Yoo !
Et un troisième thème, un ! Cette fois c'est « Toxine ». Difficile, il faut l'avouer, mais les défis les plus durs son les meilleurs !
Bonne lecture !
PS : no comment sur le titre, c'est vraiment tout ce que j'ai trouvé x,x.
Disclaimer : Kuroko no Basket et ses personnages sont à Fujimaki-sama.
Toxine Love
Du bruit, beaucoup de bruit, tout autour de lui. Il avait du mal à réaliser, il ne comprenait pas. Qui comprendrait à sa place ? Pas beaucoup de monde, certainement. Il était sidéré.
Des sirènes, des cris, des brancards, des réservoirs d'eau vidés. Difficile de faire le tri entre toutes ces choses, pour retrouver ce qui l'intéressait. Mais lorsque finalement ses yeux rouges se posèrent sur l'objet de toutes ses inquiétudes, il n'attendit pas une seconde pour s'élancer. Arrivé à proximité, il se pencha sur le corps inerte, s'enquérant de son état.
« Il n'est pas gravement blessé, seulement quelques contusions et blessures superficielles. Mais il a respiré beaucoup de fumée, il faudra du temps pour éliminer toutes les toxines de son corps. »
Il acquiesça rapidement, signifiant qu'il avait comprit, puis leva un regard vers l'urgentiste qui comprit sans qu'il ait besoin de dire quoi que ce soit.
« Vous pouvez rester avec lui. » Il remercia silencieusement le médecin, avant de monter dans l'ambulance, s'asseyant à côté du brancard soutenant le blessé.
Tout s'était passé si vite. Tellement vite qu'il avait encore du mal à se rappeler de tout.
…
Son début de soirée s'annonçait bien calme, un plat de spaghettis devant un dvd condensé des meilleurs matchs de la NBA. Mais un importun s'était invité et semblait prêt à se défouler toute la nuit sur sa pauvre sonnette. Il s'était donc résigné à aller ouvrir. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant qui était ce fameux importun… Ne pouvant se permettre de le laisser à la porte, il s'était alors écarté pour le laisser entrer. Ce dernier, pas gêné pour deux sous, s'était déchaussé et, enlevant sa veste au passage, s'était dirigé vers la cuisine pour piocher une fourchette de pâtes sans rien demander.
« Hé ho non mais tu fous quoi là ? »
Le rouge s'était dépêché de virer les mains du visiteur de son dîner, pestant contre son manque cruel d'éducation. Où avait-il bien pu apprendre à vivre en société, s'il l'avait apprit tout court ?
Ne faisant réellement cure de l'énervement de son hôte, l'étranger était finalement revenu au salon, remarquant la vidéo mise sur pause.
« Tu matais un match ? »
« Non, Secret Story. Nan mais sérieux, t'en pause des questions. » L'invité ne releva pas, et se contenta de sourire d'un air supérieur.
« Tu peux en mater autant que tu veux, ça t'aidera pas à me battre. »
Récupérant la télécommande posée sur le canapé d'un mouvement rageur, l'As de Seirin éteignit l'écran plat. Il n'en pouvait déjà plus.
« Tsu. Qui te dit que je mate ça pour te battre ? Tu te crois vraiment le centre du monde ! » Tiens, il avait un bon répondant ce soir, en même temps, quand il était énervé il pouvait en sortir de belles parfois. « Bon, qu'est-ce que tu me veux ? »
Silence. Étonnant de la part du gêneur de soirée peinarde, qui se contentait de le fixer d'un air sérieux. A bout d'une minute le roux craqua.
« Rah putain, répond ! T'as perdu ta langue ou quoi ? »
Toujours aucune réponse, c'en devenait presque inquiétant. L'anglophone prit alors la peine de se calmer, rien ne servait de s'emporter comme ça, après tout, l'autre devait avoir une bonne raison de se retrouver là, à cette heure-ci qui plus est.
Ils restèrent là encore plusieurs longues minutes, à se regarder en chiens de faïence, jusqu'à ce que l'invité ne brise le contact visuel, et pas de la manière qu'attendait le rouge.
« Je vais me faire un café. »
« Oï, tu te fiche de moi là ? »
Sérieusement, l'autre abusait. Kagami ne savait plus quoi faire.
« …Je bois mon café et je t'explique. » Avait finalement annoncé l'importun, d'une voix plus faible qu'à l'accoutumée, ce qui ne fut pas pour rassurer l'As de Seirin. Mais bon sang, que lui arrivait-il ?
Installé sur le canapé en attendant le retour de son visiteur, le propriétaire des lieux se posa bien mille et une questions, jusqu'à ce que l'autre ne revienne se poser à ses côtés, fixant sa tasse dont il prit deux gorgées avant de se racler la gorge. Le silence était désagréable, gênant.
« En fait… Je devais te dire un truc. »
« A cette heure-ci ? »
Mince, c'était sorti tout seul. Jetant un coup d'œil à l'autre, il fut rassuré de voir qu'il ne s'était pas renfrogné ou quoi que ce soit, il décida de se la boucler jusqu'à ce que l'autre ait fini.
« Ça fait un moment que j'y réfléchis, j'ai bien retourné la question dans tous les sens possibles imaginables, y avait qu'une seule et unique réponse qui me venait. »
Les yeux toujours rivés sur le breuvage brun, l'autre, bien que ne montrant pas de signe apparent de gêne, n'osait relever la tête, de peur de croiser le regard de son interlocuteur et de perdre tout le courage qu'il avait amassé pour venir ici.
« La question c'était : pourquoi à chaque fois que j'te vois j'me sens tout chose, pourquoi j'peux pas m'empêcher d'avoir envie de sourire, de te défier, de jouer au basket contre toi, de te parler, d'attirer ton attention… »
Écoutant silencieusement, Taiga n'en pensait pas moins. C'était quoi ce bordel ? Et surtout, pourquoi son cœur se mettait à battre de plus en plus fort ?
« …Pourquoi tu me fait autant d'effet, alors que j'ai encore jamais connu ça avec quelqu'un d'autre… Et la réponse était… » Les doigts se crispèrent sur la tasse en porcelaine. Ces mots fatidiques semblaient lutter pour ne pas franchir la barrière de ses lèvres, de ses dents serrées, il n'y arriverait pas…
Soudain, sans que ni l'un ni l'autre ne sache réellement ce qui se passait, leurs lèvres se rencontrèrent violemment, prises d'une pulsion tout aussi brusque. Et dans la tête de rouge c'était l'apocalypse, il avait l'estomac retourné, voyait légèrement flou et avait l'impression que son cœur allait exploser dans la seconde qui suivait. Sachant autant ce qu'il faisait que ce qu'il se passait à cet instant-là, Kagami poussa l'autre de toutes ses forces, le faisant cogner l'accoudoir du canapé, avant de se lever précipitamment, de saisir une veste à l'arrachée sur le porte-manteau et de sortir de son appartement le plus vie possible, descendant les escaliers quatre à quatre.
L'air froid de dehors lui fouetta alors le visage mais il n'en fit cure. Que venait-il diable de se passer ? Qu'avait été ce maelstrom d'émotions secouant sa tête et ses tripes ? Il eut un vertige soudainement, mais se rattrapa de justesse à un mur. Tiens, l'air semblait différent, comme dénué d'une odeur qu'il avait senti pendant un moment auparavant…
La lumière se fit soudain dans son esprit, mais alors qu'il faisait demi-tour à toute allure, une explosion lui fit comprendre qu'il était trop tard.
Sa cuisinière avait un léger problème de fuite de gaz, rien de bien grave, tant qu'on prenait soin de fermer l'arrivée de gaz après chaque utilisation.
Or, son invité s'était fait un café, faisant donc chauffer la cafetière sur le feu, et le rouge n'était pas retourné à la cuisine… L'odeur étrange qu'il avait sentit était une odeur de gaz…
…
Dans l'ambulance, il lui tenait la main. Il avait été idiot de ne pas penser à fermer cette fichue arrivée de gaz, l'autre avait dû allumer quelque chose et l'explosion avait alors été inévitable.
Mais il avait surtout été idiot de s'enfuir, au lieu de simplement se rendre compte que tout ce qu'il avait ressenti n'était certainement qu'une preuve de la réciprocité des sentiments de l'autre.
« Aomine… »
…
Fier, il se tenait sur l'estrade, médaille épinglée au veston. Après avoir débité un court discours sur le devoir de sauver la vie des gens il put enfin disposer, se servant à volonté dans les verres de champagne mis à disposition. Mais dans la foule, il ne visa qu'une personne, s'en approchant à pas félin. L'autre grogna légèrement, souriant, puis passa une main autour de la taille du rouge.
« On dit merci qui ? »
« A propos de quoi ? »
« Si j'étais pas venu de voir ce soir-là, t'aurais jamais eu envie de devenir pompier, et t'aurais pas cette médaille de la légion d'Honneur avec laquelle frimer. »
Souriant largement, le rouge posa ses lèvres sur celles du bleu, le mordant légèrement, d'humeur aguicheuse.
« Tu veux peut-être qu'on la partage ? »
« …Mmh, non. Je préfère qu'on se la dispute dans un Un-contre-un. Tu sais où… » Taiga ne put qu'être enchanté de cette proposition.
« Et puis… » Lui susurra le basané à l'oreille « Il parait qu'il faut suer pour évacuer les toxines… »
Comme si depuis le temps il ne les avait pas évacué !
Eeeeeeet voilllààààà !
Oui, j'ai la tête qui tourne, j'ai les yeux qui piquent et mal à l'épaule, j'vous dit pas… mais je suis inspirée ! D'ailleurs, ce texte est jusqu'à maintenant le plus long que j'aie jamais écrit pendant une nuit du FoF, j'en suis pas peu fière !
Une review pour récompenser mon dur labeur ?
Nataku Makuraka, Hérissonne RedBulisée de Service.
