Son épouse s'active dans la cuisine. Il se faufile tout doucement dans la pièce, faisant en sorte de ne pas être aperçu par cette dernière. Il l'enlace par derrière. Elle sursaute. De ses fines lèvres, il embrasse ses joues empourprées et parsème son cou de tendres baisers.
Elle ferme les yeux et se détend dans les bras de son cher époux. Elle savoure ces instants de bonheur trop rares à son goût.
Ses mains encadrent le visage rougi de son épouse. Ses lèvres viennent effleurer les siennes. Timidement, elle l'entoure de ses bras. Ses yeux couleurs émeraude semblent s'être perdus dans son regard bleuité.
Il ôte doucement ses bras de son cou. Il s'incline devant elle et l'invite à danser.
Son cœur s'emballe. Son visage s'empourpre de plus belle. Des larmes s'échappent de ses yeux verts. Elle ne peut prononcer le moindre mot. Un tel élan de romantisme ne ressemble pas à son mari.
-Naruto, parvient-elle à prononcer après une bonne minute de silence.
-Veux-tu bien accorder une dance à ton cher époux, lui demande-t-elle.
-En quel honneur ?
-Pourquoi vouloir chercher une raison à tout. Un époux n'a-t'il pas le droit de danser avec son épouse ?
-Si. Bien sûr.
-Eh bien, alors…
-C'est juste que cela ne te ressemble pas. Cela me surprend un peu pour ainsi dire.
-Je vois…
Naute se relève, sans rajouter un mot de plus. Il se serre d'un jus de fruit au réfrigérateur et quitte la pièce. Son épouse le rattrape. Elle lui attrape la main attirant ainsi son attention. Il la dévisage faisant mine de ne pas comprendre son geste et continue son chemin.
Il pénètre dans leur chambre à coucher suivi par sa femme. Il arpente la chambre, mettant le placard sens dessus-dessous.
-Tu n'aurais pas vu ma serviette par hasard, demande Naruto à sa compagne.
-Je l'ai mise dans la machine à laver. Si tu veux, tu peux prendre la mienne, dit-elle en lui présentant sa serviette de bain.
-Merci.
Naruto s'empare de la serviette. Il dépose un baiser sur le front de sa jeune épouse, ce qui a eu pour effet de la désorienter.
-Tu m'accompagnes. J'aurais besoin de quelqu'un pour m'aider à me nettoyer le dos.
Elle dévisage son époux. A-t-elle bien entendue ? C'est bien son époux qui vient de l'inviter à prendre une douche avec lui. Naruto Uzumaki. Non, c'est impossible. Elle a surement mal entendu.
-Qu'est-ce-que t'as dit, lui demande-t-elle. Je n'ai pas très bien entendu.
-Dans ce cas, il faudrait que tu nettoies un peu tes oreilles.
-Je…
-J'aimerais prendre une douche avec ma ravissante épouse.
-Moi ?
-Non… Moi… Qui veux-tu que ce soit ? Tu es mon unique épouse et je n'en ai pas d'autre. Je t'aime mon amour. Pardonne-moi de ne pas te l'avoir dit plutôt. Saches que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que mon amour pour toi perdure et qu'il ne s'éteigne jamais.
-Naruto…
-Oui.
-Non… Rien…
Est-ce bien le même homme qui l'a épousé sept ans auparavant ? Est-ce que c'est ce même homme qui lui reprochait maintes fois de lui avoir volé son bonheur ? Est-il le même homme qui s'est abstenu de la toucher d'une quelconque manière que ce soit pendant plusieurs années et qui lui fait l'amour seulement après qu'elle lui ait supplié ? Est-ce bien son époux Naruto Uzumaki qui vient de lui avouer son amour ?
Naruto marche vers elle. Sakura recule jusqu'au mur. Son époux la bloque contre le mur. Elle est prise au piège. Il caresse ses joues. Il lui susurre son amour à l'oreille. Son cœur s'affole. Elle ne peut contrôler les battements de son cœur. Il joint tendrement ses lèvres aux siennes. Il déboutonne sa chemise, laissant apercevoir la poitrine chaleureuse de sa compagne. Ses mains hésitantes se glissent sur sa peau délicate, caressant chaque parcelle de son corps, tout en parsèment son cou de baiser.
Il la soulève. Elle entoure ses bras sur son cou. Elle fixe son regard. Rien. Elle n'arrive pas à percevoir une quelconque émotion émanant du regard de son époux. Ses yeux sont fixés dans le vide. C'est à peine s'il ose les poser sur elle. Sa tête est ailleurs.
Il la dépose sur le lit. Elle se relève aussitôt et remet sa chemise, sous le regard éberlué de son époux.
-Tu pourrais au moins faire l'effort de me regarder, tu ne penses pas, lui lance-t-elle sèchement. Tu paraitrais plus crédible ainsi.
-Je ne comprends pas.
-Arrêtes avec tes airs innocents ! A quoi est-ce-que tu pensais ?
-Je pensais à nous deux. Je pensais à ce futur bébé qui entrera dans nos vies. J'imagine ce que ce sera notre vie avec notre bébé. Si c'est une fille, elle aura les yeux et les cheveux soyeux de sa mère.
-Te moquerais-tu de mes cheveux, lui demande-t-elle en fronçant les sourcils.
-Pas du tout.
-Elle héritera de ton sourire si merveilleux. On l'appellera Aina. Aina Uzumaki. Et si c'est un garçon ?
-Que penses-tu de Setsu, lui suggère Naruto.
-C'est un joli prénom. Setsu Uzumaki et Aina Uzumaki, les jumeaux les plus beaux de Konoha.
-Pourquoi « jumeaux » ?
-Tout simplement parce que Les grossesses qui surviennent après une fécondation in vitro sont caractérisées par des taux élevés de naissances multiples.
-Nous devrons chercher d'autres prénoms, alors.
-Cela ne presse pas. Nous aurons tout le temps pour y penser. Pour le moment, il faut espérer qu'Hinata ne change pas d'avis et que son époux lui ait donné son accord pour l'intervention.
-Tu as raison.
Naruto regarde son amie. Elle semble hésitante.
-Tu veux me demander quelque chose.
-Oui. Ne le prend pas mal surtout.
-Dis toujours, l'encourage Naruto.
-Où étais-tu hier soir ?
-Kiba m'avait appelé pour une affaire urgente.
-Cette affaire n'aurait-elle pas un lien avec Ino ?
-Ino ? Pourquoi Ino ? Est-ce qu'il y a un problème entre ces deux là ?
-Euh non. Et même s'il y en a, tu sais aussi bien que moi qu'ils évitent d'étaler leur vie à quiconque.
-De quoi Kiba voulait-il te parler en plein milieu de la nuit.
-Pardonnes moi ma chérie, mais je ne peux rien te dire. Kiba m'a fait promettre de ne confier notre petite entrevue à qui que ce soit.
-Même à ton épouse.
-Même à toi. Désolé.
-C'est étrange, dit Sakura.
-Quoi ?
-Kiba a plutôt l'habitude de se confier à Chino ou à Hinata. Se seraient-ils disputer ?
-Je ne sais pas. Je ne peux rien te dire.
-D'accord, dit Sakura songeuse. Je vais à la cuisine. Il faut que je prépare pour ce soir, car je risque de rentrer tard.
-Pourquoi ne laisserais-tu pas tout ça de côté. Nous irons dîner au restaurant ce soir.
-Naruto. Tu me surprends de plus en plus.
-Non, c'est plutôt le contraire. Tu as su me supporter durant ces sept dernières années. Je sais que je n'ai pas été le mari idéal dont tu aurais aimé que je sois, mais je vais désormais me rattraper. Je t'aime ma chérie.
Onze heures et vingt minutes, c'est l'heure que choisit un Kiba haletant pour franchir le portail de sa maison. Sa fille est sans doute déjà en route pour Taka à l'heure qui l'est. D'ailleurs il serait arrivé plutôt si sa meilleure amie ne l'avait pas forcé à prendre une douche et petit-déjeuner avec eux après l'avoir réveillé si tard. Kiba s'est empiffré de son petit-déjeuner sous les regards éberlués des Hyuga et de celui amusé de sa filleule Hana. Kiba s'est excusé auprès d'Hinata de s'être retirer aussi vite de table, lui expliquant qu'il devait dire au revoir à sa fille avant qu'elle ne rejoigne ses amis à Taka.
La niche d'Akamaru est déserte et la porte d'entrée fermée à clé. Le jeune homme soupire. Il aurait du s'en douter. La mère d'Aiko lui avait bien précisé qu'elle partirait tôt le matin. Il lui a promis qu'il rentrerait tôt, mais hélas il n'a pas su tenir sa promesse. Kiba recherche ses clés dans ses poches, mais en vain. Il se souvient alors qu'Hinata lui avait prêté les vieux habits de son cousin, lui signifiant que ceux qu'il portait sentaient l'alcool à plein nez. Il n'a pas son téléphone portable, non plus.
Des bruits se font entendre dans la maison. Il sonne sur la sonnette. Personne n'ouvre. Il insiste.
Ino tambourine la porte de la chambre de sa fille. Cette dernière emplie de chagrin et de rage, s'est enfermée dans sa chambre ne voyant pas son père pointer son nez. Elle supplie sa fille de sortir dehors, mais en vain. Des fracas de verres se font entendre derrière la porte, inquiétant de plus en plus madame Inuzuka.
Akamaru fixe tristement la porte de sa petite maîtresse. Il mêle ses aboiements aux cris de détresse de la maîtresse de maison.
Ino tente pour la énième fois d'appeler son époux, mais elle tombe encore sur son répondeur.
Akamaru se redresse soudainement, à la grande surprise de sa maîtresse qui ne le quitte pas des yeux. Le chien court vers le salon suivi par Ino.
Akamaru hurle devant la porte d'entrée, masquant les sonneries de la sonnette.
Ino ouvre la porte. Son mari est sur le pallier, tout essoufflé. Il a troqué son tee-shirt et son bermuda contre une chemise en soie et un pantalon lin. Un style que son homme n'arbore jamais, préférant les pantacourts au pantalon. D'ailleurs, il n'en possède qu'un seul qu'il met à toutes les cérémonies. Elle n'a jamais réussi à lui faire changer de style mais une parfaite étrangère, oui.
Kiba vient s'enquérir des nouvelles auprès de sa future ex-femme, mais il ne reçoit qu'une énorme gifle en pleine figure.
-Mais qu'est-ce- qu'il te prend bordel, s'écrie Kiba.
-C'est à moi que tu oses demander ça ! Ce n'est pas moi qui ai passé ma nuit dans les bras d'une traînée !
-Ino, crie Kiba en levant sa main en l'air.
-Quoi ! Tu veux me frapper, c'est ça ! Ne te gène surtout pas. Vas-y ! Montres moi que t'es un homme ! Un vrai de vrai ! Mais pas une chiffe molle !
-Je n'ai aucune envie de me salir les mains. L'idée même de poser ne serait-ce qu'un seul doigt sur toi me dégoute. Je n'ai aucunement l'intention de salir mes mains.
-Mais cela ne te gène pas de traîner tes pattes sur une autre femme ! Tu t'es bien amusé à ce que je vois. Mais de là à oublier ta seule et unique fille… Franchement je te dis bravo ! Tu n'aurais pas pu faire mieux. Bravo ! Tu t'habilles chiquement dis donc. Ta prostituée doit être vraiment pleine aux as ! Une chemise en soie et un pantalon valant plus de la moitié du salaire que tu touche en un mois. Cela ne m'étonne guerre que tu oublie ta propre fille. Elle t'a attendu toute la journée et c'est seulement maintenant que tu oses pointer le bout de ton nez. Ta fille s'est enfermée dans sa chambre depuis sept heures et n'a rien mangé jusqu'à maintenant.
-Aiko… murmure Kiba, en apercevant sa fille en larmes, en haut des escaliers.
Oui. Aiko. Ne me dis pas que t'as une autre fille dehors.
Kiba ignore son hystérique d'épouse. Il monte les escaliers en direction de sa fille. Ino le suit ayant elle aussi aperçue leur fille.
Aiko se jette dans les bras de son père, en larmes. Kiba la soulève et la serre contre lui.
-Vous vous êtes encore disputé. C'est à cause de moi, demande la petite Aiko.
-Mais non, mon cœur. Ta maman et moi, on discutait c'est tout.
-Pourtant je vous ai entendu crier.
-Il arrive que les adultes élèvent leur voix lorsqu'ils discutent mais rien de bien méchant.
-Ce n'est pas vrai. Maman te criait dessus et hier aussi, je vous ai entendu.
-Tu as surement fait un cauchemar, lui dit sa mère.
-Vous mentez ! Vous allez divorcer, c'est ça ?
-Tu as raison. Nous nous sommes disputés hier. Toi aussi tu te disputes avec tes amis mais ce n'est pas pour autant que vous cessez d'être amis. Est-ce que j'ai tort, lui questionne son père.
-Non.
-Il faut juste que tu saches que ta maman et ton papa s'aiment beaucoup et ils t'aiment aussi, reprend sa mère. Nous resterons toujours ensemble. Nous n'allons pas divorcer ton papa et moi car on s'aime beaucoup.
-Moi aussi je vous aime.
La famille entre dans la chambre d'Aiko.
Kiba siffle entre ses doigts en remarquant que la pièce a été totalement saccagée.
-Waouh ! Je n'aurais pas pu faire mieux. Tu es vraiment impressionnante mon ange, s'exclame Kiba. Tu as fait ça toute seule, ou bien t'as eu l'aide d'un orage ?
-Non. J'étais toute seule, répond Aiko timidement en cachant son visage sur le torse de son père.
-Tu ne t'es pas blésée au moins. Montre tes mains.
Aiko ouvre les paumes de ses mains et les montre à son père.
-Alors, là chapeau ma grande, s'exclame son père. Aucune égratignure ! L'ouragan Aiko !
-Non !
-Tu n'aimes pas. Tu préfères qu'on te surnomme comment ?
-Aiko tout court.
-Alors Aiko Toucourt…
-Non ! Pas Aiko Toucourt ! Aiko tout simplement.
-Ah non c'est trop dur à retenir. Aiko Toussimplement c'est beaucoup trop long. Aiko Toukourt c'est mieux. Tu ne penses pas ?
-Ah papa. Tu ne comprends vraiment rien à rien. C'est Aiko voilà.
-Il faudra choisir entre Aiko Toucourt, Aiko Toussimplement et Aiko Voila, parce que ton vieux papa risquera de s'y perdre avec tous ses noms.
-Ce sera Aiko Toucourt alors, lâche la petite fille lasse d'essayer d'expliquer à son père qu'elle ne veut qu'on l'appelle que par son prénom.
-Bon. Aiko Toucourt, il faut qu'on range ta chambre. C'est bien de se défouler un peu mais il faut aussi penser à tout remettre en ordre.
-Maman peut le faire non !
-Non ! Ce n'est pas elle qui a vidé tous le placard et éparpillé tous tes vêtement par terre. Tu as même cassé ta lampe de chevet. Tu dormiras dans le noir, le temps que papa t'en achète un nouveau, lui dit son père.
-Mais…
-I pas de mais qui tienne. Je vais t'aider à tout nettoyer. Je crois comprendre que c'est en parti ma faute, si ta chambre est dans cet état. Dès qu'on aura fini, on ira manger une glace tous les deux.
-Maman ne vient pas avec nous.
Ino tente d'en placer une mais son époux lui coupe la parole.
-Ta mère a du boulot.
-Mais maman ne travaille pas aujourd'hui, lui fait remarquer Aiko.
-Je sais. Mais ta grand-mère a besoin d'aide à la boutique et elle a demandé que ta mère l'aide à préparer des bouquets de fleurs pour les fiançailles d'un de ses clients. N'est-ce-pas Ino ?
-Oui, oui, balbutie la jeune femme. Cela m'est complètement sorti de la tête.
-C'est dommage. J'aurais tellement aimé que maman vienne avec nous.
-Ce sera pour une autre fois ma chérie, lui répond sa mère.
-Tu veux qu'on t'apporte une glace ?
-Non, non ! Ca ira. Amuse-toi bien avec ton père. C'est l'essentiel.
Kiba dépose sa fille sur le sol. Ils entreprennent de nettoyer la pièce. Aiko ramasse les vêtements par terre et les rassemble sur son lit, tandis que son père s'occupe de les plier. Sa mère quitte la pièce silencieusement et son père fait semblant de l'ignorer.
Aiko finit sa tache. Son père n'en ait qu'à la moitié du sien. Elle observe attentivement son père effectuer sa tâche. Elle se saisit de sa robe et entreprend d'aider son père, sous le regard attentionné de ce dernier.
Après quelques plis maladroits, Aiko balance sa robe au coin de la chambre, découragée. Son père se moque de lui. Elle s'énerve. Elle s'assoit sur sa chaise et croise fermement ses bras, en boudant. Son père lui demande de ramasser sa robe et lui propose de lui apprendre à plier ses vêtements. Elle refuse.
Akamaru récupère la robe et la rapporte à sa petite maîtresse. Son père lui dit qu'elle n'aura pas droit à une glace si elle ne vient pas l'aider. Aiko prend la robe que lui présente leur chien et va s'assoir au près de son père.
Kiba prend la robe des mains de sa fille et l'étale sur le lit. Ils plient la robe ensemble et font de même avec les autres habits. Une fois terminée, Aiko les range dans son placard.
Son épouse les rejoint avec un balai et une pelle puis se met à ramasser les morceaux de verre éparpillés sur le sol. Kiba ne prête point attention à elle. Il fait signe à sa fille de l'attendre dans le salon pendant qu'il aille chercher son porte monnaie.
Ino termine de nettoyer la chambre de sa fille. La porte du salon claque. Sa petite famille vient de sortir. Elle s'avance vers le rebord de la fenêtre et les regarde partir. Une fois hors de vue, elle se précipite vers le salon. Elle s'assure que la porte d'entrée est bien fermée puis se dirige dans le bureau de son mari.
Comme elle l'a deviné, son cher époux a pris soin de fermer la porte de son bureau. Heureusement qu'elle a le double de la clé sur elle. Ino ouvre la porte et pénètre pour la deuxième fois en quatre ans dans le bureau de son époux. La première fois, c'était pour l'aider à déballer ses affaires et nettoyer la pièce. Son compagnon a interdit à quiconque de pénétrer dans sa tanière comme il aime souvent l'appelé.
Elle éclaire la pièce. Un amas de feuilles est étalé sur le bureau. Quelques papiers traînent sur le sol poussiéreux. Ino s'attendait à voir des restes de pizza traînés par terre, des cannettes de boissons remplissant la corbeille à papier, mais il n'en ait rien. On pourrait qualifier la pièce d'impeccable mise à part l'amas de poussière qui ne semble d'ailleurs pas déranger son mari.
Ino s'assoie sur l'unique chaise qui meuble la pièce. Elle fouille les tiroirs une par une à la recherche d'une quelconque indice sur cette mystérieuse femme. Sa recherche n'a pas été fructueuse. Elle n'a trouvé que de la paperasse, des vieux tickets de cinéma et football, des pièces de monnaie etc., mais absolument rien de ce qu'elle convoite.
La jeune femme tourne sur la chaise et se demande où son mari pourrait bien avoir noté ne serait que le numéro de téléphone de cette importune. Son compagnon est du genre à tout noter sur agenda, ne faisant pas confiance à sa mémoire volatile. Son agenda n'est dans aucune de ces tiroirs. Elle se souvient alors que son mari lui a dit l'avoir égaré quelques mois plus tôt. Où peut-il bien noter ses rendez-vous ?
Madame Inuzuka se creuse la tête pendant quelques minutes. Elle se fait une tape sur la tête et se traite de tous les noms pour ne pas y avoir pensé plus tôt. Elle allume l'ordinateur de son mari. Bien évidemment celui-ci est protégé par un mot de passe. Son époux adore le football. La majorité de ses discussions avec ses copains tourne sur ce sujet. Elle saisit donc « football » sur le clavier et le valide. Le mot de passe est erroné. Elle s'apprête à éteindre l'ordinateur après quelques tentatives désespérées lorsque son regard croise la photo de leur mariage et celle prise lors de la naissance de leur fille, posées sur la table. Comme le dit si bien proverbe : « Qui ne tente rien n'a rien ». Elle entre la date de leur mariage puis la date de naissance d'Aiko. Le mot de passe est toujours erroné. Après mûr réflexion, elle ressaisit les dates en les classant par ordre chronologique. Et c'est le bon ! Rien de plus logique.
L'ordinateur rame. Ino se tourne les pouces, le regard fixé sur le plafond et le sourire suspendu à ses lèvres. Elle remarque leur photo de famille prise lors de l'anniversaire de leurs trois ans de mariage accroché au plafond. Elle fronce les sourcils mais ne peut s'empêcher de sourire. Drôle d'endroit pour accrocher une photo. Son visage devient rouge cramoisi. Comment peut-il douter de son époux ? Son bureau en dit long. A moins que cela ne ce soit qu'une façade.
L'appareil est maintenant prêt à être utiliser. Ino ne fait pas attention à l'écran d'accueil. Elle ouvre tout de suite le dossier contenant les photos. Elle parcourt les images. Rien d'intéressants. Juste quelques photos d'Aiko prises depuis sa naissance. Elle ferme l'onglet.
Son regard se promène sur le bureau. Un dossier positionné seul sur un coin et non nommé attire son attention. Elle ferme les yeux et inspire à fond. Elle se saisit de la souris les mains tremblotante et double-clique sur le dossier.
Elle n'en croit pas ses yeux. Comment une telle chose peut être possible ? Elle secoue la tête dans tous les sens, sa main sur sa bouche. Les larmes s'écoulent de ses yeux tels un torrent d'eau. Elle pousse un cri un désespéré mais qui est étouffé par cet énorme boule présent sous sa gorge.
Elle prend une profonde inspiration puis sèche ses larmes. Elle peut enfin mettre un visage sur cette traînée. Le cœur serré Ino imprime la photo la moins indécente que son époux a prise dans les bras de cette femme de mauvaise vie. Un numéro de téléphone est marqué sur la photo. Elle appelle le numéro mais tombe sur la messagerie. Elle l'enregistre sur son portable. Elle l'appellera plus tard.
Ino éteint l'ordinateur. Elle prend soin de remettre le bureau dans l'état qu'elle l'a trouvé.
Elle file dans sa chambre. Elle dépose la photo au fond de son sac qu'elle range ensuite dans son placard.
Elle se précipite dans sa salle de bain. Elle remarque ses yeux rougis par les larmes dans la glace. Elle pose un vêtement sur le miroir pour cacher le reflet qu'il lui renvoie. Elle ferme les yeux. Des larmes s'écoulent sur ses yeux. Elle recule pas à pas, espérant que sa démarche remonterait le temps. Elle trébuche sur une brosse et sa tête vient se cogner sur sa baignoire. Elle éclate en sanglot. Elle laisse couler l'eau de la baignoire puis y plonge sans prendre le soin d'ôter ses habits.
Elle prend une profonde inspiration avant de s'engouffrer au fond de la baignoire.
Hinata referme les portes de l'agence de mère porteuse derrière elle. Après avoir passé deux heures dans l'agence à faire des tests psychomoteur et physique, on lui donne le feu vert pour en devenir une. Elle a pris soin de préciser à sa psychologue qu'elle voulait uniquement rendre service à des anciens camarades, c'est tout. Cette dernière lui a seulement conseillé de ne pas trop s'attacher à ce futur enfant qu'elle portera en elle, au risque d'en souffrir. Elle l'a remercié avant de prendre congé d'elle.
Elle descend les marches d'escaliers une par une. Elle scrute le parking à la recherche de sa voiture. Elle l'aperçoit au fond de l'allée. Elle avance vers sa voiture.
Une main se pause sur son épaule. Elle sursaute, laissant échapper un léger cri. Elle se retourne. Neigi ! Jamais, elle n'aurait imaginé que son cousin irait jusqu'à l'espionner. Elle ne parvient à prononcer aucun mot tellement son être est empli de rage.
Neigi lui explique que sa voiture est tombée en panne et lui demande de le déposer chez lui. Elle fronce les sourcils. Son cousin est un piètre menteur.
Il remarque à son expression qu'elle ne le croit pas. Il pointe du doigt le bâtiment en construction situé en face de l'agence des mères porteuses. Il lui explique que l'immeuble appartient à leur entreprise et qu'il est juste venu voir l'avancement de sa construction et qu'il n'a eu aucunement l'intention de l'espionner.
Elle ne pipe aucun mot. Elle entre dans sa voiture et claque violement sa portière. Elle démarre sa voiture et laisse son cousin penaud sur la chaussée.
Elle s'arrête devant la boutique Yamanaka. C'est la seule boutique de fleuriste qu'elle connaisse à Konoha.
Elle parcourt le jardin fleuri, silencieusement. Madame Yamanaka vient la rejoindre. La gérante lui offre son aide, qu'elle refuse poliment.
Madame Yamanaka n'insiste pas et part s'occuper de ses autres clients.
Hinata laisse ses pas la guider. Elle s'agenouille devant des lavandes. L'odeur de la lavande pénètre dans ses narines. Elle ferme ses yeux et savoure son odeur exquise. Elle en cueille une qu'elle attache dans ses cheveux. Elle se relève lentement.
Elle contemple les variétés de fleurs semées dans le jardin.
Petite, elle s'asseyait sur les genoux de sa mère, et contemplaient les fleurs ensemble. Sa mère lui avait confié que les fleurs n'étaient pas simplement belles, mais elles possédaient elles aussi leur propre langage comme eux. Elle lui avait appris le symbole de chacune des fleurs qui embellissaient leur jardin, mais elle avait tout oublié. Entre ses devoirs scolaires et ses obligations familiales, elles n'avaient pas la tête à retenir tout cela. Elle préférait seulement apprécier leurs beautés et se délectait de leurs odeurs enivrantes.
Elle observe les autres clients. Ils étaient pour la plupart entrain de faire leur cueillette, ce qui semble tout à fait normale. Elle remarque néanmoins une file d'une dizaine de femmes et d'hommes qui attise sa curiosité. Elle s'approche d'eux. Un jeune homme l'informe que La Yamanaka possède un recueil contenant toutes les variétés de fleurs plantées dans son jardin ainsi que leur symbole. Il rajoute aussi qu'elle a fabriqué deux exemplaires, mais pas plus, ce qui les obliges à faire la queue pour pouvoir y jeter un coup d'œil.
Elle se place derrière la file et attend son tour. Une femme aux formes voluptueuse la bouscule et se place devant elle. Elle lui tapote l'épaule. Cette dernière l'ignore. Elle insiste. Toujours rien. Elle la pousse à son tour et reprend sa place. La dame s'énerve et l'injurie. Hinata reste indifférente à ses insultes et lui explique qu'elle a été là avant elle et qu'elle se doit de faire la queue comme les autres. Elles commencent à se disputer. Les clients stoppent toute activité et les regarde se disputer. Les regards vont et reviennent sur Hinata et la dame.
Un groupe de femmes probablement amies contemple Hinata avec un regard dédaigneux. L'une d'entre-elle lui fait remarquer que la dame, qu'elle vient de bousculer, est enceinte. Tous les clients se mettent alors à la pointer du doigt qualifiant son geste d'irrespectueux et très déplacé. Hinata, honteuse, s'excuse auprès de la future maman. Elle précise néanmoins qu'elle n'a pas eu le temps de remarquer sa grossesse vu que c'est elle qui l'a bousculée en premier. Elle rajoute aussi que le fait d'être enceinte n'excuse en rien son comportement, par conséquent elle retire ses excuses.
Inoichi Yamanaka fait irruption dans la boutique. Il distribue un exemplaire du recueil en leur précisant qu'il n'a malheureusement pas pu les imprimer en couleurs. Ils se dispersent tous, oubliant aussitôt l'incident.
Hinata feuillette le livret. Elle sélectionne trois fleurs qu'elles montrent ensuite à la fleuriste. Elle lui en demande de lui en donner une tige de chaque. Madame Yamanaka la regarde compatissante. Elle lui prépare sa commande et lui offre une fleur de cactus. Hinata hume la fleur et la remercie.
Hinata remonte dans sa voiture. Elle dépose ses fleurs sur la banquette avant de sa voiture. Elle jette un coup d'œil à son livret. La fleur de cactus symbolise le courage et la résistance.
Une odeur nauséabonde filtre dans ses narines. Il lance un juron et retient fortement sa respiration. Sa compagne se retourne vers et éclate de rire. Elle pointe ses pieds du doigt.
Il fixe la direction de son doigt. Ila marché sur des excréments de chien. L'après-midi commence très bien ! Son amie se moque de lui. Il ôte ses chaussures et les jette dans la poubelle, furieux. Il les retire en remarquant le regard désapprobateur de son amie. Ils se dirigent vers le robinet d'eau le plus proche. Il nettoie ses pieds et asperge ses chaussures d'eau pour enlevant toutes traces des excréments. Il se retrouve à pèsent les pieds nus au beau milieu du jardin public. Son amie lui prête ses savates de rechange. Elle ne peut s'empêcher de retenir son rire et se plie en deux en voyant son compagnon enfiler ses savates. Elle ôte sa broche en argent et la fixe sur les cheveux noir de son compagnon.
-Ha ha ha, comme c'est drôle, rit-il faussement enjoué.
-Admet que c'est quand même amusant.
-Amusant pour qui ? Pour toi ou pou moi ?
-Ne fais pas cette mine, mon chéri.
-Shika on pourrait faire un petit tour dans le jardin public avant de rentrer à la maison, histoire de s'aérer un peu, l'imite Shikamaru en prenant une voix aigu. Regarde dans quel état, je suis maintenant.
-Ce n'est en aucun cas de ma faute, mais au propriétaire du chien. Comment j'aurais pu deviner que t'aller marcher sur crotte de chien. Soit dit en passant, tu aurais du regarder là ou tu mettais tes pieds, au lieu de te plaindre à longueur de journée.
Ils dirigent vers un banc. Shikamaru s'installe sur le siège en bois exposé au soleil. Son amie soupire en secouant la tête. Elle le tire par le bras et le relève du siège. Temari l'entraîne avec lui et s'installent tous les deux à l'ombre adosser à un arbre. Temari fait comprendre à son compagnon que sa position est inconfortable. Shikamaru enlève sa veste et l'étale sur le sol. Elle y prend place et dépose sa tête sur les cuisses de son compagnon.
Il caresse les cheveux blonds de son amie. Cette dernière pousse un long soupir.
-Que se passe-t-il, lui demande-t-il.
-Rien.
-D'accord, si tu le dis.
-Je repensais à l'incident de ce matin. Non, mais franchement Kiba abuse ! Cela ne se fait pas d'oublier son enfant ainsi. La pauvre Aiko, si tu l'avais vu. Elle n'arrêtait pas de pleurer. Sa mère arrivait à peine à la calmer. Son père aurait tout de même du passer dans sa chambre pour la réveiller et lui souhaiter un bon voyage avant de partir à son travail.
-C'est ce qu'Ino t'as dit ?
-Oui. Pourquoi ?
-Rien, cela me surprend un peu. A quelle heure t'a-t-elle dit qu'il a quitté la maison ?
-Je ne me rappelle pas trop. Je crois qu'elle m'a dit qu'il était partit vers sept heures et quart, lui répond Temari.
-Cela me semble tout de même étrange, mais bof ce ne sont pas nos affaires.
-Tu penses que ta meilleure amie a menti ?
-Je pense seulement que nous n'avons pas à fourrer notre nez dans ce qui ne nous regarde pas.
-On dirait que leur relation est extrêmement tendue ces temps-ci, fait remarquer Temari. Tu devrais parler à Ino, tu ne crois pas.
-Ecoute Temari, si Ino avait un problème cela ferait longtemps qu'elle m'en aurait parlé. Tu te fais du souci pour rien. Les tensions sont choses courantes dans un couple, tu le sais aussi bien que moi. Elles le sont encore plus dans un couple marié.
-Je veux me marier, lâche Temari timidement.
-Tu remets encore ça sur le tapis. Tu connais très bien ma positon sur ce sujet er ce n'est pas aujourd'hui que tu vas me faire changer d'avis, s'emporte Shikamaru. Ma réponse est non !
-Je veux me marier, répète son amie.
-Le divorce coûte cher. Je n'ai pas les moyens de payer un avocat ni même une pension alimentaire.
-Pourquoi est-ce que tu me parles de divorce ? Je te parle de mariage et non divorce.
-Je t'aime, tu le sais ça. Je suis à tes côtés tous les jours. Je te soutiens comme je le peux quand tu en éprouve le besoin. Nous avons fondé notre famille et elle est aussi solide qu'une roche. Je te considère déjà comme ma femme. Si les gens me demandent quelle relation partageons-nous tous les deux. Je leur répondrais haut et fort que nous sommes mari et femme. Ce n'est pas un bout de papier qui m'apprendra que tu es mon épouse.
-Je ne le suis pas. Je suis ta petite-amie, ta concubine pour ainsi dire. Je veux me marier avec toi. Qu'est-ce qui te fait si peur ?
-Je n'aime pas être enfermé dans une cage, conclut-il. Lève-toi, il faut qu'on rentre. Je n'ai pas mangé de la journée et j'ai faim.
-Je vais rester ici. Tu peux rentrer si tu veux.
-D'accord. Je te laisse les clés dans ce cas.
-Ce n'est pas la peine. Je vais prendre le train pour Suna. Je rentrerais en même temps que les garçons. Tu n'auras qu'à déposer Emi chez sa mère. Il était prévu qu'elle la prenne pour les vacances. Je dois prendre le temps pour réfléchir à tout ça. En même temps, je pourrais passer du temps auprès de ma famille.
-Je vais venir avec toi.
-Pas la peine. Je ne veux pas te priver de ta liberté.
-Galère. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Laisse-moi t'expliquer.
-I rien à expliquer.
Temari se relève et prend se sac. Shikamaru la retient par le bras et la serre contre lui.
-Je t'en prie, reste ou emmène-moi avec toi, lui murmure-t-elle à l'oreille.
-Epouse-moi.
-Je ne peux pas.
-Je m'en doutais. Lâche-moi maintenant. Je dois prendre le train.
Il s'exécute. Il la regarde courir vers un taxi sans broncher. Il soupire. Un sentiment de vide s'installe en lui. Le mariage n'est qu'une source d'ennuie. Sa compagne refuse d'admettre la réalité. Elle n'a qu'à observer son entourage.
Ino n'avait d'yeux que pour Kiba mais après s'être marié, elle a commencé à tromper son mari avec Sai. Quant à Kiba, Kami seul sait ce qu'il lui passe par la tête.
Ne parlons même pas du couple Uzumaki. Naruto évite son épouse à longueur de journée et ne cesse de se ressasser son passé avec son ex.
Mais bien sûr, Temari ne veut rien voir de tout cela. Les statistiques parlent d'elle-même. Un mariage n'est pas fait pour durer. Il se rompt comme un bout de pain.
Kiba se ressasse les paroles de sa fille. Cette dernière est bien trop jeune pour savoir ce que signifie un divorce. Les parents de ses amis sont pour la plupart encore marié, excepté ceux d'Emi qui sont séparés lorsque celle-ci a eu deux ans, sans être marié. Sa fille a probablement entendu ce mot dans la bouche d'un adulte.
Il regarde sa fille se délecter de son cornet de glace à la vanille. Il s'assoie auprès d'elle. Sa fille se blottit dans ses bras. Il caresse ses cheveux blonds soucieux.
-Dis-moi ma chérie, tu es toujours fâchée contre ton papa.
-Non, plus maintenant.
-Je suis désolé pour Taka. Tu iras une autre fois si tu le souhaites toujours.
-Oui. Demain alors, lui suggère sa fille. Emi sera chez sa maman pendant les vacances. Elle m'a dit qu'elles ne vont pas rester à Konoha. Je n'ai pas envie de me retrouver toute seule.
- J'ai compris mon ange. Demain tu iras à Taka alors.
-Tu me le promets ?
-Oui, je te le promets.
Kiba hésite. Questionner sa fille sur l'incident de ce matin n'est sans doute pas très judicieux. Malheureusement ses questions restent sans réponses.
-Ma chérie, qui t'as dit que tes parents aller divorcer, lui demande-t-elle hésitant.
-C'est oncle Sai.
A l'entente du prénom de l'amant de sa femme, Kiba ne peut s'empêcher d'emmètre un grognement furieux. Oncle Sai deviendra bientôt Papa Sai. Le jeune homme est écœuré à l'idée que cet individu puisse devenir un jour le beau-père de sa fille. Plutôt mourir.
Il se détend en remarquant le regard inquiet de sa fille.
- Que t'a-t'il dit d'autre, lui demande-t-elle.
-Il a dit que si les parents se disputent beaucoup ils ne finissent pas se séparer. Toi et maman vous vous disputer tout le temps.
-On ne se dispute pas. Disons que c'est notre façon à nous de discuter, mais ta maman et ton papa s'aiment toujours.
-Si vous vous séparez est-ce que je vais avoir un nouveau papa et une nouvelle maman comme Emi.
-Non, parce que nous n'allons pas nous séparer.
-Promis !
-Promis. Croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer.
Aiko termine sa glace et en réclame une autre à son père. Ce dernier refuse lui faisant remarquer qu'il s'agit de la troisième glace qu'elle ingurgite.
Ino est assis devant son miroir, le visage plein de cernes. Elle y applique du crème anticerne afin de masquer ses imperfections. Elle souligne ses yeux bleuités un mascara ainsi que ses lèvres d'un rouge à lèvre rouge pour leur donner un peu de volume.
Elle enfile sa chemise rose manche longue un cadeau que Sakura lui a offert pour ses vingt-neuf ans un jean bleu ainsi que des bottines noires. Elle se contemple un instant dans e miroir avant d'opter pour attacher ses cheveux. Elle tresse sa chevelure qu'elle ramène ensuite par-dessus son épaule.
Elle fixe sa montre. Elle est encore dans les temps.
Elle se regarde une dernière fois sur le miroir. Sa coiffure ne lui pas tant que ça. Elle défait la tresse et se fait sa queue de cheval habituel. Le résultat que lui renvoie la glace lui plait assez.
Elle se saisit de son portable, de ses clés ainsi que de son sac à main. Elle vérifie que la photo de cette emmerdeuse est toujours au fond de son sac avant de partir.
La sonne de la porte d'entrée retentit. Elle se précipite pour ouvrir la porte. Son regard se pétrifie en apercevant Sai devant sa porte. Si son mari vient à les voir ensemble, Kami seul sait comment ce dernier va réagir.
Elle ferme frénétiquement sa porte d'entrée. Elle cache ses clés sous le paillasson son mari a égaré les siens probablement chez sa maîtresse.
Elle invite aussi le jeune homme à quitter les lieux avant que sa famille ne revienne. Ce dernier la rassure et lui dit avoir vu son époux et sa fille devant un marchand glace et que ces derniers ne sont pas prêts de rentrer.
Il se rapproche d'elle et se met à caresser ses joues. Cette dernière le regarde dédaigneux. Alors qu'il s'apprête à l'embrasser, cette dernière lui crache en plein visage et lui signale qu'elle est mariée. Il sourit, puis lui fait une bise sur la joue droite avant de partir sans rajouter un mot de plus laissant derrière lui la jeune femme ébahie.
Ino se tapote les joues pour reprendre ses esprits. Le geste de son ex-amant l'a surprise. Elle fixe les alentours. Personne à l'horizon. Elle pousse un soupir de soulagement.
Elle entre dans son garage. Elle monte dans sa voiture. Elle met le contact. Le réservoir est presque plein. Elle n'a pas le temps d'aller à la station de service et le bidon de gasoil présent dans le coffre est seulement prévu pour les cas d'urgence. Elle abandonne l'autocar et s'en va chercher un taxi.
Aiko marche en se dandinant, la main fermement tenue par son père. En arrivant à l'angle de la rue, elle aperçoit sa mère debout devant l'arrêt des taxis. Elle profite de l'inattention de son père pour libérer sa main. Elle se précipite vers sa mère, Akamaru court derrière elle en aboyant, attirant ainsi l'attention de son maître.
La petite fille appelle sa maman. Cette dernière se retourne vers elle en lui faisant signe de la main. Kiba crie à sa fille de revenir au près de lui. Cette dernière n'entend pas les appels inquiets de son père. Elle traverse la route en direction de sa mère.
Des coups de klaxon retentissent. Père, mère et fille se retourne. Une voiture fonce sur Aiko. Ino et Kiba crient à leur fille de s'éloigner de la chaussée. Aiko reste figée sur place paralysée par la peur. Son père se précipite vers elle.
Trop tard….
Hinata reste devant le portail, hésitante. Des hommes s'activent dans le cimetière en nettoyant les pierres tombales de son clan. Un vieil homme s'avance vers lui et l'invite à rentrer.
Elle ne se fait pas prier. Elle avance entre les tombes le cœur lourd. Elle se dirige devant l'édifice où sont enterrés les membres du clan principal. Elle pénètre dans le monument.
Sa petite est debout devant la tombe. Elle la rejoint et reste derrière cette dernière. Hanabi dépose un bouquet de fleur sur la pierre. La jeune fille se retourne. Les deux sœurs emplies de chagrin, s'embrassent, profitant leur chaleur réconfortante.
Hanabi se défait de l'étreinte de sa sœur.
Hinata s'avance vers ma tombe. Elle dépose la tige d'anémone et l'Arica qu'elle a achetés chez les Yamanaka. Les minutes s'écoulent et Hinata ne prononce le moindre mot.
-Pourquoi tu ne lui parles jamais, lui demande Hanabi.
-Les morts ne parlent pas, répond simplement Hinata. Les fleurs parlent d'elle-même.
-C'est vrai mais elle ne connait pas leur signification.
-L'anémone lui fait comprendre qu'elle nous a abandonnée et l'arnica est là pour lui signifier que nous avons besoin de sa protection.
-Et c'est tout ?
-Oui.
-Parle-lui de Sasuke, Setsu et Hana. Fais-lui partager tes aventures à Kiri. Parle-lui simplement de toi. Tu viens la voir depuis des années et tu contemples sa tombe durant des heures sans dire le moindre. Si tu as besoin de parler qui mieux qu'elle pourrait t'écouter.
- C'est complètement absurde ! A l'heure qu'il est son corps s'est surement totalement décomposer. Je te signale que cela fait vingt ans qu'elle nous a lâchement abandonnée. Elle a préférer se donner la mort au lieu de rester au près de nous.
-C'est faux ! Tu sais tout comme moi qu'elle était mourante. Sa santé s'aggraver de jour en jour et les médecins étaient impuissants.
-Elle n'a rien fait pour lutter contre son mal, au lieu de ça elle a laissé mère la remplacer dans ses fonctions. Elle s'est exclue de nos vies du jour au lendemain. Notre propre mère nous a interdit de l'approcher et à préférer mourir seule.
-Elle ne voulait pas qu'on la voit dans cet état, lui dit Hanabi en lui tapotant l'épaule. Si maman nous a éloigner d'elle, en nous rapprochant de mère c'est parce qu'elle ne voulait pas que son départ nous anéantisse. Elle nous a donné une mère avant de nous quitter. Tu es toi aussi mère, tu devrais comprendre son geste non !
Les deux sœurs s'étreignissent de nouveau. Hanabi dépose un baiser sur le front de sa sœur aînée et la laisse devant la tombe de leur défunte mère.
Hinata s'agenouille sur la tombe de Hanae Hyuga. Elle sort un mouchoir en papier et dépoussière la pierre tombale.
-Je te demande pardon, lui dit-elle. Je ne t'ai pas comprise ni même chercher à te comprendre. Ce n'est pas très évident de voir sa propre mère lui interdire sa compagnie. J'aurais aimé être à tes côtés, jusqu'à la fin.
Elle lui montre son alliance pendent sur sa chaîne.
« Sasuke Uchiwa m'a demandé en mariage. Il est le fils de Fugaku et Mikoto Uchiwa, mais il est aussi mon époux. Tu les as probablement connus de ton vivant, enfin je suppose. Cela doit te sembler étrange que mon mari me demande en mariage. C'est une très longue histoire. Je vais t'épargner l'épisode Naruto. Hanabi t'en a surement parlé.
J'ai rencontré mon époux à Kiri, plus exactement dans le salon de café Taka. Il a vécu à Konoha certes, mais nous ne sommes jamais adresser la parole. J'étais bien trop timide à l'époque et lui était tel un glaçon. J'ai fuis la maison après la trahison de Naruto, n'emportant avec moi que mon dossier scolaire, quelques habits ainsi que de paire de chaussures. Je n'avais que dix mille ryô sur moi. C'était suffisant pour me trouver un logement et de quoi me nourrir pendant cinq mois en attendant que je me trouve un boulot.
Lorsque je suis entrée dans le café en vêtement de deuil, tous les regards se sont retournés vers moi. Une petite fille Hana a été la première à avoir fait un pas vers moi en m'offrant son mouchoir afin que je puisse sécher mes lèvres. Elle s'est éteinte quatre ans plus tard suite à un cancer du cerveau. C'est en hommage à sa mémoire, son courage, sa bonté que j'ai donné son prénom en deuxième position à ta petite-fille : Naomi-Hana.
Où est-ce que j'en étais ? Ah oui.
Sans le savoir, je m'étais assise à côté de Sasuke, moi qui chercher à fuir tout contact avec l'entourage d'Uzumaki. Lorsque j'ai entendu son ami Suigetsu prononcer son prénom, je suis partie immédiatement en prenant mes jambes à mon coup, laissant ma valise derrière moi. Sasuke m'a donc suivie pour m'apporter mon bien. Il a été tout aussi surpris que moi en voyant qui il avait en face.
La première chose qu'il m'a demandé, c'est où se trouver mon époux. Je lui ai répondu en larme que Naruto et moi n'étions pas mariés puisqu'il a péri dans un accident.
C'était la première fois que je voyais un Uchiwa s'effondrer sur le sol. Sasuke considère Naruto comme son frère et je n'ai pas eu le moindre remord lorsque je lui ai annoncé la mort de son frère de cœur.
Maman, c'est la première fois que j'ai vu mon époux verser une larme. J'en fus presque étonnée. Aussi loin que ma mémoire pouvait s'en souvenir, Sasuke Uchiwa était réputé pour son cœur froid. Rien ne pouvait transpercer son cœur de marbre. Rien mis à part Naute, qui a pu le percer et y faire entrer une part de lumière.
J'aurais pu partir et le laisser là à se morfondre sur la soi-disant mort de Naruto, mais ce mensonge pesait déjà trop lourd sur ma conscience. L'uchiwa ne m'a rien fait. Je n'avais aucun droit de réagir de la sorte. Lui annoncer cette nouvelle en sachant pertinemment que cela l'anéantirait n'était pas mon objectif. J'étais venu à Kiri pour oublier mon passé et recommencer une nouvelle vie. Kami s'est joué de moi en mettant le meilleur ami de mon ex sur mon chemin.
La culpabilité me rongeait mais la haine me consumait aussi à petit feu.
Je relevais Sasuke et lui dit d'une voix ferme que le chauffard qui a renversé Naruto n'était autre que moi et qu'il n'avait eu que ce qu'il méritait.
Je sentais la rage bouillonné au fond de son être. Ses mains lacérèrent mon cou, malgré cela je ne criai pas pour demander de l'aide. Au contraire, j'ai continué à déverser ma haine et Sasuke continuait de m'étrangler.
La porte du café s'ouvrit. Je retirai mon cou de l'emprise de Sasuke, lui faisant comprendre qu'une personne venait à notre rencontre. Mes mots le surprirent. J'enlevai le bandeau qui enrouler mes cheveux et je les fis glisser sur mon cou afin de masquer d'éventuels marque de strangulation.
Suigetsu s'approcha de nous. Son regard suspicieux faisait l'allée retour entre Sasuke et moi. Je ne lui laissai pas le temps d'ouvrir la bouche. Je lui expliquai que j'étais nouvelle dans la ville et que je cherchais un travail mais surtout un endroit où me loger. Je rajoutai aussi que Sasuke était une connaissance de longue date et que j'étais entrain de lui expliquer ma situation lorsqu'il nous a surpris.
Suigetsu me proposa un travail en tant que serveuse dans le café que j'acceptai de suite en le remerciant. J'ignorais à ce jour que le salon appartenait à mon très cher époux, sinon j'aurais refusé. Je ne l'ai apprise que tard dans l'année. Il m'apprit aussi que leur amie Karin cherchait une colocataire et si cela m'intéresserai, il nous mettrait en contact. Je lui répondis que oui sans attendre. Il me dit alors que je devais l'attendre au café vu qu'elle y travaille l'après-midi pour payer ses études de médecines.
Il rendit ensuite son portable à Sasuke et lui apprit qu'il avait reçut un appel de Naruto, puis retourna à son poste.
Sasuke me fixa du regard. Il attendait une explication de ma part. Je lui lâchai que vivant ou mort cela revenait au même pour moi. Naruto était mort. Je lui demandai d'un ton las mais ferme de me rendre ma valise et je rejoignis Suigetsu dans le café le laissant seul avec ses pensées.
Rassure-toi maman, Sasuke est un père et un mari formidable. Notre première discussion n'a pas été jouissive c'est vrai mais comme mère me l'a souvent dit notre première impression n'est pas toujours la bonne.
Il se fait tard. Ta petite-fille est surement entrain de pleurer à l'heure qu'il est. Je te la présenterai un jour si u le veux bien. Je suis contente de t'avoir parlé.
A demain, car j'ai tant de chose à te raconter. »
Son cœur est soulagé. Sa sœur a eu raison : parler à sa mère lui procure un grand bien.
Elle caresse son ventre. Sasuke a tellement fait pour elle et son fils. Il a aimé et aime Setsu comme s'il est le sien. Jamais il n'a fait des distinctions entre Setsu et Hana qui est de son sang.
Hinata ne sait quoi faire : Devenir la mère porteuse de son premier amour ou bien avouer à ce dernier qu'ils ont eu un fils ensemble au risque de devoir partager sa garde ou de perdre carrément son fils.
Son mari lui a donné son accord, c'est à elle maintenant de ne pas trahir sa confiance.
Shikamaru pénètre dans sa maison l'air morose. Sa femme vient de lui envoyer un texto comme quoi elle a déjà pris le train.
Le son de la télévision est trop fort. Il se dirige vers le salon. Sa fille Emi est assise devant la télé entrain de regarder un dessin animé. Il prend place sur le sofa. Emi vient le saluer et lui apprend que sa mère lui prépare un sandwich dans la cuisine.
Shikamaru rejoint la mère d'Emi dans la cuisine. Ils se saluent. Le jeune homme s'appuie sur l'évier et observe son ex-petite amie préparer la cuisine.
La jeune femme observe attentivement le jeune Nara. Elle le connait depuis très longtemps et se doute bien que quelque chose est en entrain de le tracasser.
Son travail terminé, elle essuie ses mains et se tourne vers Shikamaru.
-Où est Temari, lui demande Erina.
- Partie à Suna.
-Tu veux me demander quelque chose ?
-Euh… Je… C'est un peu délicat, en fait, balbutie Shikamaru.
-Dis toujours.
-Est-ce-que tu aurais souhaité…enfin… qu'on se marie ?
-Pourquoi cette question ?
-Réponds-moi juste par ou oui par non.
-Non. Tu es trop paresseux. Je ne me voyais pas finir le restant de mes jours avec toi.
-Sincèrement…
-Bon ok. Je l'avoue : j'aurais aimé me marier et avoir des enfants avec toi. J'ai eu une fille de toi mais nous ne nous sommes pas mariés. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
-Pourquoi ne pas l'avoir dit ?
-Parce que j'attendais que tu me fasses ta demande, mais tu ne l'as pas fait. Pourquoi vouloir ressasser le passé ? D'ailleurs pourquoi Temari est-elle partie à Suna ? Ne me dis pas que c'est pour voir sa famille car je ne te croirais pas. Est-ce que cela aurait un rapport avec ces questions étranges que tu viens de me poser parce que je me doute que tu veuilles me faire une demande en mariage puisque je suis déjà fiancée. A moins que ce ne soit-elle qui t'est fait la demande. Ta petite amie est très directe : cela ne m'étonnerait pas qu'elle t'ait demandé la main.
-Je … Je crois en entendre ton fiancé. Tu devrais y aller. Allez bizou et à la prochaine. Prend soin de toi et d'Emi.
-Merci. Bonne chance à toi aussi. Fais-moi une faveur, va la rejoindre à Suna, lui conseille-Erina. Cela lui fera plaisir.
-Je ne pense pas.
Shikamaru rejoint sa fille dans le salon. Il salut le futur beau-père de sa fille. Il embrasse une dernière fois sa fille en lui disant de bien s'amuser avec sa mère et Ryo.
Le téléphone fixe sonne. Il le laisse sur la messagerie afin de pouvoir profiter des quelques instants avec sa fille.
Hinata embrasse sa fille endormie. Elle caresse ses cheveux. Elle la remet dans son lit mais celle-ci se cramponne fermement à elle. Elle est réveillée. Son estomac gargouille. Hana a faim.
Elle l'emmène dans la salle à manger. Elle l'assoie sur sa chaise mais cette dernière refuse et s'accroche toujours à elle.
Tenten fait irruption dans la pièce, les faisant sursauter. Le souffle coupé, le jeune femme a du mal a articuler ses mots. Hinata ne comprend pas ce que sa belle-sœur essaye de lui dire. Elle lui présente une chaise et lui offre à boire.
Naruto relit et relit le dernier texto envoyé par Hinata. Ses rêves sont sur le point de se réaliser. Il allait enfin connaître la joie d'être père.
Il compose un numéro. Il se frotte et se tire les cheveux. Son interlocuteur met du temps à répondre.
-Allo, entend-il enfin au bout du téléphone. Uzumaki que me vaut l'honneur de cet appel.
-Elle est prête pour l'intervention.
-C'est bon. Je vais récupérer votre échantillon de sperme, dans ce cas là. Je ne veux pas que cela s'ébrute car si on vient à apprendre que je vais faire une insémination artificielle au lieu d'une fécondation in vitro sur votre mère porteuse je risque de perdre le droit d'exercer et de la prison.
-Ce ne sera pas un gros problème vu la somme que vous aller recevoir dès qu'elle sera enceinte, en ajoutant votre avance. Mais ne vous inquiétez-pas je ne suis quand même pas assez idiot pour ébruter ce genre de chose. Veuillez m'excuser, j'ai un appel en double file de ma femme.
-Naruto, tu m'entends c'est Sakura à l'appareil.
-Oui, je t'entends très bien. Que se passe-t-il ? Pourquoi sembles-tu si affolée ?
-Naruto, sanglote son épouse. C'est horrible.
-Quoi ?
La nouvelle vient d'éclater, faisant tomber tous les remparts : Aiko est dans le coma et d'après les docteurs ces chances de s'en sortir sont à l'ordre de un millième.
