Ca fait une éternité que je n'ai pa écrit mais heuresement les reviews et les messages de certains m'ont remotivé. Je ne laisse pas et ne laisserai jamais tomer cette fiction tant qu'elle ne sera pas terminé, ne vous inquitez pas...Mais je m'excuse mille fois du temps que ca prend. Sincèrement. Alors pour me faire pardonner, deux chapitres postés en même temps ! Lisez bien !
Point de vue Tony :
« Elle est là ». Ma voix, amplifiée par Jarvis résonna dans toutes les pièces occupées par l'équipe. Mes yeux scrutaient les caméras de surveillance devant lesquelles une rousse, que je commençais malheuresement à bien connaître, se tenait l'air complètement détendue.
PDV narrateur :
« Elle est là ». Elle est là. Elle est là, elle est là, elle est là. Clint se répétait cette phrase en boucle et en boucle en se précipitant dans le hall d'entrée, spécialement décoré pour les fêtes. Une fraction de seconde après son entrée, Captain et le docteur Banner déboulaient à leur tour, suivit de peu par Tony, absorbé dans la contemplation d'une de ses machines high-tech… Thor les rejoindraient plus tard, ayant toujours des affaires importantes à régler sur Asgard.
L'archer, plutôt soulagé de savoir que sa partenaire était là, posa son regard sur les portent de verre de l'ascenseur….Et attendit. Impatiemment. Très impatiemment. Et soudain, les fichues portes s'ouvrirent.
Hawkeye eut du mal à reconnaître l'espionne en pleine forme qui les avait quittée il y a quelques mois. En face d'eux se trouvait une frêle jeune femme, aux cheveux ternes, pâle, à la joue balafrée, encore ensanglantée, dans sa tenue de cuir du Shield. Clint aurait pu être effrayé et se précipiter à sa rencontre pour lui demander si elle allait bien, mais quelque chose le retint, quelque chose qui, heureusement, n'avait pas changé. Son regard.
Elle avait beau avoir l'air plus faible, son regard ne l'était pas. Et pour Clint, c'est tout ce qui comptait, il l'avait déjà vu bléssée, mais tant que ses yeux lui disaient qu'elle allait bien, c'est tout ce qui lui importait.
Toujours aussi fier, dédaigneux, hautain mais rempli au fond, d'une amitié sincère que uniquement ceux qui la connaissaent bien pouvait décéler, son regard était le même.
Elle n'avait pas une once de peur dans les yeux.
Pas un tremblement ne secoua son corps.
Pas une seule lueur de fatigue ou de douleur ne traversa son regard.
Pas un seul des pas qu'elle fit ne furent fébriles.
Son corps ne la trahit pas. Elle parait forte comme un roc.
Son sourire ne la trahit pas. Elle est sincère.
Et sa voix ne la trahit pas non plus lorsqu'elle déclare :
« Je vous l'avais promis ».
Et tout le monde y croit. Toute l'équipe est aveuglée par l'énorme mensonge, qui emplit l'air et les esprits. Tous sont pris dans la toile de l'araignée.
Même Clint, son double masculin.
Il tombe aussi dans le piège. Il tombe sous le charme de son sourire sincère.
Il veut y croire. Et puis, elle joue tellement bien son jeu Natasha. Tellement bien.
Alors il y croit. Parce que c'est crédible. Parce que c'est possible. Il n'y a qu'elle pour survivre à ce genre de mission. Il a tellement espéré. Tellement.
Alors il y croit. Dur comme fer. Elle est là. Elle est vivante. Elle va bien. Il ferme les yeux et s'accroche à ces phrases. Il se persuade. C'est son but, de les persuader. Elle joue. Avec les têtes, avec les consciences. Elle a une longueur d'avance sur des actes qu'il ne savait pas encore qu'il allait faire. Elle est tellement bien entraînée. Le mensonge et la dissimulation sont ses spécialités. Elle s'est entraînée toute sa vie pour jouer avec les esprits. C'est presque devenue dans sa nature. Indiscernable. Il ne devrait pas l'oublier. Mais il oublie. Car pour y croire, il faut oublier les précédentes manipulations. Les précédents échecs. Toute les fois où elle disait qu'elle allait bien et qu'elle finissait à l'hôpital.
Mais Clint oublie, Clint espère, Clint croit. Il plonge dans son regard, et il y croit. Aveuglement. Avec une ferveur intense. Il y croit, plus que tout au monde. Car c'est ce qu'il souhaite plus que tout au monde. Qu'elle revienne. Qu'elle aille bien. Et ses yeux lui disent qu'elle va bien.
Même elle, manque de se faire prendre à son propre jeu. Ironique hein ?
La toile se referme sur la tisseuse. Presque. Après tout, elle veut tellement y croire elle-aussi. Tellement.
Seulement, la douleur sur son flanc gauche la trahit.
Steve est le premier à s'approcher. Il ne dit rien. Il s'approche et pose ses mains sur ses épaules. Il essaie de percer une potentielle couverture. Il ne voit rien. Rien que de la pure vérité. De la pure joie. Du pur soulagement. Elle est heureuse d'être revenue. Et il est heureux qu'elle soit revenue. Alors, il pousse la frêle silhouette contre son torse musclé, et il lui fait un câlin.
Enfantin ? Peut-être. Mais elle en a besoin. Peut-être que lui aussi, même s'il ne le dira jamais. Il est soulagé. Qu'elle soit là. Qu'elle aille bien. Et elle aussi. Elle s'abandonne un peu dans l'étreinte. Juste un peu. Elle ne se retient pas, car son attitude la trahirait. Non, elle se détend juste un peu, car sinon elle sait qu'elle va craquer. Et Steve va sent le corps de l'espionne se détendre contre le sien. C'est ce qu'il croit, du moins.
Mais Natasha sait. Toujours, elle sait avant les autres. Elle mime la détente alors qu'elle se force à ne pas se détendre. Mais Steve n'y voit que du feu. Et elle le sait.
Puis vient le tour de Banner. Par simple réflexe, il ne peut s'empêcher de chercher des blessures sur son corps. Il n'en trouve pas, pas d'apparentes. Mais il se promet de faire un contrôle plus approfondi dès qu'il le pourra. Si seulement elle allait le laisser faire. Mais comme toujours, elle sait. Elle sait ce qu'il va penser. Alors elle dit : « Je vais bien, Bruce. Vraiment. Je n'ai que cette vilaine coupure, pas de soucis à avoir. » Et sa voix empeste la vérité. Elle le sait. Et là encore, elle sait qu'il va la croire. Et il la croit. Evidemment, elle ne se trompe jamais. Et Bruce a confiance. Il entend la vérité et strictement la vérité. Alors lui aussi, il tombe dans le piège et lui rend un sourire chaleureux.
Stark ne s'approche pas d'aussi près que les autres. Il se contente de faire un énorme rictus à sa rousse détéstée,et elle le lui rend bien. Un bon gros rictus. Dédaigneux. Hautain. Moqueur. Typique des rictus qu'elle lui a toujours lançé. Rien n'a changé. Elle est comme avant. Elle n'a pas de séquelles psychiques. Du moins, c'est ce qu'il croit. Il fait confiance à Bruce sur le plan physique, et bruce ne détecte rien. Et dès qu'il commence à douter, il croise son rictus et ses yeux faussement méprisants, et il tombe dans le piège lui aussi. Elle va bien. Rien n'a changé. Mais Natasha sait. Natasha connaît. Elle fait ce qu'elle a à faire pour faire croire qu'ils savent. Mais ils ne savent rien. Elle a toujours cette longueur d'avance.
Et puis Natasha commence à s'inquiéter. Car elle sait qui est le suivant. Et elle craint que Clint soit plus dur à berner que les autres. Et pour le coup, elle ne sait pas. Elle ne sait pas à quelle point Clint est déjà aveuglé par le elle ne sait pas qu'elle n'a strictement rien à faire pour que Clint y croit. Et si elle fait quelque chose, c'est là, qu'il s'en rendra compte.
Mais ça, pour une fois, elle ne le sait pas.
Clint , pour une fois, a inconsciemment une longueur d'avance.
