Je tiens à remercier les personnes ayant laissé un commentaire, vous m'aidez vraiment à écrire (Stephanie1206, Marieelainevb, lorina, petitbebefille, Dame Marianne, kis38 et Aries Fey). J'espère avoir répondu à chacun de vous par MP.

Lorina. Merci de me suivre fic après fic.

Voici le chapitre 2, j'espère que vous le trouverez aussi intéressant que le premier.

Ce chapitre contient : violence physique, consentement très douteux et mention de viol

Bonne lecture!

P.-S. – Je m'excuse à l'avance des québécismes dans cette fic auprès des Européens.

Chapitre 2 : Désillusions

Molly émergea de l'inconscience par une douce poussée sur son épaule. Malgré la douceur du touché, elle ne put s'empêcher de crier de douleur. Son corps sévèrement battu par le « double maléfique » de Sherlock protestait vivement contre cette intrusion. Elle ouvrit péniblement les yeux et rencontra un visage connu qui la regardait avec pitié.

« Ma douce enfant. Je ne pensais jamais vous revoir. En fait, je n'espérais jamais vous revoir, Molly. Il y avait des rumeurs que vous vous étiez enlevé la vie. Apparemment, la rumeur, comme bien des choses ici, était fausse. Je suis heureuse de savoir que vous êtes en vie…vraiment, mais vous n'auriez jamais dû revenir ici, vous auriez dû comprendre que M. Holmes chercherait à vous remettre en son pouvoir. Il a toujours eu une obsession malsaine pour votre personne, je pensais que vous seriez assez lucide pour ne jamais revenir à Londres et vous éloigner le plus possible de lui. Même si j'ai de l'affection pour M. Holmes, il est une personne très cruelle et vous, plus que toute autre personne devrait le savoir. Je ne pourrai pas vous aider… » Madame Hudson soupira et Molly ne sut jamais ce qu'elle s'apprêtait à dire, car son cellulaire vibra. La vieille dame plissa les yeux et remit tranquillement son cellulaire dans sa poche de sa veste. « Assez discutés, nous allons devoir passer à la salle de bains. Je dois vous rendre belle pour la réception de ce soir. Avez-vous besoin d'aide pour prendre votre douche? »

Molly s'assit péniblement sur le lit en tirant le drap sur corps nu et meurtri. Cette madame Hudson lui semblait aussi gentille que celle dans son monde. La jeune femme s'était rendue à l'évidence, elle n'était pas chez elle et son double semblait, de ce qu'elle a déduit des paroles de Sherlock, s'être enlevé la vie. Elle se leva doucement, refusant l'aide de madame Hudson, et se dirigea vers le grand miroir pour voir ce que « l'autre Sherlock » lui avait infligé comme blessures. Son visage ne portait aucune marque, mais ses bras et son dos avaient plusieurs zébrures et certaines avaient saigné; des larmes silencieuses coulèrent lentement sur ses joues. Sherlock ne pourra jamais la retrouver où elle est. Et si la Molly de ce monde s'est enlevé la vie, est-ce qu'elle aura aussi le même destin? Le Sherlock de ce monde semblait sans pitié et très cruel. Il l'avait battu juste parce qu'elle avait eu un accès de pudeur devant lui. Elle n'osait pas penser ce qu'il lui ferait lorsqu'elle se rebellera, car elle savait qu'elle se rebellerait, il n'était pas question qu'il réussisse à la soumettre à sa volonté même si elle savait qu'il serait difficile de dissocier ce Sherlock de son époux.

Madame Hudson avait laissé la jeune femme à ses pensées, elle n'était pas sotte et elle savait que la jeune femme était bouleversée. Si elle avait vraiment traversé la moitié de ce qu'elle avait entendu par son maître, elle était surprise que son esprit soit toujours intact. Sherlock l'avait maintenu emprisonné pendant des mois et des mois, et personne n'avait été autorisé à la visiter à part lui. Et puis, un jour, plus personne n'entendit parler de la gentille pathologiste que Sherlock avait fait enfermer. Il s'était écoulé un an, jour pour jour, avant de la voir réapparaitre dans cette maison. Madame Hudson était curieuse, mais elle savait que son maître la punirait pour son indiscrétion alors elle ne dit rien et essaya de transmettre toute la sympathie qu'elle éprouvait devant la tristesse et la douleur de sa nouvelle protégée.

Offrant un regard contrit, la gouvernante demanda à Molly d'aller se laver, car elle avait pris du retard sur le temps accordé par Sherlock pour se préparer. « Très cher, je comprends votre douleur, mais croyez-moi, vous ne voulez pas vraiment fâcher M. Holmes. Vous savez qu'il peut être très dur envers vous. »

Molly se tourna vers la vieille dame et ne put s'empêcher de lui dire la vérité « Madame, je ne suis pas celle que vous croyez. Je ne suis pas la Molly que vous connaissez. Je viens d'un autre monde. Je veux dire, je suis bien Molly Hooper, pathologiste à St-Bart, mais non la vôtre. Je sais que c'est difficile à croire, mais c'est la vérité. Je ne suis pas supposée être ici, je dois retourner d'où je viens...le Sherlock Holmes de mon monde est aux antipodes de celui-ci…il est gentil, intelligent…bon et… »

Madame Hudson la regarda d'un air triste. « Je suis désolée que les mauvais traitements de M. Holmes aient fait du mal à votre esprit, Molly. » Elle toucha délicatement la main de Molly en signe d'affection. « Je crois qu'il est mieux ainsi. Au moins, vous vous êtes construit de meilleurs souvenirs de votre vie passée. »

Molly ouvrit la bouche pour protester, mais la referma aussitôt. Bien que son histoire soit vraie, personne ne pouvait la croire. Il n'y avait que Sherlock Holmes qui savait la vérité dans ce monde et elle était à peu près certaine qu'il ne dévoilera pas cette vérité à personne. En signe de résignation, elle hocha simplement la tête et se dirigea vers la salle de bains attenante à la chambre. Elle remarqua rapidement que cette salle de bains était très luxueuse et masculine. Évidemment, elle était d'usage exclusif au propriétaire des lieux. L'appartement avait la même structure que dans sa réalité, mais sans la richesse de celui-ci. Il n'avait pas de salle de bains attenante à la chambre de Sherlock donc la réalité structurelle pouvait aussi être un peu différente de sa vie. Elle régla le débit de la douche avant d'y entrer. Elle ne savait pas ce que Sherlock lui réservait ce soir, mais elle était à peu près certaine qu'elle détesterait cela. Elle refoula ses larmes et entreprit de faire sa toilette le plus calmement possible. Il n'était pas question de se laisser intimider par une version tronquée de l'homme qu'elle aimait. Elle ferma les yeux et fit le vide dans son esprit lorsqu'un bruit de porte qui se refermait la fit sursauter. L'homme qu'elle ne voulait surtout pas voir était dans la pièce avec elle et la dévorait des yeux. Elle reconnut la lueur qui dansait dans ses yeux, c'était du désir à l'état brut.

Elle ne cacha pas son corps cette fois. Elle avait bien compris la leçon. Sherlock ne semblait pas vouloir la rejoindre, car il s'assit sur le siège et lui fit signe de continuer. Rougissante et maladroite, elle s'exécuta. Molly grimaça à quelques reprises lorsqu'elle passa le gant sur les plaies encore fraiches, mais n'émit aucun son. Elle ne voulait pas lui donner cette satisfaction. Lorsqu'elle referma le robinet, elle le vit se lever et prendre une serviette. Du coin de l'œil, elle vit qu'il avait laissé sa cravache sur le comptoir du lavabo, Molly se permit de laisser passer un soupir et elle sortit de la douche, Sherlock s'approcha d'elle et entoura son corps avec la serviette.

« Molly, je veux que tu sois habillée et maquillée selon mes souhaits. Une robe a été déposée sur le lit et madame Hudson apportera une trousse de maquillage. Ce soir sera un grand soir pour moi. Je vais enfin obtenir ce qui m'a été odieusement enlevé, il y a un an. Je te présenterai comme ma femme aux yeux de tous. »

La jeune femme n'osait pas se retourner et se mordait ses lèvres pour ne pas répliquer à cet homme dangereux, mais elle aurait dû comprendre qu'il n'accepterait pas cette petite forme de rébellion et elle fut retournée sans ménagement. Molly lâcha un petit cri, mais Sherlock ne s'en préoccupa pas. Son regard croisa le sien et bien qu'elle sache que ce Sherlock n'était pas le sien, son corps frissonna sous son regard ardent. Elle ferma les yeux quelques secondes pour se redonner contenance, mais Sherlock bougea ses mains pour entourer son cou, sans toutefois le serrer trop fortement. Elle ravala n'osant ouvrir les yeux. Une de ses mains remonta vers le côté de sa mâchoire et l'autre main fit exactement la même chose, mais sur le côté opposé. Molly reprit ses sens et tenta de reculer, mais il était trop tard, les lèvres de Sherlock prirent possession des siennes. Le baiser ne fut pas doux, il l'embrassait comme s'il était assoiffé par elle. Ce fut trop dur à supporter pour la pathologiste et elle lui mordit si fort la lèvre du bas qu'elle éclata et du sang en sortit, mais Sherlock n'arrêta pas pour autant le baiser. D'ailleurs, il la força à ouvrir sa bouche et captura sa langue. Lorsqu'elle sentit une de ses mains défaire le nœud qui retenait la serviette, elle paniqua. Ce Sherlock Holmes avait l'intention de la violer et elle préférait encore se faire battre plutôt que de se laisser faire. Ressemblant ses ultimes forces, elle le repoussa et réussit à se distancer assez pour le gifler si fort que la tête de Sherlock tourna sur le côté. Elle contourna l'homme et courut vers le comptoir afin de prendre la cravache. Elle savait s'en servir et ce Sherlock Holmes allait l'apprendre à ses dépens.

Sherlock fut très surpris par la force de cette Molly. Apparemment, elle savait davantage se défendre que son homonyme. Au lieu de se mettre en colère, il partit à rire lorsqu'il la vit prendre sa cravache. Il aimait les femmes ayant du caractère et la victoire lorsqu'elles pliaient à sa volonté valait bien qu'il joue le jeu. Il espérait que la fougueuse femme devant lui ne plierait pas aussi facilement que les autres femmes et en voyant la lueur de détermination dans ses yeux, il était certain qu'elle se battrait beaucoup plus longtemps que toutes les autres avant elle. Il croisa ses bras et la regarda avec suffisance.

« Allez ...Viens... ma belle, si tu penses que tu peux te servir de mon arme de prédilection contre moi, je suis tout à toi. Par contre, je te mets en garde; ne rate pas ton coup, car moi, je m'assurerai que tu ne puisses t'assoir pendant une semaine. » Il vit de la fermeté dans le regard de la jeune femme et il fut étonnamment content qu'elle continue à le défier. D'ailleurs, il en faisait peu de cas, car ils étaient seuls et personne ne pouvait voir qu'elle défiait ouvertement son autorité. Il la vit lever le bras et la cravache fouetta l'air, mais il anticipa le geste et protégea son visage en mettant son avant-bras qui encaissa le coup; une douleur fulgurante se répercuta dans son corps, mais il fit comme rien n'était et avant que Molly puisse lui donner un second coup, il lui tordit le poignet. Elle poussa un cri et la cravache tomba par terre dans un bruit sourd. Sherlock poussa de son pied le petit fouet et sans crier gare, il tira la jeune femme contre lui et lui murmura d'une voix faussement candide. « À mon tour. Tu verras que je tiens toujours mes promesses, ma chérie, mais je te dirais que celle-ci sera accomplie avec application et avec un immense plaisir. »

Molly se débattait du mieux qu'elle le pouvait, mais ce Sherlock était aussi ferré que son mari dans le combat de corps à corps. Elle savait donc qu'elle n'avait aucune chance, mais par principe, elle résista, elle ne pouvait pas seulement abandonner et se laisser faire. Malgré elle, elle se retrouva à plat ventre sur les genoux de Sherlock et nue, la serviette ayant glissé pendant leur combat. Elle se retrouva comme promis les fesses en l'air et reçut la raclée de sa vie par l'homme qui était l'exacte copie de l'homme qu'elle aime.

Molly retint ses cris aussi longtemps qu'elle le put, mais personne n'aurait pu rester de glace devant la vigueur de ses coups. Elle réussit à quelques reprises à lui griffer les jambes et les bras, mais chaque fois, il la remettait en position et sa main s'abattait aussitôt sur ses fesses. Il ne semblait pas éprouver de fatigue, car la force des coups restait constante. Elle pouvait tenter de sublimer dans une certaine mesure la douleur qu'elle ressentait, mais elle ne pouvait ignorer la dureté du membre sous elle. Sherlock éprouvait du plaisir à la battre et elle savait qu'elle était en très mauvaise posture s'il voulait la prendre par la suite. Elle ne sut la durée de sa punition, mais lorsqu'il la remit brusquement sur ses pieds, elle chancela, les jambes en coton. Sherlock l'empoigna et la poussa contre le mur. La jeune femme poussa un gémissement lorsque ses fesses entrèrent en contact avec le mur, mais elle ne put émettre davantage de son, car Sherlock emprisonna sa bouche et pressa son membre excité contre sa hanche. Molly décida de changer de tactique et laissa Sherlock profiter de son corps comme il le voulait sans essayer de l'arrêter. Son changement d'attitude ne passa pas inaperçu et malheureusement pour elle, Sherlock n'en fit pas de cas.

La voix de Sherlock était rauque de désir lorsqu'il lui chuchota à l'oreille. « Il ne fait aucune différence que tu restes passive entre mes bras même si je préfère de loin ta combativité. De toute façon, tu ne pourras pas empêcher l'inévitable. Je te veux et je t'aurai avec ou sans ton consentement. Je ne répéterai pas l'erreur que j'ai faite avec la Molly de ce monde. » Il se détacha et tenta de régulariser sa respiration. « Oui, je te veux, mais je saurai attendre jusqu'à ce soir et après la soirée, tu sauras à moi d'après la loi et… charnellement. Nulle personne ne pourra te prendre à moi sans mon autorisation et ne t'inquiète pas, très chère Molly, je ne donnerai jamais mon accord à quiconque. Tu es à moi et tu seras à moi jusqu'à ma mort ou…la tienne. » Il sourit méchamment lorsque les yeux de la jeune femme s'agrandirent d'horreur par ses propos, mais il vit aussi une lueur de défi briller dans son regard.

« Je ne serai jamais à toi et je ne t'appartiendrai jamais. Mon Sherlock trouvera le moyen de me retrouver et ta peau ne vaudra pas cher lorsqu'il découvrira quelle personne vile tu es et ce que tu veux de moi. » La voix de Molly était froide et remplie de haine, mais elle n'eut pas l'effet recherché, car le sourire de Sherlock s'étira jusqu'aux yeux. Il se colla à elle et passa sa main à l'intérieur de sa cuisse en remontant tout doucement vers sa féminité. Elle leva aussitôt la main afin de le frapper, mais Sherlock coinça, de sa main libre, ses mains qu'il releva au-dessus de sa tête tout en continuant son exploration vers son centre de plaisir. Il était presque tenté de renier la promesse qu'il s'était faite de ne pas la prendre avant l'officialisation de leur union. Cette femme le troublait plus qu'il voulait l'admettre, mais il n'était pas question qu'il oublie son plan et se détacha d'elle à regret.

« Je sais qu'il trouvera le moyen de venir ici, même je le souhaite. Je serai assez magnanime pour le laisser te voir une dernière fois. Ainsi il verra que tu m'appartiens avant de mourir. Il ne peut pas gagner contre moi. Ici, les gentils sont toujours perdants. Tu feras mieux de Ne. JAMAIS. L'OUBLIER. » Sherlock termina sa phrase en accentuant les derniers mots. Il regarda sa montre. « Tu as 15 minutes avant que je revienne. Utilise-les à bon escient. Inutile de te dire ce qu'il arrivera si tu n'obéis pas à mes exigences. » Sans lui laisser le temps de répliquer; il ouvrit la porte de la salle de bains et partit sans lui accorder un regard.

Lorsqu'elle fut certaine de son départ, Molly laissa couler les larmes et s'écroula sur le plancher. Son corps lui faisait mal, mais elle savait que ses blessures physiques guériraient. Par contre, elle n'était pas certaine qu'elle s'en tirerait sans dégât au niveau psychologique. Molly se permit de se laisser aller pendant quelques minutes avant de se relever et faire ce que « lui » a demandé. Pour le moment, elle devra lui obéir, mais s'il pensait qu'il pouvait l'asservir, il s'était mis le doigt dans l'œil. Elle ne le laisserait jamais s'approcher d'elle sans le combattre, et ce, même si c'était Sherlock Holmes, l'homme qu'elle aimait désespérément.

Merci à l'avance de vos commentaires. Dois-je continuer? Sherlock, est-il assez sombre?

Évidemment, le prochain chapitre sera déchirant pour Molly. Je tiens aussi à mettre de l'avant les recherches de Sherlock pour retrouver Molly.