7 Novembre
« Rien ne sert de construire un labyrinthe quand l'Univers déjà en est un. » -Jorge Luis Borges
+x+x+x
11 Novembre
Fauve =/= Requin-Tigre
« Tu peux plus interagir avec le monde,
Tu te renfermes petit à petit.
Tu deviens totalement hermétique aux autres et au quotidien
Parce que le matin quand tu te réveilles, et le soir quand tu te couches,
Quand tu bosses, quand tu parles, quand tu marches, quand tu conduis,
Tu te répètes en permanence, en permanence :
Je suis nulle part,
Je vais nulle part,
Je suis pétrifié…
Et j'serai jamais rien d'autre que ça. »
+x+x+x
14 Novembre
Mr. Yéyé – Je ne suis pas une erreur
« Mais qu'est-ce que j'ai raté chez toi ? Qu'est-ce que j'aie fait pour que tu finisses comme ça ?
-Mais rien, tu n'as rien raté car je n'suis pas une putain d'erreur ! Et tu n'imagines pas ta chance d'être en accord avec ton corps et ton cœur ! Depuis toujours je n'comprends pas pourquoi les autres garçons ne se comportent pas comme moi… Aurais-je raté une leçon ?
Alors oui, j'ai lentement basculé, cherché des réponses à mes questions, quelque part de l'autre côté, près des filles et loin des garçons.
Donc oui, le fils que tu as fait est une fille finalement.
Aime-moi papa putain, j't'en supplie… Aime-moi comme avant ! »
+x+x+x
18 Novembre
« On se tait, on fait semblant et on rit quand on voudrait s'effondrer. »
+x+x+x
23 Novembre
« C'est encore une fois quand on lui a demandé s'il allait bien que les larmes sont montées à ses yeux en un instant. Il a baissé le regard pour qu'ils ne remarquent rien et a simplement répondu d'une petite voix qu'il allait bien, que tout allait bien et qu'il ne fallait pas s'inquiéter.
Il n'a jamais autant menti de sa vie, que ce soit aux autres ou à lui-même.
Affirmer que tout va bien et sourire sans cesse lui demande les dernières forces qu'il a et qu'il utilise normalement pour s'empêcher de pleurer.
Si seulement il pouvait réussir à se convaincre que tout ce qu'il peut dire sur son état est vrai, croire aux mensonges qu'il articule avec aplomb en regardant ses interlocuteurs droit dans les yeux.
Mais même pour ça, il n'a même plus suffisamment de courage pour fournir de tels efforts.
Il n'arrive à rien, absolument à rien, il est bloqué dans l'instant, bloqué dans sa vie.
D'ailleurs, il est fatigué de se débattre et se démener en vain.
Tout ce qu'il réussit à faire de productif, au moins dans une certaine mesure, c'est de laisser sa peine sortir en flots de larmes sur ses joues. »
+x+x+x
25 Novembre
« Ils ne savent pas ce que c'est que la solitude. Ils ne peuvent pas imaginer la souffrance qu'on en tire lorsqu'elle est durement imposée et subie.
On s'écrase, on ne dit plus rien, on s'enferme et se renferme. Personne n'est là pour prévenir notre chute. Plus personne pour essuyer nos larmes.
Plus personne avec qui vivre.
Alors on fait semblant. On avance en faisait taire sa souffrance, quoi qu'il nous en coûte. »
+x+x+x
26 Novembre
« Il visualise son poing s'écraser contre sa joue pour la creuser et y façonner une tuméfaction douloureuse qui, à ses yeux, paraîtra magnifique parce qu'elle sera sur ce visage qu'il déteste tant. Sa bouche s'ouvrirait sur un cri de souffrance d'où s'échapperait du sang et quelques morceaux de dents avant qu'il ne lance son autre poing dans l'estomac de sa victime.
Cette-dernière se plierait en deux. Il le ferait alors tomber à terre pour lancer son pied droit dans son nez qui craquerait avec un son aussi inquiétant que satisfaisant.
Il inspire longuement avant de rouvrir les yeux et de sourire avec quelques difficultés. »
+x+x+x
30 Novembre
« Je crois avoir hurlé. » TGDF
