Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez est à JKR le reste à moi alors, PAS TOUCHE !

Merci aux personnes qui m'ont mise en Favorite story et en alert mais merci encore plus à ceux qui prennent le temps de reviewer.

C'est ce qui me fait le plus plaisir donc merci à Ata-Chan, Constance, Cathy et Deadz.

Réponses aux reviews en fin de chapitre sauf celle de Cathy qui peut éclairer certains points.

Cathy : Tu trouves que c'est un peu trop ? En fait le chapitre 5 montrait le fait que tout recommençait. Je ne vois pas bien comment un retour en arrière pourrait changer des événements important qui feront de Harry ce qu'il sera. Pour le meilleur de la vie de Harry ça arrive ! Prochain chapitre l'atmosphère change complètement, ce chapitre en est les prémices. Pour la souffrance elle va se stopper un moment mais elle ne peut pas disparaître. Je ne compte pas tomber dans du Angst complet ce n'est pas mon but ici. Enfin pour les manipulations je vois très bien le fait que certaines étaient déjà là et qu'elles sont mises à jour c'est comme ça que je l'interprête. Et ces 6 premiers chapitres sont vraiment la base de mon intrigue, le principal est posé et maintenant les indices sont disséminés. Je n'irais pas vraiment plus en terme de manipulation pour le moment sauf si j'ai de nouvelles idées. Ça se calme. En espérant que cela ne t'empêche pas de lire la suite mais ça fait plaisir de voir ce qui ne plaît pas. Une pièce à toujours deux faces. Merci pour ta review.

Bonne lecture !


Dans une demeure perdue quelque part une silhouette se faufile et rentre dans une pièce aux couleurs froides.

- La mission est accomplie. Maintenant ma récompense.

- Attendez que l'enfant soit à l'endroit convenu.

- Il l'est. En plein milieu d'une forêt connu pour ses loup-garous. Ce soir la lune sera pleine.

- Bien. Faite que tout se passe pour le mieux et elle ne pourra plus l'avoir.

Chapitre 6 : Loup noir ou sauvetage ?

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Tell me where am I supposed to go Dis moi où suis je censé aller

And who am I supposed to believe – Et qui suis je supposé croire

If only knew what I knew - Si seulement tu savais ce que je savais

Then you could ses just what I see – Tu pourrais voir ce que je vois

Ghost In The Machine – B.o.B

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Il se trouve au milieu d'une forêt.

Elle est sombre.

Noire.

Oppressante.

Quelque chose ne va pas. Même si il est jeune Harry le sait, le sent. C'est un élément de l'atmosphère. Il est assis sur une pierre devant la petite cabane. Il ne peut pas rentrer dedans.

Il a essayé.

Il relève la tête lorsqu'une légère clarté commence à baigner son visage. Il le lève vers le ciel et observe le spectacle des nuages se mouvant gracieusement dans le ciel et dévoilant l'astre de la nuit. Il se perd dans la contemplation de la lune à son apogée.

Un hurlement retentit du plus profond des bois.

Long et puissant.

Lugubre.

- Que fais-tu là, Emerald ?

- Ce que tu m'as demandé Shame. Je t'obéis.

- Comment ça ? la voix dans sa tête devient légèrement énervée.

- Tu m'as dit que quelqu'un viendrait pour moi et que je devrais le suivre. Il est venu, je l'ai suivi. Tu devrais être heureuse. Pourquoi tu ne l'es pas Shame ?

Toute l'incompréhension et l'innocence de son âge transparaît dans sa question. Harry ne la comprend pas. Pourquoi est-elle en colère ? Qu'a-t-il fait de mal ? Va-t-elle le laisser seul maintenant ?

- Tu t'es trompé. Tu t'es jeté dans la gueule des loups et ce n'est pas qu'un mot ! Tâche de rester encore un peu en vie.

Sa voie est du venin pur maintenant. Il voulait juste lui faire plaisir. Être obéissant. Maintenant elle allait vraiment l'abandonner. Il ne sent plus sa présence autour de lui. Cette présence chaude et rassurante le côtoyant depuis les premières réprimandes de sa famille. Où est passée cet douce chaleur le rassurant ?

Harry n'a pas le temps de se lamenter ou faire autre chose. Les hurlements continuent, de plus en plus profonds, puissants. Ils se rapprochent lentement, comme à l'affût d'une proie qu'il faut coûte que coûte avoir.

Il se relève lentement de son promontoire improvisé. Il essaie de se faire le plus discret possible.

Des bruits se rapprochent de lui, des pas étouffés. Les cris sont nombreux, de plus en plus.

Le jeune garçon commence à courir lorsqu'il sent un souffle chaud lui effleurer le bas de la nuque, lorsqu'il entend une respiration sifflante proche.

Trop proche...

Il court. Le plus vite qu'il puisse. Sa course est chaotique, le sol inégal.

Il trébuche, se relève, reprend sa course. Les souffles, les bruits de pas sont à quelques enjambées de lui. Il se doute qu'il ne peut s'échapper mais il ne veut pas se rendre. Une force l'en empêche.

Il retombe et ne se relève pas. Il est trop tard.

Il attend la morsure des mâchoires sur sa peau. Elle ne vient pas.

Harry relève la tête et voit une silhouette devant lui. La même que plus tôt. C'est l'homme qui l'a enlevé de chez son oncle. Le soulagement s'empare de lui. Il va le sauver, il ne peut faire que ça, n'est ce pas ? Pourquoi lui voudrait-il du mal ? Cette sensation s'enfuit très loin lorsque l'homme commence à lui parler d'une voie veloutée et caressante.

- Vois-tu petit serpent je devais juste me débarrasser de toi mais quel est l'intérêt de tuer soi même un innocent petit enfant sans défense ? Hum... je vois que tout comme moi tu ne le vois pas. J'en étais sûr. C'est pour cela que j'ai eu une idée fabuleuse ! Pour ma protection je dois me débarrasser de toi et après, toujours pour cette protection, garder le profil bas. Donc j'ai eu la merveilleuse idée de te faire visiter ces bois. Ils sont charmants surtout les nuits de pleines lunes. La faune locale est sympathique tu ne trouves pas ? Bon trêve de bavardage, je ne vais pas te dévoiler toute mon attraction. Où serait l'amusement, une fois de plus ? Amuse toi bien petit Emerald !

OoOoOoO

You say I look fine – Tu dis que j'ai l'air bien

If only you knew wath's on my mind – Si seulement tu savais ce qu'il y a en moi

You'd see a whole different sign – Tu verrais un gouffre de différence-*

OoOoOoO

Une fois de plus il se tient dans cette pièce qu'il connaît si bien. Vide et d'un gris terne. Les jours sont comptés mais Julian sait que très bientôt il sera d'une certaine façon libre. Libre dans une cage plus grande. Celle de son devoir.

Depuis l'annonce de son départ il est prostré sur son « lit ». Il n'entend plus rien, ne voit plus rien, ne s'intéresse plus à rien. Seul le hurlement de la Mère résonne en boucle dans son être tout entier. Il se répercute dans son sang, ses veines. Sans relâche il résonne puissamment. Même ses souvenirs se sont enfouis. Plus rien ne peut l'atteindre dorénavant.

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Une porte s'ouvre. Une personne entre et l'observe, longuement.

Julian s'aperçoit enfin de sa présence.

- Splendia, encore toi ?

- Et oui mon cher, répond elle calmement en ne relevant pas l'insolence contenue une fois de plus dans ses paroles anodines.

- Que me vaut l'immense honneur de te revoir aussi tôt ?

- Tu es libéré maintenant. Tu dois te rendre immédiatement au centre de culte sur l'île.

- Et pourquoi donc. Que demande-t-Il en échange ?

- Rien. Le pourquoi, tu n'en as pas besoin.

- Je dirais que j'en ai besoin, ce n'est pas dans vos habitudes de changer vos Contrats ainsi.

- Tu dois aller sur l'île. Un problème requiert ta présence. Rien de plus. Maintenant obéis. Notre patience à des limites que tu ne dois pas franchir sois en certain !

La porte de la pièce s'ouvre une fois de plus. Une personne ailée, la même qu'auparavant, entre. Elle s'approche sans hésitation de Splendia et lui parle doucement, sûrement. Julian voit un détail qui lui saute aux yeux, les vêtements noirs de l'individu sont couverts de boue. Il ne sait pourquoi mais ce détail le frappe plus qu'il ne le devrait. Il observe aussi le visage inexpressif de Splendia s'assombrir au fil des mots qu'elle entend. Puis comme si rien ne s'était passé il redevient lisse comme l'eau.

L'individu repart comme il est venu, silencieusement. Tel une ombre, une ombre de Ténèbres.

- Pars maintenant Julian, ne les fait pas attendre plus. Le Maître te fera quérir si il te veut auprès de lui ou pour une mission quelconque.

Sur ces dernières paroles elle fait volte face et franchit la porte presque invisible. Elle traverse les longs couloirs sans vies, noirs. Elle semble prendre son temps mais sa démarche est rapide, nerveuse. Au bout d'un corridor plus sombre encore que les autres elle s'arrête devant une porte.

Cette porte est petite, simple. Le bois dans lequel elle est sculptée est veiné de rouge faisant ainsi ressortir la couleur claire de cet ouvrage de finesse.

Sans hésitation elle ouvre la porte et entre. Elle traverse la pièce sombre pour arriver dans une plus petite. Elle s'assoit sur la confortable moquette blanche et attend. Elle observe calmement le grand lit lui faisant face et ses tentures grenats cachant à la vue de tous l'occupant du lit. Aucun son ne perce l'atmosphère de la chambre.

Finalement elle prend la parole :

- Tu voulais me voir ? Puis je faire quelque chose pour toi ? Tu sais que je te serais toujours dévouée, jusqu'à ma mort...

Un léger mouvement fait onduler les rideau du lit puis une voix lui répond :

- Je sais que tu m'es dévouée, la plus fidèle. Sache que ma fin viendra avant la tienne. Non, je sais que tu veux m'interrompre mais ne le fais pas. Je sais que mes jours sont dorénavant comptés. Les oisillons et les feuilles fragiles commencent à s'élever et à grandir. Ils prennent de l'ampleur et nous ne pouvons rien y faire. Les chiens se détournent de leurs maîtres et ils n'y peuvent rien. Observer. Observer la fin qui arrive dans la renaissance. Voilà la seule chose que je puisse faire dorénavant...

- C'est faux ! Vous êtes le plus puissant de tous.

- Tu oublies le Père. Je ne suis pas le plus puissant mais le plus craint. Cet ère finit, une autre va débuter.

- Que voulez-vous dire, je ne vous comprend plus ?

- C'est simple, l'oiseau sort de son nid et essaie de prendre son envol. Lorsqu'il réussira il n'aura plus besoin de ses parents. Il n'aura plus qu'à les évincer. Fais attention à toi, tu es importante.

- Je ne suis pas... importante, elle semble confuse. Je ne suis rien.

- C'est grâce à toi que je sais que certains me restent fidèles. Maintenant part mais surveille les oisillons pouvant se cacher à tes cotés.

- Bien, je vous laisse vous reposer.

Elle se relève gracieusement et sort de la pièce silencieusement. Elle est préoccupée. Depuis de nombreuses années c'est la première fois qu'elle le voit ainsi. Il ne se ressemble plus. Peut-elle vraiment dire cela, qui est elle pour le juger ?

Elle reprend le même chemin qu'un peu plutôt. Elle a dit à Julian de partir mais a oublié de le libérer complètement. Il est impossible pour lui de partir.

Une fois libéré elle traverse une partie encore plus sombre et arrive dans une pièce. En son centre se trouve un enfant. Elle ne s'incline pas, elle ne s'incline devant qu'une seule personne voire deux.

- Shahlâ ! Tu lui dois un service. Je viens te le demander.

- Quelle entrée en matière, belle créature... commence-t-il avec un air ne correspondant pas à un enfant de 9 ou 10 ans.

- Trêve de plaisanterie. Ne te lasses-tu pas d'être enfermé ici à cause de ton protégé ?

-Tu me demandes de façon détourné si je n'en veux pas à Julian d'être enfermé ici ? Tu me demandes si je ne m'en veux pas de l'avoir sauvé de l'anéantissement dû au sacrifice ? Ma réponse est non. Il doit vivre, je le sais.

- C'est vrai que tu sais tout, toi, le Roi de l'Oubli...

Elle est sarcastique et commence à s'énerver. Sa discussion avec le Maître lui fait perdre son sang-froid. Elle ne sait plus quoi penser, qui croire, de qui se méfier.

- Quel est ce service ?

- Sauve l'enfant et ta dette sera payée. Tel est le prix que demande le Maître.

- Il n'a pas besoin de demander. Si je n'étais pas invité forcé depuis quelques années cette enfant serait déjà heureux. Maintenant que je peux partir, au déplaisir de te revoir !

Il disparaît sur cette parole mais Splendia a vu la lueur joyeuse de sa salutation. Il ressemble parfois à un enfant, il n'en a pas que l'apparence.

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OoOoOoO

And I'm terrified […] - Et je suis terrifié

Cause everything ain't what I used to know – Car rien n'est comme je le croyais

And I try to hide, but I just can't hide no more – Et j'essaie de cacher, mais je ne peux plus rien dissimuler*

OoOoOoO

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Il a peur.

Comment l'homme peut-il connaître ce nom, comment ?

Il se retourne et le salut. Un grand sourire froid.

Harry est seul.

Les loups recommencent à se rapprocher lentement. Ils prennent leur temps sachant que leur proie ne peut s'échapper.

La forêt est sombre. Même la lune est partie. Elle se cache derrière les nuages comme si elle ne voulait pas être la témoin du drame imminent.

L'enfant se remet à courir. Sa dernière chance.

I go - Je pars*

Il court, plus vite encore.

I've been running – J'ai couru*

Le sol de la forêt est spongieux, il s'accroche à ses pieds. La boue le ralentit, attrape ses jambes puis les relâche brutalement. Chaque pas est de plus en plus difficile.

I've been trying – J'ai essayé

Harry tombe, une fois de plus.

Il ne se relève pas, une fois de plus.

To get away – Pour m'enfuir*

Les bêtes l'encerclent. Elles sont gigantesques.

Un loup plus grand que les autres s'avance. Sa fourrure est noire comme la nuit. Il est splendide et sa beauté subjugue le jeune Harry.

To get away - Pour m'enfuir*

Il se relève.

N'a plus peur.

Il avance sans hésitation vers le canidé qui avance également. Quelques 'pattes' les séparent encore. Harry sent le souffle de l'animal aussi grand que lui.

La peur l'a déserté.

Il a la certitude qu'il ne l'attaquera pas, qu'il ne pourra pas lui faire de mal, ne pourra jamais le blesser.

Le temps semble figé dans cette forêt remplie de loups, loup-garous et autres bêtes jugées dangereuses. Seul les bruits de respirations résonnant montrent que ce n'est pas la réalité. Rien n'est figé.

La bête fait un pas de plus. Derrière lui, les autres plus petites s'agitent nerveusement et commencent à grogner.

L'enfant touche presque le loup. Le loup touche presque l'enfant.

Le loup sent l'enfant. L'enfant sent le loup.

Image parfaite de deux opposés.

La bestialité et l'innocence. L'innocence et la bestialité.

La peur et le courage. Le courage et la peur.

Tableau soudainement brisé par le saut d'un individu jaunâtre et petit.

Il saute sur l'enfant qui ne peut plus faire un mouvement.

L'hypnose de la majesté de la bête est finie.

Il a peur.

Il voit cette forme couleur sable lui foncer dessus.

Il est paralysé, terrorisé.

Harry ferme les yeux et attend l'impact.

Le bruit sourd d'un corps en heurtant un autre se fait entendre ainsi que des grognements indignés.

Aucune douleur ne vient, Harry ne sent rien. Un peu surpris il ouvre un œil timidement. Entre lui et le loup jaunâtre se trouve une personne. Il voit des cheveux virevoltant au gré des mouvements de l'inconnu. Il se bat contre le loup. La grâce est dans chacun des mouvements. L'individu se bat comme un autre danserait. La créature jaunâtre s'effondre.

Il voit le loup noir reculer lentement en observant l'inconnu. L'animal baisse un moment infime les yeux puis fait demi-tour.

Le monde qui tourne. Sa vue se voile et il tombe mollement sur le sol.

L'inconnu attend que les loups soient tous partis puis se retourne vers l'enfant. Il darde ses yeux rouges sur lui, observe si il n'a aucune blessure. Soulagé de voir juste quelques contusions il se penche et le prend dans ses bras.

Il doit juste le ramener sur l'île mais il ne faut pas que le névrosé puisse les retrouver.

OoOoOoO

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Lumière.

Noir.

Lumière.

Il ouvre les paupières, elles sont lourdes.

Il se sent ballotté puis posé sur quelque chose.

L'étreinte chaude et rassurante le quitte.

Quelque chose de froid se pose sur ses bras et ses mains où il devine que des plaies se trouvent.

Une douce torpeur le reprend. L'endroit est rassurant, apaisant.

POV SHAHLÂ

Il doit se remettre mais il faut que je me dépêche. Le temps est compté jusqu'à ce que le manipulateur en chef se rende compte de sa disparition. Tout semble se passer comme il me l'a dit lors de sa dernière apparition.

« Les chiens hurleront et les menaces se dévoileront »

J'étais trop jeune pour comprendre ce que mon père sous entendait. Aujourd'hui encore je ne comprend pas tout mais je sais que le jour est arrivé. Tout est lié.

Il va falloir que je reparte et que j'emmène le petit serpent en lieu sûr.

Il aura enfin le droit à une vrai enfance.

FIN POV SHAHLÂ

OoOoOoO

Le soleil se lève.

Plus aucun son ne transparaît dans les bois, aucun animal. Il marche tranquillement entre les arbres tout en guettant du sang et un cadavre. Il ne s'inquiète pas, prend son temps car aucun enfant ne peut échapper à une meute de loup-garous un soir de pleine lune. Et si il le pouvait les autres bêtes se chargeraient de lui.

Le midi arrivé, aucune trace du gamin, son corps n'est nul part en vu.

L'enfant a disparu, sa mission a échoué. Il sait qu'il doit le dire mais il s'en rendra compte bien assez tôt. Il est fort, il peut bien se passer de protection encore un peu. Il doit juste se faire le plus discret possible.

L'homme repart tranquillement. Il disparaît au coin d'un arbre.

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Un hurlement de frustration résonne dans une pièce lugubre.

Le gamin s'est enfui.

Son 'mercenaire' s'est enfui.

Il doit trouver un autre plan.

Un seul point positif, personne ne sait que Harry Potter a disparu mais cela ne saurait tarder.

OoOoOoO

France.

Maroc.

Brésil.

Jérusalem.

Inde.

Espagne.

Allemagne.

Hongrie.

Russie.

Ils traversent de nombreux pays espérant brouiller un peu les pistes pour ralentir un minimum les charognes.

Shahlâ essaie de passer inaperçu mais les espions sont partout. Ils se cachent mais ils sont là et dès qu'ils quittent un endroit font leur rapport au vieux névrosé.

Ils arrivent sur l'île. Harry a dormi une grande partie du voyage.

Deux semaines de voyage qui ne ralentiront que de quelques heures les recherches.

- Harry, réveilles toi !

Il le secoue gentiment.

- Hum... oui...

- Je ne peux pas aller plus loin. Je dois te laisser là.

- Je ne veux pas. Dangereux...

- Mais non. Quelqu'un vas venir. Il est gentil.

- Shame a dit la même chose... Le monsieur m'a abandonné dans la forêt avec le méchant loup jaune. Elle était pas contente. Elle veut plus me voir...

- Cette fois ça n'arrivera pas. Qui est Shame ?

- Shame ? C'est une amie mais elle veut plus me parler. Pourquoi tu viens pas avec moi ?

- Je ne peux pas encore mais je te reverrai.

Shahlâ commence à partir lorsqu'il sent Harry s'accrocher à sa jambe et se mettre à pleurer.

- Noooooooon ! M'abandonne pas. Veux plus être seul. J'ai peur... veux plus être seul...

- Chut, calme toi mon petit serpent. Je ne vais pas t'abandonner mais il faut que je fasse en sorte que le vilain monsieur ne te fasse plus de mal.

Harry finit par se calmer après de longues minutes et attend toute la journée en somnolant. Le soir venu il entend du bruit. Il se cache alors derrière un arbre et observe l'homme se tenant là. Il ne lui semble pas antipathique. Il l'écoute qui commence à parler doucement.

- Harry ? Je sais que tu es là. Tu ne dois pas avoir peur. Je veux juste t'aider.

Le jeune enfant l'observe puis doucement s'approche. L'homme se présente, il dit s'appeler Julian. Harry le suit enfin. Ils traversent tranquillement les bois Julian lui montrant les animaux et les fleurs. Il ne s'y intéresse pas mais Julian continue tout de même.

Ils arrivent dans la soirée devant un grand bâtiment surplombé par une falaise et un chêne. Le bâtiment semble chaleureux. Sans hésitation Julian l'emmène à travers les différentes pièces. Il ouvre la porte et pousse le jeune homme dedans tout en lui disant de ne pas avoir peur. Il referme la porte derrière lui.

Harry se retourne et voit qu'il est seul dans un lieu inconnu. Deux personnes se tiennent en face de lui. La peur s'empare de nouveau de lui. Il revoit son oncle et sa tante. A la place des douces paroles il entend les hurlements de son oncle. Il voit au lieu d'un sourire un rictus de haine à son encontre. Harry recule contre la porte il veut sortir, juste sortir. Pourquoi lui veulent-ils tous du mal ? Il n'a rien demandé, il n'a rien fait. Il veut juste vivre. Il commence à trembler, sa vue se trouble à nouveau. Son sang bat fort, trop fort. Il claque contre les parois de ses veines, il veut sortir. Il n'entend plus rien. Juste son sang et des cris.

Il tombe et sa tête rencontre presque le sol. Une fois de plus.

Des bras le rattrapent, c'est un des prêtres. Il tend l'enfant à la femme et lui dit :

- Eos emmène le dans sa chambre. Il aura moins peur de toi je pense.

La jeune femme acquiesce et franchit la porte pour se perdre dans les ténèbres du soleil couchant.

OoOoOoO

- Tu les vois encore ?

- Oui... parfois. Mais maintenant ils sont plus... joyeux. Je les trouve moins dures. Je n'en comprends aucun mais les derniers ne me laissaient pas de résidus de tristesse. Comme si j'avais perdu quelqu'un de cher. C'est cela n'est ce pas ? Ne me mens pas, je veux savoir. Il était toujours question de cette fille. Je la connais, je le sais. J'en suis sûr. Qui est-elle Shahlâ ?

- Je ne peux pas te le dire.

- Qui. Est. Elle ?

- Personne que tu ne dois connaître immédiatement. Concentre toi sur ta mission. Ta Mère n'est plus aussi douce qu'avant tu le sais. Il ne faut pas que tu échoues, tu ne t'en sortirais pas. Je ne pourrai rien faire pour te sauver.

- Je le sais.

- Pour tes souvenirs il est trop tard. Quelque chose a mal tourné.

- Tout a mal tourné, déclare Julian ironiquement.

- Pas ce ton avec moi. Donc pour tes souvenirs il est trop tard. Je ne peux plus rien faire mais cela devrait se calmer. Lorsque Harry sera remis, lorsqu'il sera plus ouvert, quand ses souvenirs de sa vie passée reviendront tu devras le confier aux Sylvestres. Il doit avoir une figure maternelle autre que Eos. Harry ne se rappellera de moi que en temps voulus. C'est mieux pour lui. Quand il sera l'heure je reviendrai. Maintenant va le rejoindre Julian. Il va avoir besoin de ton appui.

OoOoOoO

Disparition inquiétante ?

Hier soir un informateur haut placé aurai reçu cette information : Le Garçon Qui A Survécu a disparu !

Non,non vous ne rêvez pas. Harry Potter, celui qui à vaincu Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom à disparu. Il était gardé par sa famille moldue venant du coté de sa mère, Lily Evans.

Une famille moldue ?

Là non plus vous ne rêvez pas. C'est incongru qu'un sorcier soit élevé par des moldus qui, selon une autre source, détesteraient les monstres comme ils nous nomment. Lorsque nous avons interrogé le très vénérable Albus Dumbledore il nous a juste sorti le mot Protection avant de nous chasser de son bureau.

Comportement étrange, n'est ce pas ?

Rien n'est encore officiel mais la disparition de notre jeune espoir serait une grande claque pour le ministère et un regain pour les partisans du Lord Noir encore actifs.

Dès que de plus amples informations seront disponibles vous serez mis 'à la baguette' très chère population.

Votre dévouée Sybille Piou


* extraits de « Ghost in the machine de B.o.B


Pour ceux qui veulent certaines explications lisez la réponse à la review de Cathy en début de chapitre. Elle peut éclairer certains points.


Prochain chapitre le week-end du 10 février ou un peu plus tôt si je dépasse les 6 reviews pour ce chapitre et que j'ai fini de l'écrire.

Réponses aux reviews :

Ata-Chan : Je suis heureuse une fois de plus que le chapitre précédent t'ai plu et qu'on ai retrouvé l'impression d'enfermement. Je ne sais pas trop pourquoi le mot loup-garou est apparu à la fin du chapitre mais comme tu l'as vu il ne se fait pas mordre et ne deviendra jamais un loup-garou. Ce n'est pas le but de cette fic.

Constance : Que de compliments dans cette review, ne serait-ce pas une manière d'encourager la pauvre auteur que je suis à écrire encore plus. Tu aimes le « monde parallèle » qui se construit ? Tant mieux alors, tu n'as pas fini de le voir. Et je ne trouves pas inutile ce que tu dis. C'est vraiment motivant de recevoir des reviews. Et quand j'en reçois mon inspiration semble se remettre en marche.

Tsuh...