Disclaimer : Harry Potter appartient à J.K.R et Gravitation à Angela.
Note : Bonjour... à ce niveau d'attente entre deux chapitres il n'y a même plus d'excuse possible. Je pensais pas mettre autant de temps (quasiment un an...) -_-
Je m'y remets doucement mais j'espère retrouver un rythme assez rapidement surtout que j'ai les grandes lignes jusqu'à la fin qui est presque sûre maintenant, il ne reste qu'à l'écrire. Je dirais qu'il reste minimum plus d'une dizaine de chapitre pour que ce ne soit pas précipité et on est environs à la moitié normalement.
Merci aux personnes qui continuent à lire !
$ blabla $ = souvenirs et retour en arrière
blabla italique = pensées
§ blabla gras italique § = fourchelangue
Ils réapparaissent tout deux dans un bois sombre et dense. L'écorce des arbres se partage entre le rouge et le noir.
Ambr' tombe brusquement à genou, enfouit ses mains dans la terre spongieuse, presque boueuse, puis les porte à ses oreilles essayant de se soustraire à des cris que lui seul entend.
Chapitre 16 : Souvenirs, illusions
Hajimari ha itsukara ha nanbito shirazu
Combien faudra-t-il de temps pour que notre destin nous soit enfin connu ?
[...]
Yami ni sumishi mamono
Un monstre terré dans l'ombre...
Angela - Gravitation
- Respire. Ambr' ! Concentre toi sur ta respiration. Rien d'autre ne compte.
Il est seul, dans le noir. Il n'y a que le noir, étouffant... oppressant. Un rire rauque s'élève, puis un plus aiguë. La douleur. Sa tête... elle semble se déchirer... rien ne l'arrête ! Personne ne l'aide... il est seul dans ces ténèbres.
- Ambroise ! Tu dois te concentrer, écoute ma voix... ressens la terre. Oui, c'est ça... Respire...
$ - Vous n'auriez pas vu un crapaud ?
…
- Gryffondor !
…
- Un troll ! $
…
- Ambroise ! Tu es fort, plus fort que ce monde. Rien n'existe ici, tout n'est qu'illusion.
Alors que Shahlâ dit ces mots, Ambr' se crispe avant de lâcher un gémissement de douleur. Des plaies se mettent à apparaître et sa cicatrice laisse couler un liquide vermeille. L'air semble se gorger de ce sang, il semble se mettre à vibrer et l'écorce des arbres rougit.
L'air se repaît de la douleur, l'intensifie.
- Ambroise, appelle de nouveau le Roi calmement, concentre toi.
$ - La pierre. Donne moi la pierre...
…
Sang... Licorne... nourrir...
Les souvenirs reviennent trop violemment. Il n'était peut-être pas prêt mais il n'a plus le choix. Tout avance trop vite, il doit être en mesure de se défendre.
Le sang continue de couler et la forêt semble vibrer au même rythme. Elle absorbe inlassablement le liquide, telle une affamée.
$ - Un basilic ? $
Ambroise se met soudainement à crier sous la douleur trop forte. Une blessure apparaît au même instant, causée par un crochet de serpent... un basilic. Pourtant, il n'y a qu'eux dans la forêt, cette forêt noire semblant trop vivante et... dangereuse.
Un peu plus loin, un reptile apparaît sur le dessus d'une pierre. Il se dresse de toute sa hauteur, qui n'est pas excessive pour son âge. Il regarde donc du haut de ses soixante centimètres les alentours. En réalité, il goûte l'air et ne regarde pas vraiment son environnement. Il a trouvé celui qu'il cherchait.
Shahlâ voit soudain un serpent se précipiter vers son protégé. Il n'a pas le temps de l'arrêter qu'il a enfoncé ses crochets dans le poignet de l'enfant, profondément. Au début il n'y a aucune réaction, son état n'empire pas et ne s'améliore pas. Puis, il semble se calmer, les traits d'Ambroise s'apaisent alors que la douleur reflue. Le serpent noir enlève au bout de quelques secondes ses crocs recouverts d'une fine couche de venin translucide.
Le Roi de l'Oubli essaie alors de s'approcher mais immédiatement le reptile se redresse, menaçant, et siffle furieusement :
§ Homme stupide ! Arriéré ! Il n'est pas près ! Immondice ne t'approche pas de lui ! §
Alors que le petit reptile continue à l'insulter Shahlâ voit la respiration d'Ambroise se calmer. La forêt redevient calme, sans un seul bruit à des kilomètres. Et lorsque le reptile essaie de s'éloigner, inconsciemment il le retient. Il se blottit contre lui autant qu'il le peu. Ne pouvant plus bouger le lempropeltis arrête ses paroles furieuses et s'enroule contre le ventre de son maître.
Il ne fait plus un seul mouvement mais, dès que Shahlâ tentait de s'approcher il reprenait sa position défensive.
C'est seulement après plusieurs heures que le reptile laisse l'homme approcher son protégé. Mais il ne s'éloigne pas, reste vigilant et surveille chacun des gestes de l'autre. Celui qui a fait souffrir son maître.
Loin de là, sur l'île principale du culte, une étrange course poursuite s'organisait dans la forêt très dense. En effet la sérénité du lieu était brisée par le son des sabots d'un cheval bai cerise courant au galop. Ce dernier était talonné par un grand loup noir, allant presque aussi vite que l'équidé. Alors que le grand loup rattrape sa « proie », la jument s'arrête dans une clairière faiblement éclairée. Elle se couche et attend que le canidé en fasse de même.
Ils restent ainsi un moment, immobiles, puis le loup commence à changer doucement. Il reprend sa forme de sylvestre et fixe sa compagne, patientant pour qu'elle reprenne son souffle. Seele ne prononce pas un mot et attend qu'elle fasse un geste. Doucement le cheval est remplacé par la jeune fille. Alors le premier protecteur lui pose encore la même question :
- Pourquoi ne lui as-tu pas donné ton nom ?
Et comme toujours elle le fixe de ses yeux bleus avec leur pointe dorée. Ses yeux plus expressifs que sa voix qu'elle n'utilise jamais.
- Tu ne lui fais pas confiance ? reprend l'homme. Tu dois le sentir pourtant... son appel, ce vide qu'il semble pouvoir combler.
La jeune fille le fixe encore mais elle ne réussit pas à transmettre ce qu'elle voudrait. Seele l'attire doucement entre ses bras et caresse les longs cheveux bais cerises.
- Tu sais que je ferais tout pour le protéger mais aussi pour ta sécurité... petite sœur. Nous avons la même importance tout les deux.
Elle se blottit encore plus contre Seele, enfouit ses mains dans ses longs cheveux noirs qu'elle agrippe. Et il continue ses paroles rassurantes, sans arrêt. Soudain un bruit retentit à l'orée de la petite clairière. Seele se relève brusquement tout en se mettant devant la jeune fille. Pour la protéger de l'intrus. Dès qu'il voit la personne cependant, il se détend et reprend la position qu'ils avaient.
Sin' avance rapidement et déclare :
- Esfir a disparu ! Une fois encore, je vais la chercher. Seele, quand Ambroise reviendra je te confie sa protection.
L'aura de fureur autour de la Sylvestre le dissuade de protester. C'est donc calmement qu'il acquiesce en une promesse silencieuse.
- Et bien, Majesté vous semblez en piteux états...
- Et vous, bien arrogant. Alberforth ! déclare la jeune femme en relevant la tête.
Le vieil homme tourne autour d'elle, un éclair de surprise traverse son regard avant qu'il ne redevienne froid.
- Vous m'étonnez encore Majesté ! Malgré la copie de l'aura de mon frère vous faîtes la différence. Cela conforte mon idée que j'aurai déjà dû éliminer votre peuple il y a longtemps. Vous êtes trop dangereux.
- Alors pourquoi ne l'avez vous pas fait ?!
- Mon frère bien sûr ! répond l'homme avec un rire froid.
Il s'approche un peu plus d'Esfir attachée sur la seule chaise de la pièce sombre. Il ignore son regard rempli d'une promesse de vengeance lente et douloureuse.
- Ce cher Albus... il n'était qu'un obstacle, ne comprenait pas que seul les sorciers avaient le droit de vivre. Et ce Grindelwald, il lui ouvrait les yeux ! Il fallait que je m'en débarrasse.
Il se met alors à rire. Un son grinçant, désagréable, un son de folie.
- Il était délectable de voir son visage défait lorsqu'il est mort. Mon pauvre frère qui croyait toujours faire au mieux pour la sécurité des autres.
- Et qu'avez vous fait de lui ? demande prudemment la reine Sylvestre, peu sûre de la réaction de son tortionnaire.
L'autre arrête de rire brusquement. Son comportement change brutalement.
- Cet imbécile n'est pas important. Non, ma chère Reine ce n'est pas pour lui que vous êtes là. Où est Harry Potter ?
.
.
Le sentiment oppressant n'est plus là. Il n'y a que le noir et cette forme contre lui.
Rassurant.
Le seul mot qui lui vient alors qu'il lutte pour enfin ouvrir les yeux. Ambroise entend soudain un doux sifflement et fait ce qu'il lui dit. Il se laisse happer par le sommeil.
- Je ne me répéterai pas une troisième fois. Où est Harry Potter ?
- Je vous ai dit que je ne le savais pas, répond une fois de plus Esfir, la tête droite, provocante.
- Mais je vous le demande pour sa sécurité, noble reine...
Son ton est mielleux, il essaie de la faire céder. Alberforth reprend, plus froid :
- Le grand Sirius Black s'est échappé ! Il veut tuer Harry Potter et moi, je veux juste le protéger.
- Vous croyez que je vais vous croire ?
- Vous allez faire plus que ça, vous allez me vendre ce gosse cher reine. Vous n'aurez pas le choix et ensuite, vous me lécherez les pieds. Vous m'obéirez comme le bon petit chien que vous êtes. Bonne nuit, Majesté...
.
Esfir se réveille soudain, désorienté. Elle n'est plus dans la même pièce. Il l'a sans doute fait quitter Poudlard pour un endroit plus petit et plus sûr.
Elle entend un bruit puis la voix si reconnaissable de son kidnappeur.
- Avez vous changé d'avis ?
- Allez vous faire foutre ! crache-t-elle.
- Vous m'étonnez... je vous croyais incapable de parler ainsi...
- Vous croyez mal alors, ricane-t-elle en essayant de lui faire perdre le contrôle.
- Je vois que je n'ai pas le choix, déclare-t-il tout en sortant sa baguette. Je vais devoir employer la manière forte. Je ne vous dirai pas que je suis navré... Doloris !
Les jours passent ainsi. Les tortures s'enchaînent à coup de doloris, sorts de découpes... tout pour faire souffrir sans tuer. Esfir subit en silence les premiers mais la douleur devient de plus en plus insupportable à mesure que les sorts deviennent plus vicieux.
La reine sylvestre n'est même plus attachée. Où aurait-elle pu aller alors qu'elle ne peut plus bouger ?
Une séance vient encore de finir. Elle se répugne alors qu'elle se revoit répondre une fois de plus négativement en ajoutant « maître » à la fin de sa phrase. Elle, s'abaisser devant cette pourriture ! Mais elle ne trahira pas Ambroise. Cependant sa confiance faiblit lorsqu'elle entend des bruits de pas s'approchant de sa « cellule ».
- Déjà... murmure-t-elle, sa voix cassée après ces trop nombreux cris.
Pourtant ce qu'elle entend ensuite n'est pas la porte qui s'ouvre. Non, c'est un cri de douleur, suivi d'un autre. Les bruits d'os se brisant ou encore de la chair traversée par une lame. Et soudain, le silence revient.
Esfir voit le porte s'entrouvrir puis une silhouette fine pénétrer dans la pièce. Elle l'observe un moment, jusqu'à ce qu'elle voit cette dernière s'agenouiller. Elle reprend un peu plus contact avec la réalité lorsqu'elle l'entend murmure doucement :
- Il est temps de rentrer Majesté...
- Sin' ?
- Oui Majesté. J'ai promis d'être a vos côtés et de vous protéger. Ambroise m'en voudrait de ne pas vous protéger aussi bien qu'il le voudrait.
La jeune femme s'approche doucement de sa reine et la soulève lentement. Les deux femmes sortent rapidement ne prêtant pas attention aux corps parsemant le sol.
- Rentrons à Nanri, Majesté.
Je ne suis pas du tout satisfaite de ce chapitre (et j'avoue regarder bizarrement ceux d'avant) mais je finirai coute que coute cette fic et lorsqu'elle sera fini la reprendre tranquillement, faire des modifications pour qu'elle me paraissent moins brouillonne.
Bref prochain chapitre... je ne m'avance pas mais quand même beaucoup moins d'attente que pour celui ci...
Si il y a des questions ou autre je réponds toujours...
Tsuh...
