Disclaimer : tout ce que vous reconnaissez est à J.K.R et le reste est à moi

Rating : T ou M mais pas pour le moment. Chapitre tout mignon, tout gentil !

Note: 31 décembre, 14h45 : il n'y a que la chanson qui a été changé, elle devrait correspondre un peu plus au chapitre que Ethylotest de Soan. Les fautes ont été corrigés le plus possible.

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Chapitre pour Ata-chan qui avec sa review m'a motivée.

Voilà ton cadeau de Noël en espérant qu'il te plaise.

Sur ce, bonne lecture !


Éléments importants chapitres précédents :

Prologue :

Voldemort est mort et le monde magique se détourne de Harry. Harry en veut au monde magique.

Rencontre un jeune homme, Julian et entend une légende sur le Tout avec une autre prophétie.

Tentative de suicide en s'ouvrant les veines.

Chapitre 1 :

Apparition de Shahlâ qui se présente comme le roi du Royaume de l'Oubli

Réapparition de Julian qui voit Shahlâ.

Deuxième tentative de suicide, noyade;

Manifestation d'une "voix maternelle"

Chapitre 2 :

Harry se trouve sur une île, apprend l'existence des Sylvestres

Apparition de Esfir

Harry découvre un tableau qui ressemble au médaillon (dont il n'a pas conscience)

Chapitre 3 :

Souvenirs du passé de Julian. Shahlâ est le 'protecteur de Julian.

Voix féminine encore une fois

Rituel est effectué.

'Apparition' du Maître.

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Chapitre 4 : Un air de déjà vu... ou presque

Dans ce bilan triste à pleurer

j'irais cracher au nouveau monde

tu vois je n'ai rien oubliée

pas un instant pas une seconde

- Plutôt Rêver Melissmell -

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Le soleil se lève sur un monde qui ne sait pas qu'il a déjà vu ce même levé de soleil un jour. Sur un monde qui ne se rappelle pas avoir déjà senti ce souffle de vent le balayer. Sur un monde qui ne se rappelle plus de sa souffrance et qui pourra la connaître à nouveau sans s'en douter.

La dernière chance a commencé...

1979 :

- « Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois... »

- Cette nouvelle est très fâcheuse pour les familles concernées. Il faut que je rassemble l'Ordre du Phénix immédiatement ! Huuum, vous êtes embauchées Sibylle.

31 juillet 1980 :

- Mr Potter c'est un garçon. Félicitation !

Octobre 1980 :

- Je vais m'en occuper.

La jeune femme disant cela se leva et se dirigea vers un berceau se trouvant à coté de la chambre du couple. Lorsqu'elle prit l'enfant dans ses bras et commença à lui parler doucement l'enfant arrêta de pleurer. Après quelques minutes ainsi il se rendormit. La femme le reposa délicatement et sortit de la chambre. Avant de refermer la porte elle jeta un dernier regard sur le lit de son fils. Ses yeux verts étaient remplis d'une tristesse inexpliquée.

- Ce n'était qu'un cauchemar, rendort toi...

31 juillet 1981 :

- Harry ! Allez viens voir ton parrain Sirius. Allez, tu peux le faire !

- C'est bien mon fils allez ! Tu es le plus fort alors ton papa va t'apprendre un jeu. Aïe ! Lily...

- Sirius il est encore trop jeune pour marcher. Il n'a qu'un an. Me faire ces yeux là, oui tes yeux de Padfoot battu, ne changera rien. Et toi chéri, je ne veux pas entendre parler de jeux venant de toi. Tout comme Sirius tu sais que ces yeux ne marchent plus sur moi, si ils l'ont fait un jour. Sur ce, Rémus ne va pas tarder. Rendez vous un peu utile et préparez la table.

Tout cela avait été dit calmement par la rousse pendant qu'elle prenait Harry et lui débarbouillait son petit visage maculé de chocolat gentiment offert par son parrain.

Une sonnette retentit et la jeune femme alla ouvrir, son fils toujours dans les bras et jouant avec ses cheveux. Il essayait de voir si ils pouvaient être comestibles. Il mâchouillait donc joyeusement les mèches de feu de sa mère.

- Joyeux anniversaire bébé Prongs ! Regarde ce que Moony te rapporte.

- Rémus, attends au moins d'être rentré avant de le gâter.

Cette fois la joie était visible et un fin sourire étirait les lèvres de la jeune femme. En retournant dans le salon elle laissa son fils jouer avec son train magique miniature. Il avait à peine un an et était déjà beaucoup trop chouchouté.

La soirée passa rapidement et Lily finit par mettre tout le monde à la porte, même son mari. Il pouvait bien passer une soirée avec Sirius et Rémus la laissant seule avec leur fils. Une fois cela fait, elle alla dans sa chambre et sortit une boite à bijou. Elle monta ensuite dans la chambre de son bien aimé fils qui dormait. Elle enleva de la boîte un médaillon qu'elle lui passa autour du cou puis lui fit un bisou sur le front avant de partir. Une fois de plus elle ne put s'empêcher de jeter un regard en arrière avant de fermer la porte. Un regard emplit d'une tristesse inexplicable.

31 octobre 1981 :

- Ne t'inquiètes pas, je sais quel est mon devoir. Je l'ai accepté à 11 ans quand tout m'est apparu clairement et je ne me détourne pas aujourd'hui. Malgré ce qui m'arrivera j'ai foi en notre Mère. Elle savait ce qu'elle faisait et je crois en elle, tout comme toi. Tout est en marche cette fois et je ne veux pas que mon fils souffre une fois de plus. Fais tout pour qu'il n'aille pas chez ma sœur à cause d'une prophétie. Il ne devra pas souffrir une seconde fois ainsi ou je trouverai un moyen de revenir et vous en pâtirez tous.

- Je ne te remettrai jamais en cause Lily, la voix de son interlocuteur est douce et grave. Ton mari arrive je ferais mieux de partir. Adieu douce Lily. Que notre mère te protège de son amour.

Sur ces mots l'homme partit. Dans le vestibule il croisa James et le salua. Celui-ci lui répondit hargneusement :

- Malfoy, sors de chez moi immédiatement !

- Ce fut un plaisir de te revoir pour moi aussi, James.

Sur ces mots une fois de plus il partit et pour de bon. James Potter avec ses cheveux toujours ébouriffés se dirigea vers le salon où il savait qu'il trouverait sa femme.

- Lily ! Tu sais comme moi que nous sommes en danger, commença-t-il calmement ce qui ne dura pas . Combien de fois t'ai...

- Chut James ! L'interrompit-elle. Ton fils t'attend en haut, va donc le voir au lieu de me hurler dessus.

Cette réplique eu pour effet de refroidir le fougueux mari jaloux et permit à sa femme de cacher la détresse transparaissant dans son regard.

Elle savait ce qui allait se passer.

Pour la seconde fois.

Maintenant elle savait... tout. Elle savait tout ou presque.

OoOoOoO

Dehors, un homme contemplait la maison. Cette maison qui deviendrait tristement célèbre dans quelques minutes par l'élimination d'un Lord Noir par un enfant. Enfin, ça c'était la version journalistique. La vrai version sera tout autre. Une vérité encore plus funeste, pour les sorciers.

Plusieurs bruits de personnes transplanant se firent entendre dans la nuit noir de ce soir de Halloween. La nuit parfaite pour un crime parfait ! L'homme s'en alla sans un regard en arrière. Il ne pouvait rien faire. La tragédie pouvait commencer une seconde et dernière fois.

Des mouvements trahissaient des présences et après un petit moment des bruits de combats se firent entendre à l'étage inférieure. Lily se trouvait au dessus du lit de son fils. Elle le prit dans ses bras et commença à lui parler :

- Harry James Ambroise* Potter, soit fort. Tu as un destin mais il n'est pas celui que l'on trace pour toi. Ne te fies plus aux gens. Je serai toujours avec toi. Que l'amour de Nyoka te protège, Ambroise...

En disant cela elle effleura le médaillon qu'il portait depuis ses un an. Il disparu à se contact, en émettant une légère lueur verte, se fondant presque en lui. Elle le remit ensuite dans son berceau et lui fit, comme elle en avait l'habitude, un bisou sur le front.

Le dernier...

Au même moment la porte de la chambre s'ouvrit violemment et Lily fit volte-face. Dans ses yeux verts une lueur résignée dansait. Elle savait que son mari était mort une seconde fois, même si elle était une des seules à savoir ce fait. Elle se rappelait avoir déjà vécu ce moment. Cette fois elle ne supplierait pas car elle connaissait la suite des événements. D'une voix assurée et ne laissant pas le temps au Lord de lui faire sa 'proposition' elle déclara :

- Je ne vous supplierai pas pour ma vie. Je ne m'abaisserai pas à être à genou devant vous pour ma vie. Cela ne servira à rien et je le sais. Cependant, sachez que même si je suis morte, même si vous tuez mon fils, la destruction est proche. Une puissance bien plus grande va éclore.

- Bien, commença mielleusement Voldemort, je crois que tout est dit alors. Avada kedavra !

La jeune rousse regarda le sort vert fuser vers elle et s'effondra au sol avec un sourire.

Voldemort s'avança alors, enjambant le cadavre inerte de la mère et alla jusqu'au niveau du berceau. Comment un gamin pourrait-il me battre ? Se dit-il, surtout qu'il ne sentait aucune magie pulser autour du gamin aux yeux verts. Les mêmes que sa sang-de-bourbe de mère.

- Avada kedavra !

Il vit comme au ralenti le sort émeraude se diriger vers le front de l'enfant. Il vit aussi une onde verte et noire se diriger vers le sort et le renvoyer vers lui. L'onde continua son chemin et souffla une grande partie de la maison enfouissant le bambin sous des lambeaux de plafond.

Au moment où le sort le percutait Voldemort entendit parfaitement une voix féminine résonner dans sa tête, suivie d'un léger rire carillonnant :

« La Magie de la Déesse protège la Magie. »

C'était la fin d'un mage noir ou peut-être pas ?

OoOoOoO

Une noirceur étouffante que même son âme de ténèbres ne peut combattre.

Ses yeux s'habituent peu à peu et il découvre une vaste pièce en marbre noir. En son centre repose un trône ou plutôt ce qui pourrait s'en approcher le plus. Il s'avance, ses pas sont légers comme de la brume. Il effleure le 'meuble'. C'est de l'ébène mais il est froid voire glacé. Sur les cotés des serpents sont gravés dans le bois ainsi que des lézards.

Au loin il entend des battements d'ailes réguliers. Un aigle se pose sur le haut du dossier du 'trône' et en même temps un coyote s'est approché et s'est couché au pied de celui-ci. Les deux animaux l'observent de leurs yeux carmins. Lui, le Lord Noir, tremble devant ces deux paires d'yeux perçants. Il se sent transpercé.

Des pas résonnent derrière lui et une voix déclare :

- Bienvenu en mon Royaume de Ténèbres, Tom Marvolo Riddle.

Il se retourne et reste figé devant la vision qui s'offre à lui. Un homme se tient à l'entrée de la pièce. Il est grand mais pas trop. Il semble attendre quelque chose et un fin sourire court sur son visage mais rien ne se reflète dans ses yeux. Tom n'hésite pas à le dévisager et à le regarder attentivement. Il pourrait avoir entre 18 et 20 ans mais il sait que l'âge et l'apparence ne vont pas forcément ensemble. Sa peau est pâle voire quasiment transparente. Elle ressemble à de la neige cristallisée. Son ossature est fine mais sans aucuns doutes masculine.

Ce qui le captive le plus sont ses yeux. Des yeux grenats, des perles rouges teintées de tâches noires. Des orbes remplis de promesses. Promesses de douleurs et de plaisirs. Des yeux encadrés par une cascade soyeuse de cheveux anthracites. Des cheveux raides tombant légèrement autour de son visage en renforçant la profonde couleur des 'perles rouges'.

Tom se détourne de son visage si captivant et observe ses habits. Noirs évidemment. Cela ne le surprend aucunement. Il porte un pantalon fait dans une matière ressemblant à du cuir mais il est certain que si il le touche il n'y aura pas cette texture particulière à la matière. En guise de haut il a ce qui pourrait se rapprocher le plus d'une chemise. Noire aussi.

Il n'y a rien de sombre, ses vêtements souligne juste la divine pâleur de sa peau. Quelque chose de majestueux se déverse de l'être devant lui.

Mais qu'est-il en train de penser ? Lui, Voldemort. Il vient de se faire vaincre par un môme semblant dépourvu de pouvoir et il observe un individu ? Il le dévisage ? Sa soit disant mort le fait tomber bien bas.

Il s'approche, une aura de mort se dégage de lui. Sa démarche féline est un signe de danger. Et ses yeux, toujours cette promesse de plaisir et de douleur mêlés se reflétant à l'intérieur. Il reprend la parole de sa voix onctueuse :

- J'espère que le peu que vous voyez vous plait Marvolo. Ne soyez pas surpris je sais à quel point votre prénom vous importune.

Sa voix se fait envoutante, presque séductrice.

- Hélas nous n'avons pas le temps pour un petit interlude. Le temps ! Toujours le temps... Le maître vous attend, suivez moi !

Tom se révolte intérieurement de cet ordre mais il sait qu'il vaut mieux ne rien dire. Il n'est pas si fou quand même. Il a bien comprit la menace sous-jacente derrière cet air séducteur et prédateur. Il en serait presque à tenter le coup même si cela serait suicidaire. N'est-il pas déjà mort et fou ?

Mort ? Pas forcément.

Fou ? Ça c'est sûr sinon il ne penserait même pas ainsi mais juste à torturer doucement cet inconnu. Quoi que...

Perdu dans ses pensées il ne voit pas qu'il est rendu dans une autre pièce. Il s'en aperçoit lorsque son guide se penche vers lui et murmure sensuellement à son oreille :

- Vous voilà rendu. Peut-être nous reverrons nous Marvolo. Écoutez bien la proposition du Maître il ne la fera pas deux fois.

Sur ces mots le jeune homme repart dans le sens contraire tout en effleurant la joue du Lord au passage.

OoOoOoO

Les charognes accourent déjà alors que la chair n'est pas prête.

Chair à canons il ne sera plus.

Julian, que fais-tu ? Où es-tu ?

Il a besoin de toi.

Il est trop jeune.

Maître, laissez-le sortir des limbes ! Il est votre sacrifice mais mon fils à encore besoin de lui.

Ma gangue de pierre est encore trop forte mais bientôt je serais là.

Ne me déçois pas Julian.

Ne me déçois pas Hyacinthe.

Ne me déçois pas quand ton temps sera venu, Eden.

Je sais que même dans les nuits les plus profondes vous m'entendez !

Ma réincarnation est morte.

Je suis encore trop faible.

Les charognes viennent, il est trop tard.

Julian récupère le par tout les moyens sinon ce sera la fin...

OoOoOoO

je voudrais te dire que j ai trouvée dans les faubourgs la plus belle arme

qui peut couvrir, qui peut fermer

les dechirures a la machoire**

OoOoOoO

(POV Julian)

Je me réveille en sursaut. Je suis dans une grande salle grise.

Uniforme.

Je suis au centre reposant sur un autel en pentacle. Le même que dans la clairière. Je suis dans le sanctuaire du Maître, condamné pour l'éternité à lui obéir.

J'entends encore ma mère me dire de le récupérer par tout les moyens mais comment puis-je faire en étant coincé ici ?

Je me lève et me retourne. J'ai entendu derrière moi le pas feutré de coussinets heurtant délicatement un sol de pierre. Devant moi se tient un coyote, un coyote blanc. Je le reconnais. Il est un des emblèmes de Shahlâ.

Shahlâ !

Pourquoi n'y ai je pas pensé ?

Il est le seul à pouvoir m'aider. Comme si il m'avait entendu il se retrouve là devant moi. Toujours aussi jeune, à peine huit ou neuf ans. Il me toise de sa petite taille et un sourire éblouissant traverse son visage et remonte jusqu'à ses yeux de grenat vert. Il semble attendre quelque chose puis soudain se jette sur moi. Je me retrouve à le porter, il est léger. Ses longs cheveux mordorés rasant normalement le sol me chatouillent le visage. J'avais oublié comment sa présence pouvait être rassurante et rendre la joie ou un ersatz de joie. C'est ainsi qu'il commence la conversation, assis sur mes genoux.

- Tu voulais me voir, Julian ?

Sa voix est toujours aussi grave, trop pour un enfant. Je pousse un petit soupir en espérant qu'il passe inaperçu aux yeux de celui que je considèrerais presque comme un second père et parfois un petit frère. C'est d'une voix lasse que je lui explique. Sa joie intérieure n'a déjà plus d'effet et une douce mélancolie s'empare de moi.

- J'ai entendu Nyoka en rêve. Elle me disait qu'il a besoin de moi mais je ne peux pas l'aider. Je suis coincé ici. Moi qui croyais que tout serait fini après ce rituel, que je pourrais enfin la revoir. Je n'en peux plus Shahlâ. J'étais déjà fatigué mais c'est encore pire car je sais que mon devoir n'est toujours pas terminé et je ne peux le faire. Je devais être le sacrifice, je l'ai accepté. Je dois être être au service du Maître, je l'accepte. Je devrais l'aider, soit, je le ferais mais comment ?

J'ai dit tout cela d'une traite. Je n'ai pas peur du ridicule devant mon protecteur. Il est celui qui me comprend le mieux, le seul encore vivant. D'une voix assez douce, il essaie d'être rassurant il se met à parler :

- Moi aussi je l'ai entendu. Elle ne comprend pas toute la situation. Il y a beaucoup trop longtemps qu'elle est enfermée. Elle ne voit que sa libération prochaine et elle se laisse flotter dans cette douce folie de liberté bientôt retrouvée. Elle ne comprend pas ta situation délicate. Maintenant ta première allégeance va au Maître. Tu le rencontreras bientôt mais en attendant tu ne devras pas bouger d'ici. J'irai l'aider, pour toi, pour arrêter de te voir souffrir.

- Je souffrirai toujours Shahlâ car elle a emporté un morceau de ma vie avec elle. Tu le sais aussi bien que moi voire plus que moi. Je sais que tu as usé de ton pouvoir sur moi mais le rituel a brisé les chaînes de l'Oubli et je me rappelle de tout dorénavant. Cela vient par vague. Comment cette enfant pourra-t-il survivre seul à cette déferlante de souvenirs ? Comment le pourra-t-il ?

- Il ne sera pas seul. Il ne sera plus jamais seul crois-moi. Le jour venu je serais là pour lui comme pour toi. Les chaînes peuvent être remises mais elles se briseront en même temps que les siennes.

- Fais le alors, aide nous.

- Bien. Dors maintenant.

Il se lève doucement de moi et je sens une douce torpeur m'envahir. Je la laisse me prendre et mes souvenirs sont refoulés par une vague fraîche de pouvoir. Je suis bien encore pour en petit moment.

(Fin POV Julian)

OoOoOoO

Le bruit d'une moto. Un semi géant arrive sur les lieux, nous sommes le premier novembre. La mort de la famille Potter vient juste d'être apprise. Le professeur Dumbledore l'a envoyé ici pour confirmer la tragédie. Arrivé sur place il ne peut que constater les dégâts, il n'y a plus âme qui vive dans ces ruines.

Il commence à se détourner lorsque des pleurs d'enfant l'interpellent. Il se précipite vers la source du bruit. La maison n'est plus que gravats, planches brulées, cendres et cadavres. Le premier qu'il voit est disposé où l'entrée aurait dûe se trouver. L'individu continue sont chemin et arrive dans ce qui devait être une chambre. Un second corps repose ici, il devine sans peine qu'il est celui de Lily.

Sous des planches une douce lueur verte tachée de noire suinte doucement. Il se précipite, les soulève et découvre un enfant. Harry est vivant et très peu blessé. Il arbore seulement sur son front une cicatrice en forme d'éclair d'où quelques gouttes de sang tombent lentement. Il le prend rapidement et sort. Qui sait depuis combien de temps il était là, il devait se hâter.

Il enfourche la moto et dans un son assourdissant laisse derrière eux la maison de Godric's Hollow.

Un peu plus loin, dans la pénombre un homme a assisté à la scène, impuissant. Il voit sous ses yeux l'Histoire se répéter. Son temps n'est pas encore venu, il doit rester dans l'ombre. Il ne peut que regarder la moto se diriger bien loin de cette maison.

Il n'y a plus âmes qui vivent. L'homme avance et observe de près la scène. Il n'avait pas pu partir. Peu de mangemorts sont tombés et James est mort car il se croyait intouchable. Les corps et les débris se complètent dans une splendide œuvre d'art macabre.

Tranquillement il fait le tour de la maison ou plutôt de ses ruines pour repartir sans un regard en arrière.

Tout recommence, rien n'a changé.

OoOoOoO

- Professeur ! J'ai trouvé le jeune Potter dans les décombres. Il est le seul survivant.

- La prophétie était réelle... bien. Rubeus allez chercher Minerva. Cet enfant doit être avec sa famille, le seul endroit où il sera protégé.

Il faisait nuit lorsque trois personnes font leur apparition dans la petite rue de Privet Drive. A leur passage toutes les lumières s'éteignent. Arrivé devant le numéro quatre le petit groupe s'arrête. Le plus vieux se baisse en laissant entendre quelques craquements d'os et dépose un petit paquet de couverture. En se relevant il sort une lettre qu'il pose sur les 'langes' de l'enfant.

Ceci fait, le groupe repart et disparaît au bout de la rue.

Les lumières se rallument.

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Le matin venu, Pétunia Dursley la sœur de Lily Potter anciennement Evans récupère son lait devant la porte comme tout les matins. Elle est sur le point de rentrer lorsqu'elle aperçoit sur le perron de sa porte un paquet. Un paquet bruyant. C'est d'une voix blanche qu'elle appelle son mari :

- Vernooooooooooooooon ? Nous avons un problème !

Son mari arrivant et voyant le problème en question lui ordonne de rentrer immédiatement cette 'chose' avant que les voisins ne l'aperçoivent. Il prend ensuite la lettre et blanchi plus qu'il ne pourrait être possible et dit à sa femme :

- C'est un anormal... Ils veulent que nous le gardions jusqu'à ses onze ans puis pour les vacances lorsqu'il aura l'âge d'étudier.

- Vernon, nous ne pouvons pas refuser, ils nous tueraient. Je sais ! Nous avons onze ans et bien nous le garderons et éradiquerons sa maladie. Il sera purgé. Pour commencer Dudley ne doit pas le voir car aujourd'hui nous sortons.

C'est sur ces mots que Pétunia Dursley, 'la girafe' envoie son neveu dans un placard à balai miteux. Il pleure toute la journée mais personne n'est là pour lui.

OoOoOoO

ce qu'ils m'ont fait ce qu'ils m'ont fait

livrer mon âme, vendu mon corps

laissant mon coeur aux gens mauvais

au plus offrant mes rêves morts**

OoOoOoO

Un air de déjà vu flottait dans la rue de Privet Drive. Les maisons, elles, ne pouvaient oublier et ignorer le jeune enfant pleurant car il avait peur du noir et qu'il revoyait sa mère se faire tuer.

L'Histoire pouvait recommencer...


*Ambroise : nouvelle vie donc des éléments vont différer comme Harry ayant un troisième prénom.

** Melissmell - Plutôt rêver


Prochain chapitre dans trois semaines environs donc entre le 18 et 21 janvier. Je ne pourrais pas le mettre le week-end du 15 normalement.

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Donnez moi votre avis et surtout que je puisse savoir si je dois continuer.

Tsuh ou Piou...