Et oué, j'en ai pas fini !
Cette fois je vous viens avec le thème « Venin », cousin de « Dard » que j'ai déjà fait il y a quelque mois mais que j'ai abordé de façon…Différente (et j'ai résisté à encore une fois parler de notre cheeeer capitaine de Tôô adoré !), ah, et je préviens, ce texte n'est pas joyeux. Rating T, plus par prudence mais soit, mieux vaut prévenir que guérir.
Disclaimer : Kuroko no Basket et ses personnages appartiennent à Fujimaki-sama…Non j'ai rien à ajouter cette fois oAo.
Poison In My Veins
Kise savait qu'il avait tort. Il devait arrêter d'aimer ce type, mais il n'y arrivait pas.
Tout avait commencé par un croisement de regard. Ce regard électrique, passionné, captivant, envoûtant… Une première goute de poison.
Au départ, c'était innocent. De l'admiration, mêlée au goût du défi qu'il s'était lancé de le battre, mais à chaque fois il se faisait écraser, et à chaque fois une partie de lui ne pouvait que le trouver encore plus classe. Il ne se lassait jamais de le regarder jouer, se mouvoir si rapidement, si souplement, comme si tout était simple pour lui. C'était ce qu'il avait l'habitude de ressentir aussi, dans tous les autres sports qu'il avait tenté, mais là il se heurtait à un mur beaucoup trop haut.
C'était ce qu'il s'était toujours dit, jusqu'à arriver au lycée. Cette équipe, motivée, forte, soudée, elle comptait sur lui pour la mener au sommet, et il y comptait. Pourtant cela ne lui ôta pas son blocage si facilement. Il l'admirait toujours.
Il avait pensé qu'arrêter de le regarder avec des yeux brillants suffirait à lui ouvrir la porte de la victoire, ou du moins briserait le cadenas la retenant fermement close. Ce n'était pas si simple. Il avait échoué, encore. Pourtant il avait été si près du but, mais il avait commis une erreur, une simple erreur, qui avait fait s'écrouler tous ses efforts…
Si son capitaine était au courant, il le lui ferait payer cher, à coup sûr… C'était du suicide, il courrait à sa perte là, mais s'il était franc, il dirait qu'il s'en foutait royalement.
Ses lèvres courraient sur la peau tannée, la goûtant, la savourant, en même temps qu'il était bercé par les gémissements de son propriétaire.
Depuis quand il faisait ça ? Depuis qu'il avait craqué, et l'autre n'avait pas eu une once d'hésitation, ce qui n'était pas surprenant. Un serpent n'hésite jamais à planter ses crocs dans sa victime pour y diffuser son venin mortel, surtout si sa proie a d'ores et déjà cessé de combattre. Oui, il s'était jeté dans la gueule du loup.
L'admiration avait mû en un sentiment plus fourbe, plus passionnel, plus tordu… L'avidité, le désir, l'empressement, toutes ces choses se bousculaient en lui dès qu'il l'avait dans le collimateur. Le simple son de sa voix était une drogue dure qui le faisait presque immédiatement planer, il ne pouvait alors plus se retenir.
Enfermés dans les vestiaires d'un quelconque lycée (il en avait oublié s'il s'agissait du sien ou de celui du bleu, et il n'en avait que faire), ils devaient le faire pour la x ième fois, tant il avait arrêté de compter. Il savait qu'il regretterait, il savait que ce n'était pas bien, il savait qu'il s'enfonçait de plus en plus dans cette relation empoisonnée, mais il ne pouvait s'en empêcher, c'était trop bon.
Ses dents taquines prirent en otage un bout de chair sensible, arrachant un glapissement à leur victime qui le fit frissonner.
« Kise, enfoiré, t'y vas pas de main morte… »
« Comme si tu le faisais pour moi. »
Des insultes, des piques, des remarques désagréables étaient les seules choses qu'ils étaient capables de prononcer. Pas de douceur, ni de tendresse, aucun amour ne transparaissait dans leurs mots, dans leurs gestes; seulement de la hâte, de la faim.
Ce n'était en aucun cas une relation dont il aurait voulu, si on lui avait posé la question quelques semaines plus tôt, mais il avait plongé dedans malgré lui. Il avait pourtant rêvé d'un amour simple, romantique, doux, agréable au quotidien, quelque chose qui aurait duré et qui lui aurait fait croire que le monde pouvait être magnifique avec un seul être à nos côtés. Mais il avait tout fait voler en éclat.
Un nouveau gémissement, il s'en était prit à un point sensible, il savait ce qui allait se produire à présent, comme à chaque fois qu'il tentait de prendre le dessus.
« Tu te crois tout permis ? »
Il n'aimait pas être dominé, et ce point sensible lui donnait toujours l'impression d'un peu trop se donner, alors il réagissait au quart de tour. Il le savait, pourtant il le mordait toujours là, comme si, au fond, il ne voulait pas le soumettre.
« Tu vas voir ! »
Il le retourna avec une telle facilité, il n'opposait pas de résistances; elle était inutile, tout ce qu'il récolterait serait des blessures, et il se ferait encore engueuler par son capitaine à l'entrainement. Un léger sourire sans joie passa sur ses lèvres, et s'il savait ? Ça n'était pas impossible après tout, avec les bleus et les morsures qu'il avait au début, avant d'apprendre comment se comporter avec cette bête sauvage, et tous les tickets de train qui ne menaient à l'académie Tôô envahissant son sac. Alors, il savait et il ne lui disait rien ? Il aurait bien imaginé le terminale lui foutre une claque et lui dire de se ressaisir, qu'il foutait sa vie en l'air avec un type pareil, et qu'il ne risquait pas d'être heureux.
Heureux…Il n'y croyait plus trop, il en rêvait encore parfois, mais il pensait de moins en moins à le toucher. Le venin se diffusait dans ses veines à une vitesse folle, il allait bientôt totalement succomber…
Ah, une idée dingue venait de s'immiscer dans son esprit. Et si… Et si son capitaine tentait de le sortir de là, il pourrait appeler ça un antidote, non ? Un rire amer franchit ses lèvres, attirant l'attention de la panthère qui cessa de dévorer ses flancs. Il devait le prendre pour un cinglé à rire comme ça. Il passa une main distraite dans les courts cheveux bleus, non, c'était déjà foutu. Le venin de la bête l'avait fait prisonnier, pas même le plus preux des chevaliers avec une pée en or ne pourrait le sortir de là.
Il était pourri jusqu'à la moelle. Le pire ? Il aimait ça.
Huh, si je vous disais que je n'arriverais probablement jamais à voir l'AoKi de façon… Joyeuse, je vous étonnerais ? En plus j'ai pas pu m'empêcher de sous entendre du KiKasa, parce que Kasamatsu est tellement un sauveur parfait, et peut-être pas si impuissant que le blond pourrait le penser… Huh, ça annonce une suite ça, non ? J'attends vos avis 8D *file*.
Nataku Makuraka, Hérissonne RedBullisée de Service.
