Voici le chapitre 10 de "Sensations"! Oui je vous l'accorde ce n'est pas trop tôt! Donc je vais passer le bla bla inutile, mais je tiens cependant à remercier
Shadow, Etolinna, Minimiste et Anonyme qui m'ont laissé les premières et oh combien précieuses reviews. Au delà du fait de m'avoir rassuré sur le ton que j'ai donné à cette histoire, ça m'a fait un bien fou de lire vos commentaires. C'est bon pour le moral, très honnêtement. N'hésitez pas à continuer de me donner vos avis et suggestions car je suis consciente que erreurs et discordances existent.
Bref... Comme d'habitude l'histoire de Twilight et ses personnages appartiennent à Stéphanie Meyer.
Bonne lecture à toutes et à tous.
CHAPITRE 10
Samedi s'annonçait comme une une journée brumeuse et froide. Et ça ne concernait pas que la température de Forks. En effet, en descendant à la cuisine pour y prendre un café, je tombais sur une scène qui ne présageait rien de bon. La table de la cuisine était poussée contre le mur sous la fenêtre, les chaises retournées dessus, les placards tous ouverts. Jennifer portait un tee shirt de Jacob beaucoup trop grand pour elle sur un jean troué, un bandana dans les cheveux et d'immondes gants jaunes, la tenue spéciale nettoyage de printemps. Elle s'appliquait à récurer tiroirs et placards de la cuisine. Cette folie du ménage était sa façon à elle d'extérioriser ses sentiments lorsque ça n'allait pas, et rien qu'à l'odeur de détergents qui régnait dans la maison la cuisine ne devait pas être la première pièce à être passée sous son éponge.
Toute la nuit j'avais repensé à la colère de Jacob et à la peine de ma sœur. Je ne mettais pas le doigt sur ce qui mettait Jacob si furieux, bien que j'avais saisi que les Cullen y étaient pour quelque chose, sa réaction me paraissait disproportionnée. Et plus surprenant encore ma sœur qui pleure. Elle avait dû être sacrement blessée par cette dispute car Jennifer faisait partie des gens qui ne se laisse pas aller aux larmes facilement. Au cour de mes réflexions nocturnes j'avais envisagé d'annuler mon après midi chez Alice afin d'apaiser les tensions, mais se ne serait que reculer pour mieux sauter car il était bien dans mon intention de fréquenter qui je voulais. C'est le point positif que je retire après m'être fait avoir avec mes "amis", je suis vaccinée et bien décidé à ne plus être aussi naïve.
En attrapant une tasse dans un placard pas encore vidé, je tentais un « Bonjour », la seule réponse fut le grincement d'un tiroir violemment ouvert. Je crois avoir compris le message, c'est trop tôt. Je remontais pour attendre l'heure de partir, cachée dans ma chambre.
Lorsque je pris mon manteau accroché à la patère de l'entrée, Jennifer s'était attaquée à dégraisser la haute aspirante de la cuisine.
« Je serais de retour pour 18h, promis. » L'informais-je timidement.
Si elle m'avait entendue elle ne me le fit pas savoir et continua à frotter la haute. Penaude, j'ouvris la porte et sortis rapidement pour ne pas faire rentrer le froid dans la maison. Jacob se tenait au bas du perron légèrement couvert d'un pull et d'un jean. Son visage n'affichait pas de sourire comme d'habitude, mais un air crispé et contrarié.
« Tu n'as pas compris ce qu'on t'a expliqué hier soir ou quoi ? » Me demanda t il comme si j'étais débile.
« Entre comprendre et accepter il y a une différence Jack. Tu n'as pas à régenter ma vie. » Assénai je sèchement, en enfilant mes mitaines.
Me rejoignant sur le pas de la porte, il me domina de toute sa hauteur pour m'impressionner.
« Je t'interdis d'y aller. » Trancha t il sûr de lui.
« Tu n'es pas en position de m'interdire quoi que ce soit Jacob. Et si tu ne l'avais pas remarqué, Jennifer me fait confiance et elle seule "pourrait être en mesure de m'interdire" quelque chose » Fini je en le regardant dans les yeux.
Cependant, Jack regardait derrière moi. Je me retournais pour savoir ce qui l'intéressait. Par la fenêtre on apercevait Jennifer en train de s'afférer dans la cuisine.
« Elle est en train de tout nettoyer, c'est ça ? » S'informa t il sans cesser de la regarder.
« A ton avis ! »
« Merde » marmonna t-il plus pour lui que pour quiconque.
« A qui le dis tu. » Lançais-je en descendant les 3 marches du perron.
Jacob se rembruni et me héla.
« La ramène pas trop microbe, vaudrait mieux qu'il ne t'arrive rien, ça aurait des conséquences que tu n'imagines même pas. » Précisa t il sérieusement.
Sur cette réplique je m'installais au volant de la Mini en tachant d'ignorer Jacob et surtout d'envisager que cette journée puisse être agréable.
Sur le trajet mes appréhensions refirent surface. La discussion/dispute qui avait eu lieu hier soir m'avait tellement chamboulé, je ne réalisais que maintenant que j'allais pénétrer dans l'antre des Cullen. Bien que théoriquement j'y sois déjà allée je n'avais fait que passer alors qu'aujourd'hui j'aurai accès à leur espace personnel, leur cadre de vie. Moi curieuse? Pas du tout! Mais au-delà de la curiosité ce qui changeait réellement aujourd'hui c'est la présence d'Edward. J'espérais secrètement en apprendre plus sur le mystère Edward au caractère lunatique et pourquoi pas discuter un peu. Pour preuve, j'avais particulièrement travaillé mon apparence. Je m'étais appliquée à me maquiller de sorte que mes yeux soient mis en valeur avec des nuances brune orangé et un mascara noir simple mais efficace. Pour ma tenue j'avais opté pour une tunique prés du corps à manche longue de couleur écru où des broderies marrons soulignées le col qui tombait dans un léger décolleté, un jean slim délavé aux endroits stratégiques révélant mes fines courbes et pour finir des bottes en cuir marron arrivant à mi-mollet à gros lacets noir noué qu'au 3/4. Cette préparation m'avait pris un temps fou mais je tenais à faire bonne impression et à me montrer un peu plus apprêtée que lorsque j'allais au lycée.
M'engageant dans l'allée menant à la villa je sentis ma confiance en moi s'envoler, mes mains devinrent moite sur le volant je tentais alors de les essuyer sur mon jean sans grands résultats. Voila à quoi mon début de matinée aurai du me servir, à me préparer psychologiquement et non à jouer au top modèle. Qu'est ce qu'on va faire cet après midi ? Et si je dis un truc stupide, je fais quoi ? Doit y avoir plein d'objets de valeurs chez eux, je suis bien capable d'en casser un, et je ne pourrai jamais rembourser je n'ai même pas encore payé la voiture à Jennifer…
« Est-ce que ça va ? » Entendis-je me demander une voix étouffée qui me fit sursauter.
Tournant la tête je vis un visage au teint d'albâtre, une masse de cheveux blond vénitien et une paire d'yeux couleur caramel hypnotisant, derrière la vitre de ma voiture. Je ne m'étais pas rendue compte de m'être arrêté sur le petit parking gravillonné des Cullen.
M'apprêtant à sortir Edward s'éloigna de la portière.
« J'étais dans mes pensées, désolé. Salut » Dis-je gênée.
« Salut, Alice est à l'intérieur suis moi je te montre le chemin. » Cantonna t il de sa voix de ténor.
Encore en train de me remettre de ma panique intérieure, je me laissais guider par l'Adonis qui me précédait et sa bonne humeur me conforta dans l'idée de passer une bonne après midi. Après avoir gravis les quelques marches menant à la porte il me fit entrer dans un hall d'entrée lumineux qui desservait un grand couloir donnant sur un espace ouvert sur l'immense jardin, des poutres apparentes traversées la pièce et un immense escalier en bois claire avec une rambarde en plexi glace laissant apprécier la hauteur sous plafond, splendide.
« Je te débarrasse de ton manteau ? » Me demanda t il poliment.
Je commençais à m'en défaire lorsqu'Edward accompagna mon mouvement en me le retirant. Sans le voir, sa proximité accéléra mon rythme cardiaque comme à chaque fois, je pris une profonde inspiration pour me ressaisir mais son enivrante odeur prit possession de mes narines. Ce garçon va me tuer à ce rythme là songeai je.
« Merci. » Le remerciais je, en me tournant vers lui.
Il affichait une mine contrariée, ce qui me déstabilisa.
« C'est par ici. » M'indiqua t il en me désignant la grande pièce offrant une vue imprenable sur une pelouse parfaitement entretenue.
Pas très sûr de moi je m'avançais et découvris une pièce gigantesque qui devait quasiment occuper tout le rez de chaussé. La décoration épurée couvrait toute la palette de blanc et les meubles fait de bois exotique tranchaient parfaitement pour créer une atmosphère zen.
Alice se trouvait sur le canapé d'un blanc immaculé feuilletant un magasine pendant que son imposant frère Emmet assis sur un tapi perçant écru jouait une partie de jeux vidéo sur un immense écran plat. Rien de plus normale, à quoi je m'attendais ?
« Enfin te voilà, je ne savais pas si t'allais venir, c'est génial que tu sois là. » S'exclama t elle en sautant sur ses pieds.
« Oui. »
Quoi répondre à tant d'enthousiasme?!
Edward m'avait suivi mais se tenait toujours derrière moi, ce qui me mettais mal à l'aise d'autant qu'il ne se départissait pas de son air…agacé maintenant. Ce garçon était un champion d'interprétation facial.
La porte située à l'autre bout de l'immense salon s'ouvrit. Un homme et une femme d'une splendeur égale aux enfants Cullen s'avancèrent dans le salon. Je ne pu m'empêcher de les observer subjuguée.
« Tu dois certainement être Mélanie ? Je me présente Carlisle Cullen et voici mon épouse Esmée »
« Ravie de te rencontrer, Mélanie. » Dit-elle d'une voix douce.
« Moi de même, Mr et Mme Cullen » Dis je à mon tour.
« Tu peux nous appeler Carlisle et Esmée, si tu veux. » Me repris le bel homme aux cheveux blonds, beau comme une star de cinéma.
« D'accord. »
Esmée se tenait à la taille de son mari, ils formaient un couple au de-là des clichés hollywoodien. Elle n'avait rien à envier à son mari, ses cheveux bouclés couleur caramel encadrés son visage en forme de cœur. Là où Mr Cullen imposait le respect, il émanait d'elle une infini tendresse, un instinct maternelle.
Alice fonça sur moi armée de son grand sourire.
« Ca te dit d'aller faire un tour dehors, j'aimerai te faire découvrir le parc et la forets alentours ? »
« Bien sûr, je te suis, lui répondis je en saluant Mr et Mme Cullen.
Edward avait disparu, encore une fois, dur à suivre l'Apollon.
Une fois nos manteaux et gants enfilés Alice me fit faire le tour de la maison, me faisant découvrir une piscine de la taille d'un bassin olympique dans lequel un jacuzzi trônait fièrement et un cour de tennis personnel. J'étais bluffé, Forks abritait de véritables petits bijoux.
Le temps passé avec Alice était épuisant car elle imposait un rythme de folie, mais ça me permettait de ne pas penser à Edward et ses changements d'humeur incessants, à ma sœur qui ne me parlait plus et Jacob qui se mettait à me donner des ordres. Lorsqu'Alice et moi nous apprêtions à rentrer dans les bois, la grosse voix d'Emmet nous interpella.
« Attendez-moi ! Dit-il en nous rejoignant à grande enjambées. Je peux vous accompagner ? Je me suis fait éjecter de la maison, fini t il avec une bouille de petit garçon.
Alice me regarda l'air de dire que c'était à moi de décider.
« Avec plaisir tu auras le rôle d'éclaireur, le taquinai je
Emmet sourit franchement à ma proposition.
« C'est pas à moi que l'on confie cette tache d'habitude mais je veux bien m'y coller. » Répondit-il en prenant la tête de notre petite expédition.
Bizarrement, avec Emmet il m'était plus facile de plaisanter. Peut être était ce du à ses air d'ours ou à sa façon de se comporter avec moi, je ne savais pas trop.
Quelle idée d'aller s'enfoncer dans les bois ? Je devais faire attention à chacun de mes pas, évitant les racines par terre et les branches au dessus de moi, Emmet avait depuis longtemps disparu de mon champ de vison et, si Alice ne m'attendait pas je me serrai vite retrouvé à la traîne, ce qui ne m'empêcha pas de subir la situation.
« Alice, pourquoi somme nous venu ici ? Il y a des insectes qui me grimpe partout dessus et je vais finir pas me casser un truc. » Lui avouais je lasse.
« On à ici un petit trésor que j'aimerai te montrer. J'aimerai en faire mon petit endroit à moi. » S'enthousiasma t elle.
« Et quel genre de trésor peux se cacher dans cette foret, qui justifie cette randonnée ? » M'enquis je perplexe.
Soudain, je sentis quelque chose me grimper dans les cheveux et me mis à pousser de petits cris aigues et battre des bras dans tous les sens pour chasser l'intrus. Une fois la panique passée, je constatais qu'Emmet était réapparu.
« Ah ! Ah ! Ah ! C'était excellent ton imitation du papillon, s'esclaffa t il.
Le rouge me montant aux joues, j'étais vexée du tour qu'il m'avait joué.
« Ce n'est pas drôle, dis je en m'éloignant, et puis tu m'as surprise c'est pour ça que… »
Les mots restèrent en suspends, mon pieds s'était pris dans une racine, je me préparais à l'impact les poings serrés. Au lieu de du sol ce sont 2 bras musclés qui m'accueillirent souplement. Edward me regardait la mine désespérée.
« C'est mieux de regarder où l'on met les pieds dans les bois. » Me conseilla t il comme à une enfant.
Il me remit sur mes pieds prenant garde à ce que ceux-ci soient bien encrés au sol.
« C'est de la faute de ton frère. » Rétorquai-je en lançant un regard plein de reproches à ce dernier.
« Avec tes 2 pieds gauches tu n'as pas besoin de mon aide pour faire la bise au plancher des vaches, s'esclaffa t il une fois encore.
Me renfrognant encore plus, je croisais les bras prête à bouder, mais la présence du bel Apollon à mes cotés me fis me raviser.
Alice qui avait assisté à toute la scène était adossée au tronc d'un sapin comme si elle attendait pour balancer sa réplique.
« Bon vu les talents d'équilibriste de Mélanie, je vais aller voir si il nous reste encore beaucoup de chemin à faire. Tu viens Emmet. » Annonça Alice.
« Ça non, je veut pas rater les cascades de la naine. » S'enquit-il.
« Sympa ! » M'exclamai-je.
Alice qui était déjà partie appela Emmet qui la suivi, ce qui nous laissait Edward et moi tout seul.
Pour ne pas avoir à regarder Edward dans les yeux, je décidais de me remettre à marcher. Il avançait derrière moi mais rien ne laissait deviner qu'il me suivait, pas un craquement de brindilles ni même le suintement du tapis mousseux qui recouvrait le sol. J'avais déjà eu cette impression le soir où Andrew m'avait raccompagné à ma voiture. Etranges similitudes, songeais je.
« Comment le connais-tu ? » Souffla Edward irrité.
Je stoppais la marche et m'immobilisais. C'était la seconde fois que je le surprenais à faire écho à mes pensées, et cette fois j'étais sûr de ne pas avoir rêvée.
« Comment… Comment fais tu ça ? » Risquai je de demander sans me retourner.
« Ça n'a aucune importance. » Répliqua t il sur la défensive.
Je me retournais alors, pour le regarder, voir quelle expression affichait son visage. Il semblait attendre une réaction de ma part, ce que je n'étais pas en mesure de faire. Il m'observait d'un air concentré et je pense pouvoir affirmer que je le regardais de la même façon. Il ne faisait aucun doute qu'il était particulier, je l'avais ressenti la première fois que je l'avais vu, mais je ne serai jamais allé à penser qu'il pouvait être doté d'un don comme la télépathie.
Il laissa échapper un petit hoquetement dédaigneux qui me rappela qu'il avait un accès direct à mes pensées. Immédiatement je piquais un fard et me mis à tripoter mes ongles. Je ne savais pas quelle attitude adopter, devais je me montrer intéressé, faire comme si ne rien était, ou courir et me perdre dans les bois ? Je relevais la tête et tombais sur un Edward à l'air frustré.
« Tu n'as pas répondue à ma question, dit il en se déplaçant sur le coté, comment connais tu ce type ? »
Le suivant du regard, sa façon de me parler ne me plaisait pas du tout.
« Pourquoi ne pas fouiller dans ma tête pour le savoir ? » Lâchais je aussi sèchement que lui.
Surpris par ma franchise et mon agacement il sembla se rendre compte de son agressivité.
« Si je te pose a question c'est parce que... je n'ai pas pu avoir la réponse. » Me répondit-il gêné.
Rentrant mes mains dans mes poches je me détendis un peu tout en veillant sur mes pensées.
« Pour un télépathe, t'es pas doué. » Insinuai-je.
Ma répartie eu l'effet désiré et c'est un sourire en coin qui étira la bouche parfaite du beau télépathe. OH MON DIEU!
« J'accepte cette condamnation si tu réponds à ma question. » Proposa t il en inclinant sa tête sur le coté plein d'intérêt.
J'eu du mal à cacher ma respiration qui s'était soudainement accélérée.
« Andrew m'a tiré d'un mauvais pas vendredi soir dernier au Pub et m'a raccompagné jusqu'à ma voiture, c'est la seule fois que je l'ai vu, l'informais je. Pourquoi cette question ? »
Il eu l'air ennuyé et passa sa main dans ses cheveux, un geste que je soupçonnais nerveux.
« Ma famille à eue l'occasion de le croiser et ce type n'est pas fréquentable. » Conclua t il.
Ma curiosité me rongeait, j'avais des milliers de questions qui me venaient à l'esprit et les retenir était un supplice. Je me concentrais donc sur un trou dans une de mes poches de manteau et me lançais.
« Tu fais ça souvent ? »
Son air interrogateur m'incita à reformuler ma question.
« Je veux dire, lire dans la tête des gens ? »
Il eu un rire franc qui me rassura sur la portée de ma question.
« Ce n'est pas quelque chose que je maîtrise, je le fais c'est tout. » Répondit-il naturellement.
« Oh ! Tu n'as pas d'interrupteur alors ? » Demandais-je naïvement. C'te honte! D'où elle sort cette question?
« Non, pas d'interrupteur. » Confirma t il avec un sourire.
Nous reprîmes à marcher à travers la foret sans se soucier d'où nous allions, cette soudaine décontraction entre nous me soulagea. Devant nous se dressait un amas de rocher posés là comme si quelqu'un les avaient empilés, à coté se trouvait un immense tronc d'arbre couché pas tout à fait recouvert de mousse se qui indiqué que sa chute était récente. Je décidais de me hisser dessus considérant mon exploration de la forêt terminée, mais celle du dieu grec en face de moi ne faisait que commencer.
« Donc là, tu sais à quoi je pense ? » Lui demandais-je du haut de mon perchoir.
Il ne répondit pas de suite ce qui m'incita à me tourner vers lui. Il fronçait les sourcils comme si quelque chose l'ennuyait, il se dirigea vers les rochers.
« Avec toi c'est…différent » Me répondit-il enfin.
« Différent? » M'empressais je de lui demander, pas rassurée.
Il se saisi d'un des cailloux qui constituait la pyramide de pierre et le fit habillement rouler entre ses doigts fin.
« Comme je te l'ai dis ça se fait tout seul, c'est comme si j'avais un brouhaha incessant dans ma tête auquel je porte plus ou moins attention. » Dit-il comme pour lui-même. Si je veux écouter une personne en particulier il me suffit de me concentrer sur elle et je peux entendre ce qui se passe dans sa tête sur le moment. »
Il fronça les sourcils et plongea ses yeux des les miens. Je fus instantanément emprisonnée dans l'or de ces yeux, ébloui par l'intensité de son regard. J'aurais pu me noyer dans ces iris s'il n'avait pas cligné des yeux, j'en avais la tête qui tournait.
« Et là rien ! » S'exclama t il frustré en se tournant.
Trop curieuse pour qu'il en reste là de ces confessions je voulu m'approcher de lui. Et c'est en dégringolant de mon perchoir que je me retrouvais dans l'étau de ses bras.
« La théorie d'Alice sur ton sens de l'équilibre semble se confirmer » Dit il en me posant rapidement au sol.
Ma maladresse avait eu le mérite de faire disparaître le froncement de sourcil d'Edward.
« Ça ne reste qu'une théorie ! » Essayais-je de me défendre.
Je n'abandonnais pas mon interrogatoire pour autant, il fallait que je me concentre. Pourquoi Edward avait il l'air aussi frustré tout à l'heure ?
« Lorsque tu dis « rien », ça veux dire quoi ? Parce que tu as bien entendu ce que je pensais tout à l'heure. » Précisais je
Cette fois Edward me sembla moins nerveux à aborder le sujet.
« Je ne trouve pas d'explication à ce qui se produit avec toi. Il y a des moments où je peux lire en toi comme dans un livre ouvert et le seconde qui suit le livre se ferme. Plus rien. » Sa conclusion paraissait l'ennuyer.
« Tu penses que j'ai un problème. »
Edward venait clairement de me dire que je n'étais pas normal. Qu'est ce qui cloche chez moi ?
« Tu viens d'apprendre que je peux lire les pensées et c'est toi qui considère avoir un problème ? » Rétorqua t il incrédule.
Pris comme ça, ça pouvait paraître stupide j'avoue.
Les fois où Edward m'avais paru hostile me revinrent en mémoire.
« Ça explique ta réaction lorsque nous nous sommes rencontré alors ? » Lui demandais désirant plus que tout que ce soit la raison de son comportement avec moi.
Perdu dans ses pensées, il me regardait comme si j'étais transparente, voyant des choses que je ne pouvais voir. Son visage s'assombri légèrement ce qui m'inquiéta.
« Les fois où tes pensées me sont inaccessibles c'est comme si l'on me privait de ma vue ou de mon ouïe, c'est déstabilisant, éluda t il, je te promets de ne plus répercuter ma frustration sur toi. » Fini t il sur un ton moqueur.
« Tu es la première personne avec qui je parle de… »
« Ton don ? » L'aidais-je.
« Si tu veux, acquiesça t il en souriant. Sincèrement je suis étonné par ta réaction. » Fini t il dubitatif.
« Je suis superstitieuse, avouais je un peu honteuse. Mes anciens camarades me charriaient tout le temps avec ça. Finis je amer, en repensant à ma vie là bas.
Sentiment qui n'échappa pas à Edward.
« C'est la raison pour laquelle tu es venue vivre ici ? » Me demanda t il avec intérêt.
Cette partie de ma vie, j'avais décidé de la laisser derrière moi lorsque j'étais partie de Los Angeles, je n'étais donc pas fière de devoir l'évoquer. Mais l'intérêt que me portait un garçon comme Edward m'incitait à me défaire de quelques uns de mes secrets s'il y accordait de l'importance.
« Ma vie à LA n'avait rien à voir avec celle que je mène ici. J'avais beaucoup d' « amis », il n'y avait pas un weekend sans que je ne soit invitée à une soirée dis je avec un petit rire nerveux.
Edward semblait réfléchir à ce que je venais de lui dévoiler.
« Et c'est pour ca que tes parents t'ont expédiés vivre ici. »
Sa déduction me contraria plus que de raison.
« Mes parents n'ont rien à voir là dedans. Cette décision c'est moi qui l'ai prise. » Rétorquais je un peu trop vivement.
Il fronça les sourcils comme il l'avait fait à chaque fois qu'il semblait intrigué ou frustré.
« Je ne saisi pas, avoua t il.
La curiosité qu'il avait pour ma petite vie, me paraissais démesurée, mais l'ardeur qu'il mettait à en savoir plus m'incita à continuer.
« Lorsque ma sœur Jennifer est partie pour Forks, repris-je, je me suis retrouvée seule. Mes parents ne sont pas ce qu'on peut appeler des modèles d'éducations. Un père absent, une mère populaire à la recherche de la perfection. Pour tout te dire je ne suis pas convaincue qu'ils connaissent ma sœur ou moi en dehors de nos bulletins et évaluations scolaire. Vivre dans une famille où l'apparences et la réputation sont les maîtres mots ça devient gênant lorsqu'il est clair qu'on ne rentre pas dans le moule... J'ai donc mis le cap sur Forks là où ma famille. »
Le ton que j'avais pris pour prononcer mes dernières paroles transpirait la résignation, même à mes propres oreilles. Car même si cette décision avait été prise après cette horrible soirée et les révélations du lendemain, ce sont bien mes parents qui m'ont poussé à venir rejoindre Jennifer.
« J'espère sincèrement que tu as trouvé ce que tu cherchais en venant ici. »S'enquit-il en interrompant le cour de mes pensées
Repensant à la façon dont c'était passée les choses à la maison ces 2 derniers jours, je n'étais plus certaine de rien.
Lorsque je jetais un coup d'œil dans sa direction il regardait au delà des arbres et son expression se fit sévère. Alice et Emmet se matérialisèrent à nos cotés sans que je ne les vois arriver.
« Mélanie, on a trouvé un chemin moins escarpé pour arriver là où je veux t'emmener, tu viens ! » S'enquit elle en m'indiquant de la suivre.
J'observais cependant Edward qui n'avait pas bougé d'un pouce.
« Tu nous accompagne ? » Ne puis je m'empêcher de lui demander.
Il me regarda de ses yeux doré et m'adressa un sourire en coin à me faire fondre.
« Il semblerait que nous ayons de la visite. Dit il en lançant à sa sœur un regard accusateur. Puis redirigeant ses yeux vers moi il ajouta à mon attention Je confie à Alice et Emmet la mission de te ramener intacte à la maison. Souri t il moqueur.
Non mais qu'avaient ils tous avec ça ? J'ai eu le malheur de trébucher une seule petite fois et voilà!
Me fixant toujours, ses yeux s'illuminèrent soudainement et un sourire satisfait étira ses lèvres.
« Le livre s'est ré-ouvert. » M'informa t il heureux.
Je me senti rougir, mais je ne saurais dire si c'était dû au fait qu'il me souriait ou qu'il a entendu ma dernière pensée.
« Je crois n'avoir encore jamais vu cette nuance de rouge nul part ailleurs, Mélanie ! » S'esclaffa Emmet de sa grosse voix .
Prête à lui assener une réplique acerbe, Alice m'entraina à sa suite. Je voulu jeter un dernier coup d'œil à l'Apollon nommé Edward mais celui-ci avait disparu.
...
Comme l'avais dit Alice le chemin que nous avions empruntait était beaucoup moins escarpé qu'au départ, comme si le moindre caillou avait été ramassé, à certains endroits la terre semblait avoir était fraîchement retournée.
Je profitais de cette balade pour lui apprendre qu'Edward m'avait parlé de son don de télépathe, ce qui ne paru ne pas la surprendre, elle m'avoua qu'elle se doutait que l'on s'entendrait bien tous les deux. Je me permis cependant de lui faire remarquer qu'il n'avait pas était tendre avec moi jusqu'ici, mais Alice me rétorqua que ces intuitions se trompaient rarement.
Nous débouchâmes sur un petit cottage à l'air abandonné entouré d'une vieille barrière blanche dans laquelle les plantes grimpantes avaient élues domicile. Sous la verdure qui avait pris possession des lieux nous pouvions deviner le charme de l'endroit. Alice s'empressa de me décrire en détails ses projets pour cette petite maison, qu'elle et Jasper passeraient de merveilleux moment ici après leurs diplômes. Son enthousiasme était évident, elle se projetait dans l'avenir avec une aisance extraordinaire. J'aurai aimé pouvoir en faire de même.
Sur le chemin du retour je me surpris à marcher à un rythme soutenu. J'avais une seule idée en tête revoir l'Adonis aux cheveux cuivré. Le peu de temps que j'avais passé en sa compagnie m'avait comblé et maintenant qu'il n'était plus là je ressentais une espèce de vide, un vide que je ne soupçonnais existé auparavant. Plus nous nous approchions, plus mon cœur s'emballait à l'idée de le revoir. Je ne saisissais pas ce qu'il m'arrivait mais il fallait à tout prix que je reprenne le contrôle de mes pensées avant que l'on arrive.
Alice bavassait de tout et de rien, de mode surtout mais aussi des dernières sorties ciné même de la guerre de cessession, dont Jasper serait un expert selon ses mots. Je l'appréciais vraiment, nous pourrions devenir amies si nos rencontres n'étaient pas aussi difficiles à négocier avec mon beau frère. Cependant, l'enthousiasme d'Alice se dissipa lorsque la maison fut à portée de vue.
« Que se passe t il, Alice ? » M'enquis je.
« J'aurai juste espéré que tu n'aies pas a rencontrer certaine personne. » Répondit-elle dans un faux sourire.
Quoi?! Nous atteignîmes la terrasse de la maison où Emmet semblait nous attendre.
« On peut entrer ? » Lui demanda Alice.
« C'est bon, ya pas de risque ! » Répondit-il sur un ton sérieux.
« Risquer quoi ? » Demandais-je à mon tour intrigué.
Ni Alice ni Emmet ne me répondirent. Alice entra la première par une des baies vitrées, je la suivis flanquée d'Emmet juste derrière. Si ça ce n'est pas une garde rapprochée!
Nous entrâmes dans l'immense salon du rez de chaussé. La cheminée était allumée, la chaleur brûla ma peau gelée par le froid, ce qui me saisi un instant. Nous n'étions pas seul, Edward était débout à coté de la cheminée l'air soucieux et sur le divan étaient assissent, Esmée que je reconnu de dos par sa chevelure ondulée et une autre femme aux cheveux blond éclatant ramenés dans un chignon rivalisant de technicité. Alice nous fit contourner le canapé et je pu voir une femme au visage aussi pâle que celui des Cullen, une beauté renversante, un contraste avec ses étranges yeux marron dans lesquels une légère nuance de rouge rendait le tout menaçant.
La scène resta figée un instant, un léger malaise s'installa. Esmée se leva gracieusement m'adressant un sourire.
« Tu présentes notre invitée Edward, réprimanda t elle son fils.
Il se redressa légèrement et regarda la magnifique blonde.
« Mélanie, je te présente Tanya une amie de la famille. »
« Plus précisément l'amie d'Edward » Corrigea celle ci sans prétention.
La dite Tanya se leva souplement révélant des jambes infiniment longue sous une jupe crayon grise et une taille de guêpe dans un chemisier en soie couleur perle. Cette femme avait tout d'un top modèle, une petite amie au niveau d'Edward. Edward qui me paru faire plus de son age a cet instant.
« Enchantée ! » Répondis-je dans un demi-sourire.
Un mot qui constituait à lui seul un pieu mensonge, sans que je ne sache vraiment pourquoi d'ailleurs! Je commençais à me sentir mal et cherchais du regard une porte de sortie, lorsque je croisé les yeux d'Edward inquiet. Non ! Pensais-je. Pense à autre chose, coupe le contact, me dis-je à moi-même ne voulant absolument pas qu'il puisse m'entendre penser.
« On va vous laisser discuter, lança Alice sans avoir salué la superbe blonde. Si on me cherche je suis dans ma chambre avec Mélanie. »
C'est avec soulagement qu'elle nous fit monter les escaliers nous échappant de cette pièce.
Edward avait donc une petite amie et pas n'importe quelle fille, une sublime blonde sophistiquée au physique de déesse. A quoi je m'attendais aussi, les paroles de Jessica prenaient tous leur sens, une fille comme moi ne l'intéressera jamais.
« Allô ! La terre appelle Mélanie ! » Me réveilla Alice en remuant sa main devant mes yeux.
« Excuses moi Alice, j'étais ailleurs. » Répondis-je en m'apercevant que nous étions certainement arrivé dans la chambre d'Alice.
« J'avais remarqué oui, s'amusa t elle. Alors que penses-tu de mon chef d'œuvre ? » M'interrogea t elle impatiente.
Alice devait avoir des dispositions de décoratrice d'intérieure. Sa chambre aurait pu être celle d'une des héroïnes des sœurs Bronthé, un lit à baldaquin aux voilures rosées occupé le mur du fond sur lequel une peinture d'une jolie petite maison au milieu des bois était accrochée. Ca aurai pu être la représentation de celle qu'Alice venait de me montrer avec 100 ans de moins. Je reconnus de suite la commode bombée à 3 tiroirs que nous avions trouvés à Port Angeles, judicieusement installée entre la porte de se salle de bain et celle de son immense dressing.
« Tous ces vêtements sont à toi ? » Lui demandais-je stupéfaite.
Alice qui s'était assise sur le bord du lit se leva et me fit entrer dans sa caverne d'Ali Baba. Sur la droite un pan entier du mur était réservé à ses chaussures et divers accessoires, sacs, sautoirs ceintures… Au fond un immense miroir et sur ma gauche une penderie où pantalons et jupes côtoyaient des robes et chemisier de grands couturiers à n'en pas douter.
« Bien sûr, et encore lorsque nous devons déménager je suis obligée de me débarrasser de certaines vieillerie. » Déclara t elle naturellement.
Une fois qu'Alice m'expliqua en quoi il convenait de ne pas associer une parure de boucles d'oreilles pendantes avec un collier, elle sembla calmer son rythme de folie, ce qui me permit d'aborder avec elle un sujet qui me taraudait depuis la nuit dernière.
« Alice, commençais je, je peux te poser une question ? »
« Je t'écoutes ! » M'encouragea t elle.
Elle vint s'assoir sur le lit en m'invitant à en faire de même.
« Voila ! Soufflais-je. Lorsque j'ai dis à ma sœur que je comptais passer la journée ici elle ne m'a pas caché son désaccord et quand mon beau frère, Jacob l'a appris il en a fallu de peu pour qu'il explose de rage. Est-ce que votre famille et celle de Jacob avait des différents ? » Réussi je à demander.
Alice due réfléchir à la manière dont formuler se réponse car contrairement à d'habitude elle ne me répondit pas aussitôt.
« C'est avec les habitants de la réserves en général que nous avons un différent comme tu dis. Elle sembla choisir ses mots. Les relations que nous entretenons avec eux ne sont pas des plus cordiales, nous nous contentons de nous tenir à distance les uns des autres. » Expliqua t elle.
« Pourquoi ça ? »M'enquis-je d'une curiosité insatiable.
Alice par contre n'avait pas le même enthousiasme que moi sur ce sujet.
« Nos modes de vies divergent trop pour que nous puissions nous entendre, du moins ils n'en éprouvent pas la nécessité. Fini t elle. »
Voyant que je m'apprêtais à répliquer elle me soumit un autre sujet de conversation qui réussi à détourner mon attention.
« Au fait, je suis désolé que tu ai du rencontrer cette peste de Tanya, enchaina t elle, je l'avais pas vu venir celle là. Marmonna t elle franchement agaçait.
« Tu n'as pas l'air de l'apprécier. Lui dis je.
Elle se leva du lit comme pour donner de la portée à ses paroles.
« C'est rien de le dire, elle n'est pas faite pour être avec Edward, je ne vois rien de bien découler de leur relation. Assena t elle sans détour.
« Peut être qu'Edward penses le contraire. Répliquais je amer.
« Non. Trancha t elle. Tu sais lorsque je t'ai dit qu'Edward était partie régler des affaires en Alaska il y allait pour dire à Tanya que c'était fini entre eux. »
« Bien il semblerait que ce ne soit pas le cas, vu qu'elle se trouve dans votre salon. » Ripostais je .
Alice eu l'air de saisir ce qu'il m'arrivait.
« Tu l'aimes bien, n'est ce pas ? »
J'eu la sensation d'être mise à nue par cette révélation. Oui j'aimais la compagnie d'Edward, sa voix me faisait vibrer, sa proximité me provoquait des palpitations, le voir faisait s'envoler des milliers de papillons dans mon estomac. Cette soudaine prise de conscience me rendit malade. Je suis en train de tomber amoureuse d'Edward, me lamentais je.
« Mélanie, tu vas bien ? Tu es blanche comme un linge. » S'inquiéta Alice en s'approchant de moi.
« Ca va aller, je peux emprunter vos toilettes ? » Lui demandais barbouillée.
« Bien sûr, c'est la seconde porte sur la droite au fond du couloir. M'indiqua t elle.
J'ouvris vivement la porte et prenais à drote. Me dirigeant vers le fond du couloir je jetais inconsciemment un œil dans la pièce dont la porte était ouverte sur ma gauche et ce que j'y vis fit naitre une douleur qui se logea dans ma poitrine. Edward tenait dans ses bras la splendide bimbo dont les boucles blondes tombaient sur ses épaules. Les mains de Tanya agrippaient la nuque d'Edward l'attirant vers elle. Je voulu continuer d'avancer, sachant déjà ce qui suivrait, mais mes jambes ne m'obéirent pas et mes yeux restèrent désespérément ouverts. La distance qui séparait leurs visages n'existait plus, le contact de leurs lèvres déclencha en moi une douleur fulgurante que je gardais sous silence. Edward ouvrit les yeux à ce moment précis et les posa sur moi, ce qui me rendit ma mobilité. Je me précipitais dans les toilettes et mis enfermais. Je me laissais glisser le long de la porte serrant mes genoux contre moi. Voulant faire disparaitre cette douleur. J'essuyais rageusement une larme sur ma joue du revers de ma main, je m'en voulais de réagir comme ça. Ca ne faisait qu'une semaine que je connaissais Edward et j'avais réussi à m'amouracher de lui. Non mais quelle idiote je suis! Imaginer qu'un garçon comme lui puisse s'intéresser à moi Mélanie Swan autrement que pour le dysfonctionnement télépathique de mon cerveau. Je suis juste l'objet d'une frustration qu'il cherche à comprendre. Le dindon de la farce encore une fois. Mélanie:0 Destin pourri: 2. Il suffisait de voir avec quelle sublime créature il entretenait des rapports pour en conclure la même chose. Je me relevais et regardais dans le miroir, les quelques larmes qui avaient débordaient de mes yeux avaient laissées des traînées noires sur mes joues. En effaçant leurs passages je ne pu qu'admettre que tout le maquillage du monde ne saurait suffisamment m'embellir pour arriver au niveau d'Edward Cullen ou même me protéger contre ma propre naïveté.
« Mélanie, est ce que tout va bien ? » S'enquit la voix d'Alice derrière la porte.
J'eu un sourire jaune en me rendant compte que depuis mon arrivée à Forks les gens s'inquiétaient beaucoup de mon état. Quelle ironie! Finissant d'effacer les preuves de ma naïveté j'ouvris la porte.
« Ca va Alice, merci. Il va falloir que j'y aille, j'ai promis d'être rentrée pour 18h. » Lui annonçais je.
« D'accord, acquiesça t elle vaincu. Mais nous sommes toujours amies n'est ce pas ? »
Elle paraissait vraiment soucieuse de ma réponse.
« Pourquoi en serait il autrement ? » Lui demandais-je en feignant un sourire.
« C'étais juste pour savoir. »
Une fois au rez de chaussée je dis au revoir à Emmet et Esmée tout deux au salon, Alice m'ouvrit la porte en me souhaitant une bonne soirée. Il fallait que j'atteigne ma voiture avant de craquer une nouvelle fois, cette fois c'était les nerfs qui menaçaient d'exploser. Une fois le parking gravillonnait traversé je saisi mes clefs de voiture dans mon sac.
« Tu t'en vas ? » La voix bien trop familière d'Edward m'avait surprise au point d'en avoir échappé mes clefs.
« Comme tu peux le constater, lui répondis je en brandissant les clefs de la Mini sous son nez.
Le ton que j'avais employé ne du pas lui plaire car il s'empara de mes clefs.
« Edward, rends les moi. » Lui ordonnais-je en les lui reprenant.
Le contact avec sa main me brula comme la fois en cour de biologie, sa main était glacée mais je ne pu m'en défaire aussitôt. Il se libera de ma prise en m'abandonnant les clefs.
« Je voulais juste te dire que quoi que tu ai cru voir tout à l'heure ce n'est pas ce que tu penses. Tanya est venue dans l'espoir que l'ont se remettent ensemble, j'ai tentais de lui faire comprendre que ca ne m'intéressait pas. » Expliqua t il comme un enfant ayant était surpris à faire une bêtise.
« Tu peux bien faire ce que tu veux Edward, ca ne me concerne pas ! » Dis-je méchamment.
« C'est juste que je ne voudrai pas que tu crois qu'elle et moi… »
« Je ne crois rien. » L'interrompis-je en ouvrant la portière de ma voiture.
« On se voit lundi ? »
Il avait prononçais sa phrase sur le ton d'une question.
« A lundi » Lui répondis-je sur un ton neutre.
Une fois dans le cocon de l'habitacle de ma Mini je tentais de faire le vide dans ma tête. Cette journée avait était éprouvante psychologiquement mais aussi physiquement. Je ne désirais que 2 petites choses : une douche bien chaude et mon lit.
Alors?! Qu'elles sont vos impressions, c'est un chapitre que j'ai eu du mal à écrire bien que toutes les scènes étaient claires dans mon esprit à l'époque. Donc, j'espère que vous aurez pris plaisir à le lire.
Je vous remercie encore pour vos reviews, je n'aurais jamais pensé qu'elle puissent autant jouer sur l'envie que j'ai de finir cette histoire. Donc vraiment j'attends de lire vos impressions, elles stimulent mon imagination!
A très vite!
Miniluce.
