Yoo !

Et me voilà donc de retour pour cette 70ème nuit du FoF que j'ai (encore une fois) consacré à Kuroko no Basket !

70ème nuit, et je suis au 70ème épisode de KnB… Hasard ? M'enfin.

Pour cette première heure le thème est « Joie », histoire de bien commencer la soirée. Bonne lecture !


Un Soleil, Un Sourire, De la Joie


Son rire en cascade est mon médicament, je devrais l'enregistrer en boucle et me le diffuser les soirs de déprime. S'il fallait définir la joie de vivre, le bonheur d'exister, ce serait cet éclat de rire, une apothéose, ma récompense bénie, un baume descendu du ciel.

- Frederic Beigbeder.


Il était connu pour être joyeux. Quasiment en toute circonstance, il avait le sourire.

Il pouvait bien pleurnicher parfois, faire son gamin, mais ce sourire ne quittait jamais son visage.

Ou presque…

Car personne ne peut indéfiniment être joyeux. Ils avaient pourtant espéré qu'il soit l'exception, mais c'était impossible, malheureusement.

Par terre sur le parquet, ne pouvant se relever, son sourire l'avait quitté, remplacé par des larmes, des vraies cette fois. Aucun d'eux ne put y rester indifférent. Leur soleil s'était voilé à cet instant-là. L'instant où ils en avaient le plus besoin. Mais ils ne pouvaient lui en vouloir.

Il lui avait alors tendu la main, pour l'aider à se relever, autant du parquet que de la défaite. Son soleil ne devait pas s'éteindre, son sourire ne devait pas se faner. Il y avait encore tant de personnes devant lesquelles il devait rayonner.

Heureusement, il avait été fort. Le soleil brûlait trop intensément pour être éteint par une simple bourrasque, aussi déséquilibrante pouvait-elle être. Alors il s'était remit à sourire, bien vite, pour leur plus grand bonheur. Sa Joie était revenue, et avec elle celle de ses camarades.

Nonchalamment allongé sur le lit de sa chambre d'internat, Kasamatsu faisait paresseusement défiler les photos dans la galerie de son portable, prises du temps où il était à Kaijou. L'université était vraiment un monde à part, les professeurs ne vous y traitent pas de la même façon, on y est bien plus libre mais en même temps bien plus désorienté, sans oublier la difficulté des cours supérieurs qui comme leur nom l'indiquait, étaient clairement d'un niveau supérieur. Il avait eu un peu de mal à s'adapter.

Devant une des nombreuses photo, le brun sentit ses lèvres s'étirer en un sourire. C'était un cliché de toute l'équipe de basket de Kaijou, les uns à côté des autres -parfois sur les autres. Leur As était au premier plan.

Lui et son sourire.

Yukio ferma les yeux un instant, se remémorant la belle époque des entrainements avec tout le monde. Certes sur le moment ils l'avaient bien plus agacé qu'autre chose, et il avait passé le plus clair de son temps à les frapper, mais ça restait de bons souvenirs.

Surtout son sourire.

Pour rien au monde, pas même sa propre vie il ne serait prêt à l'admettre, mais c'était ce sourire qui avait aidé Kasamatsu à tenir le coup, à plusieurs reprises : lorsqu'il stressait de ne pas comprendre un exercice une veille d'examen, lorsqu'il apprenait qu'il ne pourrait pas revoir ses parents et ses petits frères à cause de son emploi du temps, ou tout simplement lorsqu'il était prit de nostalgie, un peu comme maintenant…

La simple vue de ce sourire lui donnait du baume au cœur et le calmait, c'était inexplicable mais véridique. Ça le rendait même joyeux.

Kise Ryouta était la source de sa joie. Qui l'aurait cru ? Pas lui en tout cas, du moins avant.

Changeant sa position auparavant sur le dos pour se mettre sur son flanc gauche, il ferma la galerie et se rendit sur son répertoire et composa un numéro, il porta l'appareil et entendit la tonalité deux fois avant qu'on ne décroche.

« Allô, senpai ? »

Son sourire s'élargit. Décidément, rien qu'à sa voix le brun pouvait deviner l'humeur de son kohai, et elle était comme à l'accoutumée : joyeuse.

« Yoo, Kise. Alors les entrainements, pas trop durs ? J'espère que tu te donnes à fond, et que tu profites pas du fait que je soit plus là pour te la couler douce ! »

« Hein ? Mais non ! T'inquiète, je donne tout ce que j'ai ! »

En vrai il n'en doutait pas, le blond n'allait pas prendre son entrainement à la légère, surtout s'il voulait vaincre la génération des miracles, en fait il avait plus dit ça pour la forme, et pour ne pas laisser transparaitre ses émotions.

…Après tout, voir le sourire de Kise, entendre sa voix, sentir sa joie, lui fera peut-être oublier, au moins le temps d'un instant, le fait qu'il ne pourrait plus jouer au basket.

Et le faire sourire et ressentir de la joie à son tour…


Me demandez pas pourquoi Kasamatsu arrête le basket, j'avais juste besoin d'un truc triste pour bien finir mon texte oAo ! Mais cela dit, quand j'y pense, il n'est pas impossible que je développe cette idée… Et vous, ça vous tenterait de lire ça ?

Bref, je m'en vais faire une pause avant le nouveau thème, en attendant soyez sages et… Laissez des reveiws ?

Nataku Makuraka, Hérissonne RedBullisée de Service.