un orteil beau frère, et puis la maison à moi toute seule ça me laisse de multiples options.

J'entrepris de me confectionner un sandwich de la mort qui tue avec poulet tomates oignons croustillants et moutarde, mmmhh!, le posait sur une assiette que je complétais de laitue, histoire de me donner bonne conscience. Je mis mon ipod sur sa borne et sélectionnais la playlist Déchainée, les premières notes de Come as you are de Nirvana se mirent à déferler des baffles situées aux 4 coins de la pièce. Sur la rythmique de la basse je grimpais les marches menant à l'étage attrapais les affaires dont j'avais besoin et filais dans la salle de bain. J'en sortis trois quarts d'heure plus tard sur le solo guitare de Jimi Hendrix sur Hey Jo. Sur mon visage, un masque tonifiant à l'argile d'avocat qui ressemblai à un crépit de façade des maisons des années 60, sur les cheveux une crème réparatrice spécial grand froid à la couleur ocre gominait l'ensemble et sous mon bras mon kit anti poil.

Chargé de mon barda je me mis dans la peau du guitariste et entamais une chorégraphie de air guitare qui ne manqua pas de me faire descendre les 3 dernières marches sur les fesses. La chanson se terminant je rassemblais mes affaires tombées au sol je jetais rapidement un coup d'œil pour vérifier qu'aucun témoin n'avait assisté à la scène. Vérification inutile dans la mesure où la maison était déserte. Et c'est sur Madness que ma séance d'épilation débuta et oui même si à Forks mes jambes restaient cachées sous mes pantalons ça n'empêchaient pas qu'une demoiselle se devait d'être parfaite en toute situation.

Une fois la déforestation de mes jambes terminée, je filais sous la douche car le masque avait déjà bien séché et il ne faudrait plus très longtemps pour que ma peau se désintègre dessous.

C'est toute relaxée que je me servi une tasse de café et allais mettre un des morceaux de la playlist Délire. Seulement une gorgée de mon café avalé que j'abandonnais ma tasse sur la table basse et commençais à me trémousser sur le titre like a virgin, une chanson sur laquelle nous avions l'habitude Jennifer et moi de délirer. Le dos en appui sur la chambranle de la porte salon les bras au dessus de ma tête j'entamais un ondulement du bassin sur les paroles explicites de Madonna quand j'aperçu que je n'étais plus seule. Pris par surprise je me redressais vivement et me pris le pied dans le tapi du salon et m'étalais de tout mon long sur le sol. Le nez encore dans les poils du tapis, l'intrus cru bon de partir dans une crise de rire. Ayant bien l'intention de le calmer aussi sec, je bondi sur mes jambes en brandissant mes poings devant mon visage de manière défensive prête à répliquer par une prise de Krav Maga bien sentie. Mais lorsque j'aperçu le tout frêle Quil Ater se soutenant à la porte de l'entrée, les mains sur les cotes tellement il riait je rengainais mes poings pour les croisés sur mon torse. –« Ca y est, t'as fini de te payer ma tête ? » Dis-je furieuse.

-« Oh ! Attend… J'arrive plus a respirer ! » Baragouina t il rigolant encore « Ouh ! Mélanie tu n'aurais pas pu mieux m'accueillir, c'était géant ! »

-« Ouai ben je suis pas de cet avis, j'aurai pu me faire vachement mal ! Et puis qu'est ce que tu fais là d'abord ? On ne t'a jamais appris à frapper avant d'entrer chez les gens ? Tranchais je furibarde.

-«C'est bon, Mélanie, répondit il refroidi. J'étais juste passé te voir vu que tu étais venu habiter chez ta sœur, c'est tout ! Mais si tu veux je repasse un autre jour. » Dit il déçu.

Le temps de mettre en sourdine Madonna, je vis que ce cher Quil avait réellement l'air désolé et puis j'avoue que ça me faisait plaisir de le revoir.

« Non, reste ! Bougonnai-je en récupérant ma tasse de café. Par contre, si j'apprends que tu as raconté ce qui vient de se passer, je me vengerai ok ? » Le menaçai je de mon doigt sur sa poitrine en me dirigeant vers la cuisine.

« Promis. » Me jura t il. « Et puis ce n'est pas avec le temps que je passe avec eux qui me donnera l'occasion d'aller leur raconter quoi que ce soit. » Dit-il penaud.

«Qu'est ce que tu raconte, dans mes souvenirs vous étiez toujours fourré ensemble ! » M'étonnai-je.

« Ouai, ben c'était avant Sam ! » Se plaignit t il en insistant sur le SAM.

« Tu veux boire quelque chose ? » Lui demandai-je en jetant mon café dans l'évier.

« Non, merci. J'étais juste venu te dire bonjour, vu que je ne suis pas convié à leur réunion je m'ennui un peu si tu préfères. »

Ma curiosité étant piquée, je décidé de creuser un peu.

« Ca te dit d'aller faire un tour dehors, ça ne me fera pas de mal de prendre un peu l'air. » Tentai-je.

« Pourquoi pas, je ne suis attendu nulle part de toute manière. »

Je fus touché par la peine que Quil laissé paraitre. Pourquoi ses amis l'avaient ils laissé tomber pour ce Sam ?

Nous passâmes derrière la maison pour nous engager sur le sentier naturel qui nous invitait sous l'épais feuillage de la foret. Les mains, chaudement emmitouflées dans mes mitaines, je tentais d'éloigner les branches susceptibles de crever mes yeux, que Quil lâché derrière lui.

« Alors, dis-moi qu'est ce que tu deviens depuis le temps ? Tu es toujours au lycée de la réserve ? » Le questionnais je.

« Non, depuis l'année dernière je travaille avec mon père sur son bateau de pêche ! Ce n'est pas passionnant mais je me rends utile et puis mon père commence à se faire vieux et il faudra bien que quelqu'un reprenne l'affaire après. » Voyant la peine de Quil je saisi l'occasion rêvée.

« J'admire ce que tu fais pour ta famille. Ce ne sont pas tous les jeunes hommes qui se préoccuperaient de l'avenir de l'affaire familiale ! »Le complimentai je en le regardant sous mes cils.

Un léger rougissement de ses joues m'indiqua que ma vilaine tentative de séduction fonctionnais. Mais je ne devais pas culpabiliser maintenant il me fallait obtenir les informations que je voulais. Et oui on ne se refait pas, la curiosité et un très vilain défaut.

«Mais il ne faut pas pour autant que tu négliges tes amis et ta vie sociale. »Ajoutai je.

« Le fait que je ne vois plus Jacob et Embry n'a rien à voir avec mon boulot ! S'éxclama t il. C'est eux qui du jour au lendemain se sont mis à suivre Sam comme des toutous, en me laissant galérer tout seul. Pff ! Laisses tomber tu sais quoi, j'ai pas envie de parler de ça d'autant plus que ça date maintenant. »

« Comment ça ? Tu veux dire que ça date de l'epoque du lycée ? » Demandai je ahurie.

« Oui. Et je peux te dire que mon avant dernière année a été longue et laborieuse. Je préférais même lorsqu'ils ne venaient pas en cours tellement le fait d'être mis à l'écart me foutais les boules ! C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai repiqué ma dernière année et que j'ai eu mon diplôme 1 an après les autres. »

La déception qui se lisait sur son visage était sincère et je la comprenais. Lorsque Jennifer m'avait parlé de changement, je ne me doutais pas que Quil était un dommage collatéral et que Jacob ai pu faire quelque chose d'aussi odieux me surprenait.

Nous continuâmes à nous enfoncé dans les bois suivant le petit sentier sans dire un mot, jusqu'à ce qu'on atteigne un tronc d'arbre tombé au sol recouvert d'une épaisse couche de mousse. Prenant place sur notre canapé de fortune, je décidais de ne pas poursuivre mon investigation pour ne pas remuer le couteau dans la plaie de mon ami.

«Sinon, tu n'as rien de plus distrayant à me raconter ? Des amours, des projets en cours je ne sais pas, quelque chose ? » Tentai je pour alimenter la conversation.

« Non, pas vraiment. » Répondit il en sortant des cailloux coincés dans les crampons de ses chaussures avec un bout de branche.

Bon, ce n'était pas gagné de faire la conversation. Je levais la tête en quête d'inspiration. Le feuillage de tous ces arbres devait nous fournir un efficace parapluie naturel car une bourrasque de vent vint s'engouffrer dans les branches qui laissèrent passer quelques goutes de pluie. Le murmure discret des feuilles se frôlant les unes aux autres me fit prendre conscience que la foret était silencieuse. Les seuls obstacles à ce silence étaient le grincement du bâton de Quil sur le caoutchouc de ses chaussures et le vent sifflant à la cime des arbres. Pas de grouillements dans les fougères, ni d'oiseau niché au creux d'une branche, ni même un écureuil en quête de nourriture. J'aurai était seule, il ne m'aurai pas fallu longtemps pour retrouver le chemin de ma sécurisante maison.

« Quil, écoutes. » Lui ordonnai je.

« Ecouter quoi ? » Me demanda t il nonchalamment.

« Ca ne te rappel rien, ce silence dans les bois ? » Insistai-je en le fixant.

Il lui fallu un moment pour comprendre où je voulais en venir, mais une fois fait il eu un sourire, de suite suivi par le mien.

« Oh, oui ! Les excursions secrètes qu'on faisait avec ta sœur, Jacob, Embry et Paul. Ria t il à ce souvenir. Tu sais qu'on s'est fait engueulé et comme il faut quand le père de Jack à appris qu'on était allé aussi loin dans les bois ? » Se souvint il.

« T'exagères. Je suis sûr que Billy n'a fait que vous avertir comme des jeunes enfants que nous étions à l'époque. » Lui dis je moqueuse qu'il en fasse des tonnes.

« Tu rigoles ? Je suis sûr que Jack s'en souviens encore, c'est d'ailleurs lui qui avait écopé de la plus longue punition. Billy l'avait obligé à se transbahuté leur stock de bois de l'année, du garage jusqu'à l'abri prêt de la maison, pour ensuite lui dire de le remettre à sa place initial. Ca avait bien du lui prendre 2 week end. »

« Pourquoi le père de Jacob lui a-t-il infligé une telle punition ? C'était disproportionné pour une simple balade dans les bois. » Dis je surprise.

Se positionnant à califourchon sur notre tronc d'arbre Quil prit un air mystérieux.

« Tu ne te souviens pas des raisons pour lesquelles nous allions aussi loin dans les bois à l'époque ? »

« Je me souviens que tout les 4 vous vous amusiez à nous raconter des histoires flippantes et à nous faire peur dans les bois» Lançai je.

« Ce n'étaient pas des histoires mais les légendes Quileutes, sur nos ancêtres ! Comme quoi nous descendrions des loups et tout ça. Mais surtout la raison pour laquelle nous étions allés jusqu'à la frontière de la réserve, les sangs froids. Tu ne t'en souviens pas du tout ? »

« Non. Va y racontes ! » L'encourageai je en adoptant la même position que lui pour lui faire face.

« D'après certains mythes, les sangs froids sont les ennemis naturels des loups, ou plutôt des hommes qui se transforment en loups, comme nos ancêtres. Ceux que tu appellerais des loups garou. Il fit une pause pour me laisser la possibilité de le questionner ce que je ne fis pas, étant déjà en train de me représenter ces hommes mutants.

« La meute de nos ancêtres est tombé sur un clan de ces sangs froids un jour. Mais les membres de ce clan étaient différents, ils ne chassaient pas comme les autres. Ils n'étaient pas dangereux pour notre peuple. Alors Ibrahim Black à conclu un traite avec eux, s'ils se tenaient loin du territoire Quileute, nous ne les dénoncerions pas aux visages pâles. »

« Je comprends pas là ! Si les sangs froids sont des prédateurs pour les loups garou, pourquoi eux ne représentaient pas une menace ? »

« Le chef du clan des sangs froids à affirmer que leur mode d'alimentation ne menaçait pas les humains et qu'ils ne se nourrissaient que de proies animales. » Il me regarda, guettant le moment où je prendrai mes jambes à mon cou. Mais rien.

« Ca ne te fait pas flipper ! On est au milieu de bois, je te révèle les légendes de dingues de ma tribu que l'on doit garder secrète et toi tu n'a pas peur. » S'étonna t il.

« Pas de quoi fouetter un chat mon petit Quil. Les romans que je lis sont plus terrifiants que tes histoires de loups garou. Désolé de te décevoir. » Lui répondis je en me relevant lui indiquant que si il en avait fini il était temps de rentrer.

Piqué dans sa fierté, mon ami passa ses 2 jambes sur le même coté du tronc afin de me faire face.

« Mais qui t'as dit que c'était terminé, mme il m'en faut plus que ça ? Trancha t il. Ecoute, la suite. »

M'asseyant par terre en croisant les jambes, les mains dans les poches, je lui indiquai d'un haussement de sourcils que je lui accordai de nouveau mon attention.

« Lorsque nos aïeuls ont conclu se traité, le clan de buveurs de sang ont entrepris de se poser pour un certains temps dans la région, sachant que notre tribu les laisserai tranquille tant qu'ils respecteraient les termes du traité. C'est donc avec ces vampires, comme tu les nommerai, que la cohabitation c'est faites. A l'époque le chef du clan était connu sous le nom de Carlisle. » Il stoppa là. Mon souffle se coupa net. Venait il vraiment de dire ce qu'il venait de dire.

« Carlisle ? Carlisle Cullen ? Le médecin ? »Réussi je à bafouiller.

« Lui-même ! Et à l'époque ils étaient 5. Et lorsqu'ils sont revenus, il y a un mâle et une femelle qui les avaient rejoints. Mais les autres sont les mêmes. » Il se redressa et ajouta « Alors ? Je suis sûr qu'aucun de tes bouquins n'a réussi à te donner une chaire de poule pareille ! » Plastronna t il.

Essayant de ne pas montrer ma panique, je tentais de trouver un argument a avancer pour expliquer l'absurdité de cette histoire.

« Si tu dis vrai, ce dont je doute vraiment, pourquoi personne ne se souviens d'eux et qu'il n'existe pas de trace de leur précédent passage ? Photos, papiers administratifs… » Tentai je.

« Parce que cette rencontre c'est faite bien avant que vous visage pâle ne débarquiez sur ces terres, donc tu te doutes bien que les appareils photo ça ne courraient pas les rues ! »Répliqua t il médisant.

Il était temps que je mette un terme à cette conversation. Car là ça tournait au ridicule.

« Rentrons avant que Jack et ma sœur ne rentrent, ça fait un moment qu'on est là ! »

« Dis plutôt que t'as les pétoches, Mélanie ! » Se moqua t il.

« Quil, je suis peut être blonde mais tu ne me feras pas avaler n'importe quoi ! Et puis je ne suis pas une froussarde ! » Rétorquai je me voulant convaincante. Tentative vaine, lorsque je me mis à hurler en sentant quelque chose effleurer mon cou. Me retournant c'est un Quil hilare que je vis.

« Pas froussarde, hein ? » Se moqua t il

« Ah, ah ! Très mature » Tranchai je en m'éloignant de cet imbécile.

Ma douche prise Jennifer n'était toujours pas revenu alors que la nuit était tombée, sans que ca ne m'inquiètes ca m'étonnait quand même qu'elle n'ai pas appelé. Attrapant une poche de chips comme diner je remontai et m'installais sur mon lit pour me plonger dans l'œuvre dramatique de Shakespeare, Roméo et Juliette, que nous étudions en littérature.

Je du m'assoupir car des coups sur la porte me firent sursauter.

« Coucou. Je venais juste pour te prévenir que j'étais rentrée, rendors toi. »

Sur le point de fermer la porte, je l'arrêtais.

« Non, c'est bon. Tu rentres tard, ca c'est bien passé chez Billy ? »M'inquiétai je.

« Oui, j'ai simplement du attendre que Jacob revienne pour me ramener. Désolé si je t'ai inquiété, p'tite sœur. » Me répondit elle.

« Tant que t'es revenu saine et sauve, c'est ce qui compte. » Plaisantai-je en m'appuyant sur la tête de lit.

Jennifer appuya son épaule contre la chambranle de la porte et me regarda minutieusement.

« Et toi, ton weekend ca c'est bien passé ? »

« Il me semble que la journée de hier c'est bien passé vu qu'on était ensemble ! Souri je. Et aujourd'hui ca a été grâce mat' et Quil est passé dans l'après midi rien de bien passionnant. Pourquoi ? »

« Comme ca, je me disais juste que tu ne m'avais pas raconté ta journée de vendredi, c'est tout. »

Son intérêt soudain pour la journée de vendredi, me fit me demander si mon escapade avec Alice avait été découverte.

« Vendredi, ben pas grand-chose de plus que ce qui était prévu. Match et victoire fêté au TBMP avec l'équipe. »

Jennifer se redressa pour saisir la poignée de la porte.

« Allé go, je vais me coucher. Bonne nuit. » Lança t elle.

« Bonne nuit, à demain. »

Le pire avait été évité, mais je n'étais pas à l'aise de mentir à ma sœur. Elle avait toujours tout fait pour moi, je me sentais coupable de lui cacher une futilité comme une sortie shopping. Je lui avouerai tout demain.

Me glissant sous la couette, je songeai à ce que Quil m'avait raconté. Dans le ridicule de ses légendes, je ne voyais pas l'intérêt qu'il avait d'y mêler les Cullen. Est-ce que cette famille faisait autant parler d'elle à la réserve qu'au lycée de Forks ? Qu'avaient-ils tous contre eux ? Alice n'avait rien de spéciale, mis à part son débit de parole hallucinant et sa capacité à dépenser sans compter, elle avait tout d'une fille de 18 ans. Mais les habitants de Forks sont guère différents de ceux de LA, les ragots et les jugements sont les outils des envieux, jaloux. Parlez-moi d'esprits, de fantômes ok ! Mais des vampires, franchement, ces indiens ont bien le don d'entretenir leurs légendes.

Je me tournai sur le coté pour trouver le sommeil qui ne tarda pas à m'emporter.

Je me réveillais essoufflé entortillé dans ma couette. Encore un cauchemar, je n'en aurai jamais autant fait de ma vie. Cette fois encore j'étais dans les bois avec cette même sensation d'être prise au piège, sauf qu'un grondement me stoppa dans ma fuite. Devant moi dans les fourrés 2 grands yeux rouges, me toisaient immobiles. La terreur me paralysait. Au même moment des oiseaux s'envolèrent derrière moi trahissant une présence. Je ne pouvais pas tourner la tête pour faire face, comme hypnotisée par les 2 points écarlates qui me faisaient face. Un chuchotement à mon oreille « Fais-moi confiance » sauf que cette fois je reconnu cette voix. Andrew, tout de noir vêtu, il se mit devant moi pour me protéger c'est ce moments là que mon subconscient avait choisi pour me réveiller. Mon imagination commençait à me jouer des tours, et surtout à me fatiguer. Il était 5h du matin et l'envie de dormir avait disparu. La journée promettait d'être longue.


Encore un chapitre sans une miette de Edward! Mais le prochain c'est le bon!

A trés vite!