Elle esquisse un léger sourire. D'une main douce, elle caresse passablement ses cheveux blonds hérissés qui dépassent par-dessus la couette. Elle lui ôte ensuite le drap recouvrant son visage. Ce dernier pousse un grommellement mécontent et se rabat immédiatement sous sa couverture. Il ne supporte pas la lumière quand il dort. Elle éteint la veilleuse. Elle se penche vers lui et s'empare de ses lèvres tendrement, avant de poser sa tête sur son buste. Elle ne tarde pas à sombrer dans le sommeil, le cœur serré.

Il pose délicatement sa tête sur l'oreiller, tout en s'assurant de ne pas la réveiller. Il se dirige furtivement vers l'armoire, pour en sortir un tee-shirt et un pantalon qu'il se dépêche d'enfiler. Il referme délicatement l'armoire. Il s'empare de ses clés déposées sur la commode, tout en jetant des regards furtifs vers sa compagne. Son genou droit se heurte malencontreusement au meuble. Forte heureusement pour lui, le bruit n'a pas réveillé son épouse. Il se retient de crier en se mordant les lèvres et sort de la pièce.

Le grincement de la porte d'entrée lui fait comprendre qu'il vient de quitter l'appartement. Elle se couvre d'un drap et marche silencieusement vers le salon. Adossée à sa fenêtre, elle observe impuissante son époux s'éloigner de l'immeuble. Elle le voit s'arrêter brusquement et se retourner vers leur appartement. D'un mouvement rapide, elle s'empresse de fermer les rideaux de peur que ce dernier ne l'aperçoive. Lorsqu'elle les a ré-ouvert une minute plus tard, ce dernier a disparu dans l'horizon.

Elle éclate en sanglot sans qu'aucune larme ne s'échappe de ses émeraudes, et se laisse écrouler sur le sol. Malgré la forte pluie qui s'abat sur la ville, Naruto ne peut s'empêcher de reprendre son rituel nocturne qui l'a pourtant délaissé trois année plutôt.

Sakura se traîne jusqu'à sa table de chevet. Elle s'empare de son téléphone et compose le numéro de sa meilleure amie, mais elle ne décroche pas. Sans doute est-elle entrain de dormir dans les bras chaleureux de son mari, alors qu'il est. Elle l'envie presque.

Assis sur une chaise à bascule, un stylo à la main et éclairé par la faible lumière d'une bougie, Sasuke relit pour la énième fois le fax envoyé par son épouse. Le jeune Uchiwa est très inquiet par la décision de sa compagne.

Tous les ans, la famille Uchiwa se rend à Konoha pour les fêtes et pour profiter de leur famille ainsi que de leurs amis. Tous les ans, sa femme essaye d'éviter au mieux tout contact que ce soit avec les Uzumaki.

Pourquoi maintenant, se demande-t-il. Elle n'a cessé de maudire les Uzumaki depuis toutes ses années. Prononcer leur nom à la maison était devenu un véritable tabou.

Le jeune homme s'est toujours demandé et se demande encore si son épouse a pu enterrer son passé. Il l'imagine mal retourner dans les bras de son ex amant, chose qu'elle aurait pu faire sept années plutôt en apprenant qu'elle était enceinte de Naruto. Mais Hinata a tout simplement coupé les ponts avec les Uzumaki sans pour autant avoir pu se détacher de leur passé désastreux. Elle ne gardait en elle que la trahison de ses amis.

D'aussi loin qu'il se souvienne Hinata essayait de fuir tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à Naruto.

Leur rencontre à Kiri n'a été qu'un fruit du hasard, d'autre préférerait dire qu'il s'agissait là d'un coup du destin. Il se souvient de leur rencontre comme si c'était hier.

La jeune femme venait juste d'arrivée à Kiri, probablement à la recherche d'un appartement. Enfin, c'est ce qu'il avait supposé en remarquant l'énorme valise qu'elle traînait derrière elle, avec tant de difficulté dans le café de Taka. Ses cheveux étaient enroulés dans un bandeau noir et des grosses lunettes de soleil cachaient ses yeux. Elle portait une tunique noir, un corsaire noir et elle chaussait des sandales noirs.

Pour résumé, elle était vêtue de noir de la tête au pied. Ce fut d'ailleurs ce qui avait retenu son attention et celle des clients de Taka.

Elle avait pris place devant le bar. Trois tabourets vides les séparaient l'un l'autre et elle semblait ne pas l'avoir remarqué. Elle sortit un journal de son sac à main. A peine l'eut-elle ouverte que des larmes s'échappèrent de ses yeux, éclaboussant le journal. Elle ôta légèrement ses lunettes, puis essuya ses larmes. Elle remit ses lunettes aussitôt. Ses larmes s'échappèrent de plus belle et ne semblaient pas vouloir s'estomper. Elle se débâtit avec elles avec la paume de sa main, mais en vain.

Une petite fille coiffé d'un bandana rouge, âgée de dizaine d'année environ, quitta sa table et vint au près d'elle lui présentant son mouchoir. Elle lui répondit par un léger sourire. Elle secoua légèrement la tête et essuya de nouveau ses larmes avec la paume de sa main. Elle remercia la petite fille de son geste, lui faisant signe d'aller rejoindre ses parents. Elle ne bougea pas d'un pouce et lui présenta à nouveau son mouchoir.

Des regards curieux s'étaient retournés vers elle et attendaient tous de voir sa réaction. La jeune femme se résigna alors et prit le mouchoir que lui offrait la petite fille. Elle hocha la tête en guise de remerciement.

Elle s'appelait Hana, lui avait-elle dit avant d'aller rejoindre sa famille, le sourire aux lèvres.

Jugo lui offrit du café. Elle repoussa la tasse de café et commanda du sake à la place. Son ami fit la sourde oreille et partit prendre la commande de ses clients.

Trop intrigué par le comportement de la jeune femme, mais surtout pas sa chevelure bleuté qui lui semblait familière, Sasuke n'aperçut guère le regard curieux que lui lançait Suigetsu.

Le jeune homme s'était empressé de quitter son comptoir pour venir le taquiner.

-Eh bien ! Mon cher Sasuke ! Cela ne te ressemble pas de fixer la clientèle de cette façon. Tu ne serais pas tomber sur son charme par hasard !

A l'entente de son prénom, la jeune femme s'était soudainement retournée vers lui, le visage complètement décomposé. Elle avait poussé un grommellement incompréhensif avant de prendre la fuite. On aurait cru qu'elle était poursuivit par le diable en personne. Le diable n'était autre que lui à son grand désarroi.

-Sale pervers ! Voilà ce qui arrive à forcer d'observer de trop près les jolies clientes. Si tu continues ainsi tu risques de nous faire perdre toute notre clientèle et ce n'est pas bon pour les affaires…

Suigetsu remarqua la valise de la jeune femme et la rapporta à Sasuke. Il lui intima l'ordre d'aller le lui rendre et de s'excuser au près de la jeune femme. Le jeune Uchiwa lui lança un regard noir avant de lui arracher la valise des mains.

Il partit à la recherche de la jeune femme et l'aperçut entrain de héler un taxi devant le salon de café. Il s'approcha d'elle et lui rendit sa valise. Cette dernière avait ôté ces lunettes et il put enfin voir clairement son visage. Ses yeux lavande étaient embués par les larmes.

A peine eut-il prononcé son prénom, qu'Hinata s'était évanouie dans ses bras. Il secoua la jeune femme mais celle-ci ne semblait pas vouloir se réveillée. Une passante lui prêta sa bouteille d'eau. Il lui en aspergea un peu sur le visage. Elle finit enfin par ouvrir les yeux. Sasuke rendit son bien à la passante et la remercia.

A peine eut-elle repris ses esprits qu'Hinata se dégagea de ses bras. Elle le remercia de lui avoir remise sa valise et entreprit de partir.

-Où est Naruto, lui demanda soudainement Sasuke. Pourquoi t'a-t-il laissée seule dans cette ville inconnue.

Il fût surpris de voir s'écouler des larmes sur les yeux de la jeune Hyuga. La jeune femme préféra ignorer sa question et héla plutôt un taxi qui arrivait dans sa direction. Le taxi-man s'arrêta devant elle. Hinata plaça sa valise dans le coffre. Alors qu'elle montait dans la voiture, Sasuke lui tînt fermement le bras puis fit signe au chauffeur d'aller faire un petit tour et de revenir dans quelques minutes.

Sasuke traîna la jeune femme derrière le café de Taka, loin des regards indiscrets des passants.

La jeune femme tenta de s'enfuir mais en vain. Sasuke était plus fort que lui. Elle s'assit finalement sur la chaise qu'il lui présentait.

-Je te le redemande une deuxième fois, où est Naruto.

Hinata gardait le silence et fixait le ciel. Elle se mordait la lèvre. Ses yeux tremblaient.

-Hinata, serait-il arrivé quelque chose à ton mari ?

Elle secoua la tête tout en fixant le ciel. Des gouttes d'eau s'échappèrent de ses yeux. Elle les essuya aussitôt à l'aide du mouchoir que lui avait offerte la petite Hana.

-Tu n'es donc pas au courant, dit la jeune femme. Naruto et moi n'avons pas pu nous marier.

- Comment ça ? Cela fait une semaine à peine qu'il me cassait les oreilles avec votre mariage ?

- Il… Il

- Il quoi ? Tu vas parler bon sang !

- Il a eu un accident, sanglote-t-elle. Naruto a été renversé par un chauffard.

- Qu'est-ce-que tu racontes ? Si c'est une blague, franchement elle est de très mauvais goût.

-Je suis désolée. Naruto n'est plus de ce monde, avait-elle finit par dire avant de s'effondrer en larmes.

Sasuke avait sentit le ciel s'effondrer sur ses pied ce jour-là. Naruto était son meilleur, la seule personne qui pouvait le comprendre. Bien qu'ils ne furent pas du même sang, Naruto et lui étaient comme des frères.

Hinata considère Naruto comme mort allant jusqu'à imaginé les circonstances de sa mort, après qu'il l'ait abandonnée. Elle lui avait annoncé la nouvelle, les larmes aux yeux et il l'avait cru. Peut-être qu'il aurait fait la même chose, s'il avait été à sa place. Après tout ce qui s'est produite depuis leur rencontre à Kiri, Sasuke ne peut se résigner à donner son accord à son épouse pour qu'elle devienne la mère porteuse des Uzumaki sans en connaître ses réelles motivations. Mais refuser de le faire, ne reviendrait-il pas à dire qu'il n'a pas foie en son épouse ?

Assise au chevet de sa fille, Ino se demande encore si elle a prise la bonne décision. Sa petite Aiko fêtera ses six bougies dans à peine un mois. La jeune mère ne peut se résoudre à laisser partir sa fille à Taki. Ce serait une mauvaise idée qu'elle soit la seule fille du groupe. Kami seul sait quels mauvais tours, ces garçons lui joueront. Si seulement Temari accepte que sa fille Emi les accompagne.

Elle dépose un baiser sur son front. Elle s'excuse au près de sa fille, en espérant de tout cœur qu'elle lui pardonnera. Madame Inuzuka sort la valise d'Aiko sous son lit et commence à déballer ses affaires un à un.

Elle range ses vêtements dans le placard. Elle aperçoit tout au fond de la valise, une de leur photo de famille.

Ino s'affale sur le sol tenant fermement la photo. Celle-ci a été prise lors de son quatrième anniversaire. Aiko excitée comme une puce, ne pouvait tenir en place pour prendre la pause. Son père l'avait prise dans ses bras. Cette dernière se débattait dans ses bras. Père et fille étaient aussi têtus, l'un que l'autre. Aucun d'eux ne voulait capituler. La pauvre Ino coincée entre ses deux têtes de mule, essayait de les calmer avant que le photographe ne perde patience. Bien qu'elle n'appréciait pas trop l'idée que sa fille mange du chocolat vers la fin de l'après midi, Ino n'avait guerre le choix de faire autrement. Elle promit à Aiko du chocolat si elle restait calme. Son mari s'était retourné vers elle surpris. Elle hocha les épaules. Elle lui signifia qu'elle n'avait pas d'autre choix. Aiko restait suspicieuse. Sa mère la punissait à chaque fois qu'elle le voyait avec des chocolats dans les mains. Elle continua donc à se débattre dans les bras de son pauvre père, qui avait cru remporter la victoire. Il ordonna à sa femme de lui donner du chocolat car il était sous le point de craqué. Elle s'était exécutée de suite. Au final, sa fille avait eu le visage barbotée de chocolat dans la photo.

Une larme vient perler sur son visage. Ino refait la valise de sa fille et la range à sa place. Passer un mois au frais avec ses amis à Taki, loin des tensions que vivent ses parents, lui ferait un grand bien.

Les fils de Temari seront trop occupés à faire la sieste, pour la taquiner. Ceux de Tenten ne l'embêteront pas tant que leur cousin se tiendra debout à ses côtés. Après tout Setsu et Aiko se sont promis de rester souder comme le sont leur mère et père respectif.

Elle dépose un baiser sur le front de sa fille. Elle éteint la lumière de sa chambre, laissant la lampe de chevet allumée. Elle jette un dernier coup d'œil à Aiko avant de quitter la pièce.

Ino descend au salon. Son mari est affalé sur le sofa. Il regarde un match de football avec une bouteille de vin à la main. Deux cartons de pizza trainent au sol. Elle s'avance vers lui le cœur serré. Son téléphone portable est sur le sol. Il l'a probablement jeté par terre vu que sa couverture et sa batterie sont loin du portable. Elle les ramasse une par une. Elle allume son téléphone et remarque les appels en absence de Sakura.

-Tu aurais quand même pu me prévenir, au lieu de balancer mon téléphone, lance-t-il sèchement à son époux.

- Je ne suis pas le secrétaire de madame, répond-il froidement.

Elle ignore sa remarque.

- Aiko part pour Taka demain avec les jumeaux de Témari, se contente-t-elle de l'informer. Gara se rend à Suna demain et à proposé de les y déposer.

- Et c'est ce soir que tu me tiens au courant. C'est bien. Très bien. Tu prends des décisions sur notre propre fille et tu ne juges même pas bon de m'en informer avant. Je suis tout de même son père, bon sang s'exclame-t-il violemment.

Il envoie éclater sa bouteille de vin contre le mur. Il se rapproche doucement de sa femme. Cette dernière prend peur et recule. Son mari arrive à sa hauteur affichant un sourire cynique. Ses membres se cambrent à son contact.

-Elle n'ira nulle part, lui susurre-t-il à l'oreille.

Elle le repousse.

-J'ai déjà fait sa valise et je ne compte pas la défaire, lui répond-elle sèchement.

-Je m'en chargerais.

-Tu ne feras rien. Aiko est très excitée à l'idée d'aller à Taki. Si tu avais été présent à la maison ces deux derniers jours au lieu de passée tes journées chez ta maîtresse, tu l'aurais surement remarqué. Ne laisse pas notre problème personnel causer du tort à notre fille.

-Combien de temps sera-t-elle là-bas ?

-Un mois.

-Un mois ! Je suppose que pendant ce temps, tu vas te la couler douce avec ton peintre, lance-t-il froidement.

Ses yeux sont embués de larmes. Elle s'approche de lui. Elle lui caresse la joue.

-Je te l'ai dit. Je te le dis. Je te le redirai au tant de fois qu'il le faudra. Sai n'est qu'un ami, rien de plus. Il ne se passe rien entre nous !

- Jures-le !

- Je te le jure, mon amour. Tu es le seul qui compte à mes yeux. Je t'en supplie crois moi. J'aimerais tant que les choses redeviennent comme elles étaient. Je n'en peux plus de ces disputes incessantes.

- Moi aussi.

Ses bras encerclent sa taille. Il la ramène brusquement vers lui. Il le rassure. Elle sourit toute heureuse. Des larmes s'échappent de ses yeux bleus. Il secoue doucement la tête et essuie ses larmes. Il s'empare délicatement de ses lèvres. Elle ne sait plus ou mettre la tête : son cœur bat à tout rompre. Depuis combien de temps, n'a-t-elle pas ressentit la chaleur réconfortante de ses bras? Elle ne saurait le dire. Elle entoure sa nuque et vient se blottir sur son torse.

Il se dégage de son étreinte. Il le regarde d'un air cynique. Il saisit ses épaules et l'écarte de son chemin.

Son cœur se fend en deux. Elle ne comprend pas.

-Tu veux me faire croire qu'il ne se passe rien avec ton peintre de seconde zone. Laisse-moi rire.

Il prend ses clés. Il ouvre la porte.

-Je passerais voir Aiko demain matin.

-Où est-ce-que tu vas, demande-t-elle entre deux sanglots.

-Chez ma maîtresse, lance-t-il avant de refermer la porte.

-Salop !

Elle s'effondre au sol. Sai n'est qu'un ami se répète-t-elle à voix basse. Un simple ami. Ils avaient commis une erreur. Elle le sait. Mais ils ont arrêté de se fréquenter depuis. Personne n'était censé être au courant de cela. Qui ne faisait pas d'erreur dans sa vie ?

Elle entend des pas à l'étage. Elle se lève. Elle essuie ses larmes. Sa fille est debout sur les escaliers à moitié endormie.

-Papa est rentré, demande sa fille.

-Non.

-Je vous ai entendu vous disputer.

-Tu as du faire un cauchemar ma chérie. Ton papa n'est pas encore rentré. Il a trop de boulot. Il risque de rentrer tard ce soir. Retourne te coucher, maintenant. N'oublie pas qu'il faudra se réveiller très tôt demain.

-Bonne nuit maman.

-Bonne nuit ma chérie.

Aiko retourne dans sa chambre. Ino s'empare d'un balai et ramasse les morceaux de verre qui traînent par terre.

Son téléphone sonne. C'est Sakura. Elle raccroche. Elle met son téléphone sous vibreur.

Elle rentre dans la cuisine. Elle sort du sake dans le placard. Elle prend un verre dans le lave-vaisselle et retourne dans le salon.

Elle allume la télé. Elle débouche la bouteille de vin. Elle commence à remplir son verre.

Son téléphone vibre. C'est encore Sakura. Elle vide son verre. Elle décroche et le laisse sur le sofa.

-Allo ?

Elle ne répond pas. Elle augmente le volume de la télé. Elle se ressert un autre vert.

-Ino, je sais que tu m'entends. Répond-moi je t'en prie, sanglote Sakura au bout du fil. Naruto a recommencé ses sorties nocturnes. Je ne sais plus quoi faire. Cette maudite Hinata est revenue à Konoha probablement pour s'installer avec ses deux rejetons. Je n'ai pas confiance en elle. Elle va tout faire pour semer la zizanie dans mon couple.

- Toi et Naruto, un couple ? Tu plaisantes ! Ce n'est pas parce que tu porte son nom que vous êtes forcément un couple. Oh ! Ma pauvre, il serait tant de te réveiller ! Vas te faire soigner. Au lieu d'embêter les gens avec tes problèmes de couple imaginaire, vas plutôt voir un psy. Hinata n'a que faire de ton soit disant couple. Elle est très heureuse dans son ménage.

- Ino… Tu ne prendrais pas son parti par hasard.

- Ecoute Sakura. Tu commences sérieusement à me souler. Nous avons tous nos problèmes et ce n'est pas pour autant qu'on rejette la faute sur les autres. Pourquoi n'irai tu pas voire un conseiller matrimonial avec ton mari plutôt que devenir t'apitoyer auprès de moi ?

- Je le lui ai déjà proposé, mais il refuse.

- En quoi est-ce mon problème ? Je n'étale pas mes problèmes de couples devant mes amies, à ce que je sache ?

- Peut-être que contrairement à toi, nous ne trompons pas nos époux avec un peintre, lui répond fermement Sakura. Celle qui devrait consulter un conseiller matrimonial, ne serait-ce pas toi plutôt ?

Ino est comme paralysée. Comment son amie peut-elle être au courant de son aventure avec Sai ? Kiba l'est-il aussi ? Cela expliquerait ses agissements.

-Tu ne dis plus rien ! Tu n'aurais pas perdu ta langue par hasard Ino !

- Est-ce-que Kiba est au courant, lui demande Ino en murmurant.

-Alors Naruto disait donc vrai. Ino comment t'a pu faire une chose pareille.

-Est-ce-que Kiba est au courant, redemande-t-elle.

-Je ne sais pas. Si Naruto est au courant, il est fort probable que ton mari le soit aussi. Tu veux qu'on en parle.

-Bonne nuit gros front, lui répond-elle avant de raccrocher le téléphone encore plus dévastée.

Assise sur la terasse, le dos adossé à un poteau, et sa petite Hana dans ses bras, Hinata contemple les étoiles.

Enfin de compte, elle sera toujours considérée comme la ratée du clan Hyuga. Celle qu'on doit toujours protéger, car elle est trop faible pour se défendre soi-même. Son grand-frère Neigi a perdu son père à cause de sa faiblesse, attirant par la suite le mépris de son fils et de son frère à son égard. Encouragée par ses amis, elle avait enfin pu montrer sa valeur à son clan. Naruto l'avait fortement soutenu dans son combat sans oublier ses fidèls amis Kiba et Chino.

Ses efforts ont été amplement recompensé, mais pourtant elle est restée la protégée de la famille. Elle, l'héritière déchue, doit être surveiller en permanance par sa petite sœur, son grand-frère et par le clan entier afin qu'elle ne se blesse.

Ko va devoir reprendre ses fonctions de garde du corps pour assurer sa protection. Et cela contre qui ? Contre les Uzumaki ? N'est-ce-pas absurde ? Au lieu de passer du temps aupprès de sa famille, il doit venir la surveiller tous les jours chez les Uzumaki pour s'assurer qu'il ne lui soit pas arrivée malheur. Pathétque !

Accoudé sur sa fenêtre, Neigi observe Hinata, rongé par le remord. Lui faire du chantaga n'a sans doute pas été la meilleur solution pour l'éloigner de Naruto. Mais il n'a pu faire autrement. Il a trahit sa confiance. Le comportement de Naruto a son égard en dit long sur ses sentiments envers sa jeune cousine. Il ne veut prendre le moindre risque. Il est près à en assumer les conséquences.

Son épouse la rejoint. Sa main dans la sienne, elle fixe la direction de son regard. Elle soupire.

-Va lui parler, lui conseille-t'elle.

-A quoi cela servira-t'il ? Elle ne m'écoutera pas. Elle est en colère.

-Et ça te surprend ! Mais qu'elle idée de la faire chanter ! La faire surveiller en plus ! Non mais franchement ! Tu es son ainé ! Tout ce qu'elle espère de ta part c'est un soutien, et non un chantage !

-Ai-je tort de vouloir la protéger de cet idiot ? Ne serait-ce pas plus simple si Hinata lui présente Setsu et lui avoue qu'il est son fils. Ils ont tous les deux le droit de connaître la vérité, après tout.

- Sauf que ce n'est pas aussi simple. Quoiqu'il en soit nous devons respecter ces choix. Ce n'est plus une gamine ! Ais confiance en elle et en ses décisions! Si Hinata a décidé de devenir la poule pondeuse des Uzumaki, on y peut rien. Tout ce que l'on peut faire et que l'on doit faire, c'est de l'épauler.

-Ne me dits pas que tu comptes la soutenir dans sa bêtise ?

-Je n'ai pas le choix et toi non plus. Va t'excuser auprès d'elle.

Neigi l'ignore. Il retire brusquement sa main de la sienne. Il s'empare de sa veste et s'apprête à sortir.

Elle regarde en direction de sa belle-sœur. Elle se dirige vers sa voiture. Son époux ne compte tout de même pas la suivre. Si elle n'avait pas été sa cousine et sœur de cœur, elle se sentirait surement menacée par elle. Depuis son arrivée à Konoha, Neigi se préoccupe plus d'elle que de sa propre épouse. Peut-être veut-il se racheter pour ses érreurs passées? Si c'est le cas, il s'y prend de la mauvaise façon. Hinata lui en voudra encore plus.

Neigi ouvre la porte. Elle feint de s'évanouir. Inquiet, son époux se précipite vers elle et la dépose sur son lit. Il s'agite dans la chambre avant de finalement se décider à aller chercher un verre d'eau.

Le crissement des roues lui fait comprendre que son amie a pris la époux entre dans la pièce et lui verse un peu d'eau sur la figure. Elle ouvre lentement les yeux et jette son regard sur le sien.

- Est-ce-que tout va bien, s'enquiert-il en parsèment sa main de baiser. Tu m'as fait une de ses frayeur.

- Je vais bien. Je crois que je n'ai pas assez manger aujourd'hui. J'ai un peu le tournis.

- Tu veux que je te prépare quelque chose.

- Oh non, merci. Vu tes talents culinaire, je risque de finir la soirée à l'hôpital.

- C'est gentil. J'essaye de faire des efforts et voilà comment on le remercie.

- Je suis désolé, mon amour. Je n'avais nullement l'intention de te vexer.

- Bon. Je vais voir s'il y a des restes à la cuisine, ce dont je doute fortement.

- Pourquoi ne pas aller au restaurant à la place. J'aimerais passé plus de temps. C'est quand déjà la dernière fois que nous y sommes allés ?

- La semaine dernière, lui répond-il.

- Je veux dire toi et moi. Sans les enfants ou la famille. Tu es tout le temps pris par ton travail.

- Il faut bien que je nourrisse ma famille. Je t'emmènerai demain, je te le promets. Je dois y aller.

- Je t'accompagne, alors. La maison est vide sans les enfants. Je me sentirai seul.

- Je te rappelle que c'est toi qui à insister pour qu'ils aillent à Taki. Va te préparer.

Couché sur un banc, les jambes entrecroisées, Kiba fixe le plafond songeur. Son visage ne laisse apercevoir aucune émotion.

Quatre années de mariage, et voilà tout ce qu'il récolte. Tromperie. Trahison. Il n'est plus le coureur de jupons qu'il a été autrefois. Son mariage avec Ino a calmé ses ardeurs, surprenant plus d'un. Il n'ira pas jusqu'à s'auto-qualifier meilleur mari ni même meilleur père au monde, il reconnaît ses défauts. Il s'efforce chaque jour de s'améliorer pour garder son épouse et sa fille heureuses. Mais apparemment, sa femme a retrouvé le bonheur dans les bras de ce maudit peintre. Il n'est pas assez bien pour elle sans doute.

Qu'a t'il de plus que lui ? La peau sur les os ? Un visage dénudé d'émotion masqué par une façade enjouée mais fausse ? Une personne qui n'a aucune idée de ce que peuvent représenter les liens familiaux, ni même l'amitié, comment peut-elle aimer ? Son épouse est sa conquête parmi tant d'autre. Qu'elle soit la femme, ou la concubine ou simplement la petite-amie d'un autre ne lui importe pas. Il ne se prive pas. En général, il ne s'agit que d'une histoire d'une nuit sans lendemain. Mais il semblerait que Sai a jeté son dévolu sur son épouse et ne la laisse aucunement pas indifférente. N'aurait-il pas pu jeté son regard sournois sur la femme d'un autre et non sur la sienne ?

Depuis combien de temps a-t-elle commencé à se moquer de lui ? Une semaine ? Un mois ? Une année ? Ou depuis toujours ? Pourquoi ne pas avoir simplement demandé le divorce ? Il le lui aurait donné sur le champs. Pourquoi continuer cette mascarade si elle n'est plus heureuse avec lui ?

Le grincement de la porte métallique sur le carrelage le fait sursauter.

- Vous êtes libre. Votre caution vient d'être payé. Qu'on ne vous y reprenne plus. Des milliers de personne innocente meurt sur la route tous les ans à cause des gens tel que vous. Aujourd'hui, vous pourrez vous estimer heureux de ne pas avoir fait de victime, mais qu'adviendra-t-il demain.

- C'est bon, je connais tout ça, rétorque-t-il à l'agent de police.

Kiba est accueilli par une Hinata à la fois inquiète et soulagée. Il prend appuie sur ses épaules et quittent le commissariat.

- Tu veux que je te dépose chez toi, s'enquiert sa jeune amie.

- Euh non. Dépose-moi plutôt à l'hôtel. Je voudrais boire un café avant.

- D'accord, lui répond-elle silencieusement.

Le silence de mort s'installe entre eux. Les deux amis se jettent des coups d'œil de temps à autre sans qu'aucun d'eux n'entame la discussion. La rue est tout aussi silencieusement. Hinata prend une grande respiration et se décide à ouvrir la discussion mais se ravise au dernier moment. Le trajet se fait donc le calme absolu.

- Je descend ici, l'informe soudainement Kiba.

Hinata gare sa voiture au coin de la rue. Kiba l'invite à l'accompagner et elle ne se fait pas prié.

- Ne me dis surtout pas que tu vas continuer à tout saouler, s'inquiète Hinata.

- Non, non. On va juste prendre une tasse de café. Il y a un motel juste en face.

- Je l'ignorais.

- Le contraire m'aurais étonné. Il vient à peine d'ouvrir.

Hinata regarde autour d'elle et est surprise de ne voir que très peu de clients, ainsi qu'un seul garçon pour les servir. Il est d'ailleurs son propre patron lui explique s'assoient au fond de la salle à l'abri des regards trop curieux.

- Tu n'as rien à me demander, lui dit Kiba.

- Comment vas-tu ?

- Bien.

- Ino et Aiko vont bien ?

- Elles sont en parfaite santé.

- Et toi est-ce-que tu vas bien ?

- Tu m'as déjà posé la question à l'instant et je t'ai dit que je vais bien. Très bien même. Je pète la forme. Ca ne se voit pas !

- Combien de verres par jour ?

- Je ne suis pas un ivrogne, s'emporte-t-il.

- Combien de bouteilles alors, lui questionne-t-elle calmement, en le fixant droit dans les yeux.

- Hinata ! Je ne te le permets pas, s'exclame-t'il violemment en sortant de vacille et se rassoie.

- Tu tiens à peine sur tes deux jambes et tu pues l'alcool à plein nez. T'ose même prendre le volant alors que t'es ivre. Soit t'es inconscient soit tu perd tout bonnement la tête ! T'aurais pu te retrouver à l'hôpital ou pire te tuer ! Estimes-toi heureux qu'il n'ai eu personne sur ta route autrement …

- C'est bon. Je sais tout ça. Tu ne vas pas me faire la moral toi aussi. Tu n'es pas ma mère, je te signale.

- Non ! Si vraiment tu savais tout ça,jamais tu n'aurais pris le volant en ayant autant bu . Je ne veux même pas savoir le comment ni le pourquoi ni même la quantité. Qu'est-ce-qu'il te faut pour que tu comprennes que c'est dangereux ? Que tu anéantisses une famille ? Que tu te trouves cloué au lit pour le restant de ta vie ? Quoi ? Qu'est-ce-que tu cherches à faire ? Si tu veux te suicider, fais-le mais pas en risquant la vie des autres.

- Je voulais juste prendre l'air.

- T'aurais pu très bien le faire en marchant. Tu as une femme et une fille qui t'attendent tous les soirs à la maison, je te signale. Qu'adviendra-t-il d'elles si du jour au lendemain, elles apprennent que leur mari et père est mort dans un accident parce qu'il a voulu prendre le volant en sachant parfaitement qu'il était ivre ?

- C'est simple. Ma femme se mariera avec un peintre à deux balles et ils fonderont une nouvelle famille. Ma fille ira vivre avec ses grand-parents et sa mère lui rendra visite une fois par mois, jusqu'à la remplacer par ses nouveaux enfants.

- T'as finis avec tes conneries !

- Quoi ! Elle ne te l'as pas dit !

- Me dire quoi ?

- Allez Hinata, arrête de faire l'innocente. Tu ne vas tout de même pas me faire croire que ma chère et tendre épouse ne t'a pas fait part de ses aventures extra-conjugales.

- Non. Tu dois te méprendre. Ino n'oserait jamais faire une chose pareille. Elle tient beaucoup à toi.

- Vraiment ! Si tel est le cas, pourquoi s'envoierait elle en l'air avec ce maudit peintre ? Ton amie n'est qu'une traînée et tu veux me faire croire que tu l'ignores.

- Je ne peux pas le croire. Qui t'as raconté des ignominies pareils ?

- Les femmes de chambres des hôtels qu'ils ont visités, les concierges …

- Et tu les as tous cru.

- Oui. Quelles raisons auraient-ils eu de mentir ? Aucune.

- Je ne te crois pas. Ino t'aime beaucoup, elle ne pourrais jamais faire une chose pareille. C'est impensable ! Comment peux-tu choisir de faire confiance à des parfaits inconnus à l'instar de ta propre épouse ?

- Tu devrais ouvrir les yeux ! Ino n'est qu'une traînée !

Kiba quitte la table et se positionne au milieu de la salle.

- Votre attention s'il vous plait, s'exclame-t'il attirant ainsi l'attention des clients vers lui. J'ai une importante nouvelle à vous faire part. Cela va certainement vous plaire. Je m'adresse tout particulièrement aux hommes. Vous connaissez tous la fille des fleuristes Yamanaka.

- Oui, répondent une poignée de personne.

- Figurez-vous qu'il s'agit en fait de mon épouse Ino Inuzuka. Pour ceux ou celles qui ne la connaissent pas, elle est l'une des gynécologues de Konoha. Une grande blonde aux yeux bleus, certaines femmes ont surement du avoir à faire à elle.

- Kiba, je t'en prie tais-toi, lui supplie sa meilleure amie.

- Oh non ! Il en ai hors de question ! Je me suis assez tu ! Ils ont le droit de savoir !

- Tu ne les connais même pas !

- Comme dit le proverbe : il vaut mieux prévenir que guérir. Écoutez tout le monde ! Ma femme Ino Inuzuka n'est qu'une traînée !

- Kiba ! Comment peux-tu insulter ta femme de la sorte !

- Tu as tout à fait raison. Un homme se doit toujours d'honorer son épouse et ne pas la traîner dans la boue, dit-il d'un air sarcastique. Je vais rectifier mon erreur, si tu le veux bien. Ino Yamanaka, la femme qui partage mon lit et mon quotidien depuis maintenant six année, n'est en fait qu'une traînée de première classe. Jusqu'à hier, j'ai cru que j'étais le seul à prendre du plaisir avec elle. Eh bein, non. Ma femme, je veux dire cette femme s'envoie aussi en l'air avec un certain peintre. Je crois aussi que beaucoup d'entre-vous le connaissent n'est-ce-pas les filles ?

Les hommes fixent leurs compagnes d'un regard suspicieux. Certaines détournent leur regard de leur compagnons tandis que d'autres se contentent de secouer la tête.

-Allez les filles, ne faîtes pas semblant de ne pas savoir à qui je fais allusion. Vous n'allez tout de même pas me faire croire qu'aucune d'entre-vous ne connaît le beau, le magnifique, le séduisant Saï.

- Saï, demande Hinata stupéfaite.

- Oui, Saï. Pour ceux qui n'ont pas eu le malheur comme moi de croiser cet homme sur leur chemin, qu'ils fassent très attention. Cet homme couche avec tout ce qui traîne, chienne ou chatte aucune différence ! Il attire les femmes vers lui comme la merde attire les mouches vers elle !

Des chuchotements s'élèvent dans la salle. Des hommes interrogent leurs femmes. Certaines gardent le silence alors que d'autre se contentent de nier les faits.

- Kiba, tu en as assez dit. Tu ne penses pas, articule Hinata encore sous le choc.

- Pour ceux qui souhaiteraient se venger, sachez qu'Ino sera bientôt célibataire. Les moins idiots d'entre vous comprendront là où je veux en venir. Maintenant, j'ai fini dit-il en s'adressant à Hinata.

Kiba s'appuie sur les épaules de son amie encore secouée et quittent le café.

- Ino et Saï. Ce n'est pas possible. Je ne peux pas y croire. Non ! Non ! C'est impossible,s'exclame son amie à bout de souffle. Ino m'a présenté Saï comme étant son ami. C'est absurde !

- Crois ce que tu veux, mais les faits sont là. J'ai déjà signé les papiers du divorce. Il ne me reste plus que sa signature.

- Tu ne vas même pas essayer de sauver ton couple. Tu préfères croire à ses rumeurs colportées sur ta femme. Tu lui en as parler au moins.

- A quoi bon. Elle préférera nier les fait plutôt que de m'affronter. Elle s'est suffisamment moqué de moi.

- Et c'est tout. Tu préfères demander le divorce au lieu te battre pour reconquérir ton épouse.

- C'est ce que tu as fais, lorsque Naruto t'as trahie pour Sakura ? Tu as tenté de le reconquérir ?

- Ce n'étais pas la même chose, nous n'étions pas mariez.

- Mais vous étiez fiancés. Au lieu de te battre pour récupérer ton homme, tu as préféré prendre la fuite, du jour au lendemain sans prendre la peine d'en informer quique ce soit. Pas même moi ni Chino tes soient disant meilleurs amis. Regarde où tu en es maintenant. Tu as épousé leur meilleur ami et tu es encore plus épanouie que tu ne l'as été auparavant. Et tu me demandes de me battre pour une cause perdue. C'est hors de question !

Kiba retire son portable de sa poche et le passe à son le regarde interrogatif.

- La preuve est dans se téléphone. Regarde par toi même. Tu te rendras comptes par toi même qu'il ne s'agit pas de simples rumeurs.

Hinata s'empare du téléphone la main tremblotante. Elle parcourt les images et tombe sur une photo de son amie et son amant dans une position des plus indécents. Elle supprime la photo et lui rend son portable.

- Kiba...

- Tu veux toujours que je me battes pour elle ?

- Je suis désolée.

- Je ne peux plus lui faire confiance ni même lui pardonner.

- Je comprends.

- As tu réussis à pardonner Naruto. Réponds-moi franchement.

- J'avoue qu'au départ, je lui en ai beaucoup voulu. Je suis allé jusqu'à imaginer et souhaiter sa mort, mais j'ai réussi à le pardonner au fil du temps, pour pouvoir enfin effacer toute trace de lui en moi.

- Tu as encore des sentiments pour lui, pas vrai ?

- Naruto est mort depuis fort longtemps pour moi.

- Ce n'est pas une réponse.

- Il a été mon premier amour et c'est tout. Et non, je ne ressent plus rien pour cet homme.

- Oh tient ! Quand on parle du loup...

- Naruto ! Où est-il ?

- As ta gauche dans le parc.

- Tu en es sur ? Ah oui, tu as raison. Qui est cet homme avec lui ?

- Je ne sais pas. Je n'arrive pas à bien le distinguer. Que peut-il bien trafiquer à une heure pareille ?

- C'est peut-être un indic, suggère Hinata.

- Je ne crois pas trop. Il est en congé. Tu ne veux pas te rapprocher un peu.

- Euh non. Ce n'est pas une très bonne idée. Il nous a surement remarqué d'ailleurs.

- On rentre.

- Oui. Tu ne veux pas dormir chez moi ce soir. Tu dormir dans la chambre d'ami.

- D'accord.

- Cest bon, il sont partit, signale Naruto à son compagnon.

- J'ai remarqué, répond ce dernier très tendu. Pourquoi ne voulais-tu pas qu'ils me voient.

- Ce ne sont pas tes problèmes. Contente-toi juste de faire ce que je t'ai demandé, sinon j'envoie le CD à votre épouse et ça sera finit pour vous.

- J'ai compris.

-Je veux que vous disparaissiez dès que vous auriez finit votre travail, lui dit Naruto avant de s'éclipser laissant une énorme mallette derrière lui.