Disclaimer : Rien ne m'appartient et je ne touche pas d'argent ou autre...

Note 1 : Je m'excuse tout d'abrod pour cette attente et je vais essayer d'être plus régulière pendant les vacances. Sinon pour ce chapitre deux chansons la première est citée et la deuxième est "Danse macabre" de Camille Saint Saëns qui se situe juste après la dernière citation de la chanson de Christophe Willem.

Note 2 : Merci pour toutes les alerts, mises en favoris et reviews

A propos du chapitre : Chapitre centré essentiellement sur un personnage que j'apprécie de plus en plus, un peu plus d'informations sur La Mort et apparition eclair des Weasley... Chapitre assez court... et relecture très rapide.

/!\ petite scène de violence dans ce chapitre mais je n'irais pas jusqu'à parler de torture à vous de voir si vous lisez /!\

Bonne lecture !


Chapitre 12 : Réveil douloureux...

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Le masque est tombé

Le miroir brisé

Qui peut m'regarder sans me juger ?

Et je me moque, moque, moque, moque des gens

Qui tendent la main et la reprennent

Je n'entends que le silence, je ne vois que la distance.

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Si mes larmes tombent, Christophe Willem -

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Matin avant l'attaque :

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Sin' n'avait pas dormi de le nuit, la visite de Malfoy l'intriguait. Pourquoi venir en pleine nuit alors que les portes du royaume lui sont constamment ouverte ? Et surtout, pourquoi Ambroise ?

Elle ne comprend pas et elle sait qu'il ne sert à rien de poser la question à sa Souveraine. Elle ne répondrait pas, après tout, la jeune femme n'est qu'une servante, rien de plus... pour le moment.

Sin' se perd dans ses pensées alors que l'aube pointe à l'horizon. Elle observe la lente danse des arbres soumis au joug du vent. Arbres éclairés par le carmin de l'aube.

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A l'orée du village une sombre silhouette disparaît sans bruit, s'évapore dans le silence du nouveau jour.

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Une ou deux heures plus tard, alors que Sin' se relève pour aller réveiller le protégé de sa reine cette dernière passe le seuil de sa maison et lui ordonne de prendre sa journée.

- Je m'occupe d'Ambroise aujourd'hui, ajoute-t-elle avant de faire demi-tour.

Après quelques minutes à réfléchir la jeune servante décide de sortir. La journée est belle, ni trop chaude, ni trop fraîche. Seule une petite brise secoue de temps en temps les arbres les plus chétifs. Rien ne laisse présager un événement funeste dans la journée.

Sin' marche tranquillement lorsque, derrière elle, une voix enfantine l'interpelle :

- « Tuez un homme, vous êtes un assassin ; tuez des milliers d'hommes, vous êtes un héros. » (Beilby Porteus). Mais si personne ne sait qui tu es. Es-tu un héros pour avoir tué des milliers de personnes ou un assassin car tu te caches ?

Sin' se retourne vivement et découvre une jeune fille à la peau ébène et aux yeux acajous, Maria.

- Maria ? Que veux-tu dire ? demande-t-elle perplexe.

- Tu ne comprends pas où je veux en venir ?

La jeune fille est étonnée et penche la tête d'une manière assez artificielle lorsqu'elle pose sa question.

- Non je ne vois pas Maria ! s'exclame Sin'.

- Voyons Sinistrah...

- Ne m'appelle pas ainsi !

- Tu vois ? Tu te caches. « Ose dire la vérité : rien ne mérite un mensonge » (George Herbert).

- Arrête avec tes citations Maria ! Que crois tu faire ? Je ne mens pas et, même si c'était le cas... que ferais tu ?

Sin' avait commencé à répondre hargneusement mais au fur et à mesure sa voix s'était faite plus basse, presque un murmure.

Le silence pèse un moment entre les deux femmes mais Maria finit par reprendre avant de partir :

- « Dans toutes les existences on note une date où bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers le succès » (Larochefoucault-Doudeauville) Rappelle toi que le destin ne prévient jamais, chère Sinistrah...

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...

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Sin' commence à reparcourir lorsque, tout autour d'elle – et du village – des plops sonores se font entendre. Des hommes en robes pourpres apparaissent avec un bout de bois à la main. Le temps semble se figer un instant, tel un tableau.

Le village est encerclé par les sorciers et au centre, les villageois n'ont pas encore compris. Soudain le sorcier au centre lève sa baguette et murmure un sort. Un rayon, mélange de violet et de rouge, s'écrase au centre du village et une explosion est ressentie dans toutes la forêt.

Ce sort semble être le signal de départ car tous les hommes en pourpre se mettent en mouvement et des sorts commencent à fuser dans tous les sens. De leur coté les villageois comment à essayer de fuir mais sont fauchés par des sorts verts les tuant sur le coup. Certains, une minorité, se retournent contre leurs agresseurs et se défendent mais ils ne tiennent pas longtemps. Les femmes et les enfants ne sont pas épargnés, au contraire...

Un sorcier tente de s'en prendre à une jeune Sylvestre qu'il voit isolée. Il s'approche de la fillette habillée de blanc. Sa peau est noire et les anglaises de la jeune enfant tournoient lorsqu'elle se retourne brusquement. Le sorcier est surpris face au sourire de l'enfant et apeuré lorsqu'il voit les prunelles tourner au rouge, couleur du sang. Sang qui ne tarde pas à couler. Maria lui parle alors d'une voix doucereuse :

- Que croyais tu faire petite vermine. Tu ne poseras plus jamais tes mains sur une enfant car plus jamais ton âme ne se réincarnera. Être misérable tu pourriras car telle est la demande de Maria Dés Slivestri devant sa mère !*

Alors que la jeune fille se détourne, le sorcier commence à se tordre de douleur puis il finit par mourir répendant son sang sur l'herbe encore verte il y un instant.

De son coté Sin' comprend les paroles de Maria plus tôt mais n'a pas le temps de se pencher plus sur dont elle connaissait déj les événements. Un sorcier essaie de l'abattre d'un sort dans le dos mais elle se retourne vivement et tue l'homme grâce à un poignard caché dans sa manche. Les yeux de la jeune femme virent au noir et elle commence une danse macabre avec les sorciers qui se regroupent de plus en plus autour d'elle. Un cri surpasse les autre et sans le vouloir vraiment Sin' se retourne vers sa source. Un murmure s'échappe de ses lèvres « Yad ». Sin' se désintéresse complètement de son combat devant la vision de sa sœur, les cheveux dégouttant de sang, une flèche plantée dans le cœur.

Elle entend soudain un Stupefix dans son dos mais ne réagit pas assez vite. Le sort la touche puis un deuxième. La jeune femme perd connaissance et tombe mollement au sol.

Juste après le sorcier qui avait lancé l'offensive ordonne la retraite et tous disparaissent.

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J'ai envie de m'enfuir, là où tu pourras m'emporter

M'aider à écrire une autre histoire

Avant qu'il ne soit trop tard...

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- Nous l'avons eu comme vous nous l'aviez recommandé. S'attaquer à la jeune blonde à été un peu compliqué mais à fonctionné. Elle s'est détachée du combat et je dirais presque, heureusement. Elle a tué plus d'une dizaine des nôtres.

- Bien. Pour ce qui est de vos pertes vous étiez prévenus. Vous avez évidemment envoyé les personnes que je vous avais conseillé ?

- Oui, toutes les personnes devenant trop gênantes mais une ou deux ont réussi à en réchapper.

- Ce n'est pas grave. Je vous recontacterai pour la prochaine mission.

- Bien. La fille est au lieux convenu.

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« ...ainsi, hier le ministre de la Magie a lancé la Grande Campagne Anti-Créatures-Magiques aussi appelée G.C.A.C.M. Cette campagne vise à empêcher le mal de se répandre sur nos terres, explique le ministre lorsque nous lui avons demandé son but. Il rajoute, nous travaillons en étroite collaboration avec la Russie qui nous laisse plein pouvoir sur son territoire.

Cette décision partage la population mais le ministre et ses employés sont confiants sur le bien fondé de leurs actions et ne voit pas d'autre moyen de se battre. Alors que le neuvième anniversaire de la mort du Lord Noir sera bientôt fêté... »

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Une maison ou un terrier il ne savait trop que penser de cette demeure d'où une multitude de cris d'enfants se faisait entendre.

Pris dans ses réflexions il ne voit qu'après un moment le couple lui faisant signe d'entrer. Il essaie de ne pas montrer son dégoût arrivé à l'intérieure. Après tout ce n'est pas lui ici mais son frère normalement. Personne ne doit se douter.

La conversation commence et il en prend tout de suite les commandes.

- Votre fils rentrera à Poudlard l'année prochaine et votre fille la suivante, si je ne me trompe pas. C'est pour cela que je voudrais que vos enfants fassent une petite mission pour moi.

- C'est à dire ? Demande la mère se nommant Molly, suspicieusement

- Oh, rien de très dangereux. C'est pour un élève qui devrait faire sa rentrée en même temps que votre fils. Je souhaiterais que ce dernier se lie d'amitié avec, pour ainsi le protéger. Évidemment vous serez rémunéré. Alors quelle est votre réponse ?

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Je suis un soldat, qu'on a désarmé

Désormais si seul, qui peut m'aider ?

[…]

Je n'entends que le silence, je ne sens que leur absence

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Une pièce noire.

Une chaise en son centre.

Une femme aux long cheveux noires attachée dessus.

Des armes de tortures sur les murs.

Des bruits de pas et des voix se font entendre derrière la porte. Cette dernière s'ouvre et laisse passer une grande silhouette. La silhouette avance lentement dans la pièce qui s'illumine d'une lumière blanche. La jeune femme n'émet pas un bruit face à cet afflux soudain de lumière lui brûlant les rétines. Par contre, elle relève la tête dans un geste de provocation.

L'homme prend la parole en toisant la jeune femme les yeux pétillant :

- Sinistrah Dés Mortès, c'est un honneur de recevoir dans mon humble demeure une personne de votre rang. J'ai malheureusement la lourde charge de vous annoncer que votre sœur, Yad Dés Mortès a péri.

Sin' ne voulant pas rentrer dans le jeu de l'homme face à elle ne répond rien. La seule trace visible de sa colère est la lente coloration en noir de ses pupilles

- Je vois que vous ne souhaitez pas répondre. Cela aurait si bien pu se passer si vous n'aviez pas votre orgueil. Vous êtes plus connu que vous le voulez Sinistrah Dés Mortès ou devrais-je plutôt dire, La Mort...

Sin' commence à sourire face à cette personne croyant la connaître. Elle décide alors de jouer un peu avant d'en finir.

- Vous vous trompez, je ne suis qu'une modeste servante. Moi, la Mort ? Vous savez bien qu'elle a disparu depuis longtemps...

- Vous voulez jouer ? Très bien. Aymeric apporte moi un couteau ! A lame fine, rajoute-t-il après un temps.

Une silhouette d'un jeune homme apparaît et disparaît aussitôt après avoir tendu une lame assez fine.

- Voyez vous, Sinistrah, commence-t-il, je suis plus informé que vous ne le croyez. Après tout je savais où vous trouver et surtout comment vous avoir. Il est juste regrettable d'avoir dû sacrifier votre jeune sœur. J'ai malheureusement le regret, pour la deuxième fois, de vous annoncer que la lignée des Dés Mortès va s'éteindre aujourd'hui avec vous.

Sin' ne peut s'en empêcher et se met à rire, un rire presque fou.

Attachée sur cette chaise, la tête rejetée en arrière, ses cheveux traînant presque au sol il est possible de s'interroger sur son état mental.

L''homme ne voyant pas le danger s'avance la lame en main et lacère la tunique puis la peau de la jeune femme laissant apparaître un sang carmin.

Le rire s'arrête brusquement.

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M'aider à écrire une autre histoire... avant qu'il ne soit trop tard... mais je ne pourrais plus attendre...

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Sans savoir pourquoi l'homme fait un, puis deux pas en arrière alors que la jeune femme relève doucement la tête. Ses yeux sont maintenant complètement noirs et des mèches retombent sur sa peau blanche.

Sans savoir comment l'homme voit la jeune femme se relever tranquillement.

Sans savoir pourquoi l'homme est subjugué par la vision de cette femme léchant ses poignées aux endroit où, quelques instants plus tôt, ses liens se trouvaient.

Un temps indéfini se passe puis elle relève la tête et son regard se fixe sur l'homme, celui qui voulait se faire bourreau. Elle commence à avancer souplement vers lui, sa démarche se fait féline. Alors qu'elle caresse le visage de l'homme paralysé elle se met à parler d'une voix grave et chaude, doucement :

- Tu as voulu t'attaquer à moi misérable pourceau ? Personne ne t'a appris qu'il ne fallait pas chercher La Mort, qu'elle te trouvait bien assez tôt ? On ne dirait pas...

Elle reprend en passant un doigt sur la paupière fermée de son œil gauche :

- Que vais- je bien pouvoir faire de toi ?

/!\ DEBUT /!\

Elle appuie un peu sur le globe oculaire mais pas assez pour le percer puis, soudainement, elle enfonce son doigt et l'homme hurle sa souffrance. Sans lui laisser de répit la femme commence sa danse macabre. Elle tournoie agilement autour de lui et le taillade de la lame si fine qu'il avait demandé.

Elle se stoppe brusque et tel un grand félin ne souhaitant pas apeurer sa proie elle avance tranquillement. Elle le prend délicatement et l'assoit sur la chaise qu'elle avait quitté. Elle l'attache, lui bande les yeux et reprend sa danse aérienne.

Elle tournoie de plus en plus autour de lui. Sa longue chevelure le fouette, ses ongles le griffent, la lame le taillade. Et il hurle, il ne peut s'en empêcher face à cette douleur et soudain... tout s'arrête...

/!\ FIN /!\

Elle se penche gracieusement même si il ne peut la voir et lui murmure à l'oreille :

- As-tu compris, Sweety ? Où dois je recommencer ma leçon. Explique aux autres qu'il ne faut pas chercher la mort elle sait le faire elle même... Et qu'il est encore plus dangereux de la réveiller... mais ça, tu l'auras sûrement compris tout seul, Sweety...

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Un observateur externe, si il avait observé cette scène n'aurait pas vu du tout la même chose. En effet il aurait juste vu une jeune femme à la peau pâle, aux longs cheveux noirs et aux yeux de la même couleur, assise sur une chaise. Face à elle il aurait pu voir un homme tout d'abord droit, se mettre à hurler puis tourner dans tout les sens comme s'il était attaqué. Il l'aurait vu crier, crier et crier jusqu'à s'en arracher les cordes vocales et finalement cet observateur externe aurait vu l'homme s'écrouler, la femme se lever gracieusement et murmurer quelque chose à l'oreille de l'homme.

Finalement cet homme aurait vu la femme sortir tranquillement et se fondre dans les ombres mais ce qu'il n'aurait pas vu et su est que La Mort venait de frapper et refaire son apparition après des siècles de sommeil...


* petit indice sur le concept que Maria pourrait incarner


Voilà un chapitre assez court mais qui dévoile qui est La Mort. Je voulais montrer une image assez féline de ce concept (je sais pas si quelqu'un l'a déjà fait) et j'espère avoir réussi à montrer ce coté qui est comme un chat ou un grand félin. Beau, à l'air gentil et d'un coup sort les griffes et attaque sans qu'on ne puisse l'arrêter ou difficilement.

Bref dites moi ce que vous en penser si vous voulez et même des suggestions ou autre.

Prochain chapitre rapidement je l'espère

Merci encore de m'avoir lue.

Tsuh...