Merci à tous pour les commentaires du dernier chapitre. J'avoue avoir eu la difficulté à commencer celui-ci pour toutes sortes de raisons, mais je mettrai en haut de ma liste, la paresse et la difficulté à jongler avec le non-consentement.

Pour ce chapitre, je dois vous avertir qu'il est une continuité du dernier pour la première partie de ce chapitre. Il y aura de la violence physique (du non-consentement) et la suite de la nuit entre Molly et darkSherlock et plus encore.

Je tiens à mentionner que je ne cautionne pas le comportement de darkSherlock, au cas où…

En espérant qu'il me reste encore des lecteurs ;-)

Bonne lecture!

Chapitre 5 : Impardonnable

Les cris de Molly résonnèrent dans la pièce, Sherlock la prenait pour la troisième fois et il ne fut pas doux, cette fois. Il n'avait pas aimé lorsqu'il l'avait réveillé avec un doux baiser qu'elle le prît pour son Sherlock. Il était horriblement jaloux de lui-même et se vengea à sa façon, c'est-à-dire cruellement. Il ne se souciait pas qu'elle soit prête pour entrer en elle. Il savait qu'il lui faisait mal et jouissait des cris de douleur qu'elle ne pouvait s'empêcher de lâcher lorsqu'il s'activait en elle.

Il la viola purement et simplement, il était le prédateur et elle, sa proie. Il l'avait gagné et il en disposait comme il le voulait. Il ne cherchait pas à être comme son Sherlock pour l'inviter à réagir. Au contraire, il voulait s'en dissocier. Il voulait qu'elle comprenne qu'il était celui qui la possédait, il voulait tout d'elle en ce moment, son corps, son âme même son amour. Dans sa folie, il ne se rendit pas compte qu'il avait encerclé son cou de ses mains. Plus, il s'approchait de son plaisir, plus il serrait. Il répétait en haletant qu'elle était à lui et qu'il préférait la tuer de ses mains plutôt que de la laisser repartir dans son monde. Ce fut, le dernier cri, plus faible de Molly, qui le fit revenir à la raison, réalisant ainsi qu'il était littéralement en train de mettre sa menace à exécution et la tuer. Il lâcha son cou immédiatement, mais il éprouvait encore le besoin de lui faire mal alors il se retira complètement en elle et sans lui laisser le temps de réagir, il la retourna sur le ventre pour s'enfoncer aussitôt par-derrière. Encore insatisfait, il souleva sans ménagement ses hanches et prit appui sur elles pour rendre la pénétration plus profonde, mais aussi plus douloureuse pour elle. Le bruit de leurs corps lorsqu'ils entrèrent en contact ainsi que l'étroitesse des parois de Molly l'excitaient tant qu'il cria sa jouissance après quelques poussées et vint en elle. Il eut une pensée absurde sur le moment qu'il espérait l'avoir fécondé. Surpris par cette idée, il roula sur le côté du lit tout en maugréant sur le tour que prenaient ses pensées.

Il se leva et marcha nu d'un bord à l'autre dans la chambre tout en pestant contre lui. Il avait décidément cette femme dans la peau pour avoir de telles idées. Il arrêta son va-et-vient et se tourna vers le lit. Entretemps, la jeune femme avait recouvert sa nudité avec les draps et le regardait avec un profond dégout. Pendant plusieurs secondes, ils se dévisagèrent en silence et pour une des rares fois ce fut Sherlock qui abdiqua et prétexta l'envie d'une cigarette pour quitter la pièce. Il eut toutefois la présence d'esprit de barrer la porte lorsqu'il sortit et après avoir vérifié qu'elle était bien verrouillée, il se dirigea vers le salon pour réfléchir un peu à ce qu'il venait se passer. Il catalogua ce qu'il avait ressenti envers Molly, cette nuit. Il y avait eu le désir, le pouvoir de domination, le plaisir, la jalousie, la satisfaction post-coïtale et un sentiment très fort de la marquer comme sienne. Alors, il se rendit compte qu'engendrer un enfant était une manière de la posséder comme aucun autre ne l'avait fait avant lui. Il se surprit donc à ne plus trouver cette idée si stupide et même de la trouver très attrayante. Il se promit d'amener Molly voir son médecin le plus rapidement possible afin de vérifier si elle avait un implant de naissance et si c'était le cas, de lui faire retirer.

Il s'approcha de la fenêtre et regarda la rue qui commençait à s'activer tranquillement. Il était à peine 5 heures du matin, mais il y avait déjà quelques voitures qui passaient devant le 221B. Il affectionnait ce moment de la journée, habituellement, il restait seul à observer Londres reprendre vie. À cette heure, il pouvait se permettre de se laisser aller à ce qu'elle serait sa vie dans le Londres de Molly Hooper, une vie où il n'aurait pas à cultiver son image d'homme cruel et violent. Il se déplaça vers le fauteuil et s'affaissa en fermant les yeux en pestant contre la jeune femme. Elle était de retour dans sa vie depuis deux jours seulement et elle bouleversait sa vie "comme jamais", une personne l'avait faite avant elle. Cette femme, il l'avait dans la peau et il avait l'intention de la garder très longtemps à ses côtés, mais pour y arriver, il devait s'assurer qu'elle ne puisse jamais s'enfuir ou se faire secourir par son Sherlock Holmes. Si lui était aussi attaché à Molly alors qu'il était réputé être insensible, il imaginait clairement son double « du côté des gentils » combien il devait être désespéré en ce moment et vouloir à tout prix récupérer sa femme. S'ils étaient vraiment une seule et même personne ayant les mêmes caractéristiques, il savait qu'il remuerait le ciel et l'enfer pour la retrouver. Il rouvrit les yeux et se leva rapidement; le temps était compté, il devra faire renforcer la sécurité autour de sa maison dès maintenant. Il envoya immédiatement un texto à son chef de garde afin de doubler la sécurité autour du 221B. Personne ne pouvait entrer ou sortir sans son autorisation au préalable. Par contre, en ce qui concerne la « protection » de Molly Hooper, il s'en occuperait personnellement. Il ne faisait pas confiance en personne sauf à lui-même. Il avait appris de ses erreurs avec l'autre Molly Hooper.

Son regard se porta vers la porte de sa chambre à coucher et simplement à penser ce qu'il s'était passé plus tôt, il commença à durcir. Sans plus réfléchir, il se dirigea vers la porte et décida qu'étant un jeune marié, il était parfaitement naturel d'avoir envie de sa femme, même s'il lui avait fait l'amour trois fois auparavant. Il ouvrit la porte et il ne put faire un pas de plus, car il sentit un tissu glisser sur son visage et se resserrer autour de son cou. Apparemment, Molly avait repris des forces et tentait de l'étouffer avec son propre drap. Il lui accorda quelques secondes par respect pour son ingéniosité et sa persévérance avant de la faire basculer sous lui et l'immobiliser sur le plancher. Il sentit alors un sentiment de fierté pour cette femme qui n'abandonnait pas et qui ne s'apitoyait pas sur son sort, une denrée pratiquement inexistante dans son entourage. Malheureusement pour Molly, il adorait cet aspect de sa personnalité et c'était aussi une des raisons pour laquelle il la voulait pour lui seul. Il était une personne qui s'ennuyait facilement et il savait qu'il n'aurait jamais de période d'ennui avec elle.

Sherlock poussa le drap loin d'eux et ferma la distance entre eux. Il ne put goûter la douceur de ses lèvres bien longtemps, car elle le poussa tout en se tortillant sous lui afin d'échapper à sa poigne. Il aurait pu se servir de sa force pour la rendre à sa merci rapidement, mais il trouvait qu'il était beaucoup plus excitant surtout lorsque leurs corps entrèrent en contact; le frottement entre eux était diablement bon. Il était déjà plus que prêt à entrer en elle à nouveau. Il se positionna, mais Molly ne se laissa pas faire et lui donna un coup de genou dans l'entrejambe.

Sherlock gémit de douleur, mais tint sa position et ne put s'empêcher de provoquer Molly. « Ma chère femme, en voilà un coup vicieux. »

Rouge de colère, Molly répliqua. « Si tu penses que je vais te rendre la vie facile, tu te mets le doigt dans l'œil. Je n'arrêterai jamais de te combattre. »

« Ha! Mais j'y compte bien. Malheureusement, en cet instant, j'ai trop envie de toi pour te laisser me combattre plus longtemps. » Il appuya alors fortement sur son ventre sachant que la douleur arrivera bien assez vite pour elle et se pencha pour l'embrasser avidement. Le souffle coupé, Molly dut effectivement arrêter de s'agiter et Sherlock en profita pour se frayer un chemin en elle.

Pour la quatrième fois de suite, Molly subissait les assauts de Sherlock Holmes. Elle avait eu beau se défendre, elle n'a pas su éviter…l'inévitable. L'homme au-dessus d'elle bougeait rapidement lui donnant espoir à la jeune femme qu'il vienne rapidement. Malheureusement, il ralentit sa cadence et descendit sa main vers sa féminité. Sherlock n'avait pas l'intention de l'épargner, il voulait la faire venir aussi et elle savait que biologiquement, elle ne pourrait pas s'empêcher d'avoir un orgasme de sa main. Elle ferma alors les yeux tout en pensant à son Sherlock. Si elle devait venir au moins, elle penserait à l'homme qu'elle aime. Une gifle la ramena à la réalité et lui fit ouvrir les yeux.

« Je veux que tu gardes les yeux ouverts, Molly. Je veux voir ton expression lorsque je te ferai venir. Je veux que tu comprennes que je serai celui qui te donnera ce plaisir. » La main caressant son bourgeon sensible combiné aux va-et-vient de Sherlock l'amena rapidement à un orgasme. Elle haletait bruyamment lorsqu'elle vint sous le regard de braise de son indésirable amant. La honte qu'elle ne put s'empêcher de ressentir ne passa pas inaperçue pour Sherlock qui en retira une grande fierté. Qu'importe qu'elle se batte comme une furie, elle ne pouvait pas réprimer son désir pour lui. Il avait réussi à lui donner du plaisir. Lui, Sherlock Holmes…et non pas l'autre. Ce fut trop pour lui et il la rejoignit en criant « Molly ».

Encore une fois, le plaisir de Sherlock avait été époustouflant. Il avait encore dû la forcer, mais à la fin, tous les deux avaient eu leur plaisir dans cette étreinte. Pris dans la béatitude de l'après-amour, il se coucha à ses côtés et la serra dans ses bras. Il lui murmura de dormir et l'embrassa sur le front, un baiser apparemment innocent, mais pour lui voulait tout dire. Il sentit alors sur son torse les larmes de douleur de Molly ce qui lui donna un petit pincement de culpabilité. Il était conscient qu'il l'avait obligé à avoir des relations sexuelles avec lui, mais d'après les lois de ce pays, il était dans son plein droit. Impulsivement, il essuya une de ses larmes et la porta à ses lèvres; le goût était salé, mais il aimait ce goût puisqu'il provenait de sa femme. Sherlock arrêta le cours de ses pensées, car il trouvait qu'il devenait ridiculement sentimental. Il regarda Molly avec une rare douceur et, dans un moment de faiblesse, il tenta de justifier ses actes.

« Molly, regarde-moi. » Pour être certain qu'elle obéira, il joignit le geste à la parole et souleva sa tête. « Nous sommes partis sur de mauvaises bases, je ne suis pas aussi mauvais que tu le penses. Tu n'es simplement pas habituée à ce monde. Lorsque tu seras familière avec nos us et coutumes, tu comprendras que j'ai fait preuve d'une grande mansuétude envers toi. Un autre homme aurait pu déjà exercer son droit et te tuer pour tous les affronts apportés. Moi, je t'ai épousé et élevé au rang de reine. Tu seras respectée par mes sujets et protégée par mes gardes. Nous aurons une belle vie ensemble si en contrepartie, tu y mets un peu du tien. Je suis Sherlock Holmes, l'homme que tu aimes. » Il vit la bouche de Molly s'ouvrir, prête à protester, mais il plaqua sa main pour l'empêcher de parler. « Laisse-moi finir… Je disais donc, je suis exactement l'homme que tu aimes. Je peux être lui et lui peut être moi, nous avons cette capacité en nous. Je suis ton Sherlock Holmes avec la réalité de mon monde comme la Molly de mon monde te ressemblait sans pour autant être la meilleure pathologiste du pays ni avoir ta force de caractère. En toute honnêteté, tous les deux, nous avons gagné aux changes. Maintenant, tu dois dormir, nous avons un rendez-vous avec mon médecin personnel à 10 h, soit d'ici 3 heures. » Il termina son discours avec un doux baiser sur les lèvres de la jeune femme et la tira encore plus près de lui.

Molly fut estomaquée par le discours de l'homme. Le pire, c'est qu'il croyait ce qu'il disait. Il était non seulement cruel et vil, mais aussi dérangé. Si elle comprenait bien, elle devrait lui être reconnaissante de la vie qu'il lui a donnée et l'aimer comme s'il était l'homme qu'elle aime puisqu'il était lui. Molly trouvait l'idée tellement ridicule, car dans aucun autre monde, son Sherlock Holmes ne serait un homme mauvais. Il avait ses défauts, mais en aucun cas, il ne ferait du mal volontairement à un autre humain. Cet homme essayait simplement de manipuler son esprit et elle n'avait pas l'intention de se laisser séduire par lui. La main de Sherlock s'égara sur sa hanche interrompant ses pensées. Elle retint son souffle, elle avait peur qu'il décide de la posséder à nouveau, mais la main resta bien sagement sur sa hanche immobile. Elle tenta un coup d'œil discret vers lui et constata qu'il s'était endormi. Enfin, elle ne pouvait être certaine qu'il était vraiment endormi, car elle savait que Sherlock Holmes était un fabuleux acteur, il aurait pu simuler le sommeil afin de vérifier ce qu'elle ferait. Trop endolorie pour tester sa théorie, elle décida de s'accorder un repos et s'endormit à son tour.

Tous assis autour du bureau de Mycroft Holmes, John Watson fixait Sherlock Holmes depuis quelques minutes sans pouvoir ouvrir la bouche. Il subissait les sarcasmes de celui-ci depuis qu'il avait repris connaissance, mais il était habitué d'être traité aussi durement par une exacte réplique de lui. Il ne voulait pas croire qu'il existait un autre monde différent de celui qu'il connaissait, mais il ne pouvait faire abstraction de la preuve en tournant son regard vers lui-même. Son double semblait posséder une assurance qu'il n'avait pas, car il le vit sommer à Sherlock Holmes de se calmer et de s'assoir; bizarrement, il fut écouté par celui-ci.

Sherlock lâcha un juron avant de s'assoir et se tourna vers son ami. « Le temps est de l'essence, John. Pas besoin d'être affublé d'une grande imagination pour savoir ce qu'il se passe en ce moment au 221B. Apparemment, mon double démoniaque à une très grande fixation envers ma Molly. Bon sang, il l'a obligé à l'épouser après deux jours dans son monde. D'après Mycroft, elle lui appartient désormais et aucune loi de ce monde ne peut me rendre ma FEMME! Est-ce que tu comprends, John? Il a ma femme. J'ai gardé notre mariage secret pour éviter qu'on se serve de Molly pour m'atteindre et regarde le résultat. Je suis celui qui lui fait du mal. » John émit une protestation, mais Sherlock leva sa main pour signifier de se taire. « Tu ne comprends pas, John. Si ce dont Mycroft m'a raconté sur son frère est vrai, Moriarty est un enfant de chœur comparativement à lui. Alors, ne critique pas mes méthodes et ne me dit surtout pas de me calmer. J'extirperai tout ce dont je peux de cette chiffe molle afin de sauver Molly, dussé-je employer la force afin d'obtenir un résultat.»

Le John Watson de ce monde comprenait le bouleversement de Sherlock Holmes et c'était pour cela qu'il était enclin à lui pardonner ses écarts de langage et dans le fond, il était assez d'accord avec le terme de « chiffe molle ». En revanche, ce qu'il l'attristait le plus en ce moment, c'était qu'il avait appris en l'espace de quelques minutes que sa Molly était vraiment morte et que son ami avait volé "une Molly" appartenant encore à un autre homme. Sa décision était prise, il aiderait ces gens à sauver Molly. Elle n'était peut-être pas la femme qu'il aimait, mais elle ne méritait pas de vivre comme une esclave vouée aux appétits de son maître. S'il sauvait cette femme, il aurait l'impression de se racheter auprès de la Molly qu'il aimait. Il ouvrit la bouche, mais il fut rapidement interrompu.

« Enfin, votre colonne vertébrale a repoussé. Nous sommes tous attentifs. Pouvez-vous nous faire entrer au 221 B? » Sherlock avait parlé sarcastiquement, mais personne ne pouvait ignorer le soulagement derrière ses paroles.

John hésita. « Le 221B est l'endroit le mieux gardé en ville. Si vous voulez récupérer Molly, vous devriez attendre encore un peu. Nous ne pouvons pas y entrer comme dans un moulin, vous vous ferez descendre rapidement. De plus, Sherlock Holmes est un être extrêmement méfiant. Je ne serais pas surpris qu'il a déjà resserré la sécurité de sa maison s'il pense qu'il y ait une chance pour que vous puissiez être parmi nous. »

Sherlock se leva en criant. « Nous ne disposons pas de temps. Il doit y avoir un moyen facile d'entrer dans cette maison. C'est quand même ma maison…mais oui…pourquoi, n'y ai-je pas pensé. Je suis Sherlock Holmes, je devrais pouvoir y entrer facilement surtout si vous êtes avec moi. Nous n'avons qu'à attendre qu'il sorte de la maison et j'entrerai par la porte d'entrée sous prétexte que j'ai oublié quelque chose. Si la structure de la maison est comme la mienne, je trouverai Molly facilement. » Il se tourna alors vers Mycroft. « Pouvez-vous me fournir les passes de sécurité de Sherlock? Après tout, vous semblez avoir les mêmes fonctions que dans mon monde. La seule petite différence est au niveau de votre poids, vous êtes visiblement plus gros que mon frère. Clairement, vous abusez des petits gâteaux avec votre thé »

Mycroft tenta de rester flegmatique, mais ce Sherlock Holmes venait le chercher dans ses tripes. « Je vous prierais de ne pas insulter l'homme qui peut vous aider dans votre quête, monsieur. »

Sherlock renifla bruyamment. « Ridicule, vous allez m'aider quoique je dise. Question de principe de votre part. Et je vous ai à peine insulté, je n'ai fait qu'énoncer un fait. »

Le John Watson de ce monde décida de couper court aux échanges entre « frères » en se levant. « Oui, ça pourrait fonctionner votre plan, M. Holmes, sauf que je dois accompagner celui-ci dans tous ses déplacements. Vous devrez vous débrouiller seul. »

« Il n'est pas question que je vous laisse revenir auprès de mon double. Qui sait ce dont vous pourriez lui dire et mettre ainsi en péril le sauvetage de Molly. De plus, si vous êtes comme mon John, il aura qu'à vous regarder et découvrir que vous cachez quelque chose. Vous n'êtes pas un bon dissimulateur.»

John se sentit attaqué injustement. « Monsieur, je ferai tout pour sauver Molly. Il se peut qu'elle ne soit pas ma Molly, mais elle reste la femme que j'aime, peu importe le monde d'où elle vient. J'ai failli la première fois, je ne recommencerai surtout pas cette fois. Je vous aiderai, mais je vous dis la vérité pour Sherlock Holmes et moi. Il veut que je sois dans tous ses déplacements. Que je sois avec vous en ce moment est dû à son mariage et le fait qu'il souhaitait profi…euh…rester seul avec sa femme. »

Sherlock répliqua vertement. « Je vous prie de différer, John. Elle est ma femme et non la sienne. »

Exaspéré par leur querelle stérile, l'autre John Watson leur cria de se taire. « Sherlock, nous sommes ici pour Molly et non pas pour prouver un point. Tous les gens dans cette pièce souhaitent la même chose. » Il regarda son double gentiment. « Vous savez, dans mon monde, j'ai une femme merveilleuse du nom de Marie Morstan. Trouvez là dans ce monde et vous aurez une deuxième chance en ce qui concerne l'amour… Maintenant, nous allons faire simple. Je prendrai la place de mon double pendant qu'il vous accompagnera Sherlock. »

Sherlock secoua la tête en signe de dénégation. « La réponse est non, John. Dès que je récupère Molly, on retourne dans notre monde et je détruis l'appareil. J'ai besoin que tu restes dans un endroit sûr pendant que je récupère Molly. Je ne veux pas avoir à m'inquiéter aussi de ta sécurité. »

Le cellulaire de John Watson vibra et son visage s'éclaire aussitôt. « Messieurs, le plan doit être revu. Je dois être devant le 221B à 9 h30. Molly doit rencontrer le médecin personnel de M. Holmes à 10 h. »

Sherlock frappa ses mains en signe de victoire. « C'est parfait. Alors, John vous remplacera pendant que nous irons faire une petite visite à son médecin. Étant donné qu'il ne pourra entrer dans la salle de consultation avec Molly, je prendrai la place du médecin. Ce qu'il nous reste au moins 30 minutes pour évacuer les lieux! John, tu prétexteras une envie pressante et l'autre John prendra ta place. Un plan simple, mais efficace. »

Sherlock regarda sa montre. Il était 9 h. Bientôt, il pourra serrer sa femme. Il savait par quoi, elle venait de passer et il espérait qu'elle ne viendrait pas à le haïr à cause de la cruauté de son double. Si c'était le cas, pour l'amour de Molly, il garderait ses distances. Il se dirigea vers la fenêtre, il savait que son plan comportait des failles, il n'était pas aussi simple qu'il l'avait dit, mais il devait soustraire rapidement sa femme du joug de cet homme. Pour la première fois de sa vie, il supplia à l'univers de l'aider à sauver la femme qu'il aimait.

Merci à l'avance pour vos commentaires.

Je sais que ma fic est très dure, mais garder en tête qu'elle finira sur un happy end.