Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas (et heureusement pour les personnages).

Rating: M (Hmmmm oui! xD)

Avertissement: Présence d'un couple H/H. (Eh non Célaici, ça ne veut pas dire Hale/Hale xD)

Note de l'auteur: Voilà le nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira!

Bonne lecture!


Lorsque Scott et Stiles retournèrent au hangar pour rejoindre la meute, le bêta fit signe aux autres de ne pas poser de questions. Melissa décida qu'il était temps pour elle de retourner chez elle pour finir sa grasse matinée malgré l'heure du déjeuner qui approchait et elle invita Stiles à venir lui aussi.

L'hyperactif accepta et ils quittèrent tous les trois le hangar. Arrivés chez les McCall, ils s'installèrent devant la télé en discutant.

Stiles passa toute la journée avec eux et ne rentra chez lui qu'en début de soirée.

-Salut p'pa.

-Bonsoir fiston. Ton week-end s'est bien passé?

-Ouais, ça peut aller.

-Tu n'as pas trop embêté Melissa j'espère?

-Je suis un ange.

-Mais oui, dis ça à d'autres, rétorqua le shérif en mettant une pichenette sur le front de Stiles. Tiens, tu es sûr que ça va?

-Bien sûr, mentit l'adolescent avec un sourire innocent, pourquoi ça n'irait pas?

-Je ne sais pas. C'est un sentiment comme ça... Tu es vraiment sûr?

-Oui papa. Je suis juste fatigué à cause du week-end chargé que j'ai passé. Je vais me coucher.

-Et le dîner? Demanda l'aîné alors que Stiles montait déjà les escaliers d'un pas lent.

-Je n'ai pas faim.

Le shérif regarda la silhouette de son fils disparaître à l'étage puis il retourna à ses activités. Il avait promis de lui faire confiance.

-PS-

Stiles attendit Peter toute la nuit. Mais le loup-garou ne vint jamais.

-PS-

Peter hésita pendant des heures. Il vint et resta derrière la maison des Stilinski jusqu'à ce que le sommeil emporte Stiles. Mais il ne lui donna aucun signe de présence. La colère et la peine étaient légèrement retombées et il s'était rendu compte qu'il était peut-être allé trop vite en déduction. Cependant il prit la décision de garder ses distances pendant quelques jours pour vérifier si en effet l'adolescent avait quelqu'un dans sa vie avant d'aller lui parler.

-PS-

La matinée du lundi se passa tout à fait normalement. Le temps se rafraîchissait et on commençait à sentir que l'hiver arrivait.

Scott distrayait son meilleur ami comme il le pouvait mais rien n'atteignait Stiles. Il était dans sa bulle de chagrin et rien ne l'en faisait sortir.

A la pause de midi, il prit sa première initiative de la journée et demanda des nouvelles de Lydia qui était amorphe et muette depuis son arrivée au lycée.

-Elle est comme ça depuis l'attaque, expliqua Jackson, Elle ne dit presque rien. J'ai peur que ce soit irréversible.

-Je vais faire de mon mieux pour trouver ce qu'il se passe, promit Stiles en regardant la rousse avec inquiétude. J'ai laissé un bestiaire à Derek pour qu'il cherche aussi dans la journée. Peut-être qu'il trouvera quelque chose aujourd'hui.

-On pourrait aussi demander à mon patron, intervint Scott.

-Tu crois qu'il accepterait de nous aider? Demanda Boyd.

-Bien sûr, répondit Isaac. Il nous aidera, c'est sûr.

-Mais pourquoi il nous donnerait un coup de main à nous? Dit Erica, Je ne vois pas pourquoi il ferait quelque chose pour nous.

-Il offre son aide à tous ceux qui en ont besoin, fit Stiles avec un air sombre en repensant à Peter. Et même à ceux qui n'en veulent pas.

-Qu'est-ce que tu veux dire? Demanda Scott surprit.

-Rien. Il faudra que tu lui demandes aujourd'hui de nous aider.

-Ouais, je vais faire ça.

Le sujet fut clos et leur conversation repartit sur des choses plus gaies.

-PS-

A quelques mètres de là, Peter regardait Lydia avec attention. Serait-ce possible que... Non, ça n'existe plus. Les chasseurs les ont toutes exterminé. A moins que... Oh, et puis ce n'est pas mon problème. Stiles est intelligent, il trouvera bien avant qu'il ne soit trop tard.

Le loup-garou quitta la rousse du regard et observa Stiles qui triturait mollement sa nourriture du bout de sa fourchette. Scott essayait en vain d'encourager l'hyperactif à se nourrir mais rien n'y faisait.

-Stiles...

Est-ce que c'est à cause de moi?

L'adolescent baissa la tête durant tout le reste du déjeuner et ne laissa s'échapper aucune parole.

Je ne comprends plus rien... Que dois-je faire?

-PS-

Scott tenta de joindre Deaton toute l'après-midi sans résultat. Il tombait sur le répondeur de son patron à chaque essai et commençait à s'inquiéter.

-J'irais à la clinique après les cours.

Stiles hocha la tête mais ne dit rien. Il poussa un soupir et leva ses yeux vers le ciel chargé de novembre. Le temps se dégradait de plus en plus.

-PS-

Derek accueillit ses bêtas avec un air sombre. Il ne fit aucune remarque sur l'absence de Scott ni sur les recherches non-abouties de Stiles au plus grand soulagement de tout le monde. Lydia s'était un peu déridée durant l'après-midi et allait beaucoup mieux qu'avant. L'Alpha demanda des nouvelles à Jackson qui lui fit un compte-rendu des symptômes de sa petite-amie.

-On a dû se tromper quelque part, dit-il en arrivant derrière Stiles qui lisait le bestiaire des Argent. Elle a quelques symptômes d'une victime des fées.

-Je sais, tout va dans ce sens mais ça ne colle pas. Par exemple leurs yeux. C'est ce que Lydia a le plus décrit et ça ne correspond pas à ceux des fées. Il nous manque quelque chose.

-Scott nous apprendra sûrement quelque chose là-dessus en revenant de chez Deaton, intervint Isaac.

-Espérons...

-PS-

Scott fut surprit de voir l'affiche de fermeture sur la porte d'entrée et il fit le tour du bâtiment pour utiliser la porte de derrière. Il déverrouilla l'entrée et sentit immédiatement une odeur familière dans la clinique. Mais pas celle à laquelle il s'attendait.

-Merci, dit la voix assourdie de Peter qui se trouvait dans le bureau du vétérinaire.

-Faites bien attention à vous Peter. Et je suis encore désolé de ne pas pouvoir vous aider. Si vous avez besoin de quoi que ce soit pour...

-Non, je pense que ça va aller.

-Vous n'allez rien faire, n'est-ce pas? Je le vois dans vos yeux. Vous allez vous laisser mourir.

-J'ai été naïf de croire que je pourrais m'en sortir. C'est mieux que je mette fin à mes jours avant de faire du mal.

-Si c'est ce que vous croyez être juste, je serais là pour vous aider. Mais il faudra agir avant la prochaine pleine lune.

-Oui. Je sais.

-Réfléchissez-y encore avant de prendre votre décision. Revenez me voir dans trois jours pour me donner votre décision.

-Si vous le souhaitez.

Scott ressortit du bâtiment le plus silencieusement possible et referma la porte à double tour avant de prendre son scooter pour retourner au hangar.

-PS-

-Alors? S'exclama Erica quand Scott arriva, il sait quelque chose?

-Je n'ai pas eu l'occasion de lui parler.

-Et tu faisais quoi pendant tout ce temps? S'énerva Jackson.

-Derek, est-ce que tu as des nouvelles de Peter? Demanda Scott en ignorant la remarque du blond.

-Pourquoi cette question?

-Non, pour rien.

Le mensonge de Scott fut perçut par tous les loups-garous présents mais aucun n'insista. Peter n'était pas leur principal souci. Stiles, lui, n'avait bien sûr pas entendu le rythme cardiaque de son ami changer mais il le connaissait tellement bien qu'il sut tout de suite qu'il cachait quelque chose. Et le fait que cela concerne Peter l'intéressait d'autant plus.

-PS-

Avant que Scott ne rentre chez lui, Stiles l'interpella.

-Je peux te parler deux minutes?

-Y a un problème?

-Non, c'est à propos de ce que t'as dit tout à l'heure en arrivant. Sur Peter...

-Ah, ça...

-Pourquoi t'as parlé de lui? Tu l'as croisé chez Deaton?

-Ouais, avoua le bêta gêné. Je les ai surprit en pleine conversation. Mais ils ne m'ont pas capté.

-Et ils disaient quoi?

-Je crois que tu avais raison à propos de lui. Il n'est pas comme on le croit.

-Pourquoi? Crache le morceau au lieu de me donner un mot après l'autre, s'impatienta Stiles. De quoi ils parlaient?

-Peter veut se suicider.

L'humain recula de quelques pas en titubant. Il s'adossa contre sa Jeep pour ne pas tomber à la renverse.

-Apparemment il ne veut plus faire de mal, continua Scott qui n'avait pas vu la réaction de son ami. Deaton accepte même de lui donner son aide pour mourir. Ils vont le faire dans trois jours si Peter ne change pas d'avis. Tu crois que Derek est au courant?

-Non, répondit Stiles en cherchant désespérément la poignée de sa portière dans son dos.

A demain.

L'hyperactif se précipita dans sa Jeep et quitta le quartier en un instant.

-Je ne comprends plus Deaton. Un coup il veut l'aider et l'autre il veut le tuer.

Lorsqu'il arriva à la clinique, il entra directement dans le bureau du vétérinaire avec un air peu amène.

-Comment vous pouvez accepter ça?! S'exclama Stiles en plaquant ses mains sur la table de travail qui le séparait de Deaton. La dernière fois vous sembliez prêt à l'aider et maintenant vous voulez le tuer?

L'homme enleva calmement ses lunettes sans montrer le moindre signe de surprise.

-Je ne pensais pas que tu serais au courant si tôt.

-C'est tout ce que vous trouvez à me répondre? S'écria l'adolescent hors de lui. Vous n'avez pas le droit de faire ça! Vous devez le sauver, pas l'aider dans ses projets stupides!

-Peter est un adulte responsable. Il a le droit de faire ce qu'il veut de sa vie. S'il pense qu'il vaut mieux l'abréger, tu n'as aucun droit de l'en empêcher.

-Mais il n'a pas le droit de mourir!

-Bien sûr que si. On a tous le choix de vivre ou non. S'il choisit la mort, qui es-tu pour l'en priver?

-Mais moi je l'ai-

Stiles mit une main devant sa bouche avant de finir sa phrase. Deaton sourit.

-Tu devrais le lui dire dans ce cas.

-Lui dire quoi? Rétorqua l'adolescent de mauvaise foi, je ne vois pas de quoi vous parlez.

-Stiles, tu n'as pas besoin de jouer à ce jeu avec moi. Je sais très bien ce qu'il se passe. Tu devrais lui en parler.

-Vous êtes fou. Il veut déjà se suicider alors si je rajoute ça il va vouloir le faire encore plus vite.

-Stiles, soupira Deaton. Pourrais-tu rester sérieux une seconde? Tes sarcasmes ne servent à rien avec moi. Tu as peur d'être rejeté, c'est tout.

-Faut me comprendre aussi! S'emporta le plus jeune, on me rejette à chaque fois!

-Mais Peter n'est pas tout le monde.

-Je sais mais merde! Je ne vois même pas pourquoi je parle de trucs comme ça avec vous. C'est trop bizarre, j'me casse.

L'adolescent joignit le geste à la parole et partit en coup de vent.

-Et moi qui m'étais dit de ne pas interférer dans leurs histoires de cœur...

-PS-

-Nan mais c'est vrai ça! Il veut le tuer, je vais pas lui parler de ça à lui! Et puis l'autre qui ne vient pas me voir. Je te déteste Peter Hale! Si tu ne m'ouvre pas ta porte tout à l'heure je fais un scandale!

Stiles donna un brusque coup de frein en arrivant devant l'appartement de Peter. Il remonta l'allée avec des pas furieux et s'apprêta à assassiner le bouton de la sonnette de l'appartement du loup-garou quand le concierge arriva derrière lui avec son courrier.

-Tu viens voir m'sieur Hale?

-Oui, il est là?

-J'sais pas. Mais va pas tarder à pleuvoir, j'peux te faire entrer si tu veux.

-Merci beaucoup.

Rodriguez laissa Stiles entrer puis rentra chez lui sans plus se soucier de l'adolescent.

-S'il n'ouvre pas, je défonce la porte.

Il appuya brièvement sur la sonnette et tendit l'oreille. Il entendit des bruits de pas derrière la porte mais personne ne vint lui ouvrir. Il sonna encore une fois. Quelqu'un pesta et se rapprocha de l'entrée.

-Oui, oui, j'arrive.

Peter entrouvrit la porte puis la referma d'un coup sec. Stiles, abasourdit, garda la bouche grande ouverte en regardant la porte close devant lui.

De l'autre côté, Peter se colla dos à la porte en paniquant.

Je fais quoi, je fais quoi, je fais quoi... Il a dit quoi Deaton déjà?

-Peter, si tu n'ouvres pas cette porte je fais un scandale.

-Rentre chez toi, répondit le loup-garou nerveusement.

-Pas avant d'avoir une explication.

-Il n'y a rien à expliquer. Je suis infréquentable. C'est tout.

-Je vais crier, prévint Stiles.

-Non, non, non, arrête, paniqua l'aîné, j'ai déjà assez de problèmes avec le voisinage.

-A trois je te jure que je crie. Un... Deux...

Peter ouvrit la porte en grand et tira Stiles à l'intérieur.

-Tro-Ah!

-Tu es la personne la plus insupportable que je n'ai jamais rencontré, dit le bêta en claquant la porte avec violence. Je n'ai pas été assez clair la dernière fois ou t'es juste bouché? Je ne veux plus que tu viennes me voir.

-Pourquoi?

-Parce que je pourrais te faire du mal.

-Pourquoi?

-Parce que je n'ai plus le contrôle.

-Pourquoi?

-Si tu répètes encore une fois ''pourquoi'' je te jette par la fenêtre.

-Pour-Aïe! Tu m'as fait mal espèce de brute!

-Alors pars si ça ne te plaît pas.

-Non.

-Tu aimes harceler les gens ou c'est juste une impression?

-C'est juste toi.

-Pourquoi?

-Tiens, t'as vu comme c'est frustrant? Je ne vais pas te répondre exprès pour t'emmerder.

Peter fit mine de rouvrir la porte mais l'hyperactif bloqua le passage.

-Je ferais barrage jusqu'à ce que j'aie toutes les réponses que je veux.

-Stiles, je vais perdre patience.

-Si tu réponds à mes questions, je te laisse tranquille c'est promit.

Le loup-garou soupira de lassitude et hocha la tête au prix de grands efforts.

-Vas-y.

-Pourquoi es-tu allé voir Deaton tout à l'heure?

-Comment tu sais ça?

-Réponds juste à ma question.

-Je voulais savoir s'il connaissait un autre moyen de m'aider.

-Et il y en a un?

-Non.

-Alors utilise l'autre!

-Non.

-Utilise l'autre, insista Stiles.

-Non!

-Tu dois- Hum!

Le choc entre leurs lèvres fut brutal et inattendu. Peter avait agi à l'instinct. Au pur instinct animal. Il accentua la pression puis attrapa Stiles par le col avant de le jeter dehors. Il referma la porte à double tour et frappa son poing contre le mur. Merde.

-PS-

Stiles cligna plusieurs fois des yeux sans bouger ni respirer. Il leva lentement sa main et toucha ses lèvres avant de la baisser pour se pincer le bras.

L'adolescent bifurqua vers la cage d'escalier dans un état second.

-PS-

-Qu'ai-je fait? Je suis le pire crétin de la Terre, grommela Peter. J'enchaîne boulette sur boulette.

Et d'où a-t-il su pour cette après-midi? Deaton a vendu la mèche? A quoi est-ce que ça pourrait lui servir d'en parler à Stiles? J'ai bien compris qu'il ne voulait pas que je meurs mais...

Peter grogna de frustration.

Plus tôt dans l'après-midi, Beacon Hills, Clinique vétérinaire.

Deaton ne se retourna même pas vers Peter lorsque celui-ci entra dans sa salle d'opération pendant qu'il s'occupait d'un de ses patients canin.

-Bonjour Peter.

-Personne n'arrive jamais à vous surprendre, n'est-ce pas?

-Pratiquement personne en effet. Et puis je m'attendais à ce qu'un de vous deux vienne me voir.

-Un de nous deux?

-Bien sûr. Je n'aurais pas parié sur vous par contre. Vous pouvez vous asseoir, à mon avis nous en auront pour un moment.

Peter s'assit dans un coin de la pièce et observa le vétérinaire s'occuper du chien blessé. Il y eut un long silence.

-La réponse à votre question est non, dit enfin le vétérinaire.

-Je ne l'ai pas encore posé.

-Elle est tant évidente.

-Vous êtes une énigme vivante.

-Vous aussi.

-Ah oui? Je ne vois pas exactement de quoi vous parlez, dit le loup-garou d'une voix étonnée.

-Vous savez comment faire pour vous en sortir, vous en avez l'opportunité mais vous ne faîtes rien. Pire, vous tentez de tout gâcher.

Peter fronça les sourcils.

-Je ne gâche rien du tout. Tout est déjà foutu d'avance! Ça ne sert à rien de s'acharner. Je suis impulsif, je n'arrive pas à garder mon sang froid. Il faut toujours que je dise le mot de trop, que je fasse le geste qu'il ne faut pas.

-Vous croyez? Demanda Deaton avec un sourire en coin.

-Que voulez-vous dire par là?

Seul un sourire mystérieux lui répondit.

Il ne répondra pas.

-Toute cette histoire semble beaucoup vous amuser.

-M'amuser? Non, je prends tout ça très au sérieux. Votre sœur était une très bonne amie. Il faut bien que j'aide son frère si j'en ai la possibilité.

-Vous étiez ami avec Talia?

-Oui, elle m'était très chère, ajouta Deaton doucement. Une femme extraordinaire.

-Elle vous manque?

-Elle manque à tous ceux qui la connaissaient.

-Vous avez raison.

Le vétérinaire caressa le flanc du chiot dont il s'occupait.

-Ne perdez pas espoir trop vite.

-Je vais essayer. Il est temps que je m'en aille. J'ai déjà trop abusé de votre temps. Merci.

-Faites bien attention à vous Peter. Et je suis encore désolé de ne pas pouvoir vous aider. Si vous avez besoin de quoi que ce soit pour...

-Non, je pense que ça va aller.

-Vous n'allez rien faire, n'est-ce pas? Je le vois dans vos yeux. Vous allez vous laisser mourir.

-J'ai été naïf de croire que je pourrais m'en sortir. C'est mieux que je mette fin à mes jours avant de faire du mal.

-Si c'est ce que vous croyez être juste, je serais là pour vous aider. Mais il faudra agir avant la prochaine pleine lune.

-Oui. Je sais.

-Réfléchissez-y encore avant de prendre votre décision. Revenez me voir dans trois jours pour me donner votre décision.

-Si vous le souhaitez.

-Faites-le réellement. Il souffrirait énormément de votre disparition.

-Les conversations avec vous sont vraiment perturbantes. Vous semblez tout savoir mais vous ne parlez jamais clairement.

-Je vais vous parler clairement dans ce cas, commença Deaton en se levant, Vous aimez Stiles. Vous voulez vous donner la mort parce que vous refusez d'entamer une relation avec lui à cause de votre âge et de votre nature alors que c'est la seule chose qui peut vous sauver. Il vous faut une ancre. Et vous savez pertinemment que c'est ce garçon. Vous gâchez votre chance en vous cachant derrière vos problèmes de contrôle et vous faites souffrir Stiles en le faisant.

-C'était peut-être un peu trop cru finalement.

Deaton soupira.

-Peter, écoutez-moi au moins une seule fois dans votre vie. Foncez. Déclarez vos sentiments à Stiles.

-Mais-

-Il vous aime Peter. Alors n'hésitez pas. Je sais que ce n'est pas à moi de vous le dire mais il vous aime et n'attend que vous. Je vous le dit parce que je sais que sinon vous allez vous défiler et faire une énorme bêtise.

-Je suis trop rustre, je ne sais pas faire ce genre de chose.

-Je ne suis pas une agence matrimoniale. Faites comme vous le sentez mais ne soyez surtout pas autoritaire ou brutal. Contenez-vous un peu.

-Je- Je vais essayer. Merci.

-Revenez me voir si vous avez besoin d'aide.

-Bonne soirée.

-A vous aussi.

Quelques temps plus tard, Beacon Hills, Appartement de Peter Hale.

Surtout pas autoritaire et brutal? Bien sûr que fait Peter? Il fonce comme une bête en rut sur une proie particulièrement intéressante. Je suis irrécupérable.

-Mais quel abruti. Demain je me rattraperais. J'irais le voir et je m'excuserais. Voilà. Bon programme.

-PS-

-Je ne comprends plus rien, marmonna Stiles. Et c'était quoi ça!?

Il se frappa le crâne contre sa tête de lit à plusieurs reprises.

-J'imaginais pas mon premier baiser comme ça. Il était vraiment sur les nerfs. J'espère qu'il ne me fait pas la gueule.

Stiles reçu un sms de Scott.

De Scottie à moi:

«Toujours pas de prince charmant en vue?»

De moi à Scottie:

«Non, le baiser n'a pas marché.»

Son portable sonna et il vit le prénom de son meilleur ami s'afficher à l'écran.

-Eh merde. Je voulais pas dire ça.

Ne voulant pas qu'un loup-garou déchaîné défonce sa fenêtre, Stiles décrocha.

-«Comment ça le baiser?!», cria Scott à l'autre bout du fil.

-T'es pas obligé de crier, je suis pas sourd. Et puis c'était juste pour rester dans le thème des contes de fées. Il s'est rien passé, mentit l'adolescent en se calant contre ses oreillers.

-«C'est quoi ce mensonge?»

-C'est pas un mensonge. On s'est juste prit le bec.

-«Ah! Tu vois-»

-Pas dans ce sens-là! On s'est disputé quand je suis allé le voir.

-«Je t'avais dit d'attendre un peu avant d'y aller.»

-Eh ben tu me connais. J'en fais qu'à ma tête.

-«Et il t'a donné quelle explication pour votre prise de tête de dimanche?»

-Hum...Il est...disons...un peu caractériel et lunatique. Ce n'était pas contre moi. C'était juste...comment dire? J'étais là au mauvais moment. Bref. J'irais le harceler demain soir.

-«Vous vous êtes pas réconciliés tout à l'heure?»

-Euh...

-«Tu me caches quelque chose.»

-Non! Y a rien. C'est juste qu'on a pas eu le temps pour tout s'expliquer et je...euh...

-«Stiles. Je vais peut-être te paraître lourd mais et si on reparlait du baiser du prince charmant?»

-Je dois raccrocher...

-«Si tu fais ça, je viens tout de suite chez toi.»

-Non, c'est bon.

-«Allez, dis-moi tout.»

-Moi tout.

-«Je suis pas d'humeur pour tes blagues à deux balles. Dis-moi ce qu'il s'est passé.»

Stiles soupira. Il préférait le dire par téléphone que face à face.

-Bon okay. Il se pourrait... qu'il ait hypothétiquement fait un semblant de premier pas et qu'il m'ait éventuellement un peu...euh... montré un possible attrait.

-«Et en plus clair?»

-Oui, il m'a embrassé. Mais c'était peut-être parce que je parlais trop aussi. C'est possible qu'il ait comprit que je l'aimais et il en a profité pour me faire taire pour de bon. Oh non, tu penses que c'est ça? Je l'énervais trop alors il a fait un truc aussi... bas que ça pour avoir la paix?

-«Tu devrais te calmer.»

-Mais tu crois que je pourrais avoir raison? Il pourrait être un tel salaud?

-«Arrête de flipper. T'es entrain de te faire un film. D'après ce que tu me dis sur lui depuis le début, je dirais plutôt qu'il n'est pas très doué en démonstration sentimentale. Il sait juste pas comment faire avec toi.»

-Si seulement t'avais raison...

-«Je suis sûr et certain qu'il viendra te voir demain.»

-Sinon c'est moi qui viens le chercher par la peau des fesses.

-PS-

Aucun des deux ne put dormir cette nuit-là. L'un à cause de son geste et l'autre parce qu'il ne savait pas pourquoi Peter l'avait fait.

-PS-

-Je suis crevé, gémit Stiles en s'asseyant à côté de Scott. J'ai pas réussi à dormir.

-Moi j'ai dormi comme un bébé.

-Faux frère. Sois un peu compatissant.

-Mais je compatis, se défendit le bêta avec un sourire moqueur, à ma manière.

Stiles aperçu Lydia entrer dans la salle de classe et il lui fit un signe de la main. Elle lui répondit par un sourire qui le rassura.

-Lydia a l'air d'aller mieux.

-Mouais. Il lui fallait juste un peu de temps, répondit Scott.

-Et beaucoup d'amour, se réjouit Erica derrière eux, Jackson n'a jamais été aussi attentionné avec elle.

Stiles n'écouta pas la suite de la tirade de la blonde. Un élément lui était revenu. «Et beaucoup d'amour», l'hyperactif avait lu quelque chose là-dessus dans le bestiaire mais il ne se rappelait plus quoi.

Stiles nota son idée sur sa main pour ne pas l'oublier. Il vérifierait ce soir.

-PS-

-C'est impressionnant. Je ne comprends pas ce qui a bien pu se passer monsieur Hale.

-Moi non plus, mentit Peter assis en face de son médecin.

-On peut dire que vous avez beaucoup de chance d'avoir si bien récupéré. Mais comment votre visage a-t-il bien pu...?

-Je suis allé voir un ami chirurgien.

-Il a fait du très bon travail, s'extasia l'humain en palpant le côté gauche du visage du loup-garou. Vos résultats sont excellents. Votre dossier me paraît tout à fait encourageant pour votre réinsertion.

J'espère bien.

-Je vais m'occuper de remplir tous les formulaires puis je vous les enverrais pour que vous puissiez les mettre dans votre dossier.

-Merci monsieur Lee, dit Peter en se levant pour serrer la main du médecin.

Il prit congé de l'humain et quitta l'hôpital de Beacon Hills où il venait de passer une batterie de test inutiles de son point de vue mais important pour la loi. Quand son dossier sera traité, il pourra enfin vivre comme un homme normal. Plus besoin de travailler au noir, plus besoin de se cacher. Il sera indépendant et retrouvera une vie normale. Enfin aussi normale qu'une vie de loup-garou puisse l'être.

Maintenant direction le notaire. Je vais finir par vivre là-bas si ça continu.

-PS-

Derek frappa violemment du poing sur la table où étaient étalés tous les documents que la meute avait réussi à rassembler sur leur ennemi et sur les victimes.

L'Alpha ne supportait pas d'être impuissant face à cette situation de crise. Un membre de sa meute avait été attaqué et il ne pouvait rien pour l'aider à aller mieux.

En plus un véritable fossé s'était creusé entre lui et Stiles sans qu'il ne sache quoi faire pour le faire disparaître. Il voyait bien que l'adolescent s'éloignait de plus en plus de lui et qu'il l'évitait même à certaines occasions.

-Il va me rendre fou.

Derek secoua la tête pour se remettre les idées en place puis partit prendre sa veste en cuir. Il devait prendre l'air. Et surtout, il devait aller voir quelqu'un qui pourrait l'aider. Deaton.


Verdict? Bon? Pas bon?

Et voili voilu! Je sais, vous me détestez encore. Moi je vous aime tout fort par contre! :D

GROS POUTOUS BIEN BAVEUX et à bientôt!