Bonjour,
Comme d'habitude, je remercie les personnes ayant commenté mon dernier chapitre (Stephanie1206, marieelainevb Dame Marianne, Kis38et Petitbebefille).
Ce chapitre contient de la violence physique et du non-consentement (viol, mais pas trop graphique). Si vous êtes sensibles pour ces sujets mentionnés, merci de ne pas lire ce chapitre.
Ah oui, il y a aussi de bons sentiments dans ce chapitre ;-)
Bonne lecture!
Chapitre 4 : Épreuve de force
Un mariage à minuit, Molly n'aurait jamais cru à cette possibilité, mais elle devait se rendre à l'évidence, elle était présentement devant une petite chapelle en attente pour y entrer. Sherlock l'attendait à l'intérieur, mais avant de partir, il l'avait menacé de mille tortures à elle et à toutes personnes qui auraient le malheur de croiser son regard si elle s'enfuyait. Elle savait qu'il ne bluffait pas alors elle ne pensa même pas à essayer de se sauver. De toute façon, Molly savait qu'elle devait comprendre ce monde avant de songer à partir. Elle ne connaissait rien de ce monde, si ce n'est que le seigneur de la Ville était un être cruel et sans scrupule et par ricochet son futur mari. Non, elle devrait prendre ses marques avant de tenter quoi que ce soit.
John restait silencieux, mais il avait le regard nerveux. Il regardait fréquemment à l'extérieur. N'en pouvant plus, Molly souffla timidement.
« John, sommes-nous amis? »
Surpris, il répondit spontanément. « Tu connais la réponse à cette question. Tu sais, aussi, que nous ne pouvons plus être amis comme avant. Nous avons perdu ce privilège lorsque M. Holmes a posé les yeux sur toi. » Malgré lui, ses traits s'adoucirent. « Je suis heureux de te voir, plus que tu ne peux l'imaginer. Je t'ai cru morte. Je ne peux pas croire que M. Holmes m'ait menti à ton sujet. Pourtant, il semblait, pour une des rares fois, bouleversé lorsqu'il m'a annoncé ta mort. Il semblait si sincère, mais te voilà devant moi, prête à te marier à un homme que tu as toujours refusé de céder dans le passé… » John finit sa phrase sur une interrogation, laissant le loisir à Molly de combler le vide.
Molly ouvrit la bouche, mais rien ne sortit. Elle ne pouvait pas lui dire la vérité, car elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance même si son instinct lui criait que oui. Il pourrait être une manœuvre de Sherlock pour la tester alors elle habilla la vérité. « Il n'y a rien à dire. J'ai fait ma vie ailleurs loin d'ici, j'étais heureuse, très heureuse. Malheureusement hier, j'ai dû revenir et je suis littéralement tombé sur Sherlock Holmes. Je ne pensais pas me marier cette nuit, mais disons que je ne suis plus la femme de l'année passée. »
John la regarda compatissant et Molly sut à cette seconde qu'il était authentique. « Je comprends. M. Holmes obtient toujours ce qu'il veut et il n'est pas reconnu pour sa patience. Je dois savoir, Molly, il voulait que tu sois à lui volontairement dans le passé. Est-ce que le « jeu » a changé? Te donnes-tu à lui volontairement? J'ai besoin de savoir »
Molly ne pouvait pas se résoudre à lui répondre « oui » à la dernière question de John, mais elle tenta d'édulcorer la vérité. « On se connait depuis longtemps, n'est-ce pas? Qu'en penses-tu? Pourrais-je être à lui…volontairement? »
Dans un élan d'honnêteté, rare dans ce monde, John répliqua. « Non! Jamais! Dieu Molly. Pardonne-moi. »
Surprise, Molly lui demanda pourquoi. « Pour t'avoir présenté à lui. Pour avoir cru que Sherlock respecterait notre amitié et qu'il ne convoiterait pas la petite amie de son meilleur ami. J'ai été aveugle et stupide. » Il leva la main et caressa son visage, machinalement, comme s'il avait fait ce geste souvent dans le passé.
Molly tombait des nues, elle n'aurait jamais cru qu'elle et John avait eu une histoire dans ce monde. « Euh, nous avons été ensemble…ensemble? Je suis tellement désolée, John. Lorsque j'ai réussi à m'enfuir de ma prison, je me suis cogné la tête et j'ai dû perdre quelques souvenirs, j'imagine qu'il était trop affligeant pour moi et mon cerveau a décidé de les effacer », elle fit un visage contrit en espérant qu'il croyait à son mensonge. Son cœur fit un bond lorsqu'elle vit la douleur dans les yeux de John, mais il a été remplacé rapidement par un visage impassible.
« C'est aussi bien, comme cela. Molly, il est très important que tu saches lorsque M. Holmes est avec nous, tu ne dois montrer aucune affinité entre nous…jamais! Il a pris des années pour lui montrer mon désintérêt envers toi. J'ai dû sortir avec quantité de femmes et lorsqu'il t'a fait enfermer, j'ai dû feindre l'indifférence. Ce qui a été l'épreuve la plus difficile que j'ai eu à faire jusqu'ici. Je ne suis pas un bon acteur et M. Holmes est excellent à nous déduire. Ce n'est pas pour rien qu'il est l'homme le plus puissant de Londres », conclut amèrement John.
Une larme silencieuse coula sur la joue de la jeune femme. Elle était soulagée, John était un homme bon dans ce monde, un peu faible et soumis, mais bon. Elle avait enfin un allié dans la place, une personne qui pourra lui permettre de garder la tête au-dessus de l'eau en attendant que Sherlock vienne la sauver.
John sortit de la voiture et lui prit la main en tenant plus longtemps que nécessaire. « Nous devons y aller. M. Holmes vient de m'envoyer un message et tout est prêt pour ta venue. » Il sourit tristement. « N'est-ce pas risible? Je suis la personne qui te conduit à lui alors qu'il aurait dû être le contraire. » Il prit une grande respiration. « Molly, je suis obligé de te donner un conseil. M. Holmes peut être une personne très cruelle, mais si tu lui obéis, tu vivras dans le luxe et l'abondance et il fera de toi une reine… »
Molly le coupa sèchement. « J'ai déjà eu ce discours, une fois est assez. Je ne te promets pas de suivre ton conseil, je ne peux que te promettre que j'agirai selon mes convictions. »
John se retourna anxieux. « Alors, j'ai peur pour toi. En l'épousant, tu te soumets à lui et il aura le droit de vie ou de mort sur ta personne. Pourquoi crois-tu que tu es restée en vie si longtemps lorsqu'il t'a emprisonné? Molly, je ne survivrai pas à ta mort une seconde fois. M. Holmes est versatile et si l'envie lui prenait de mettre fin à ta vie lorsqu'il aura obtenu ce qu'il veut de toi aucune personne ne pourra s'y opposer sans avoir le même sort.»
Molly sourit légèrement. « Ne sois pas si mélodramatique, John. Aie un peu foi en moi. En l'épousant, je gagne aussi en influence. Il ne pourra pas m'éliminer aussi facilement. De plus, je connais très bien Sherlock Holmes, il ne me tuera pas. En tout cas, pas dans l'immédiat, car il aime les énigmes et je le resterai à ses yeux encore un moment. » Lasse de cette conversation qui commençait à tourner en rond et sachant que Sherlock commencerait à trouver qu'ils prenaient trop de temps, elle y mit fin. « Écoute, je te remercie de ta sincérité, mais à partir de maintenant, nous devons continuer comme avant et tu ne dois pas me donner plus d'attention pour ton propre bien. J'ai besoin que Sherlock croie en toi. Allons, souris, nous allons à une noce. » Elle mit son bras autour du sien et ils avancèrent silencieusement à l'intérieur de la chapelle. Molly savait que cette conversation n'était pas terminée, il y avait trop de sous-entendus entre eux, mais le moment était mal choisi; elle ne pouvait pas s'épancher davantage sur le rôle qu'avait joué John avec la Molly de son monde.
Sherlock tapait du pied, il attendait depuis au moins une minute depuis le texte qu'il avait envoyé et Molly et John n'apparaissaient toujours pas. Est-ce qu'il avait fait un mauvais choix en prenant John comme témoin? En fait, il allait de soi qu'il est la personne qui conduit sa Molly, après tout, il était grâce à lui s'il l'avait connu. De plus, il éprouvait un plaisir sadique de faire du mal à John, car il savait qu'il éprouvait encore des sentiments envers sa future femme et la conduire à un autre homme devait être très difficile. John faisait un travail horrible à le cacher, il n'avait jamais été bon pour la dissimulation. Mais il comptait sur sa faiblesse de caractère et sa soumission envers lui pour ne jamais rien tenter avec Molly. Est-ce qu'il avait sous-estimé l'amour qu'il portait pour Molly? Il devrait être plus prudent et le faire surveiller à partir de maintenant. Par contre, ce qu'il ne savait pas, c'est si cette Molly avait eu des sentiments pour lui. D'après le rapport, elle a toujours été très amoureuse de Sherlock Holmes et elle n'est jamais sortie avec John Watson. Sherlock se promit de ne jamais plus les laisser seuls ensemble. Il avait une petite chance pour que John retrouve assez de colonne vertébrale pour aider la jeune femme à s'enfuir. D'ailleurs, il s'est toujours demandé à l'époque comme elle avait réussi à s'enfuir. Il l'avait rattrapé rapidement, mais il avait toujours pensé qu'elle avait reçu une aide extérieure. Malheureusement, il avait été imprudent lorsqu'elle était revenue et il ne l'avait pas fouillé. Il l'avait simplement menacé d'abuser d'elle, si elle ne lui répondait pas positivement à sa demande de mariage. Lorsqu'il était revenu pour sa réponse, elle s'était enlevé la vie. Il grimaça légèrement avec l'image qui s'était formée dans son esprit. Il s'obligea à fermer son palais d'esprit et se concentra sur la belle jeune femme qui marchait vers lui dans l'allée centrale. « Enfin, Molly sera à lui et qu'importe qu'elle ne soit pas celle de son monde, elle restait Molly. En plus, il avait un avantage avec celle-ci qu'il n'avait pas avec sa Molly, elle l'aimait profondément,» pensa-t-il.
Lorsqu'il avança pour prendre la main de la jeune femme, Sherlock remarqua immédiatement qu'elle avait pleuré. Heureusement pour elle et John, il a pensé que c'était à cause de lui et non de John. Il fit signe à John d'aller s'assoir et monta les deux marches qui menaient au célébrant.
Il eut le consentement de part et d'autre, d'une voix ferme pour Sherlock et plus vacillante pour Molly. Sherlock sortit un anneau finement ciselé dont Molly ne put voir plus longuement avant qu'il soit mis à son annulaire gauche, il sortit le deuxième anneau qu'il remit à Molly afin qu'elle le passe à son doigt. La tête baissée, elle s'exécuta les mains tremblantes. Le célébrant énuméra quelques lois afin de légaliser leur union et ensuite, il dit à Sherlock d'embrasser la mariée. Heureux de s'exécuter, il se pencha et rencontra le coin de la bouche de Molly. Elle avait légèrement tourné la tête et ainsi éviter le baiser, mais Sherlock ne pouvait pas lui tourner la tête sans qu'il perdre la face devant ses gens. Il releva la tête et sourit, mais ces yeux étaient remplis de fureur.
Il prit la main de sa femme et se tourna vers ses invités et dit un bref discours. « Je vous présente, ma femme. Molly Hooper. Veuillez lui accorder le même respect que vous le faites envers moi. Maintenant, veuillez vous lever et vous diriger vers la salle adjacente; une petite fête vous attend. Le couvre-feu a été levé pour cette nuit. Profitez-en. Malheureusement, madame Holmes et moi ne serons pas parmi vous, nous avons un projet à terminer. » Il eut quelques petits rires nerveux et les gens se dispersèrent tranquillement, trop heureux de profiter des rares moments de largesse de leur maître.
Sherlock regarda John. « Tu peux partir, je n'aurai pas besoin de toi, cette nuit. Je suis certain que tu trouveras une belle femme pour chauffer ton lit, elle ne sera pas aussi belle que celle qui sera dans le mien, mais tu seras t'en contenter, » termina-t-il cruellement. John hocha la tête et partit sans un mot ni un regard vers la jeune femme. Il se tourna alors vers Molly et laissa tomber son masque.
« Ce soir, tu seras tellement une loque gémissante entre mes bras que tu vas regretter de ne pas m'avoir laissé poser mes lèvres sur les tiennes, madame Holmes. » Il insista sur le « nouveau » nom de Molly. Elle se raidit, mais n'ouvrit pas la bouche pour répliquer. Il lui prit alors durement la main et la conduisit à la voiture. Le chemin ne prit que cinq minutes, mais Molly eut l'impression qu'il était interminable. Sherlock la dévisageait sans émettre un son. L'atmosphère dans la voiture était lourde. Lorsque l'automobile s'immobilisa devant le 221B Baker Street, Molly fut momentanément soulagée de pouvoir quitter cet espace confiné, mais elle déchanta rapidement lorsque Sherlock la fit sortir et encercla sa taille.
« Ce soir, nous serons seuls. Tu pourras crier autant que tu le voudras, personne ne t'entendra ou ne viendra pour toi. Quoique mes gens, s'ils avaient été là, le résultat aurait été le même; personne ne sera venu te porter assistance. Tu es ma femme, tu m'appartiens et dans quelques minutes, tu seras enfin à moi. Des années que je rêve de cet instant, Molly. Tu ne peux pas savoir à quel point, je suis satisfait en ce moment. »
Molly tenta une sortie. « Sherlock, puis-je avoir un moment d'intimité? J'aimerais prendre un bain. »
Sherlock lui répondit en la serrant davantage vers lui. « Tu es propre et je le suis aussi, mais si tu insistes, nous irons ensemble nous doucher. Je ne suis pas contre de te faire l'amour dans la douche. Il sera un bon stimulant et un bon départ à notre longue nuit. »
Molly bafouilla, en essayant de mettre une certaine distance entre eux « Non…finalement…pas de… douche. »
Sherlock partit à rire vis-à-vis le malaise de la jeune femme et lui embrassa innocemment le bout du nez. « Trop tard, ma belle. L'idée a fait son chemin. Rentrons. » Il mit sa main vers le bas de son dos et la poussa doucement à l'intérieur. Trop occupé par sa femme, Sherlock ne remarqua pas l'homme de l'autre côté de la rue qui les regardait les poings serrés depuis quelques minutes.
À peine la porte refermée Sherlock envahit l'espace de sa femme et l'embrassa passionnément. La tête de Molly se cogna sur la porte sous la force de l'assaut et elle se retrouva vite coincée entre le corps de Sherlock et celle-ci. Elle se débattit avec le peu de force qui lui restait, mais Sherlock immobilisa ses mains et les tendit vers le haut de sa tête. Son autre main glissa sur ses seins et descendit lentement vers sa cuisse. Sans jamais lâcher sa bouche, elle sentit la main de Sherlock remonter le tissu vaporeux et tenter de s'immiscer à l'intérieur. Voulant retarder l'inévitable, Molly mordit fortement la langue de celui-ci. Il se détacha assez d'elle pour qu'elle puisse le pousser et le faire tomber. Elle tenta alors d'ouvrir la porte, mais elle fut refermée avec force par Sherlock. En colère, la poitrine de l'homme montait et descendait rapidement, du sang sortait par le coin de sa bouche. Apparemment, Molly n'avait pas raté son coup. Malheureusement, elle avait réussi aussi à lui faire perdre son sang-froid et il la gifla violemment au visage. La jeune femme se mordit les lèvres pour camoufler un gémissement de douleur, mais Sherlock ne s'arrêta pas là, il tira si fort sur le haut de sa robe qu'elle tomba en lambeaux à ses pieds. Molly n'abandonna pas pour autant. Si elle devait être violée par lui, elle se battrait jusqu'à la fin. Un rire résonna dans la pièce, Sherlock s'amusait de ses tentatives pour se soustraire à lui, mais bien vite, elle fut soulevée de terre et bien qu'elle se débatte pour glisser d'entre ses bras, il la maintint serrée contre lui.
Il poussa la porte de sa chambre et il la lança sur le lit et avant qu'elle puisse faire un mouvement, il se coucha sur elle. Les anciennes blessures de Molly lui firent un douloureux rappel et le souffle lui manqua. Elle savait qu'elle ne pourrait plus se défendre pendant encore longtemps, mais elle refusait de cesser de résister à ce Sherlock Holmes. Elle ne se le pardonnerait pas si elle le laissait la violer si facilement. Pendant qu'elle gigotait, Sherlock avait réussi à atteindre et détacher les attaches de son soutien-gorge qu'il s'empressa de le retirer de son corps. Aussitôt ses mains se fermèrent sur ses seins et de ses pouces, il chercha à durcir ses mamelons, mais Molly avait trop peur pour que son corps réagisse par autre chose que du dégout. Sherlock remplaça ses mains par sa bouche et suça durement ses seins, car à défaut de réagir, il laissera sa marque sur son corps.
Sherlock était frustré, il s'attendait à ce qu'elle réagisse à lui facilement après une petite protestation de forme, il était quand même l'homme qu'elle aime, mais non, elle résistait autant de corps que d'esprit. Il devait faire preuve de plus de persuasion. Il se releva, mais il la tenait toujours sous lui pour l'empêcher de bouger, et enleva sa chemise qu'il fit tomber à côté du lit. Il prit alors les deux mains de sa femme et l'obligea à le toucher sur son torse. Un léger frémissement quasi imperceptible vint de Molly. Heureux, il décida de jouer sur la ressemblance de son Sherlock Holmes afin d'obtenir une plus grande réaction. Il lâcha ses mains et d'un mouvement brusque, il détacha ses pantalons qui se descendit jusqu'aux genoux, il ne portait pas de sous-vêtements et la rougeur qui passa sur le visage de Molly le fit sourire malicieusement. Il aimait la voir rougir. Il se recoucha sur elle laissant reposer sa dureté sur le doux renflement de sa femme et se pencha pour mordiller son cou. Cette fois, il eut une réaction très claire, Molly avait enfin réagi à lui positivement. Malgré qu'elle continue à se débattre, son corps commençait à le reconnaitre.
« Non, non, SVP…Sherlock, non, » cria désespérément Molly; Sherlock étouffa ses protestations par un profond baiser.
Il ne restait que la culotte de Molly à retirer et Sherlock la déchira. Impatient, il voulait être à l'intérieur, dans sa chaleur; il était pressé de la remplir de lui. Il écarta les jambes de sa femme et passa sa main vers son centre. Il fut fier de constater qu'elle était humide, pas autant qu'il l'aurait souhaité, mais humide tout de même.
« Ah, je savais aussi que la dame protestait un peu trop. Il semble que tu me veux autant que je te veux, madame Holmes. »
Molly mit la main dans ses cheveux et tira de toutes ses forces « Je t'interdis de m'appeler ainsi et ce n'est pas toi que je veux, c'est LUI. Oui, je ne peux pas empêcher mon corps de reconnaitre le tien, mais tu n'auras jamais mon consentement. »
Sherlock se contenta de frotter doucement son petit capuchon d'amour en guise de réponse afin de lubrifier davantage ses parois et les petits halètements que Molly réprimait le rendait fou, il y avait trop longtemps qu'il attendait ce moment. Il voulait plus, il voulait la faire sienne et qu'importe ses protestations. Il se positionna donc à l'entrée et d'une poussée brusque, il la remplit complètement. Il sentit son corps se raidir sous la brutalité de son geste, mais il ne s'en préoccupa pas, trop occupé à ressentir la décharge plaisir qui se répercutait dans tout son corps. Il bougea alors rapidement et profondément en elle, les yeux clos. Si Molly n'était pas tellement tourmentée, elle aurait su qu'en ce moment même Sherlock était vulnérable face à elle. Malheureusement, la détresse qu'elle ressentait de voir son corps violenté sans pitié par la copie de l'homme qu'elle aimait, obnubilait tout le reste. Elle commença à sangloter, trop secouée par ce qu'il était en train de se passer.
Insensible à ses larmes, Sherlock continuait ses mouvements de va-et-vient. Il n'avait jamais ressenti un plaisir aussi fort dans « l'amour ». Il avait eu des relations sexuelles avec beaucoup de femmes, mais elles s'effacèrent complètement de son esprit pour faire place qu'à Molly. Il murmurait inconsciemment le nom de « Molly » et « mienne » lors de chaque mouvement et il lâcha un cri puissant lorsqu'il vint à l'intérieur d'elle. Satisfait au-delà de ses attentes, il se laissa tomber sur le côté du lit en tentant de régulariser sa respiration. Il se sentait triomphant, il avait obtenu ce qu'il voulait et personne ne pourra lui reprendre Molly, non personne. Après le plaisir qu'il avait connu entre ses bras, il faudrait qu'on passe sur son cadavre pour la laisser partir. Il se tourna légèrement vers elle et cueillit une larme sur la joue de sa femme. Et pour une des rares fois dans sa vie, il fit preuve d'une tendresse envers une autre personne. Il la prit dans ses bras et l'embrassa délicatement sur la joue.
« Molly, je voudrais dire que je suis désolé, mais je ne le suis pas. T'avoir dans mes bras a été l'accomplissement de long processus et je ne regrette pas cette nuit. Maintenant, dors un peu, tu as eu une longue journée, je vais attendre un peu avant de te prendre à nouveau. » Molly était sidérée par l'attitude de Sherlock Holmes, il semblait ne pas avoir conscience de ce qu'il avait fait et pire, il lui prodiguait de l'affection. Épuisée tant physiquement que moralement, Molly se laissa bercer par lui et prétendit que c'était son tendre mari à sa place et elle finit par s'endormir un pâle sourire accroché à ses lèvres.
John était toujours devant le 221B sachant ce qu'il était en train de se passer dans cet appartement, mais ne pouvant se résoudre à y mettre fin. Il savait qu'il faisait preuve de lâcheté, mais des années de soumission ne pouvaient se résoudre en quelques minutes. Le cœur en miettes, il s'apprêtait à retourner à la fête lorsqu'une voiture s'arrêta devant lui.
« Montez dans la voiture, John. Si Sherlock vous surprend devant sa maison, il pourrait vous le faire payer très cher. »
« Mycroft, que faites-vous ici, je pensais que vous ne vous mêliez pas des affaires de votre frère étant donné que ce n'est pas votre juridiction. »
« Habituellement, non. Mais cette fois, il a brisé une règle grave, il a créé une brèche entre deux mondes et il a convoité une femme qui ne lui appartient pas. »
« Non? Vraiment? Je ne me rappelle pas que vous ayez protesté lorsqu'il la fait enfermé, il y a deux ans alors qu'elle était ma fiancée. »
« Cette fois, c'est différent. Ce n'est pas votre Molly, c'est la Molly de Sherlock Holmes. »
Confus John regarda Mycroft en se demandant s'il n'était pas saoul.
« Ne soyez pas obtus, John. Cette femme est bien l'épouse de mon frère, mais pas dans cette dimension. » Il leva les yeux en l'air lorsqu'il vit le scepticisme dans les yeux de John. « Moi-même, je ne l'aurais pas cru, si je n'avais pas été témoin de ce phénomène. Montez, j'ai deux personnes à te présenter. Je crois que vous serez assez surpris lorsque vous les verrez. »
Il se laissa glisser sur la banquette arrière de la limousine et lâcha un juron lorsqu'il vit la personne en face de lui, cette personne était son portrait craché, mais lorsqu'il constata la personne à ses côtés, il chercha, par peur de représailles, à s'enfuir hors de la voiture.
Sherlock renifla avec mépris « Du calme, copie de John. Je ne suis pas lui. Nous avons besoin de votre aide afin de pénétrer rapidement dans cet appartement, je dois récupérer ma femme. » John fit alors une chose que Sherlock ne crut jamais qu'il ferait un jour, il tourna de l'œil. Il regarda l'autre John qui répliqua. « Non, cette loque n'est certainement pas moi. » Il réprima un sourire malgré la gravité de l'instant et secoua le John de cet univers. Il avait besoin de lui pour délivrer Molly et certainement tuer son double, car il savait qu'il avait obtenu ce qu'il voulait de sa bien-aimée. Il était arrivé trop tard pour sauver Molly lorsqu'elle était à la chapelle à cause de son « frère », mais il ne laissera pas une version pâle de son ami lui faire perdre encore du temps.
« Réveillez-vous, John. Le temps, c'est de l'essence. Si vous aimez autant Molly que vous le croyez, vous devez m'aider à la sauver.»
Merci à l'avance pour vos commentaires.
Bon, ma première idée était de sauver Molly devant l'inévitable, mais je me suis rappelé que ce n'est pas une fic « gentille » donc j'ai réécrit cette partie sans toutefois changer le caractère de darkSherlock. Il est mauvais et il le restera même s'il a des « sentiments » pour Molly. Un méchant ayant des sentiments est beaucoup plus dangereux à mes yeux…
J'ai aussi décidé que l'autre Molly et John s'aimaient dans l'univers parallèle. Je voulais que l'amour existe dans ce monde de chaos. Sinon pourquoi Molly aurait refusé pendant aussi longtemps darkSherlock, elle aurait pu tout simplement l'épouser et en finir avec sa captivité.
Par contre, je vous promets une fin heureuse.
