Bonjour, bonjour! Le chapitre 11 est ici! Il se trouve être relativement court et je m'en excuse, mais pour me faire pardonner je pense publier le chapitre 12 mercredi prochain.
Je remercie encore toutes celles et tout ceux qui suivent cette histoire ainsi que ceux qui passent pour la lire.
Bonne lecture.
Chapitre 11
A mon retour, Jacob était dans le salon, la télé branchée sur un match de foot et Jennifer devait être à la cuisine à préparer le diner. Avant d'entrer j'avais pris une profonde inspiration redoutant l'accueil que l'on me ferait.
« Je suis rentrée. » Informais je ceux que ça intéresseraient.
Jacob se leva du sofa pendant que je suspendais mon manteau prés de la porte.
«Difficile d'ignorer que t'es là, tu empestes ! » Grogna t il en plissant le nez.
Je n'étais pas d'humeur à supporter les remarques de Jacob.
« Merci pour l'accueil, heureusement celui des Cullen a été plus chaleureux. » Le provoquais-je.
« Tu te crois maline ? Sais tu que l'on se faisait un sang d'encre à te savoir là bas. »
S'en était trop. Sa répugnance pour les Cullen devenait irrationnelle.
« Et puis quoi ? Hein ! Tu croyais qu'ils allaient me sauter à la gorge peut être? » Ris je ironique.
« Tu ne sais même pas de quoi tu parles, Mélanie, s'énerva t il.
Jennifer sortie de la cuisine et s'approcha de Jacob.
« Jack, calmes toi, s'il te plaît. Lui demanda t elle fermement. Ca ne sert à rien de lui hurler dessus comme ça. Lui fit-elle remarquer.
Je ne m'étais pas rendu compte que nous avions monté le ton, ça devenait une habitude entre Jacob et moi. Cependant Jacob ne semblait pas décidé à mettre ses préjugés de cotés.
« La naïveté de ta sœur, n'apporte que des ennuis » Dit-il à ma sœur qui lui tenait le bras.
Jennifer se mit face à lui en le regardant dans les yeux.
« Jack, elle ne peut pas savoir ce qu'on ne lui dit pas, d'accord ? »
Son ton avait était doux, comme pour mieux lui faire comprendre son point de vue. Jacob eu l'air résigné, en courbant les épaules il sortit de la maison.
« Il est temps qu'on discute toute les deux. » Enchaina sèchement Jennifer.
Tout ca commençais à m'agacer, je n'avais aucune envie de discuter de quoi que ce soit ce soir. Ces 2 derniers jours m'avaient épuisé.
«Discuter de quoi ? De votre intolérance aux Cullen ? » M'emportais je.
« Ne prends pas ce ton là avec moi. » Me dit-elle droit dans les yeux.
Elle retourna à la cuisine ce qui signifiait que la conversation se passerait la bas. Elle me tournait le dos en pleine préparation d'Enchiladas au vu des poivrons, du guacamole et des blancs de poulet qui patientaient dans leurs bols respectifs. Je restais debout appuyée sur la chambranle de la porte comptant bien écourter la leçon de morale.
« Si tu pouvais faire version courte, lui demandais je, je suis fatiguée ce soir. »
Jennifer fit volte face son couteau encore à la main et la colère tordant son visage, ce qui me fit tressaillir.
« Tu te la joues blasé ! » S'exclama t elle, Ok ! »
Elle posa son couteau sur le plan de travail et s'installa à table, je m'assis en face d'elle pour qu'elle ne prenne pas mon envie de rester debout comme un affront.
« Tu as remarqué que tes nouveaux amis étaient différents, n'est ce pas ? » Me demanda t elle sèchement.
N'osant pas répondre verbalement à sa question rhétorique je hochais légèrement la tête.
« Tu seras donc ravie d'apprendre que ta grande sœur n'a pas de préjugés vis-à-vis des Cullen, contrairement à ce que tu peux penser. Reprit-elle blessé. Je sais simplement qu'ils peuvent être dangereux… pour nous. Finit-elle le regard sinistre. »
Je faisais enfin le rapprochement, comment ne m'en étais-je pas aperçu avant. Je ne pu retenir un sourire.
« Ne me dis pas que tu parles des légendes Quileutes ? »
Ma question sembla surprendre ma sœur. Elle s'adossa au dossier de la chaise me regardant sévèrement.
« Comment en a tu entendu parler ? »
« Donc c'est ca la raison de toute ces histoires, des légendes indiennes ? Dis-je ahurie.
« Les légendes prennent toujours leurs sources de faits réels, il ne faut pas toutes les considérer comme ridicules ! Si il y a une personne qui devrait accepter cette idée c'est bien toi.» Me répondit-elle avec un air énigmatique.
Ce qu'insinuait Jennifer provoqua en moi un léger frisson, comme si elle avait mis les doigts sur quelque chose d'important, mais j'étais incapable d'analyser ce phénomène tellement mon corps et mon cerveau étaient fatigués.
« Ne le prends pas mal, mais les vampires, les loups garous, tout ça c'est un peu gros, même pour moi. Leur différence ne fait pas d'eux des créatures surnaturelles, conclu je fatiguée. Je monte me coucher, à demain. »
Une fois à l'étage mon estomac se manifesta en gargouillant, je n'avais rien pris à manger et vu la façon dont je venais de me comporter avec ma sœur je doute qu'elle me propose ses enchiladas. J'optais donc pour une douche express et me jetais dans mon lit. Bien que je sois HS et après 15 minutes à tourner dans tous les sens Morphée n'avais toujours pas utilisée sa magie pour m'emmener au pays des songes. Je n'arrivais pas à me sortir Edward de la tête et ca me rendait dingue. Depuis que je l'avais rencontré tout allé de travers et pourtant j'avais la sensation d'être moi-même avec lui plus que je ne l'avais jamais été avec quiconque. Ce qui rendait la douleur plus vicieuse. Lorsque je l'avais vu embrasser cette Tanya le retour à la réalité fut brutale. Qu'est ce que je me sentais stupide, une simple conversation dans la foret et voila que je me faisais des plans sur la comète. Je ne doutais vraiment de rien parfois. Comme si un Dieu vivant comme Edward pouvait m'envisager comme autre chose que l'amie de sa sœur ou une partenaire de labo. Encore plus gloc, ce que j'avais pris pour de l'intérêt pour moi n'était rien d'autre qu'une espèce de frustration sur laquelle il cherchait une explication. Mon anormalité psychique avait révélée une défaillance chez le parfait télépathe, quel ironie. Recouvrant ma tête d'un oreiller je luttais pour chasser l'image de cet Adonis, en vain.
Je dégainais alors l'arme ultime, mon Ipod. Je sélectionnais la playlist somnifère et calais ma tête dans mon oreiller admirant le plafond jaunie avec le temps. Sépultura entamait son morceau, et le martèlement de la batterie s'imprimait dans ma tête en de multiples points colorés. La concentration que je mettais à me les représenter me permis de mettre mes réflexions en suspens, et il ne m'en fallu pas davantage pour que le sommeil l'emporte. Malheureusement, vers 23h l'appel de la nourriture me réveilla et c'est les yeux à demi ouverts que je sortie de ma chambre pour chercher de quoi contenter mon estomac. Du haut de l'escalier j'entendis la télévision. Jennifer avait dû s'endormir devant comme elle le faisait quand nous étions à Los Angeles après une journée de boulot.
...
Lorsque j'arrivais dans le salon je trouvais ma sœur sur le canapé, un bol de chips dans les bras devant l'un de ses films préféré. La panoplie complète spéciale déprime de ma sœur. La culpabilité m'envahit aussitôt, Jennifer se sentait mal et c'était de ma faute. Je fis le tour du canapé et m'y assis timidement. Elle ne daigna même pas me regarder gardant ses yeux rivaient sur l'écran de télévision. Je rassemblais mon courage pour lui faire mes excuses quand elle me coupa l'herbe sous le pied.
« Tu as une assiette d'enchiladas au micro onde si tu as faim. » Devina t elle sans me regarder.
Cette attention fut le signe d'un armistice et je sentis mes épaules se décontractées alors que je ne m'étais pas rendu compte d'être aussi tendue.
« Je m'excuse d'être une sœur aussi ingrate. Tu m'as offert un toit, ta confiance et j'agis comme une fille pourrie gâtée. Dis-je honteusement en attendant le deuxième effet kisscool.
« Et une voiture. » Corrigea t elle calmement.
Ne sachant pas comment prendre sa remarque je lui jetais un coup d'œil et vit qu'un léger sourire étirait ses lèvres.
« Et une voiture, répétais je ravi.
« Je vois que Mlle semble plus disposée à être aimable ! » Enchaîna t elle.
M'asseyant sur mes pieds, je me tournais vers elle prête à entendre des reproches bien mérités, mais la tempête tant redoutait ne se manifesta pas.
« Écoutes Mélane, je sais que tout ça peut te paraître absurde et j'aimerais sincèrement te donner plus d'explications mais je ne peux pas. Et Dieu sais que ce serait beaucoup plus simple. »
Elle semblait tellement frustrer que je tâchais de me concentrer espérant en savoir davantage.
« Concernant ce que Quil m'a raconté ? » Lui demandais-je.
Elle plongea ses yeux dans les miens cherchant à me faire passer un message au de-là des mots.
« Il te suffit de deviner, de faire fonctionner ton petit cerveau, dit elle en me posant son doigt sur mon front, tout est là dedans. »
Je voulu en savoir plus mais elle leva sa main pour m'empêcher de parler.
« Il est temps que tu manges, ensuite on va se coucher car t'as vraiment une tête de déterrée. Me balança t elle en fronçant les sourcils. Tu auras tout le temps d'y penser demain ? » Conclue t elle en se déconcentrant sur son film.
Ma sœur avait eu raison une fois devant mon assiette mon ventre se mit à danser une samba d'enfer. Je n'avais rien avalé de consistant depuis mon petit déjeuner. Encore une fois, je n'avais pas vu Alice et sa famille prendre leur repas. Peut être pratiquaient ils le concept de diète imposée ? Je ne savais pas, toujours est il qu'une fois rassasié mon corps se fit lourd et lorsque Jennifer décréta d'aller se coucher j'eu du mal à me bouger. C'est sans surprise qu'à peine allonger dans mon lit je sombrais dans l'inconscience.
Comme par hasard, je ne dormis pas d'un sommeil sans rêve et paisible auquel j'aspirais tant.
Je me retrouvais au milieu des bois, pour ne pas changer. Cependant, il ne s'agissait pas de la même foret que d'ordinaire. L'humidité que je ressentais me rappela la balade que j'avais faite avec Alice, la faible lumière qui passait au travers le feuillage indiquait que le crépuscule allait céder la place à la pénombre de la nuit. Me trouver dans les bois alors que le jour disparaissait m'incita à avancer à la recherche d'un sentier pouvant me mener hors de cet enfer de verdure. Soudain, Jacob apparut, me saisissant le bras il me tira à se suite.
« Qu'est ce qu'il y a Jacob ? »
Ses yeux cherchaient à me dire quelque chose, mais il resta muet.
« Vas-t'en Mélanie ! Il faut que tu t'en aille ! » Me souffla t il comme un avertissement en reculant.
L'instant d'après Edward émergea des fourrés, il s'accroupit entre moi et Jacob, sans se retourner il s'adressa à moi de sa voix veloutée.
« Fais-moi confiance »
« Cours Mélanie ! »
La voix de Jacob avait été grave et sans appel, mais je n'eu le temps de rien qu'Edward me faisait face, le regard noir et dangereux il souriait. Ses lèvres se retroussèrent révélant des dents aiguisées et pointues. Il approcha sa main de mon visage le contact avec ma peau me brula il inclina lentement sa tête son souffle me caressant l'oreille.
« Fais-moi confiance. » Me susurra t il au creux de l'oreille.
« Non ! » entendis-je hurler Jacob alors que les lèvres froides d'Edward frôlaient mon cou.
Je me redressais dans mon lit trempée de sueur et le cœur battant à tout rompre. Complètement perdue je jetais un œil à mon réveil qui indiquait 10h passée. Les faibles faisceaux de lumière qui traversaient les volets de ma chambre présager encore une journée sans soleil. Gémissant je me rallongeais, j'avais beau avoir dormi 9heures entières je me sentais vidée et bouleversée. Les images que mon subconscient avait fait naitre dans mon esprit avaient été intenses. J'avais du mal à chasser le visage d'ange d'Edward et ses crocs menaçant, l'inquiétude de Jacob et ses hurlements de désespoir. Je sursautais lorsque j'entendis le grincement de la porte de ma chambre.
« Mélane tu dors ? »
La voix familière de Jennifer me fit émerger la tête de mon oreiller.
« Non. » Grognais-je.
M'adossant à ma tête de lit elle vint s'asseoir prés de moi.
« Sale nuit ? » Supposa t elle avec un sourire compatissant.
« Mauvais rêves » Précisais-je dans un bâillement à me décrocher la mâchoire.
« Bon, je venais pour te dire que j'allais rejoindre Jacob chez Sam et Emily, t'as qu'a en profiter pour te reposer. » Me dit-elle en se levant.
« Ok ! Tu veux que je prépare à manger pour ce soir ? »
« Te prends pas la tête, il ya des restes au frigo. »
Jennifer attrapa la poignée de la porte et se tourna vers moi.
« Essais de penser à ce que je t'ai dis hier soir, ça simplifierait les choses pour tous le monde, crois moi. »
Elle me regarda les yeux plein d'espoir. Pour je ne sais quelle raisons cette affaire la touchait profondément.
« J'y penserais, lui promis je.
Alors? Que pensez vous de l'approche de Jennifer concernant les "legendes quileutes"? Est ce que le ton entre Jacob et Mélanie va s'adoucir? Avez vous aimé tous simplement?
Lâchez vous sur les commentaires, j'avoue qu'il n'y a pas meilleur stimulateur et ca me permet de savoir si je prend la bonne direction pour la suite!
A très bientôt.
Miniluce.
