Disclamer : Les personnages appartiennent à J.K.R (sauf les OCs)
Note : Dernier chapitre de cette partie. Un peu moins calme pour Ambroise (on m'a fait remarquer que tout se passait bien pour son retour en Angleterre dans le chapitre précédents) et quelques révélations dont la véritable nature des Détenteurs du savoir.
Pour une fois il arrive vite, seulement 10 jours (ce sera rare pour les autres...) J'espère que vous ne trouverez pas la fin sadique car celle de la partie deux sera plus qu'horrible dans ce cas...
Aussi sur l'image c'est la photo d'un lampropeltis noir
italique = souvenirs ou écriture dans livres
Les notes * peuvent être lues à la fin ( c'est même mieux)
Bonne Lecture !
Chapitre 14 : Nanri
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You're not alone - Tu n'es pas seul
no matter what they told you you're not alone -Peu importe ce qu'ils t'ont dis tu n'es pas seul
I'll be right beside you forevermore - Je serais près de toi pour l'éternité**
Evanescence - Like you
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La première nuit d'Ambroise à Nanri est calme, aucun cauchemar ne trouble son sommeil et il se sent parfaitement reposé ce qui n'était pas arrivé depuis un moment. C'est pourquoi, le matin venu, il saute joyeusement hors de son lit, attrape des vêtements propres et court dans la salle de bain qu'il a découvert la veille.
Il s'arrête brusquement et toute joie déserte son visage alors qu'il aperçoit son reflet dans un petit miroir face à la porte. Cette cicatrice est réapparue et, comme souvent depuis quelques mois – même s'il le cache – il se sent partir et tombe sur le sol froid.
…
Comme toujours, il flotte dans les airs.
Invisible.
Impuissant.
Simple spectateur.
Il fait nuit. Le temps est froid.
Le cri d'un nourrisson retentit dans cette nuit de novembre. Il attire son regard sur le perron d'une porte. La porte de la maison numéro quatre.
Le bébé entrouvre ses yeux alors que la porte s'ouvre sur une femme.
Elle regarde le nourrisson, fait une moue dégoûtée, le prend et referme vivement la porte...
…
Ambroise reprend lentement conscience alors qu'une voix l'appelle, inquiète. Il ouvre difficilement les yeux, la tête encore bourdonnante d'images.
La femme l'appelle, encore et encore.
Il voit une longue chevelure soyeuse étalée autour de lui, se confondant avec les siens qui sont une teinte plus claire. Il ne connait qu'une personne avec cette couleur plus foncée que lui et lui donnant ce sentiment de réconfort.
- Sin' ? murmure le garçon ayant peur de se tromper.
- Oui Ambroise je suis là. Je suis revenue.
Tout à coup le jeune se jette dans les bras de la femme, geste qu'il n'a jamais fait auparavant fuyant les contacts trop poussés. Elle le reçoit maladroitement et caresse ses cheveux noirs indisciplinés lui tombant en dessous des épaules.
Il commence à parler, la voix entrecoupée de sanglots :
- Sin'... j'ai eu peur que tu... m''abandonnes, que tu me laisses... seul. Me laisse pas... Il avait si... froid... si peur. Ses parents venaient de mourir et... et... et ils l'ont jeté dans cette hor... horrible famille... Me laisses pas Sin'... jamais.
Sinistrah continue, doucement, à caresser ses cheveux et commence à parler calmement :
- Chut... calme toi petit serpent. Je ne te quitterai jamais. Rien ne m'empêchera de rester auprès de toi... Ambroise ? Calme toi, ce sont juste des souvenirs, tu ne peux rien faire pour cette enfant.
- Mais il avait tellement peur, Sin', et eux, ils le haïssent... et eux ils vont...
- C'est fini Ambroise, ils ne peuvent plus lui faire de mal.
- Tu... tu... tu est sûre ?
- Oui. Maintenant va te recoucher, quelqu'un va venir te voir. Il va t'expliquer.
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De longs couloirs sombres.
Pourquoi sombres ? Tout le contraire des appartements du Maître.
Et pourquoi veut-il le voir ? Après l'avoir éloigné de tous si longtemps, l'empêchant de faire son devoir envers sa Mère.
Julian sait qu'il n'aura ses réponses que plus tard et qu'il ne sert à rien de chercher mais il ne peut s'en empêcher.
Il arrive devant les quartiers du Maître, frappe et entre après un instant. Rien ne change, toujours ces lourds rideaux grenats et cette moquette blanche. Julian ne montre pas sa surprise devant la présence du Roi de l'Oubli mais ses yeux le trahissent. Shahlâ ne fait pourtant aucun commentaire.
Le temps passe et le silence règne dans la pièce, seulement coupé par trois respirations. La porte de la chambre s'ouvre sur Splendia et la voix grave du Maître s'élève :
- Te rappelles tu de notre conversation sur ma fin ?
Il s'adresse à Splendia qui ne montre aucune réaction, il continue donc :
- Je la sens imminente. Tout m'échappe, l'oiseau veut vivre de lui même et est prêt à tuer pour cela.
Il s'arrête et, après un très long silence reprend :
- Je vous ai fait venir car certaines choses doivent être sues avant la fin du Temps. Je vais vous révéler la vérité sur les Détenteurs du Savoir...
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« Dans un lieu hors du temps et de l'espace se trouve enfermé un être déchu, un être oublié et endormi. Cet être si sombre se réveille. Il est issu du Néant, sa mère qui l'a engendré. Le Chao se réveille pour asservir et détruire le Temps en libérant les Chiens. Sans eux rien n'est possible et la Mort ne pourra rien contre eux.
Dans ce lieu hors du temps et de l'espace un rire clair résonne car la fin du Temps est proche.
La première partie du plan est réussie, la Mort foule à nouveau les Terres du Tout, prête pour sa fin. »
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Quelque part en Écosse, dans un château une dispute éclate et une personne passant par là s'arrête. Bien sur, elle n'espionne pas, elle passait par là pour tenir le directeur au courant de la potion qu'il a commandé. Quelle étrange potion quand il y pense. Qui aurait besoin d'une potion pour imiter durablement les auras puissantes ?
Des bribes de conversations atteignent le maître de potion de l'école de Poudlard.
- Il a disparu ! Il n'est pas mort, il a disparu. Il est …
- Tant mieux...
- QUOI ! Albus tu as dis quoi ?
La deuxième voix est masculine, proche de celle du Directeur.
Un bruit d'objets cassés, des pas énergiques, la cheminée qui s'ouvre. Severus Snape descend les escaliers et les remonte. Il croise alors le Directeur passant devant lui et qui ne s'arrête pas.
Ce n'est pas aujourd'hui qu'il aura ses réponses, il retourne donc dans ses cachots et réfléchit un peu à la rentrée qui sera dans un mois.
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Ambroise a fini par s'endormir et, comme promis Sin' lui a envoyé quelqu'un. L'homme qu'elle a envoyé est assis par terre et attend le réveil de l'enfant. Cet homme est un Sylvestre aux longs cheveux noirs, sans reflets et à la peau pâle. Il sent, après un moment, un regard sur lui et tourne son regard ambre dans deux yeux émeraudes apeurés. Il se lève doucement, gracieusement et s'approche d'Ambroise. Il se dit qu'il a bien changé depuis cette nuit dans la forêt. Leur première rencontre même si l'autre ne le sait pas encore. L'inconnu prend alors la parole. Sa voix est chaude, presque réconfortante.
- Nous nous sommes déjà rencontrés même si tu ne le sais pas et...
- Vous êtes qui, demande doucement Ambroise angoissé face à cette inconnu.
Il a toujours cette réaction, surtout face aux hommes, mais il ne se rappelle plus pourquoi.
- Je suis là pour t'expliquer et te protéger...
- Mais Sin' me protège déjà !
- Ton corps, elle garde ton corps petit serpent. Moi c'est ton âme que je surveille.
- Mon corps ? Mon âme ? … Je ne comprends pas Monsieur.
- Seele... mon nom est Seele et je suis un protecteur de l'âme. Je suis né pour ça. Protéger est mon devoir.
- Né pour ça ?
- Tout comme les Détenteurs du savoir j'ai été créé dans un unique but. Le mien est de protéger. Tu dois savoir qu'une âme a toujours un protecteur et les plus puissantes, trois. Je suis ton premier.
- Premier ?
- Oui, j'ai été là, dans l'ombre, depuis le début.
- Depuis le début ? répète-t-il abasourdi puis un peu plus fort. Depuis le début ! Où étiez vous alors que j'avais besoin d'être protégé. Où étiez vous quand j'étais battu par ma famille ? Ou étiez vous quand un inconnu m'a lâché dans une forêt avec des loups ? Ou étiez vous...
Il s'arrête brusquement lorsqu'il sent des bras l'enlacer et la voix de Seele qui lui répond :
- J'étais là, j'attendais mon heure. Celle de notre première rencontre.
- Aujourd'hui ? demande l'enfant plus calme, apaisé même s'il ne comprend pas pourquoi.
- Bien avant. Dans une forêt, voilà le lieu de notre première rencontre, Ambroise.
- C'était vous, vous qui m'avez enlevé !
- Non ! Tu vas comprendre. Chaque protecteur et un animal, un symbole.
- Vous êtes un Sylvestre !
Seele prend un air gêné :
- Pas vraiment. Je vais te montrer.
Seele se relève du lit et se dirige vers le milieu de la pièce. Arrivé à cet endroit, il s'assoit et ferme les yeux. Quelques instants après un grand loup au pelage noir se trouve devant lui et plante ses yeux d'ambre dans le regard du plus jeune. Il revoit ne scène bien plus vieille.
… Il avance sans hésitation vers le canidé qui avance également. Quelques 'pattes' les séparent encore. Harry sent le souffle de l'animal aussi grand que lui.
La peur l'a déserté.
Il a la certitude qu'il ne l'attaquera pas, qu'il ne pourra pas lui faire de mal, ne pourra jamais le blesser …
Le silence reste un instant puis Seele se transforme à nouveau et reprend la parole :
- J'étais bien là ce jour là. Je te protégeai et pour que je puisse continuer il faut que tu m'explique ce qui t'arrive.
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- Mais nous savons ce qu'est un Détenteur ! s'exclame Julian.
-Tu crois savoir mais laisse moi t'expliquer. Les Détenteurs sont très vieux, presque plus vieux que Moi. Ne prenez pas cet air, je suis jeune, un des plus jeune. Mon existence a à peu près commencé une centaine de million d'année avant la création du Tout et les Détenteurs peuplaient par centaines les terres invisibles, domaines de l'Esprit. Leur premier but était de se souvenir mais par tous les moyens. Ce devoir est resté.
- Mais ne t'es tu jamais demandé pourquoi vous étiez si peu nombreux Julian ? Pourquoi ce titre était héréditaire et enfin pourquoi vous deviez vous cacher des Hommes. Il y a une raison et la cause est votre Créateur...
- Notre Créateur ?
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- Il n'y a qu'une personne pouvant te venir en aide, Ambroise.
- Qui ?
- Je crois qu'il sait déjà et qu'il va bientôt venir. Le Roi de l'Oubli, tu l'as déjà rencontré.
- Je ne me rappelle plus.
- C'est normal. Tu devrais ne pas y penser et plutôt visiter la capitale. Je vais te laisser mais rappelle toi, nous veillons dans l'ombre, ton ombre.
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- Oui Julian. Les Détenteurs ne sont pas des Hommes. Vous êtes une espèce à part entière, vous avez été créé par le plus puissant de nous mais aussi le plus dangereux. Celui que tous appellent L'Être Déchu.
- Maître, vous devez vous tromper, c'est impossible...
- Mets tu ma parole en doute Roi de l'Oubli ?
- Non mais cela fait bien longtemps, il a été banni il y a beaucoup trop de temps pour s'en souvenir.
- Je suis le Temps, Shahlâ, j'incarne le Temps en acceptant d'être son instrument. Et lui, est l'ennemi du Temps et il veut sa vengeance. Sa colère commence à se faire sentir alors qu'il voit toutes ses créations détruites par les Hommes, création de sa fille. Mais sa rancœur ne fera revenir personne alors il cherche un moyen de se libérer. J'entends ses chaînes claquer alors qu''il essaye de s'enfuir. Lorsqu'il aura réussi il demandera la loyauté de toutes ses créations.
- Je ne comprends pas notre rôle, Maître.
- Rôle... tu en as plus d'un. Ce qui faisait des Détenteurs des créatures – oui, créatures – importantes étaient leur connaissances. A cette époque ils connaissaient toutes les lois, ils avaient toute autorité nécessaire pour rendre la justice.
- La justice ?
- Oui ! Pour faire plus simple les détenteurs étaient les exécuteurs de Chao...
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- Seele !
Il se retourne et voit Sinistrah derrière lui.
- Oui ?
- Il faut que tu retourne sur l'île, il y a un problème avec le deuxième protecteur...
Au même moment dans la forêt de l'île un attroupement se forme dans une clairière. Au sol, un grand cheval bai cerise est couché sur le flanc une flèche fichée dans le flan.
Seele arrive une heure plus tard. Les quelques personnes encore sur place s'éloignent à la vision de cet homme aux yeux d'ambre vêtu de noir et à l'air menaçant. Certains croient même entendre un grondement animal à la vue de l'animal blessé.
Il s'approche doucement et s'agenouille devant la bête qui hennit faiblement. Il observe un moment la blessure et finit par casser un morceau de la flèche ne laissant que la pointe enfoncée dans la peau de l'animal qui respire de plus en plus faiblement. Il se penche et murmure à l'oreille du cheval :
- Transforme toi. Je sais que tu en es capable, essaie pour lui. Nous devons être trois pour veiller dans l'ombre...
Les minutes passent.
Lentement.
Angoissantes.
Le temps se fige.
Enfin, à la place du cheval se tient une jeune fille aux très longs cheveux bais cerise. Un soupir de soulagement s'échappe de Seele mais disparaît vite lorsqu'il voit les yeux bleu-dorés de la jeune fille se fermer. Il la prend alors délicatement dans ses bras et aperçoit sur sa peau nue la marque visible de la pointe de la flèche toujours à sa place, entre deux côtes, proche d'un poumon.
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« … Lorsqu'une âme est pourvue de trois protecteurs, les trois sont essentiels car cette personne est destinée à vivre dangereusement même si elle ne le veut pas. Si l'un des protecteurs disparaît l'âme ne pourra survivre car un de ses composant ne serra plus... »
« … Il n'est arrivé qu'une seule fois la naissance d'une âme à trois protecteurs. Cette âme était malheureusement fragile et la perte de son aigle protecteur la rendit folle car elle sentit la lente agonie de l'animal. Elle élimina un village entier car la personne coupable était née dedans. Ensuite elle se laissa sombrer. Ainsi les âmes ne peuvent survivre sans tous leurs anges … »
« Vérités Oubliées écrit par le Concept de La Mort »
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Un peu avant l'accident sur l'île Ambroise avait décidé de visiter Nanri. Il s'est donc levé et est sorti. La première chose qu'il voit est un immense bâtiment blanc surmonté d'une frise représentant un lion noir bondissant sur une souris. Il ne comprend pas vraiment la signification mais devine qu'elle marque l'entrée du domaine royal.
Il commence à marcher en regardant autour de lui. Les maisons sont petites et blanches avec des nervures de couleurs différentes et la rue très large. Il se rend compte que d'un coté se trouvent des magasins alors que l'autre regroupe les habitations.
Il marche tranquillement en regardant autour de lui mais se fait bousculer et chute alors qu'il sent une douleur aiguë comme une flèche pénétrant entre ses côtes. Il entend une voix crier dans une langue inconnue et voit un homme se pencher vers lui. Il est petit, androgyne et habillé d'une léger tissu vert foncé. Sur ses longs cheveux châtains une couronne de feuille de chêne est posée. L'homme continue à crier et, soudainement il sort un long couteau au manche d'écorce et essaye de frapper Ambroise avec. Ce dernier est paralysé par une douleur invisible et croit être dans un autre endroit.
Monstre... Je vais t'apprendre à ramener ça chez moi... Un homme énorme, proche du cachalot, sort un couteau de cuisine et l'approche...
- Stop ! hurle une voix féminine et tous s'inclinent reconnaissant la souveraine Sylvestre.
La main de l'homme est stoppée par une autre femme qui se trouve être Sin' et ce dernier se retrouve projeté à terre. Esfir quand à elle prend la parole à nouveau :
- Sémélé peux tu m 'expliquer pourquoi tu allais tuer un enfant sur les Terres neutres de Nanri ? Peux tu m'expliquer pourquoi tu allais faire couler le sang, toi, appartenant aux Dryades ?* N'es tu pas sensé punir uniquement ceux qui attaquent les bois ?
- Il est coupable Majesté...
- Coupable de quoi ? s'exclame-t-elle.
- C'est un sorcier, Majesté.
Face à cette déclaration un murmure commence à se faire entendre dans toute la rue, vite étouffé lorsque la reine reprend :
- Oui, mais qu'a-t-il fait pour subir le châtiment des Dryades ?
- Il existe, Majesté.
- Il existe ? Tu vas donc tuer un enfant innocent car c'est un sorcier ? Bien, alors pourquoi les sorciers où même les humains ne tueraient-ils pas tous nos enfants qu'ils trouvent juste parce qu'ils existent ? Explique moi Sémélé ! exige-t-elle.
- Mais ils le font ! Ils font pires même. Ils les prennent et les traitent comme des animaux, ils dissèquent nos enfants sans pitié et détruisent les forêts.
- Maintenant vois comment tu réagis et réfléchis à ce que tu as failli faire Sémélé.
L'homme commence alors à comprendre sont geste comme tout ceux autour. L'horreur se peint sur son visage aux traits fins et ses yeux verts montrent son dégoût face à ses actes. La reine reprend, avant de partir :
- Je vois que tu comprends Sémélé et je sais toute la rancœur que vous tous avez face aux actes des hommes et nous nous devons de ne pas les imiter. Sinistrah, occupe toi d'Ambroise.
Après ce léger incident la rue commence à se vider. Ambroise toujours à terre voit des pieds drapés de vert s'approcher de lui et il recule précipitamment. Il entend ensuite la voix de son agresseur lui dire :
- Je voudrais m'excuser jeune sorcier. Ma haine envers ta race m'a aveuglé alors que tu n'y es pour rien. Accepte les excuse de toutes les Dryades encore vivantes.
- Sémélé, l'interrompt Sin', ça ne sert à rien pour le moment.
- Je comprends.
Le Dryade repart alors sans entrain alors qu'il réfléchit à la portée de son acte.
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- Les exécuteurs de Chao ? Mais nous sommes sensés être pacifiques...
- Maintenant oui, Julian. Mais pendant le règne de Chao vous étiez des armes inflexibles, dangereuses et impitoyables.
- Pourquoi nous révéler cela ?
- Pour ne pas oublier, Splendia. Il ne faut pas que l'ère de Chao recommence et sans le soutien de ses créations il aura plus de mal à se faire une place dans ce monde. Si un seul Détenteur tue une fois tous sauront le faire.
- Comment ça ?
- Tu n'en a pas conscience Julian mais vous êtes tous reliés, vous pouvez sentir si l'un de vous meure et vous partagez vos connaissances. Ainsi survivent les Détenteurs, créations de Chao. Maintenant vous pouvez partir.
Alors qu'ils commencent à tous sortir le Maître rappelle Shahlâ.
- Il est temps de prendre l'enfant sous ton aile Shahlâ mais ne laisse pas Julian l'approcher. Chao peut se réveiller à tout moment et prendre son contrôle. N'oublie pas que le but premier du Chao est de détruire les plus puissants.
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- Eos ! Une chambre ! Ordonne Seele en entrant dans le temple.
La prêtresse lui fait signe et il la suit la jeune fille blessée toujours dans les bras. Ils arrivent à une chambre, Seele la dépose sur un lit aux draps blancs vite souillés par le sang. Il revient après un moment avec des serviettes fraîches et nettoie lentement la plaie.
- Sois forte ! Tu dois survivre pour lui. Il sent ta douleur, sois forte.
Il extrait d'un coup la pointe de la flèche et la jeune fille hurle sous la douleur. Le sang se remet à saigner de plus belle. Après de longues minutes Seele réussit à arrêter l'hémorragie.
Elle s'est évanouie.
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Après l'altercation Ambroise est retourné dans la maison où il est installé accompagné de Sin'. Il ne parle pas du trajet et se précipite dans son lit.
Sin' le laisse.
La subite douleur qu'Ambroise avait ressentie a disparue. Il finit par s'endormir mais se réveille peu après en hurlant de douleur. Il a l'impression qu'on lui arrache un morceau de peau. La douleur est insupportable. Il sent à travers le voile de souffrance deux pointes de douleur dans son poignet puis comme un liquide glacé couler dans ses veines. Il ne sent plus rien, des larmes tombent silencieusement.
§Tout va bien petit parleur, tout va bien§ siffle le lampropeltis noir qui est maintenant enroulé autour du poignet du jeune.
§Il s'est passé quoi?§
§Un de tes protecteur a été blessé mais il va survivre§ répond calmement le serpent noir.
§Tu en es un toi ?§
§Non, pas vraiment. Tu comprendras plus tard. Maintenant tu dois partir§
§Partir ?§ demande-t-il paniqué.
§Oui§
Après ce dernier mot le serpent retourne sur son socle et redevient une simple statuette ensorcelée.
- Bonjour Ambroise, dit une voix derrière lui.
Il se retourne vivement et découvre un enfant de huit-neuf ans aux cheveux mordorés, rasant le sol. Sa présence est étouffante mais joyeuse.
- Qui êtes vous ?
- Je viens pour t'aider. Nous nous sommes déjà rencontrés mais laisses moi me présenter à nouveau. C'est un honneur pour moi, Shahlâ, Roi de l'Oubli et des Royaume antithétiques de te rencontrer à nouveau.
Ambroise le regarde, il reconnaît cette voix mais ne peut la situer, la remettre sur un événement. Il se sent juste en sécurité, les souvenirs et les images se sont éloignées depuis qu'il est là.
- Laisse moi t'aider, répète Shahlâ
Il tend sa main. Ambroise hésite et finit par saisir cette main tendue...
* Normalement les dryades sont qualifiées de douces et bienveillantes, aidant les voyageur etc... mais elle punissent également ceux qui s'attaquent aux arbres. C'est dans ce sens là que je décris Sémélé (nom d'une Dryade mais ici un homme). Quasiment toutes les Dryades ont disparus, tuées par les hommes.
** Paroles font références aux protecteurs d'Ambroise
Donc voilà la fin de cette première partie en espérant n'avoir perdu personne au niveau des points de vue de ce chap.
Sinon l'interlude va peut être mettre plus de temps à venir. Il sera sur Maria donc si vous voulez savoir quelque chose en particulier sur elle... ou si il y a des incompréension sur les chapitres précédents n'hésitez pas à demander. pareil pour les commentaires (bons ou mauvais)
Tsuh...
