Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez est à JKR, les OCs et l'histoire à moi alors PAS TOUCHE !
Note : Chapitre qui aurait pu être mit plus tôt si fanfic n'avait pas décidé que je ne pourrais pas me connecter :(
Note 2 : Toutes les fautes sont de moi, en espérant qu'il y en ait peu...
EDIT 11/02 ( 16h12) : petite correction à la fin du chapitre. Merci a Matsu, j'avais oublié une précision.
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Merci une fois de plus pour les Alerts, les favoris et ENCORE PLUS pour les reviews.
Ce sont elles qui motivent car j'écris pour faire plaisir (et me faire plaisir) comme tous les auteurs je l'espère
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Sur ceux Bonne lecture !
Chapitre 7 : La vie est simple (life is easy)
Don't worry, life is easy – Ne t'inquiète pas, la vie est simple
Don't worry, life is easy – Ne t'inquiète pas, la vie est simple
- Little love – AaRoN -
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« Quatre ans ont passé depuis que Harry Potter a disparu de la maison de son oncle. Les recherches menées par le très vénérable Albus Dumbledore se sont montrées tout sauf concluantes. Ces mêmes recherches interrogent certaines grandes familles comme les Londubat. Le monde magique quand à lui, avec un incompétent à sa tête, a rangé cette disparition dans la case, « triste destin pour cette grande famille ».
D'autres espèrent qu'il soit vivant quelque part et heureux.
« Il aurait 7 ans aujourd'hui. Si il n'avait pas disparu il le fêterait joyeusement avec sa famille. Famille qui le pleure sûrement encore, malgré les années passées. Une telle perte ne s'oublie pas, surtout lorsque l'on a un si grand cœur. Sinon pourquoi auraient-ils accepté la garde d'un enfant qu'ils ne connaissaient que de nom et à peine »
Voilà la nouvelle déclaration du très estimé et vénérable directeur de Poudlard.
En tant que citoyenne (si ce mot existe encore) il me laisse sceptique. Je vous laisse réfléchir chers lecteurs car ceci est mon dernier article, la vérité de mes paroles dérangeant un peu trop.
Votre très chère Sybille Piou »
OoOoOoO
Sur une petite île perdue, bordant les côtes de la Russie mais ne partageant pas ses rudes climats, personne ne se préoccupe de cette disparition. La vie poursuit son cour entre le travail de la terre, la famille et le culte.
Le culte des anciennes religions, celles oubliées de tous. Ce morceau de terre est le dernier se rappelant des histoires originelle.
Depuis quatre années Harry Potter, celui là même qui a disparu, vit paisiblement. D'un naturel calme, il enchante tout ceux venant demander conseils aux prêtres de l'île, Eos et Déméter. Il avait été chouchouté par les deux mais il acceptait plus la présence de Eos. Maintenant encore, il lui faisait plus confiance. Il aurait pu profiter du fait d'être constamment choyé mais, étrangement, il semblait toujours guetter un malheur.
Son regard est souvent hanté par le calme, calme qu'un enfant n'aurait pas dû avoir.
Souvent il lui arrivait de demander où était Julian mais depuis bientôt deux ans il ne le fait plus. Cela ne sert à rien, il n'est jamais là pour s'occuper de lui.
En effet, Julian devait s'acquitter de sa dette envers le Maître. Ce dernier n'avait que faire de l'éducation d'un enfant quelle que soit son importance.
Ainsi, pendant ces quelques années, le jeune enfant avait grandi et commencé à s'épanouir. Même si, des détails ne trompaient jamais.
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Un bruit de course, des rires, une voix :
- Ambroise ! … Attend moi !
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Flash-back, début
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Depuis un an il était arrivé ici. Il ne savait pas vraiment comment, ni pourquoi. Il était là, c'est tout.
Depuis un an, après avoir été enfermé dans cette pièce inconnue et avoir fait une crise de panique, il n'était pas sortie de cette chambre. C'est une petite chambre, petite mais spacieuse. Un lit, une armoire, quelques meubles dont une table et deux chaises. Il n'en était pas sorti et n'acceptait la présence de personne.
Un matin, alors qu'il se réveillait tranquillement pour une journée de plus à ne rien faire, il entend du bruit. La porte de sa chambre s'ouvre. Il se recroqueville dans son lit et ne bouge plus. Il observe la femme qui lui fait face tout en essayant de se cacher sous sa couverture.
Elle lui parle tout doucement de tout et de rien. Elle essaie de l'habituer à sa présence. Après un long moment il demande d'une toute petite voix, timidement, où est Julian.
- Julian ? Demande-t-elle surprise. Et bien, reprend elle ensuite, il est en mission. Il ne peut pas venir. Il ne faut pas que tu t'inquiètes, tu n'es plus seul. Tu as le droit à une famille, ne crois pas ce qu'ils te disaient. Tu m'écoutes ?
- Je veux voir Julian...
- Tu ne peux pas, dit-elle doucement.
- Je veux le voir !
Il commence à s'énerver. Certains diraient qu'il faisait un caprice mais quelque seconde après il se tait et se recroqueville le plus possible dans son lit. En l'observant il était visible qu'il attendait un coup. Coup qui ne vient pas.
Après un moment, où il semble qu'il se soit rassuré, il commence à parler.
- Je peux vraiment faire confiance ? Avoir une famille ? La dernière fois Shame m'a dit de faire confiance mais après elle était en colère.
Eos l'écoute parler de cette Shame même si elle ne voit pas qui elle peut être. Cependant elle voit qu'il est plus... heureux, détendu.
- Tu sais, continue-t-il, c'est comme une mère... enfin je crois. Je n'ai pas eu de mère mais elle était toujours là. A chacun de mes anniversaires et quand j'étais trop faible aussi. Shame est gentille. Shame, elle me console. Tu sais ce que ça veut dire Shame ? Elle a pas voulu me le dire quand je lui ai demandé. Elle a dit « Tu le sauras bien assez tôt, petit serpent ». Tu sais ce que ça veut dire ? Sa voix me rassure mais elle est en colère maintenant. Elle ne me parle plus. Tu me la rappelle un peu, tu es gentille. Tu veux être comme Shame ?
Il ne semble pas attendre de réponse car il se retourne et enfouit sa tête dans les couvertures chaudes. Eos ne le dérange pas, il semble plus ouvert.
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Le lendemain Harry se lève plus joyeux et attend sur son lit en guettant la porte. Elle s'ouvre. Il commence à se lever quand il remarque que ce n'est pas Eos. Il ne laisse pas Déméter, le second prêtre, l'approcher. Il ne veut pas le voir et demande juste où est Eos.
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Une semaine passe ainsi. Le matin Harry attend devant sa porte et, lorsqu'il voit Déméter, retourne sur le lit. En fait, Eos prépare l'arrivée de la délégation de Sylvestres car la date des hommages à la Mère arrivait. Pendant ce temps Harry s'enferme sur lui même de plus en plus, n'acceptant la présence de personne.
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Un mois après, alors qu'il avait commencé à désespérer, comme pour Julian qu'il n'a toujours pas revu, elle passait le seuil de sa chambre. Et au bout d'une journée, la jeune prêtresse avait de nouveau sa confiance. Elle lui avait expliqué pourquoi elle n'avait pas pu venir le voir avant. Elle lui annonce également qu'il verra très prochainement Julian.
Les discussions tranquilles dans la chambre se transforment en promenades dans les jardins et les sanctuaires. C'est ainsi qu'un soir Harry lui pose une question :
- Pourquoi je suis ici ? Ils sont où mes parents ?
Eos le regarde quelques instants. Elle savait que cette question viendrait un jour.
- Ta mère t'a sauvé.
- Elle est où ?
- Elle veille sur toi. Toujours. N'en doute jamais.
En disant cela, elle tire une légère chaîne d'argent de la chemise verte du jeune garçon.
- Elle veille sur toi à travers ce médaillon. Garde le précieusement Harry.
- Je ne veux pas être Harry...
- Comment ça ?
- Je ne veux pas être Harry. Je sais pas pourquoi... je sens que ce nom n'est pas pour moi. Il représente trop. Je le sens. Je réussis pas à t'expliquer mais je ne veux pas être Harry.
- D'accord. Écoute moi, dit Eos d'un ton conspirateur. On va faire un jeu. Un jeu très simple. Le but c'est de changer de nom.
- Changer de nom ?
- Oui mais personne ne doit s'en rendre compte. Ils doivent oublier l'ancien. Pour eux tu auras toujours eu celui du jeu. Tu es d'accord ?
- Oui, mais je vais m'appeler comment ?
Elle semble réfléchir un moment. Le soleil décline quand Eos le regarde de nouveau et lui demande :
- Ambroise... ça te va ?
- Je suis Ambroise alors. Maintenant Harry n'existe plus !
Fin Flash-back
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Come on dance around – Allez danse, tourbillonne
Shine upon the ground – Rayonne au dessus du sol
From me to you – De moi à toi
Don't you know I'm strong ? - Ne sais tu pas que je suis fort ?
- Little love – AaRoN -
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- Ambroise ! Arrête ! Attend-moi !
Le bruit des pas d'un enfant dans une herbe verte et grasse. La première chose visible alors qu'il court, sont ses yeux. Deux orbes vertes, un vert saisissants entre l'émeraude, le grenat et l'herbe fraîche. De cours cheveux noirs ébouriffés encadrent ces perles vertes. Il est petit mais pas trop.
L'enfant court sans s'arrêter, sans se retourner. Il court comme avide de liberté. Soudainement, il chute. Le temps se fige un instant puis reprend de plus belle. Il se relève et commence à rire. Un rire léger, frais, joyeux, mais surtout enfantin. Un rire d'innocence pure dont seul les enfants ont le secret.
Derrière lui une voix retentit à nouveau :
- Ambroise ? Ça va ?
Un autre enfant arrive. Il est plus grand, doit avoir environs neuf ans. Ses cheveux sont cours, raides et noirs. Un noir complet, sans reflets. Sa chevelure assombrit ses yeux les rendant marrons, presque noirs. Sa peau est pâle mais ses joues sont rosies par sa course et l'air frais. Il voit Ambroise (Harry) se relever et recommencer à courir. Il se retourne et le nargue.
- Aller D'mitri ! Le premier arrivé mange le dessert de l'autre pendant deux jours !
Aussitôt dit, Ambroise se retourne une fois de plus et se met à courir. Arrivé au sommet de la colline du chêne il regarde en arrière. De ce fait il ne voit pas une pierre et trébuche. Il tombe pour la seconde fois de la journée mais cette fois ne se relève pas.
D'mitri, le voyant à terre, se précipite vers lui. Ambroise n'est pas inconscient mais lui murmure qu'il a mal. Il lui demande de l'aider. Les yeux sombres sont parcourus d'une lueur de panique pure mais il se calme rapidement. Il sait quoi faire.
Il prend délicatement entre ses bras le corps d'Ambroise. Il est vraiment trop léger pour sa taille. Une des dernière séquelle de sa vie première.
- Ne t'inquiète pas. Je vais t'aider Ambr'.
Il court à travers les jardins tout en essayant de ne pas trop le secouer. Il se dirige vers la salle de réception, il est sûr de trouver quelqu'un.
Eos ou Déméter.
Il y a une visite officielle ce jour là. Normalement ils n'ont pas le droit de se trouver là mais D'mitri sentait que le normalement ne faisait pas parti de ce cas.
Il court dans les couloirs aussi vite que son fardeau le lui permet. Il donne un coup dans la grande porte en bois, ignorant délibérément les gardes.
Le silence se fait dans la salle de réception.
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Flash-back, début
- Joyeux anniversaire petit serpent !
- Shame ! C'est vraiment toi ?
- Oui c'est moi. Je suis désolé mais je ne pouvais pas te parler.
- Tu ne m'en veux plus.
- Non. Je me suis emportée, petit serpent. Je m'excuse.
La nuit continue. Le jeune parle avec Shame. Vers le milieu de la nuit une silhouette longe le couloir et s'arrête devant la porte de l'enfant. Elle attend et lorsqu'elle va ouvrir elle entend un rire. Un rire clair, joyeux. Rassurée, elle repart dans l'autre sens, dans son sanctuaire.
Il ne s'endort que tard dans la nuit.
Le lendemain, il sent un rayon chaud sur son visage. Il est bien, en sécurité. Pourtant quelque chose cloche. Il y a un poids sur son lit qui ne devrait pas être là. Ambroise en est là de ses réflexions lorsqu'une ombre lui cache les rayons chauds. Il ouvre paresseusement les yeux, peu pressé de retourner à la réalité. Une douce lumière lui frappe le visage puis c'est la douceur d'une chevelure. Finalement réveillé il observe le jeune garçon au dessus de lui. Il a des yeux foncés ainsi que sa chevelure. Il se met à sourire puis il parle doucement ou plutôt le questionne :
- C'est ton anniversaire à toi aussi aujourd'hui ?
Ambroise le regarde avec incompréhension puis, il se rappelle de sa discussion avec Shame cette nuit.
- Oui... répond Ambr' timidement.
- C'est super ! Je vais me sentir moins seul maintenant ! Tu sais qu'une grande fête se prépare ? On dit même que le détenteur du savoir va venir aujourd'hui...
Le ton du jeune est solennel lorsqu'il dit cette dernière phrase. Ambroise le regarde mais, une fois de plus, il ne voit pas de quoi il parle.
- En fait, moi c'est Dimitri Demeterovich*, reprend le jeune.
- D'mitri ?
- Non, Dimitri. Mon père à des origines russes. Et toi ?
- Je ne sais pas qui sont mes vrais parents... commence-t-il.
- Je te demandais ton prénom.
- Oh...
C'est la première fois qu'une personne lui demande son prénom. Cela lui faisait bizarre. Après une seconde de réflexion il répond :
- Ambroise... je m'appelle Ambroise.
La journée passe et Ambroise vaque à ses occupations habituelles. Une chose change, le jeune garçon, Dimitri, le suis partout. Il ne le lâche pas de la journée.
Le soir venu, Eos vient le voir et les mène vers la salle de réception. Du bruit étouffé sort de la salle.
Ils entrent doucement dans la salle avec la dernière recommandation. Ils ne doivent pas se faire trop remarquer.
Ils réussissent plutôt bien lors du début de la soirée, quand Ambr' croit apercevoir une silhouette familière. Il se rapproche comme si il n'y avait rien. Il observe. Il connaît cette chevelure noire, cette taille ni petite, ni grande, cette démarche et cette voix. Il n'a plus aucun doute lorsque la silhouette se retourne, lorsqu'il voit les orbes vert-d'eau.
Sans réfléchir Ambr' se précipite sur lui et en courant, il cri :
- Julian ?
Le dénommé Julian, car c'était bien lui, se retourne et le réceptionne au vol. Il rit doucement devant la boule de nerf de son nouveau protégé. Après quelques minutes, Julian le repose à terre et l'emmène vers une petite table. Toutes les personnes habituées aux rares fêtes de l'île se désintéressent très vite des deux personnes. Dans un coin pourtant, un jeune enfant regarde bizarrement ce couple et se demande pourquoi il ne lui a rien dit. Pourquoi il ne lui a pas avoué connaître le détenteur. Il ne comprend pas et se sent un peu trahis.
Vers la fin de la soirée Ambr' s'est endormi dans les bras de Julian. Celui ci le prend et passe près de Dimitri. Au passage il lui chuchote :
- Il ne t'a pas menti. Il ne connaît pas mon titre et mes devoirs. Ne lui en veux pas...
Fin Flash-back
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Have you ever fly – As-tu déjà volé ?
Let me teach you how – Laisse moi te montrer
I'll do, I'll do – Je le ferai, je le ferai
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Le silence se fait dans la salle. Eos se retourne et lui demande :
- Dimitri que fais tu là ? Tu sais bien que tu n'as pas le droit d'être ici, maintenant.
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Flash-back, début
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- Eos ! Eos ! Y a des boules toutes blanches qui tombent du ciel. C'est froid et mouillé. C'est quoi Eos ?
Ambroise sautille partout et cherche sa mère de cœur. Il semble se calmer soudainement. C'est beaucoup plus grave et serein, un peu trop même, qu'il demande :
- C'est... dangereux ?
- Idiot, dit une voix avec un rire contenu.
- Dima ?
- Qui d'autre. Ce que tu appelles « boules toutes blanches » est de la neige.
- De la neige ? Demande Ambroise. C'est bizarre comme nom. Ça ressemble plus à des boules toutes blanches.
- Ce ne sont pas des boules toutes blanches mais des flocons.
- Flocons ? Comme le coton ?
- Non... tiens. Regarde !
Tout en disant cela, il prend la main du plus jeune et la lui met sous les flocons de neige.
- Tu vois, reprend-il, elle n'est pas ronde mais constituée de plein de cristaux.
Ils se taisent un moment, observent la valse de la neige. Ambr' est fasciné par les tourbillons. Rêveusement il dit que cela lui rappelle quelque chose. Quelque chose de triste mais en même temps tellement joyeux.
Un moment passe encore et sans le savoir vraiment, il commence à parler et Dimitri l'écoute.
« Il y a un garçon. Il est grand mais... petit. Une certaine innocence est dans ses gestes.
Je trouve qu'il me ressemble. Il neige aussi autour de lui.
Il semble surpris lorsqu'un boule de neige lui atterrit dessus.. Il se retourne et marque un temps d'arrêt.
C'est là que le sentiment de tristesse me glace le sang. Je ne sais pas pourquoi, je ressens ses sentiments.
Je ne vois que, non... il ne voit qu'une silhouette floue. Celle d'un homme... »
- Ambroise on rentre. Tu vas attraper froid, le coupe rapidement Dima.
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Fin Flash-back
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Don't wory life is easy – Ne t'inquiète pas, la vie est simple
Don't wory life is easy – Ne t'inquiète pas la vie est simple
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- Dimitri, je t'ai demandé ce que tu avais de si important pour interrompre une réunion.
Alors qu'elle finit sa phrase Eos voit son fils sur le sol de marbre froid. Elle se précipite vers lui en apercevant une tache carmine s'agrandir. Elle le soulève délicatement. Il a une plaie superficielle à la tête.
- Comment s'est-il fait ça ?
- Nous courrions dehors grande prêtresse et il... il a trébuché. Il est tombé mais l'herbe... l'herbe cachait une pierre. Je comprendrais que vous vouliez que je m'éloigne de votre fils grande prêtresse...
Le ton du jeune est désespéré. Il a peur qu'il ne s'en sorte pas ou qu'il ne veuille plus le voir.
- Retourne dans ta chambre, ton père viendra te voir ensuite.
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- Madame, je vais le soigner. Enfin, si vous le permettez.
- Ce serait un honneur que vous vous en occupiez chère ambassadrice des Sylvestres. Je vais vous conduire à sa chambre afin que vous soyez plus à l'aise.
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Il se réveille dans sa chambre, il la reconnaît grâce aux draps grenats le recouvrant. Il n'est pas seul mais ce n'est pas D'mitri. Il le saurait car depuis qu'il le connaît il peut sentir où son ami se trouve. Pour le moment il se trouve dans sa chambre, sûrement avec son père.
Il entend un léger mouvement sur sa droite. Il bouge lentement avec l'impression que sa tête va exploser. Il souhaiterait que ce bourdonnement cesse. Une voix douce le réveille complètement.
- Bonjour Ambroise. Tu as mal quelque part ?
Il réfléchit un moment puis il commence à parler :
- La tête, elle... bourdonne
- Prend ça. Tu iras mieux après.
Elle lui tend un verre bouillant. Il est rempli d'une substance incolore avec des reflets rougeâtres. Il l'avale sans se poser de questions et sens juste un petit goût de cannelle. Quelques minutes après avoir ingurgité le verre Ambroise s'endort. Il y avait également un léger somnifère indétectable au goût.
Lorsqu'il se réveille, bien plus tard, le jour pointe à l'horizon et ses rideaux ne sont pas tirés. Comme si elle savait qu'il ne dort plus, la jeune femme présente à son premier réveille, commence à parler. Il reconnaît un conte :
« Il était une fois un jeune enfant. Il vivait seul dans une vieille grange. Cette grange se trouvait près d'une forêt dévastée. Les arbres étaient morts, la terre sèche et infertile. Il n'y avait plus un signe de vie à des lieux excepté ce jeune enfant. Il devait avoir douze voire au maximum treize ans. Les nuits étaient fraîches et, évidemment l'électricité il n'y en avait plus. La journée il sortait donc pour ramasser des bouts de bois mort pour se réchauffer et s'éclairer un peu.
Un soir, alors que la nuit était encore plus froide, il repensa à une vieille histoire que lui contait sa mère. C'était avant la grande guerre et la Chute mais, il l'entendait encore :
- Il existait une femme magnifique. Elle était grande, comme les Elfes de l'Air (l'enfant ne savait pas qui ils étaient et ne le savait toujours pas). Sa peau était pâle et cet effet était renforcé par sa chevelure. Celle ci était noire, parsemée de reflets verts. Elle avait, pour ceux la côtoyant, un aspect mystérieux avec ses yeux d'améthystes et les écailles, de la même couleur que ses cheveux, parsemant son corps. Ses écailles formaient de fines lignes sur ses épaules, son cou, le long de sa colonne vertébrale et ses bras.
Sa mère faisait toujours une pause à ce moment là puis reprenait son histoire :
- Tous l'appelaient la Déesse-serpent mais son véritablement nom était Nyoka. Nyoka était la fille de Chao et du Serpent Créateur. Cette Déesse était d'un naturel assez clément, c'est elle qui créa le monde comme nous le connaissions il y a quelques années. C'était le Tout. Il regroupait toutes les espèces qu'elle forma ainsi que certaine de son frère ou plutôt celui qu'elle considérait comme tel. Tout allait pour le mieux mais des Hommes, les sorciers de sa création, se révoltèrent contre elle. Ils étaient jaloux de sa beauté, sa puissance mais surtout de sa vie quasiment éternelle. Vie qu'elle avait également offerte à ses deux prêtres. Ils se révoltèrent donc et ce fut la Chute.
A ce moment du récit, sa mère semblait toujours triste mais il ne comprenait pas pourquoi.
- Certains disent que dans une clairière la Déesse attend prise dans une gangue de pierre. Avec elle il y aurait Eden et Hyacinthe, prisonnier eux aussi.
L'enfant revoit encore sa mère arrêter de parler, puis elle lui remontait ses couvertures. Maintenant c'est fini, la guerre a éclaté une fois de plus. Il est seul.
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Le lendemain l'enfant se réveille, il a faim. Il est obligé de sortir dans le silence et sous le ciel de plomb. Il parcourt longuement la forêt à la recherche d'une quelconque denrée. Il marche sur la terre noire et entre les arbres pourris. Des os jonchent le sol entier de la forêt. Il est obligé de marcher dessus, de les écraser. Au bout d'un très long moment il trouve une clairière. Elle est verte, seine et déserte. Il avance lentement. Arrivé au centre il se tourne, se tourne et se retourne.
Il entend un bruit.
Il se retourne encore et voit une louve blanche aux yeux d'améthystes. Elle avance vers lui et commence à se transformer. Quelques secondes à peine après l'apparition de la louve elle s'est transformée en femme. L'enfant reconnaît Nyoka grâce à la description de sa mère. Il n'a aucune réaction.
- J'ai un cadeau pour toi. Je veux récompenser la fidélité de ta mère. Suis moi !
Alors qu'elle se retourne et que l'enfant la suit un puma apparaît derrière lui. Après une marche, à travers la forêt redevenue verte, ils arrivent devant une grande maison blanche proche de la mer. Elle lui donne à manger puis il va se coucher.
Le lendemain il se réveille dans un lit. Il trouve des vêtements. Une chemise bleu très fine dont la teinte allait parfaitement avec celle de ses yeux et un pantalon noir tout simple. Cela le changeait de ses vêtements en loques.
Il marche dans la maison et trouve enfin quelqu'un dans une pièce. Il l'observe un instant. Il a de longs cheveux noirs et une silhouette androgyne. Lorsqu'il se retourne l'enfant voit ses yeux, deux améthystes. Il lui parle doucement :
- Bonjour, tu t'appelles comment ?
- Je... je n'ai pas de nom...
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Les journées passent, idylliques avec Eden (l'inconnu aux cheveux noirs),le puma et parfois Hyacinthe. Il ne voit presque pas Nyoka.
Un soulèvement commence.
Ses dix-neuf ans sont là et il ne vieillit plus. Il oublie son passé, sa mère et surtout son frère. Son cher frère tué par la guerre. Il oublie tout.
Les soulèvements approchent.
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Dans une forêt morte une petite grange reste. A l'intérieure le corps d'un enfant de douze ans environs. Il serait possible de dire qu'il dort s'il n'était pas aussi immobile. Il porte une fine chemise bleue, trop fine pour les températures de la région,et un pantalon noir, tout simple.
Aux alentours, plus rien ne vit, comme dans la grange. Tout n'est qu'un désert de pierre et de bois mort.
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Était-ce juste un rêve ?
Pas sûr...
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Dans une clairière verte se dressent quatre statues, quatre silhouette figées. Une femme très grande et trois hommes. Le plus jeune a dix-neuf ans...
Une inscription est visible :
« L'amour de Nyoka est omniprésent pour ceux qui lui sont fidèles »
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La voix de la jeune femme s'éteint et Ambroise se sent à nouveau emporté par le sommeil. A la fin de ce conte il a l'impression qu'il n'est pas juste une histoire mais un peu plus...**
OoOoOoO
Quelque part à l'autre bout du monde, en Europe, une personne dans son bureau réfléchissait. Elle se demandait comment gagner une guerre sans Sauveur. Comment rassurer la population sans espoir vivant.
En secret les recherches continuent.
*Demeterovich : patronyme formé à partir du prénom du père (prénom masculin) et on ajoute le suffixe -ovich pour un homme et -ovna pour une femme ce qui se traduit par fils de ou fille de. Ici donc, fils de Demeter
**Ce conte n'est pas la juste comme ça. Il donne de petits indices sur un personnage arrivant un peu plus tard. Il introduit également le troisième prêtre (expliqué un peu plus tard). La vrai histoire viendra après, ce n'est qu'une introduction pour un personnage très important pour la suite. Il est fait allusion à cette personne vers la fin...
Voilà chapitre un peu plus long (9 pages word)
Un avis, bon, mauvais, je prends tout et je réponds...
Prochain chapitre : je sais pas trop quand, c'est les vacances donc... 24 février ou peut être avant.
Review :
Ata-Chan : Le « vieux névrosé » est-il Dumbledore ? C'est possible mais je ne suis pas encore fixée sur ce point. Merci pour ta review (et celles d'avant, encore une fois), ça fait toujours plaisir. Au prochain chapitre ! Je vais avoir le temps d'écrire.
Tsuh...
