Disclaimer : tout ce que vous reconnaissez est à J.K.R et le reste est à moi

Rating : T ou M mais pas pour le moment. Description légère de maltraitance sur enfant en bas âge. Vous êtes prévenus !

Note : Je suis gentille et étant un tout petit moins crevée à la sortie de ce week-end n'en ayant que le nom, je poste. Il peut rester des fautes mais je verrais ça lundi ou mercredi.

Note 2 : deux chansons dans ce chapitre.

1 : Heart in a cage par The Strokes

2 : Windmills Of Your Mind reprise par Parenthetical Girls

Sur ce, Bonne année (en retard) et bonne lecture !


Un air de déjà vu flottait dans la rue de Privet Drive. Les maisons, elles, ne pouvaient oublier et ignorer le jeune enfant pleurant car il avait peur du noir et qu'il revoyait sa mère se faire tuer.

L'Histoire pouvait recommencer...


.

Chapitre 5 : Une cage s'ouvre, une autre se referme

.

Oh the heart beats in a cage – Oh le cœur bat dans une cage

I don't want what you want – Je ne veux pas ce que tu veux

I don't feel what you feel – Je ne ressent pas ce que tu ressens

[…]

Yes the heart beats in a cage – Oui le cœur bat dans une cage

Alright – Ok

And the heart beats in a cage – Et le cœur bat dans une cage

Heart in a cage – The Strokes*

.

- Tom Marvolo Riddle, le Maître t'a fait une proposition. Trois années vont bientôt être passées, quelle est ta décision ? Il attend !

- J'accepte, résonne une voix dans la pièce sombre.

- Es tu sûr de ton choix ?

Seul le silence répond.

- Alors respecte la part de notre marché et il en sera de même du Maître. Failli et milles tortures tu subiras !

OoOoOoO

- Garçon ! Hurle une voix.

Un enfant de trois ans apparaît de derrière une porte menant certainement à un placard. Il est petit, a des cheveux noirs ébouriffés tombant sur ses yeux.

- Oui ?

Une claque retentit dans le silence de la maison puis un bruit sourd. L'enfant est au sol et relève craintivement la tête. Ses yeux verts montrent de la douleur et un gémissement plaintif s'échappe de ses lèvres.

- T'ai je demandé de parler ?

- Non... mon oncle, répond l'enfant dans un murmure.

Une nouvelle gifle.

Un nouveau gémissement.

Plus fort que le précédent.

- Je t'ai dit de te taire sale monstre ! Et de quel droit me regardes-tu ? Petit insolent, je vais t'apprendre la discipline, moi. Tu sembles ne comprendre que la manière forte !

Et les coups commencent à pleuvoir sur le petit enfant de trois ans qui ne peut empêcher les sons de sortir sous la douleur. A ces bruits, les coups redoublent de force et l'enfant ne peut plus s'empêcher de crier. Les cris du garçon attisent encore la haine de son tortionnaire. À peine cinq minutes après le début de la 'correction' l'enfant s'évanouit. Son oncle le prend alors par les cheveux et le traîne jusqu'à la chambre du gamin qui est le placard miteux.

Ce n'est que le soir qu'il se réveille en compagnie des toiles d'araignées, des rats, des insectes et de l'odeur du sang et d'urine. Il ne bouge plus et retient des sanglots qui ne lui attireraient que des ennuis.

Un « garçon » retentit comme le matin. Il sort de son placard et se dirige vers la cuisine. Sa tante se tient devant un rôti saignant et en voyant le gamin chétif qui est soit disant son neveu elle lui tend une assiette ressemblant plus à un plat gigantesque pour sa petite taille.

- Toi ! Va donner son assiette à ton cousin et ne renverse rien !

Le garçon prend alors l'énorme récipient et chancelle sous le poids de la viande rouge le remplissant. Presque arrivé à la table du jus tombe sur le tapis puis l'assiette le suis. La sauce en coulant avait en fait brûlé l'enfant qui par réflexe l'avait lâchée.

Avant qu'il ne puisse penser, une énorme gifle l'envoie valser et il percute le mur. Il retombe mollement sur le sol et du sang commence à maculer le sol beige-marron du salon.

- Pétunia ! Ramène ce gamin dans son placard et qu'il n'en bouge pas pendant trois jours.

La femme lance un regard de dégoût envers le tas que l'enfant forme sur le sol. Finalement elle s'avance et le prend car si elle le laissait sur le sol il finirait par être irrécupérable, le sang l'ayant imbibé trop profondément. Elle le jette presque dans le placard. L'enfant de trois ans s'y retrouvait pour la seconde fois de la journée dans un état critique. Du sang s'écoulait d'une plaie à la tête. Elle n'était, certes, pas mortelle mais pour un enfant de cette âge pouvait engendrer quelques liaisons pouvant devenir dangereuses. Surtout lorsque la plaie n'était et ne serait sûrement pas soignée.

Il ne reprend connaissance que bien plus tard dans la nuit.

Une nuit noire, étouffante.

Une nuit de plus dans un placard, lieu qu'il n'aurait jamais dû revoir.

C'est une voix dans sa tête qui l'avait fait reprendre conscience. Une voix chaude, veloutée et ce qui se rapprochait le plus du son qu'une mère aurait produit d'après lui. Il ne se rappelait pas du haut des ses étés trop peu nombreux avoir déjà entendu un bruit aussi rassurant. Il ne connaissait que les cris de son oncle, les hurlement stridents de sa tante et le rire gras de son cousin. Il n'avait jamais vu une seule marque d'affection tournée pour lui. Il était jeune mais pas aveugle. Son cousin avait toujours des fêtes pour lui tout seul. Oh, Harry n'était pas jaloux, loin de là. Au moins ces jours de fêtes il était relativement tranquille relégué au placard sous l'escalier. Il n'aurait pas fallu qu'il gâche tout...

Toutes ces réflexions n'auraient pas dû être tenue par un gamin de cette âge.

Il avait donc était réveillé par cette voix, une voix pleine de promesses même si il ne les comprenaient pas toutes. Il croyait l'avoir déjà entendu auparavant mais cela était impossible. Jamais un son n'avait paru plus doux à ses oreilles.

.

Il était fatigué, ses paupières lourdes ne demandaient qu'à se fermer. Aucun bruit assez fort n'était là pour l'empêcher de résister au sommeil bienfaiteur qui l'appelait. Seul ceux de la nuit étaient présent et l'enfant les connaissait.

Il n'en avait plus peur.

L'obscurité était comme sa deuxième maison voire la première.

La demeure de Privet Drive n'était pas un endroit où il était protégé contrairement à son placard où à la nuit.

L'enfant finit par s'endormir et la nuit passe au rythme du sang s'écoulant lentement sur le sol et que les rats viennent laper pour survivre à la déshydratation.

Les premiers rayons de soleil se lèvent une énième fois sur un quartier pas loin de Londres, un quartier bien connu par certaines personnes. Un individu se tenait au bout de la rue. Il observait une maison, le numéro quatre pour être exacte mais une personne peu observatrice aurait cru qu'il ne faisait que chercher son chemin.

Une même personne connaissant le monde sorcier aurait reconnu en lui un danger. Son attitude feinte d'indifférence montrait clairement qu'il n'était pas ce qu'il semblait être c'est à dire l'innocence même. Cet inconnu pouvait être comparé à un couguar. Ses cheveux auburn rappelant la teinte brune-rousse du pelage de l'animal. Sa posture 'décontractée' faisant aussi penser à l'animal. Gentil d'extérieure et mortellement dangereux intérieurement. Il ressemblait étrangement à ce grand félin aussi nommé puma. Même un moldu ne se serait pas trompé.

Il s'avance tranquillement dans le rue et passe devant le numéro quatre, celui observé auparavant. Il ne s'arrête pas et disparaît au coin de la rue.

.

Les jours passent et restent les mêmes pour le jeune Potter.

Jours de corvées.

Jours passés dans un placard.

Jours où les coups pleuvaient.

.

Il allait avoir quatre ans et cette journée il la passa une fois de plus dans la sordide petite pièce qui était sa chambre. Un placard.

Le soir venu, il ne trouvait pas le sommeil et la voix se manifeste. Toujours aussi douce :

- Bonjour mon petit serpent, joyeux anniversaire !

- Bonjour madame.

Harry avait appris à parler tout seul. Un jour il s'était rendu compte qu'il savait des mots, plus qu'il ne l'aurait dû. En fait, pour sa survie et à cause d'un certain événement, un des scellés de sa mémoire s'était fissuré. Si cela continuait il reverrait rapidement tout son passé. Bien avant d'être prêt et accompagné.

- Je ne suis pas vieille au point que tu m'appelles ainsi, l'aurais-tu oublié ? Demande-t-elle en laissant un rire léger s'enrouler paresseusement autour du jeune garçon.

- C'est vrai, désolé Shame...

- N'oublies pas ma promesse. Bientôt tu seras libre et tu seras capable de te venger pour tout le mal qu'ils t'ont fait. Je ne sais pas pourquoi Il n'est toujours pas là ! la colère était visible dans son ton.

- Shame, tu me fais peur.

- Excuse moi, petit Emerald. Dors maintenant, une surprise t'attendra demain. Je veille sur toi mon serpent.

- Bonne nuit Shame !

A cet instant il faisait vraiment son âge et il n'en était que plus touchant dans ses habits trop larges et déchirés.

.

Dehors, dans la nuit chaude, un certain inconnu se trouve devant la maison et l'observe une fois de plus. Tout était silencieux aux alentours sauf les bruits des demeures.

Qui à dit que les maisons n'étaient pas vivantes ? Elles sont le cœur de nos vies, nos sanctuaires et sûrement celles qui nous connaissent le mieux. Ce soir là elles sentaient que le changement allait bientôt venir.

OoOoOoO

Depuis bientôt quatre ans il était là, dans cette pièce sans vie à attendre que le Maître le croit digne de le servir comme son sacrifice l'y oblige. Il était resté tout ce temps seul sans nouvelles de son protecteur et encore moins de Harry. Il espérait que Shahlâ avait trouvé un moyen d'empêcher que sa dernière famille est la garde du gamin. Mais il ne se fait aucun espoir. Chaque fois qu'il réussissait à dormir, le jour et la nuit ne voulant plus rien dire, il entendait la voix furieuse de leur Mère.

Cette fois là n'échappa pas à la règle même si elle était différente. Julian savait qu'il dormait mais il se trouvait aussi dans une grande clairière avec les statues si caractéristiques de la déchéance et de la honte de la reine serpent. Un détail étrange le frappe cependant. Il n'y a qu'une statue celle de sa reine et à ses pieds des débris de pierres jonchent le sol. La pierre commence à se mouvoir devant lui et là, leur Mère dans toute sa splendeur s'adresse à lui :

- Julian...

Sa voix est doucereuse, beaucoup trop. Elle cache son venin mortel.

- Ne t'avais-je pas donné une mission ?

- ...

- Ne t'avais-je pas donné ma confiance ? Ton père ne croyait-il pas en toi ?

- ...

- Non ! Ne me réponds pas. Je n'ai pas besoin de tes ridicules petites excuses. Je t'es confiée la vie de mon fils. Vie de Mon Fils ! Et toi que fais-tu ? Tu te prélasses dans une stupide pièce, dans un stupide palais, chez un stupide Maître ! Et lui ? Tu as pensé à sa vie ?

- Mère...

- Non ! Ne m'adresses pas la parole ! Je ne t'y ai pas autorisé ! Mon fils vois tu, vit une fois de plus un enfer chez ces personnes. Ils n'ont pas encore fait le pire mais cela commencera en septembre. Tâche de l'avoir sauvé avant où jamais plus tu ne connaîtras la vie terrestre, la vrai. Et jamais plus tu ne la reverras. Ne me déçois plus Julian !

Ses yeux habituellement améthystes sont devenus noirs. Elle n'est plus que colère et haine.

Julian en se réveillant voit des yeux grenats pailletés de noir. Puis c'est une peau pâle et des cheveux anthracites. Enfin il aperçoit ces vêtements si particuliers.

- Shahlâ... cela fait bien longtemps.

Julian sait l'insolence contenue dans sa tirade mais il n'a pu s'empêcher de la dire tout de même. Il n'aurait vraiment pas dû car comme le présageait le regard de son protecteur il n'était pas de l'humeur la plus joyeuse.

- Évites ce petit jeu avec moi, Julian. Ma patience à des limites et tu risques de les franchir très prochainement. Maintenant que tu es calmé tu vas m'écouter très attentivement. Depuis bientôt quatre ans tu es sur Son royaume. Ce matin il t'a jugé apte à Le rencontrer et pour récompenser la fidélité que tu as montré envers le sacrifice de ta vie, donc de ta liberté il t'accordera une faveur et une seule. Tu devras ensuite le servir jusqu'à ce que la dette soit payée. Si elle ne l'ai pas, la vie pour laquelle tu t'ai dévoué au sacrifice sera reprise. J'espère que tu as compris. Si tu désobéis d'une manière quelconque la vie du jeune Harry sera reprise. Sans douceur. Il passera son éternité dans les limbes des Ténèbres. Tu es prévenu. Maintenant suis moi et en silence !

Julian se lève.

Il ne doit surtout pas le froisser lorsqu'il est dans cet état. Un seul coté de sa personnalité le dirige et c'est le plus mauvais. Il avait appris à ses dépends qui était vraiment son protecteur et son statut de demi-sang. Fils de l'entité la plus puissante et pourtant un des plus bas sur leur échelle de pouvoir.

Enfant, Julian avait découvert une affinité avec le 'jeune' roi des Royaumes antithétiques comme certains le surnommaient. Ce n'est que bien plus tard qu'il avait subi les problèmes de personnalités du Roi. Il se rappelait encore à cause de quoi.

Il venait d'apprendre ce que les humains avaient décidé de faire à ses créations. La discrimination des créatures sombres commençait et Shahlâ ne le supportait pas. Sa deuxième personnalité avait pris le contrôle de son être et Julian se rappelait encore les dégâts. Maintenant il savait quoi faire dans ce cas de figure.

Il parle, on l'obéit.

C'est ainsi que Julian traverse pour la première fois le palais du Maître. Tout est uniforme et rien ne laisse deviner ce que peut être l'environnement et les personnes présentes. En parlant de personnes, les couloirs sont bizarrement déserts. Ils ne croisent aucune âme qui vivent – ou non – à un détour de couloir ou de pièce. Finalement ils s'arrêtent devant une porte sculptée dans un bois sombre aux reflets de sang. Des inscriptions dessus serpentent le long des rainures du bois.

La porte s'ouvre.

Julian sent une légère poussée dans son dos.

Il avance.

La porte se referme.

Une pièce est devant lui et un être.

Julian ne peut dire si c'est un homme, un femme ou autre chose.

L'être, de dos, présente des ailes**. Des ailes noires tirant sur un bleu sombre. Il se retourne et ses traits ne l'aide pas à savoir ce qu'il est. Une voix résonne directement dans son esprit.

« Bienvenu Julian fils de Nyoka. Si vous voulez bien me suivre. »

Le dédale de couloir reprend et cette fois il est arrêté devant une simple porte.

« Entrez ! Le Maître vous attend. »

Julian entre dans une nouvelle pièce. Celle ci est chaleureuse. Il n'y a rien d'impersonnel au contraire du reste des bâtiments. Toute la pièce est dans les variations du rouge ou encore du sang coagulé. Il y a presque une impression d'accueil.

Il sent un souffle derrière lui et se retourne. Il reste surpris et ne bouge plus.

- Bonjour Julian ! Assieds toi donc cela risque d'être long. Cela fait tellement longtemps que nous nous sommes vus, n'est ce pas ?

- Oui, Splendia. Très longtemps.

- Tu n'as pas oublié ce surnom. Je l'aurais pourtant espéré. Mais nous ne sommes pas là pour discuter. Le Maître, à travers moi veut te récompenser pour ta loyauté. Ou plutôt sur le fait que tu n'ai rien tenté depuis quatre ans. Que veux-tu ?

-Pouvoir finir ma mission.

- ...

Son interlocuteur semble réfléchir. Il reprend alors après un moment :

-Cela est possible mais tu resteras tout de même au service du Maître et cela à tout moment. Tu seras libre dans cinq jours.

- Il sera trop tard !

- Pas avant Julian. N'en demandes pas trop tout de même. Te rends tu compte de l'honneur qu'Il te fait ? Non, évidemment. Tu ne penses toujours qu'à toi.

Splendia, ainsi Julian l'avait nommé se retourne au bruit d'une porte qui s'ouvre.

- Que veux-tu Shahlâ ? Son ton est coupant. Tu sais que je ne voulais pas être dérangé même par toi, notre invité.

- Je viens faire une proposition au Maître

- Je t'écoute alors, il a l'air tout de suite plus intéressé.

- Le Maître accepte la demande de mon protégé mais il sera trop tard. Je peux me rendre au domicile de ces êtres répugnant et sauver la mission de Julian et ainsi les créations de notre sœur.

- Pourquoi accepterait-il ? Ils ne sont rien. Leur destruction ne l'émouvra aucunement. Ils ne sont qu'insectes bons à être piétinés et à mourir dans leur fange mêlée de sang. Que cet enfant meurt et qu'a-t-il à voir avec Lui, le Maître ? Rien !

- Détrompe toi, Splendia.

- Julian tais-toi ! Lorsque je voudrais ton avis je te le dirais, le coupe-t-elle.

- Laisse le finir.

- Cet enfant a tout à voir avec le Maître, reprend Julian. Il ne veut pas subir le courroux de la Déesse-serpent. Ses colères sont encore connues même si énormément les ont oubliées. Splendia, si je te dis Pompéi peut-être des souvenirs reviendront à moins que tu ne sois trop jeune ?

- Ta provocation est inutile. Le Maître a déjà accepté mais il voulait connaître vos motivations. A vous deux ! Shahlâ tu peux sauver cet enfant inutile mais que personne ne puisse remonter jusqu'à nous.

- Le Maître a parlé. Ainsi soit il !

Sur ces mots Shahlâ disparaît et 'Splendia' se retourne vers la dernière personne présente dans la pièce, Julian.

- Ton insolence fait que tu resteras plus longtemps parmi nous. Dans six jours tu rejoindras le monde terrestre mais ta liberté n'est pas acquise. Sers le Maître et tu seras récompensé. Maintenant part.

.

Il est reconduit dans 'sa' pièce. Depuis quelques jours des bribes de souvenirs reviennent ce qui est impossible sauf...

Non il ne veut pas penser à cette éventualité. Cela signifierait que sa mission était plus qu'un échec et que sa Mère lui ferait regretter.

La nuit est le pire.

Un bruit. Une signification. Un souvenir.

.

OoOoOoO

Keys that jingle in your pocket – Clefs qui tintent dans ta poche

Words that jangle in your head – Mots qui cliquettes dans ta tête

[…]

Pictures hanging in a hallway – Images accrochées dans un couloir

Windmills Of Your Mind – reprise par Parenthetical Girls

OoOoOoO

.

Le souffle du vent.

Des cheveux longs.

Une jeune fille.

.

Qui est-elle ?

Cela lui échappe mais elle est importante.

.

Le bruit familier de la mer.

Des mouettes noires.

Un signe funeste.

Un rire.

.

Que se passe-t-il ?

Cela lui échappe et pourtant cet événement a son importance.

.

« Tout a changé maintenant ? »

.

Oui, maintenant tout a changé.

Pourquoi les souvenirs reviennent ils maintenant ?

Non ! Il ne doit pas y penser. Shahlâ l'aidera et dans six jours se sera son tour.

.

« Tout se passera toujours bien car nous sommes ensemble ! »

.

Il sait que c'est faux. Rien ne se passe toujours bien.

Ils ne sont plus ensembles, il ne se rappelle pas encore mais ça il en est certain.

.

« Nous serons toujours ensemble n'est ce pas... »

.

Un mot lui échappe. Le plus important.

Il ne comprend pas, ne veut pas se souvenir.

Julian s'assied sur le sol dur. Il n'a plus qu'à attendre. Il ne peut plus rien faire.

.

Une porte se referme délicatement sur une pièce grise et son habitant. Une silhouette ailée s'éloigne tranquillement avec un sourire victorieux.

Tout est en marche et la destruction arrive enfin.

Chao finira par régner comme il se doit en renversant le Maître, cet incapable.

OoOoOoO

- Écoutes moi bien petit Emerald, une personne va bientôt venir. Elle sera là pour t'emmener loin du danger et te préparer pour ta vengeance. Tu ne la connais pas mais fais lui confiance. D'accord mon serpent ? Tu sais que je n'ai que ton bien être à l'esprit ?

- Oui Shame ! Toi tu veux mon bien ! Que mon bien. Tu es gentille ! Quand je serais grand je ferais tout pour t'aider. Mais je ne sais pas si je veux grandir... Le monde des adultes est si horrible. Je ne veux pas être comme eux.

- Ne dis pas ça, mon petit serpent. Ne te voile pas la face mais ne grandis pas trop vite non plus. Profites de ton enfance.

- Comment pourrais-je en profiter ? Je ne suis qu'un esclave.

- Ne dis plus jamais ça !

- Oui Shame. Tu es vraiment gentille ! Je ferais tout pour toi !

- Vraiment tout ?

- Oui ! Tu es comme ma mère et une mère on l'aime et on la protège.

- Fais confiance à la personne qui viendra. Maintenant soit fort, il t'appelle.

.

- Garçon !

A peine sorti de son placard un poing percute la joue de l'enfant. Il rencontre une fois de plus le mur qu'il connaît si bien. Une nouvelle correction pour une raison inconnue.

Lorsqu'il eu fini de passer ses nerfs sur le gamin, Vernon lui donna une liste qu'il était évidemment incapable de lire. Le soir venu il n'avait pas fait ses corvées, commencées le jour de sa quatrième année. Sa tante, étant pire que son oncle, allait lui apprendre de nouveau à obéir lorsque trois coups résonnèrent lentement à la porte. Elle abandonna donc l'enfant sur le tapis pour aller ouvrir.

- Je viens récupérer l'enfant qui a été accidentellement mis sous votre garde, un certains Harry James Ambroise Potter.

- Lui ? Vraiment ? Entrez donc...

OoOoOoO

- Notre plan ne se déroule pas comme il le faut. Notre informateur m'a dit que le gamin allait être récupéré sous peu. Il ne le faut pas, absolument pas. Sinon le plan sera avorté dans l'œuf.

- Cependant je ne vois absolument pas ce que je viens faire ici. Serait-ce mes services dont vous auriez besoin ?

- Exactement, je...

- Stop, stop, stop... Rien n'est gratuit. Ce que je pense que vous vouliez que je fasse est dangereux. Ma couverture pourrait tombée et personne ne doit savoir mon retour. Alors, que gagnerai-je en échange du gamin ?

- La reconnaissance...

- Vous pouvez faire mieux.

- L'argent...

- Je n'en ai que faire.

- Que voulez vous alors ?

- Une protection.

- Contre qui ?

- Qui n'a pas d'importance, je veux juste une protection jusqu'à un certain âge du gamin.

- Quel âge ?

- Vous le saurez en temps voulu...

- Alors le marché est conclu. Ramenez moi l'enfant au lieu convenu et je respecterai ma part.

Après cette dernière parole une porte claque et le silence revient. La pièce ne contient plus qu'une personne pensive. Elle se se demande qu'elles pourront être ses prochaines manipulations.

OoOoOoO

- Vernooooooooooooooon ! Nous avons un invité amène l'apéro !

- Ce ne sera pas nécessaire madame. Puis-je voir l'enfant ?

- Euh... bien sûr. Suivez moi monsieur.

Pétunia se retourne en faisant signe à l'homme de la suivre. Elle marche tranquillement jusqu'au placard quand elle sent un impact dans son dos. Elle ne peut plus bouger et elle voit le sol se rapprocher lentement d'elle ou plutôt elle se rapproche du sol. Elle tombe dans un bruit sourd sur le même tapis qui un an auparavant environs buvait allègrement le sang de son neveu. Elle ne sait pas ce qui se passe mais l'homme passe devant elle et se dirige vers la pièce où son mari et son fils se trouvent. Elle entend deux bruits sourds.

L'homme se dirige vers le placard comme si il savait où chercher. Il ouvre la porte et tire l'enfant au dehors. Il l'observe et l'enfant l'observe également de ses yeux verts remplis d'un espoir secret.

.

Cet homme lui fait peur mais il se rappelle des paroles de Shame. Une personne viendrait et il devrait lui faire confiance. Il pouvait lui faire confiance alors.

Logique...

L'enfant se décide à suivre l'homme impatient qui allait finir par le tirer de gré où de force.

Chancelant au début, l'enfant suit son sauveur hors de la maison. Tout deux disparaissent au coin de la rue.

.

Ils réapparaissent dans un bois sombre et noir. Ils marchent quelques temps puis arrivent devant une maison de bois, une cabane.

L'homme s'agenouille et chuchote doucement à Harry :

- Je dois faire quelque chose avant de t'emmener dans ta nouvelle famille. Tu vas rester bien gentiment ici. Tu ne bouges pas d'ici !

Il repart sans un œil en arrière abandonnant le jeune garçon dans les bois sombres.

OoOoOoO

« Mon fils !

Où est mon fils ?

Dites moi où se trouve mon fils ?

Si je n'étais pas cloîtrée dans cette gangue de pierre vous seriez déjà tous à subir mon courroux. Alors où est mon enfant ?

Je veux le savoir et tout de suite !

Vous tous qui croyez que la Chute m'a détruite détrompez vous. Je sortirai plus forte de cette épreuve et bientôt ma liberté reviendra. Craignez tous pour vos vies, j'ai appris de mes erreurs.

Ainsi résonne le cri de la créatrice des Hommes. Ceux qui pouvaient l'entendre étaient peu et ne dormiront plus de longs jours. Encore moins nombreux sont ceux qui comprennent le pourquoi de cette colère.

OoOoOoO

Dans une demeure perdue quelque part une silhouette se faufile et rentre dans une pièce aux couleurs froides.

- La mission est accomplie. Maintenant ma récompense.

- Attendez que l'enfant soit à l'endroit convenu.

- Il l'est. En plein milieu d'une forêt connu pour ses loup-garous. Ce soir la lune sera pleine.

- Bien. Faite que tout se passe pour le mieux et elle ne pourra plus l'avoir.


* dans cet extrait je veux surtout que l'impression d'emprisonnement en ressorte. Un peu comme dans tout le chapitre. Harry enfermé et qui subit son oncle. Julian qui par la voie qu'il suit s'enfonce de plus en plus et qui fini par être déchiré entre deux obligations. Mais il a aussi ses souvenirs qui reviennent, il est emprisonné dans le passé en quelque sorte. La « Reine » emprisonnée dans sa gangue de pierre. Je veux vraiment faire ressortir cet aspect qui se développe un peu dans le chapitre après je ne sais pas si l'effet passe.

** je sais c'est un peu cliché mais nécessaire... pour la suite.


Voilà c'est fini pour aujourd'hui !

Si vous n'avez pas lu le premier * lisez le. Il apprend certains détails que je voulais mettre en évidence en quelque sorte.

Prochain chapitre entre le 27 et 29 janvier (il est déjà commencé donc selon les reviews il sera peut être là avant)

Ceci n'est pas du chantage...

Réponse aux reviews :

Ata-Chan : Je suis heureuse que ça te plaise toujours et j'espère que l'intrigue qui se construit lentement à coups de petits indices ne te gêne pas trop. Ça devrait bouger bientôt mais vu que je fais mon script au jour le jour je ne sais pas trop. C'est vrai que c'est frustrant d'attendre mais je n'ai toujours pas pris d'avance (même cause que précédemment) donc le rythme reste de deux semaines.

Constance : Le chantage n'est pas bien, est ce que j'en fais moi ? Le pire c'est que le tient fonctionne. LA drogue de review me perdra... (je divague un peu). L'intrigue s'épaissit encore dans celui là et peut être le suivant. Je l'introduit par petits indices que certains ne remarquent même pas et ça en sera que meilleur pour moi ensuite. Malfoy... toute une famille, un état d'esprit. Désolée pour toi mais ce nom n'est pas venu là comme ça. La bonne année pour l'inspiration existe sinon comment écririons nous ? Merci pour ta review !

.

Tsuh qui divague encore de fatigue (comme tous)... et devrait être couchée au lieu de poster...

.

Tout le monde s'en fout évidemment alors à la prochaine je l'espère.