Bonjour à vous tous! Je vous annonce le 14eme chapitre publié. Cependant, je publie depuis ma tablette et n'ai pu effectué qu'une breve relecture et mini correction, sachant que même depuis mon pc des erreurs subsistent, je vous laisse decouvrir le resultat.

Merci pour vos reviews, aux personnes ayant ajoutés Sensations dans leurs histoires à suivre et/ou favoris et tous ceux qui ont lu ces 14 chapitres.

Pour ceux que ça interesse j'entame (enfin) la reprise de l'ecriture du 16 eme chapitre, là oú j'avais arreté il y a quelques années.

Bonne lecture.


CHAPITRE 14

J'aurai dû l'éviter ce matin mais l'exercice fut difficile dans la mesure où trop rapidement à mon gout l'heure de biologie sonna. Il était déjà là, installé sur le tabouret au coté du mien. Je pris un moment avant de m'avancer, son visage était comme toujours éblouissant, le regard prudent. Seule l'expression cordiale qu'il affichait me surpris. Où était passée le Edward furieux qui m'avait abandonnée dans les bois complètement gelée? Le beau vampire devait souffrir de schizophrénie, songeai je. En allant prendre place à notre paillasse je notai que le léger sourire qui étirait les lèvres d'Edward à mon arrivée avait disparu. Quelle idiote, me lamentai je intérieurement Edward avait entendu ce que je venais de penser. Rouge de honte je me hissais sur mon siège en évitant de croiser le regard de mon voisin. Mr Banner commença son court sans préambule nous annonçant que nous consacrerions une grande partie des 2 heures à visionner un documentaire sur les phénomènes de développement de cellules d'oignons jusqu'aux cellules humaines, en précisant qu'il nous serait bien entendu demandé de rédiger une synthèse pour le jeudi suivant. La perceptive de rester assise à coté d'un Edward mécontent ne m'enchantais pas du tout donc lorsque Mr Banner éteignit les néons et alluma le vieux magnétoscope je songeai à discrètement me déplacer vers une paillasse du fond. Je n'avais pas posé mon pied au sol que la main glacée d'Edward me saisi doucement le poignet. A son contact mon corps s'électrisa, une sensation aussi brutale que bienfaisante.

« Mr Banner te regarde. » M'avertit-il calmement.

Portant les yeux vers le tableau noir je vis qu'effectivement Mr Banner regardait dans notre direction et remis mon pied sur la barre de mon tabouret.

Mon poignet toujours dans la main d'Edward je savourais la chaleur que me procurait sa peau glacée. La pâleur de sa main contrastait avec la teinte pourtant claire de ma peau, cependant je ne pu m'empêcher de contempler l'harmonie entre nos 2 peaux. Edward dû se rendre compte qu'il me tenait encore lorsqu'il vit que je regardais l'endroit où nos 2 corps se touchaient car il me lâcha aussitôt. J'avais oublié quelle réaction suscitait ma proximité à Edward et je m'en sentais plus que stupide. Essayant de m'intéresser au documentaire visuel et réprimant mon désir de regarder mon déstabilisant voisin, la paranoïa joua en ma défaveur, j'avais l'impression qu'Edward lui m'observait.

« Est-ce vrai ? » Entendis-je la voix basse d'Edward me demander.

Sa question me semblait tomber à plat, de quoi pouvait-il bien parler. Tournant la tête je vis un Edward empreint à la souffrance.

«De quoi parles-tu ? » Chuchotais-je essayant de ne pas me faire remarquer par le prof.

« Penses tu que je t'ai abandonné hier ? »

Sur ce qu'il pouvait avoir entendu il fallait qu'il mette le doigt sur ça, le fait que je le soupçonne schizophrène ne le dérange t il pas plus ? Repenser à ce moment m'était désagréable.

« Ca y ressemblait oui. » Lançais je glaciale.

Son incompréhension me passait à coté, avions nous vécu la même scène tous les deux ? Car sa subite disparition après son éclat de colère ne m'avait pas laissée d'autre interprétation.

« Je m'efforce seulement de te garder en vie. » Rétorqua t il sévèrement.

Sa voix basse n'avait rien enlevé à la raideur de ses paroles. Il se concentra sur l'écran de télévision avant de reprendre.

« Tu es un défi pour moi. La surdité que tu provoque occasionnellement me rend dingue. »

« C'est notre lot commun à nous autres et on ne se comporte pas de la sorte. » Objectais-je.

Son excuse battait de l'aile et je n'allais pas le laisser s'en tirer si facilement. Guettant son profil ses lèvres tressautèrent en un rire silencieux.

« Ces autres dont tu parles n'ont pas envie de se rassasier de ton sang. »

Ma salive en resta au fond de ma gorge, si Edward était parti c'était parce qu'il avait désiré mon sang. Il guetter ma réaction à sa répartie mais je me forçais à ne rien laisser paraitre. Au delà de l'apparent danger, je pensais ce que je lui avais dit la veille, j'étais convaincu qu'il ne me ferait pas de mal. Depuis que j'avais appris qu'il n'était pas qu'un simple lycéen je n'avais pas réalisé l'épreuve que cela pouvait être pour lui de me fréquenter. Ca expliquait pourquoi lui et ses frères et sœurs se tenaient à l'écart des autres lycéens.

« Je peux faire quelque chose pour arranger ca ? »

Je ne voulais pas qu'il me considère comme les autres, les fois où nous avions discuté ensemble j'avais eu la sensation d'être moi-même. Et la simple idée qu'il me rejette me rendait malade.

« La solution à mon problème n'est pas envisageable, c'est un cul de sac. »

Edward fronça les sourcils comme il le faisait lorsqu'il était contrarié, mais je n'en compris pas la cause.

« Mr Cullen à quelle cellule s'applique l'expérience que ce talentueux biologiste vient d'exécuter. »

Le chuchotement de Mr Banner me fit sursauter, je n'avais pas remarqué qu'il s'était déplacé dans la salle trop absorbé par mon charmant partenaire de labo.

« A celle du radis Mr Banner, bien que l'image de mitose qui y était associé n'était en faite celle d'une courge il me semble. Surement une erreur du réalisateur monsieur. »

Edward avait été d'une précision incroyable j'en restais couac et ca devait en être de même pour Mr Banner qui sous ses lunettes avait les yeux ronds.

« C'est exacte Mr Cullen, mais veuillez ne pas distraire votre amie. » Ajouta t il pour la forme en retournant à son pupitre.

Son amie, cette perspective me chatouilla le ventre. Je ne serais pas contre cette idée, encore fallait il qu'Edward accepte ce statut. Jetant un coup d'œil à l'avant de la classe, je vis que notre cher professeur relevait régulièrement la tête de se revue scientifique pour veiller à notre attention. Parler avec Edward était impossible. Une idée farfelue me traversa l'esprit et si je lui parlais dans ma tête, peut être pourrait il m'entendre. Fallait que j'essaie, si ca ne fonctionnait pas personne ne le saurait Oh éh ! Le télépathe tu m'entends ? Tentant un regard à mon voisin, aucune réaction significative d'Edward. Foutu cerveau détraqué. Frustré de ne pas pouvoir obtenir de réponse à ma question je me mis à gribouiller sur une feuille de mon calepin. Voila ma solution ! Songeai-je.

Rapidement, je notais de mon écriture la plus appliquée :

Une amie. Pourrais-je en être une pour toi ?

Je fis glisser la feuille discrètement sur notre paillasse, Edward s'en saisissant aussitôt ne me jeta pas un regard, une expression d'une totale indifférence sur le visage. J'en déduisis sa réponse et ma poitrine se serra incompréhensiblement, baissant les yeux je vis l'écriture élégante d'Edward juste en dessous de mes pates de mouches.

Existe-t-il une seule bonne raison à ça ?

Trop heureuse qu'il ne rejette pas l'idée catégoriquement je me saisi de mon stylo et m'empressait d'y noter ma réponse.

J'ai besoin d'un ami.

Lisant ma réponse par-dessus mon bras Edward paru surpris par celle-ci. Et plongea ses yeux dans les miens à la recherche de je ne sais quelle informations, qui j'en étais sur, lui donnerai l'occasion de refuser. Il sorti une feuille de son classeur à une vitesse surhumaine et y nota quelque chose.

Je ne suis pas le plus qualifié pour ce poste et ma raison me dicte de refuser. Nous pourrions établir les fonctions qu'un ami doit remplir pour essayer.

Qu'en dis-tu ?

Edward m'observait décryptant mes moindres battements de cils toujours à traquer la trace du doute. Ses yeux s'illuminèrent lorsqu'il fut convaincu de ma volonté. J'avais l'impression que nous avions enfin avancé dans toute cette galère, j'étais soulagée que le dialogue puisse se faire avec Edward. Le tapotement du stylo d'Edward sur la paillasse me fit baisser les yeux, il avait à nouveau écrit.

Ma seconde écoute te capte de nouveau.

De but en blanc, je me senti effrayée d'être confronter au don d'Edward en ayant conscience qu'il l'utilisait sur moi à l'instant. Mais je tentais l'exercice rapidement. Le regardant je me concentrais.

Quelles fonctions envisage tu qu'un ami doive remplir ?

Le sourire en coin qu'il fit me confirma que la liaison était bonne. Je pris connaissance de sa réponse sur la feuille posée entre nous.

Se venir en aide.

L'idée que je puisse lui venir en aide me fit intérieurement sourire et involontairement les images de Thibault à la sortie du gymnase se matérialisèrent. Et le regard d'Edward se fit plus sombre d'un coup voir menaçant. Je ne voulais pas qu'il se braque et refuse encore une fois de me parler, fallait que je désamorce la bombe

Comme tu vois ça c'est déjà ce que tu fais. Sans compter les fois où tu m'a évité de me casser un membre.

Je me représentais alors les images des maladresses dont Edward m'avait tiré. Il prit une mine faussement exaspéré à ce dernier commentaire.

C'est un travail à plein temps d'être ton ami, alors.

Une bouffée de chaleur m'envahie brutalement, cette soudaine complicité avec Edward et la perspective qu'il veuille bien que l'ont soit amis me remplissait de joie et me laissait espérer…stop il ne fallait pas que j'aille plus loin, des images totalement inventées par mon cerveau pourraient se créer et venir s'immiscer dans notre conversation mentale. Et le caractère de celles-ci pourrait redonner à Edward le dégout qu'il a eu quand il avait entendu mon attirance pour lui dans les bois. De nouveau un claquement de stylo me fit tourner la tête et Edward me fit signe de lire sa note.

Que c'est il passé ? Je ne t'entends plus !

Donc il semblerait que j'ai le contrôle sur l'accès à mes pensées, voilà une donnée non négligeable qui permettra de ne pas laisser filer des informations compromettantes.

Désolé surement un court-circuit.

Je rigolais intérieurement à ma boutade, mais quand je vis qu'Edward ne se déridait pas je compris qu'il ne m'avait pas capté. La maitrise du filtre de mes pensées n'était pas aussi facile à acquérir. Je pris donc mon stylo et écrivis.

Je ne sais pas !

Faudra t'y faire tu as une amie au cerveau détraqué.

J'avais volontairement éludé la cause du silence radio ne sachant pas encore réellement comment ce nouveau filtre fonctionnait, je jugeais plus judicieux de garder cette information sous silence. Et puis il y avait moins de risque pour moi qu'il ne voit ou entendent des choses non divulgables.

Sur la feuille sur laquelle notre échange était noté Edward avait inscrit autre chose.

Accepter l'autre comme il est.

Voila une autre des taches qu'un ami doit accomplir.

Tu le fais déjà et je m'accommoderai de ton cerveau.

Ses mots signifiaient beaucoup pour moi, Edward ne devait pas y accorder autant d'importance mais ce petit jeu pour définir la nature de notre amitié prenait une tournure officielle. L'engagement que nous prenions l'un envers l'autre me déprimait. J'avais beau me dire qu'être son ami me convenais il n'en restait pas moins qu'une partie de moi désirait plus. Je devais couper l'herbe sous le pied de ses désirs si je ne voulais pas souffrir. Si les evenements passés m'ont bien appris une chose c'est qu'a trop vouloir atteindre ces sensations, on fini completement vidė et dans mon cas humilié.

Le bruit des marteaux piqueurs me sortirent de mes pensées et je remarquais que je n'avais pas été la seule à avoir sursauté sur mon tabouret. Mike était en train d'aider Jessica qui avait glissée de son siège, la scène fit rire bon nombre d'élève et le sourire que j'affichais me grilla aux yeux de barbie Jessica, qui me toisait de son regard le plus méchant, le sourire toujours aux lèvres je me retournais vers ma paillasse. Le visage d'Edward rayonnait, il souriait, mais pas un des sourires qu'il faisait d'habitude, non celui-ci se lisait aussi dans ses yeux. Je fondais littéralement, heureusement j'avais l'incident de Jessica pour faire passer mon air idiot.

« Jessica n'est pas mal non plus en cascade improvisées » Dis-je pour paraitre crédible.

« Peut être, dit il ne portant aucune importance à ma remarque.

Il continua de me regarder avec cet air… heureux, sans qu'un seul mot ne puisse sortir de ma bouche. Mr Banner fit revenir le silence et tenta d'ordonner au vieux magnétoscope de rembobiner les 2 dernières minutes du documentaire que le bruit des travaux nous avait fait rater. Pour ma part ca n'avait aucune importance sachant que je n'avais pas regardé une seule minute de cette vidéo trop occupé à discuter avec mon ami. Une fois la cassette calait au bon endroit le visionnage redémarra et Edward me mit un léger coup de coude qui à lui seul fit voler les papillons dans mon ventre.

Tu es magnifique quand tu souris.

Je dû relire trois fois et rapprocher la feuille de mes yeux avant de comprendre ce qu'Edward venait d'écrire. Pour le coup je ne souriais plus, je n'aurais pas été assise que j'en serais tombé. L'Apollon qui se tenait à coté de moi pensait il vraiment que j'étais magnifique ? J'étais soufflé.

« Ca va, Mélanie. S'inquiéta t il.

Secouant la tête pour me remettre, je hochais le menton pour acquiescer. Parler à voix haute aurait trahis mon étonnement et préférais écrire ma réponse.

Tu n'es pas mal non plus sans ton masque d'indifférence.

Je ne savais pas comment allait réagir mon voisin en lisant ma réponse et ça m'angoissait un peu. Cependant, n'est ce pas ce que font 2 amis, être franc l'un envers l'autre ? Edward paru intrigué par ma réponse et s'apprêta à me parler quand à nouveau le bruit sourds des marteaux piqueurs firent trembler les murs, ne permettant à personne de s'entendre. Mr Banner émit un juron contre les ouvriers responsable de tout ce vacarme, tout en retournant à son magnétoscope. Il faudrait informer le proviseur qu'aujourd'hui on trouve un lecteur DVD pour moins de 50$ et ca économiserait les nerfs de ce pauvre professeur en train de s'acharner sur l'antique appareil. Une fois qu'il eu réussi à faire ce qu'il voulait Mr Banner n'eu pas le temps de retourner s'assoir qu'une série d'éprouvettes posée sur l'étagère du fond de la classe explosa en touchant le sol quand une nouvelle fois, les travaux firent vibrer le bâtiment.

« Il semblerait que ces messieurs du bâtiment ne soit pas enclin à nous laisser cette dernière demi heure sous silence. Je vous libère donc plus tôt, en vous précisant tout de même que je veux pour jeudi un résumé sur ce que vous avez pu voir aujourd'hui ! »

Il fini sa phrase en haussant la voix pour couvrir le brouhaha des élèves déjà sur le départ. Moi par contre, je n'étais pas pressé de quitter le seul court que je partageais avec mon ami vampirique. Je pourrai simplement lui proposer de passer un moment ensemble, comme le fond des amis.

«Je crois qu'on t'attend. »

Je me tournais vers Edward l'interrogeant du regard, qui pouvait-il bien m'attendre. D'un signe du menton il me désigna la porte où Mike et Eric semblaient en effet attendre quelqu'un.

« Tu peux y aller tu sais. » Me dit-il l'air détaché.

Mais ses yeux me priaient le contraire et qu'aurai je pu refuser à un regard comme celui-ci.

« Non, lançais je un peu trop ravi pour que ca passe inaperçu. Je préfère rester avec toi, continuais je.

Edward me décocha son sourire en coin, avec une étincelle dans les yeux. Cette manière qu'il avait de me faire dire la vérité me fit rougir.

« Enfin, si tu n'as rien de prévu bien sur, je ne voudrai pas t'accaparer. M'empressais je d'ajouter la tête dans mon sac pour y ranger mes affaires.

Edward était déjà debout prêt à partir.

« Je serais ravi de passer un peu de temps avec toi aussi. Dit-il de sa voix veloutée.

Nous prîmes donc la direction de la sortie de la salle de court. En passant Mike nous observa comme si nous étions deux extraterrestres et a y regarder de plus prés il n'était pas le seul, les élèves qui erraient hors de leurs salle de classe n'avaient d'yeux que pour nous, l'angoisse ! Edward me devança d'un pas pour m'ouvrir la porte menant à l'extérieur, je ne crois pas qu'un seul garçon n'a jamais fait ça pour moi. C'est en lui adressant un sourire de jeune fille coincée que je franchis le seuil de la porte, malheureusement mon pied n'avait qu'effleuré le sol que je le sentis glisser, le poids de mon corps m'entraina en arrière sans que je puisse me retenir. Je tendis tous mes muscles prêts à l'impact, mais ce sont les bras musclés d'Edward qui me réceptionnèrent. Je pris mon temps pour me défaire de cette étreinte, désirant la faire durer aussi longtemps que l'autorisé la bienséance. C'est Edward qui m'indiqua que le moment était terminé.

« Est-ce que ça va ? Son inquiétude était réelle, ce qui le rendait d'autant plus charmant.

M'assurant que je tenais sur mes jambes je repris une contenance extérieure.

« Je crois que oui, tu as évité que je me paie la honte devant tous le monde, merci. Le tranquillisais-je.

Un peu amusé il se pencha vers moi et se mis à chuchoter.

« La honte peut être, mais je pense que tu va être le sujet de conversation du déjeuner si je me fie aux à commentaires que j'entends.

Ce que venait de me dire Edward n'avait fait que passer dans ma tête tellement le fait de l'avoir si prêt de moi, son souffle sur mon visage, j'étais estomaqué.

« Respire Mélanie ! Me dis une vois masculine.

J'inhalais un maximum d'air lorsque je me rendis compte que j'avais effectivement arrêté de respirer.

« Notre petit Edward fait toujours son drôle d'effet ! » Renchéri Emmet de sa voix tonitruante.

Cette remarque me fit monter le rouge au joues que je tentais de camoufler en remontant le col de mon manteau jusqu'aux oreilles, peine perdu vu les rires de Mr muscle.

« C'est bon lâche la Emmet » Réprimanda gentiment Edward à son frère.

« T'inquiètes frangin, je t'embête pas longtemps. C'était juste pour te dire qu'avec Jasper et les filles ont allaient faire une bataille de neige à l'abri des regards indiscrets, dit il en faisant un clin d'œil qui m'était destiné. Donc si ca te dit de venir.

L'enthousiasme d'Emmet à la perceptive d'une bataille de boules de neiges était proche de celle d'un enfant de 10ans et ca me fit sourire.

«Plus tard si tu veux bien, j'ai dis à Mélanie que je restais avec elle jusqu'au déjeuner.

Les yeux qu'il posa sur moi me donnèrent le vertige, l'éclat qui s'y reflétait me rendait hagarde.

« Elle peut venir si elle veut. Proposa aussitôt Emmet.

Bien que l'idée fût alléchante, je m'abstins d'accepter quand je croisais le regard noir de la belle blonde qui semblait à la limite de l'explosion.

« C'est gentil mais vu comme je me débrouille sur un sol dépourvu de neige je ne pense pas que ce soit une excellente idée. Répondis à Emmet.

Il regarda Edward pour savoir ce qu'il comptait faire, mais celui-ci ne répondait pas.

« Va y Edward, on parlera plus tard.

Ca me coutait de lui dire ça car je n'avais qu'une envie c'était de le garder pour moi, mais je ne devais pas être égoïste. Edward me scruta un moment et répondit à son frère sans me quitter des yeux.

« Partez devant je vous rattraperai.

« Ok Don Juan ! » S'exclama Emmet de sa voix d'ours.

Les yeux d'Edward me fixant toujours je rassembler ma volonté pour parler.

« Tu n'es pas obligé de rester avec moi ! »

Il pencha sa tête sur le coté me regardant intensément.

« Je ne me sens obligé de rien, j'en ai envie.

La dose adrénaline que mon corps avait produit ce matin petait tous les records, je devais être en plein rêve. Je devais trouver quelque chose de pas trop idiot à dire, embrailler sur un sujet de conversation.

« Ta famille sait que je sais pour votre…secret ? » Lui demandais-je un peu gauchement.

Edward fit un tour d'horizon du regard, s'assurant qu'aucune oreille indiscrète ne puisse nous entendre.

« Oui. Répondit il simplement avant de nous diriger sous un avant toit en retrait du groupe d'élèves en train de s'envoyer des projectiles enneigées les uns sur les autres en plein milieu de la cour.

« Du fait de notre nature, nous ne pouvons nous permettre d'entretenir des secrets au sein de notre famille, surtout pour un clan comme le notre qui évolue entouré d'humains. Et puis, c'est un secret collectifs, te l'avoir révélé sans leur en avoir parlé était risqué pour nous tous donc les tenir informé que tu savais pour notre existence était la moindre des choses. » Fini t il.

« Tu regrettes maintenant ? »

C'était l'impression que j'avais face à son air renfrogné pendant son explication. Il sembla réfléchir à sa réponse regardant dans la direction des bois que nous pouvions apercevoir d'où nous étions.

« Ce n'est pas comme si j'avais eu le choix Mélanie, me dit il sur un ton agacé.

Il se tourna vers moi et planta ses yeux doré dans les miens, faisant s'affoler mon cœur.

« Ca va faire longtemps que je n'ai plus échangé avec quelqu'un d'autre que ma famille et ma faculté à lire les pensées m'a toujours évité d'engager une conversation si ca n'est pas nécessaire. Mais avec toi et ses…interférences ca a piqué ma curiosité. D'autant qu'Alice te considère comme sa meilleure amie. Finit il un sourire dans la voix.

« C'est pour ça alors, que lors du premier cour que nous avions eu ensemble tu semblais vouloir m'arracher la tête, en déduisis je en me rappelant le regard noir qu'il m'avait lancé.

L'espace d'une seconde je cru apercevoir les traits d'Edward se tirer dans une expression de souffrance, en entendant ma conclusion. Mais celle-ci fut rapidement remplacée par un air conspirateur qui ne disait rien qui vaille.

« Assez parler de moi ! Décréta le bel Adonis. A mon tour de poser les questions. » Dit il ravi de ce retournement de situation.

Je m'attendais au pire, j'avais quelques squelettes dans le placard que je tenais à garder pour moi.

« Mouai. Marmonnais-je.

Edward étouffa un rire à ma réaction, ce qui lui valu un regard mauvais de ma part. Regard qui se radoucit aussitôt face au sourire qui étirait ses lèvres parfaites. C'est seulement lorsqu'il posa sa question que je sorti de ma contemplation.

« Tu peux répéter s'il te plait ? Bafouillais je rouge de honte.

Il n'eu pas le temps de répéter sa question que le son aigu de la sonnerie annonçant la fin des cours de la matinée se fit entendre.

« Sauvé par le gong, lançais je innocente.

« Ce n'est que partie remise Mlle Swan, chantonna t il en se redressant du pillier qui nous séparait.

Un peu plus loin je vis Angela suivi d'Eric sortir du bâtiment des langues se dirigeant vers la cafeteria.

« Tu viens « partager » mon repas ? » Demandais je souhaitant continuer notre petite conversation.

« Je vais aller rejoindre mes frères et sœurs, ils doivent m'attendre et Emmet n'est pas du genre patient alors. »

J'avais l'impression qu'Edward lui aussi voulait rester à discuter, mais mon cerveau devait délirer à plein régime et m'ôtais cette idée de la tête.

« Pas de problème, à plus tard peut être. Dis je voulant paraitre détachée.

Traversant la cour enneigée en direction du bois longeant le terrain de foot, Edward se retourna et m'adressa un sourire à m'en faire tourner la tête.


J'espere que ça vous aura plu. J'ai encore un chapitre en poche avant de paniquer à l'idée de n'avoir plus rien a publier!

Comme d'habitude pensez à laisser vos impressions, j'en ai besoin au vue d'une ré immersion dans le monde des Cullen!

Encore merci de me lire.

A tres vite!

Miniluce.