Yoo !

Oui oui, toujours là ! Je vous viens avec ce nouveau thème, « Haine »… Eh, un thème mainstream du genre qui me laisse un peu perplexe sur ce que je vais écrire dessus… mais heureusement qu'on est sur KnB, vu qu'il y a matière à bosser dessus !

Soit, je vous laisse donc lire. Good Reading les gens !

Disclaimer : Kuroko no Basket et ses personnages appartiennent à Fujimaki-sama.


Haïr ce qu'On Aime


Il n'y a probablement rien de pire que d'haïr ce qu'on aime. Ça fait mal, on se sent perdus, l'amertume emplit nos bouches pâteuses et nos cœurs battent à tout rompre, tandis que les larmes dévalent nos joues.

Aomine n'avait pourtant pas connu cet état. Pourtant il aimait le basket, plus que quiconque d'ailleurs. Ce sport c'était toute sa vie. Alors lorsqu'il en était arrivé à le détester…

A vrai dire il s'était senti vide. Ce vide lui faisait mal, comme si on lui avait arraché le cœur pour lui laisser un trou béant dans la poitrine. Il ne savait même pas s'il avait pleuré, sous cette pluie battante. Tout ce qu'il savait c'était qu'il avait blessé Tetsu.

Bien sûr qu'il savait. Son ombre n'allait pas s'en remettre facilement. Il l'avait probablement déçu, comme il avait tendance à décevoir tout le monde. Le coach, Satsuki, probablement même les autres de la Génération Miracle…

Génération Miracle, tu parle d'un cadeau. Tout le monde les enviait… Non, les craignait. Leurs adversaires abandonnaient face à eux, ils ne daignaient même pas tenter le coup, quand bien même c'était désespéré. Qu'y avait-il d'amusant dans le basket à ce niveau-là ? Aomine ne trouvait plus ça amusant du tout. Ça lui faisait simplement mal.

Une horrible routine s'était installée, ils se faisaient des petits jeux entre eux, pour pimenter les matchs, en se foutant bien de comment leurs adversaires le prendraient… En réalité c'était le seul moyen qu'ils avaient trouvé pour avoir la motivation de jouer.

Pourquoi continuait-il de jouer d'ailleurs ? Ah, oui, sa promesse au coach. Il ne pouvait pas être sûr de trouver un adversaire à sa hauteur en continuant, mais en arrêtant, c'en serait fini. Il aimait bien, ce petit discours qu'il avait sorti à Kuroko pour qu'il n'arrête pas le basket. Qui aurait cru qu'il en arriverait à un point où on le lui ferait aussi ?

Et puis, ce n'était pas complètement faux. Il continuait d'espérer, au fond de lui. Il espérait que quelqu'un lui redonne goût à ce qu'il aimait pardessus tout. Alors il attendait, il participait aux matchs; il attendait, encore et toujours…

Pourtant, une fois arrivé au lycée, cette personne ne s'était toujours pas montrée. Devait-il finalement arrêter ? Non, il n'avait pas attendu aussi longtemps pour rien. Pourtant, le vide à la place de son cœur continuait de lui faire mal, un véritable trou noir aspirant toute son énergie. Il commençait à perdre espoir…

Mais une lumière était soudain apparue, une lumière que son ancienne ombre annonçait comme celui qui le vaincrait. Il avait été tellement impatient de voir de quoi il était capable qu'il était parti à sa rencontre avant leur match…

La déception fut exprimée comme du dédain, de la supériorité, mais au fond, il se sentait comme tomber en ruine. L'espoir qui avait renaquit en lui s'éteignait. Le match n'en fut qu'une douloureuse confirmation.

Il avait eu envie de pleurer. Personne ne pleure après une victoire ? Eh bien si; lui. Son match quelques jours plus tard contre Kise remua le couteau dans la plaie. Le blond avait pourtant été si proche du but…

Mais il ne pleurait pas. Ses yeux restaient secs, ses joues intactes, et le vent fouettait dangereusement sa peau, alors qu'il se tenait droit, le dos contre le grillage du toit de son lycée. Que faisait-il là en pleine nuit ? Il s'était endormi, et venait de se réveiller.

Son visage n'exprimait rien, aucun sourire, un regard vide, mort. Il regardait l'horizon de ténèbres s'étendre devant lui, perturbé par les lumières aggressives de la ville. En contrebas, le sol terreux des terrains de baseball et de tennis semblaient presque l'attirer vers lui, dans une étreinte mortelle. C'était étrange, il ne se souvenait pas avoir enjambé le grillage pour se retrouver de l'autre côté, du côté du vide.

Le vide, il en avait assez. Pourtant, il envahissait sa tête à cet instant-là, alors même qu'il lui semblait réfléchir à plein régime. Il entendait à peine Satsuki le supplier de rentrer, de ne pas faire de bêtise, tremblant de tout son petit corps, l'observant de ses yeux roses de la cour de l'établissement, n'osant entamer la montée jusqu'au toit de peur qu'il ne se jette durant ce laps de temps. Il ne sentait même pas la douleur, la peur dans sa voix aigüe, brisée par les larmes.

Et s'il mourrait, ce vide serait-il empli ? Ou ne s'en verrait-il qu'agrandi ?

Des bras puissants le saisirent pour l'empêcher de tomber, pasant à travers le grillage, tandis qu'il reconnaissait vaguement ses coéquipiers, que la manager avait appelé en panique.

Il repassa de l'autre côté du grillage sans vraiment s'en rendre compte, et la rose l'emmena chez lui, sans qu'il ne prononce un mot.

Plus personne ne parla de cet incident. Et quelques mois plus tard, il eut envie de prendre son amie d'enfance dans les bras.

Sa patience avait été récompensée, son vide était comblé.

Merci, Kagami, Kuroko…


Fiou, ce fut long (surtout parce que j'ai prit du retard à le commencer, mais soit ), et j'ai réussi à case la toute première idée d'OS que j'avais eu en regardant KnB (et en gagatisant devant Aomine, faut l'avouer), donc je suis assez fière de cet OS owo.

Après, est-ce qu'il vous plait vous ? Ça c'est l'essentiel, et je ne le saurais qu'avec vos reviews !

Nataku Makuraka, Hérissonne RedBullisée de Service.