1er Décembre

« La haine le maintenait debout.
Sans qu'il n'y puisse vraiment quelque chose, sans qu'il n'arrive à arrêter ce flot dévastateur qui le chavirait et lui prenait presque toutes ses forces.

C'était assez risible au fond : son propre ressentiment se retournait contre lui pour doucement l'étouffer. »

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2 Décembre

« Je n'ai pas besoin de quelqu'un dans ma vie, pas besoin qu'on m'ouvre les yeux sur ce monde. Ma réalité est triste, oui, mais jamais je ne la quitterai une seule seconde.

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3 Décembre

« Il y avait huit personnes autour de lui, abondant ses oreilles du capharnaüm ravissant de discussions et rires enchantés. Ils se déplacent, s'apostrophent, se taquinent mais tout fuse autour de lui sans qu'il n'y prenne part.
Il ne se sent pas concerné. Il n'y arrive pas.
Alors au milieu de tout ce groupe bruyant, il se sent seul. SI seul…

Il se replie sur lui, son visage se ferme. Il ne dit rien et personne ne le regarde. Personne ne lui parle sauf pour se moquer de lui et lui dire qu'il faudrait qu'il arrête de déprimer une nouvelle fois.

Une nouvelle salve de rires le pousse à prendre son sac et s'en aller. »

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9 Décembre

Willie Blind Johnson – Dark was the night, cold was the ground

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11 Décembre

J'ai tenu toute la journée.

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« […] et ensuite, on nous fera disparaître ! Et à quoi aura servi notre résistance ?

-A nous, elle aura beaucoup servie, car nous pourrons nous sentir purs jusqu'à la mort. » - H. Fallada, Seul dans Berlin

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15 Décembre

« Préféreriez-vous vivre pour une cause injuste ou mourir pour une cause juste ? » - H. Fallada, Seul dans Berlin

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16 Décembre

« J'étais tout ce que tu avais, tu étais tout ce que j'avais. Maintenant qu'il manque un morceau à cette équation, je suis incapable, tant par l'énergie que par la volonté, d'en changer les composants pour tout rééquilibrer.

Ils m'empêchent de mourir. Ton absence et ton souvenir m'empêchent de vivre.

Comment est-ce que je suis censé faire sans toi ? » TGDF

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22 Décembre

Je n'ai pas le courage de poursuivre les études après le bac. Je n'aurais pas le courage de faire une nouvelle année si je ne l'ai pas du premier coup.

Je n'y arriverai pas.

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31 Décembre

« Pas de marques, pas d'attaches. C'étaient ses maîtres mots. Il ne se laissait enchaîner par personne.

Rester maître des situations et des relations, c'était son moyen pour éviter la souffrance, celle qui pouvait l'atteindre, pas celle des autres.

D'ailleurs les autres, il préférait ne pas s'en soucier.

Il souhaitait rester libre et pouvoir partir à n'importe quel moment et éventuellement revenir, dès que ça l'arrangeait.

Il se pensait libre mais il ne faisait que fuir sa vie tout en se fuyant lui-même.

La seule liberté qu'il avait, c'était celle de se détruire. »