Chapitre 13 en ligne ! Je crois que je fais des chapitres de plus en plus longs, j'espère qu'il vous plaira j'avais beaucoup d'idées pour ce chapitre si bien que je ne m'arrêtais plus d'écrire ^^

Naruto0822rasengan : Merci pour ta review, je suis ravie que t'es apprécié le chapitre. Je suis contente que t'es apprécié la fin kawaii du chapitre, j'avais déjà cette scène dans la tête depuis le début de leur voyage ^^ Il me tardait de la mettre à l'écrit.

Sur ce, bonne lecture à tous !


Le retour au lycée fut plus brutal que prévu, Miku n'avait absolument pas envie d'aller en cours et retrouver certain visage. Elle avait en réalité une peur immense à l'idée de se confronter à Meiko. Elle connaissait que trop bien son caractère et il pouvait être extrême. Meiko était ce genre de fille franche et dure si elle avait quelque chose à dire elle le disait sans y mettre les formes. Elle avait tendance à blesser, mais elle s'en fichait, ce qu'elle souhaitait c'était faire entendre son message. Elle était possessive, jalouse ce qui ne rendrait pas facile l'acception de la rupture. Miku savait qu'elle allait en prendre plein la tête, déjà elle se ferait surement disputé pour ne pas lui avoir donné de nouvelle depuis quelque jour. Et puis le voyage… le fait qu'elle ait choisie Rin n'arrangerait pas les choses. Miku ne savait pas comment elle allait aborder le sujet, elle avait pensé d'abords à lui envoyer un message puis elle trouva que c'était assez lâche comme méthode. Après tout elle se sentait coupable d'avoir embrassé Luka à deux reprises alors qu'elle était encore avec Meiko. Elle se sentait coupable d'avoir autant de mal à refréner ses pulsions face à Luka et elle s'en voulait également de ne jamais penser à Meiko quand elle était avec Luka. Comme si son cerveau lui masquer sa relation avec une autre pour pleinement satisfaire ses désirs avec Luka. C'est là qu'elle se dit qu'heureusement Luka n'était pas aussi facile à séduire, sinon il était clair qu'elle aurait trompé bien plus que cela Meiko. Miku qui s'était toujours vu comme une fille fidèle avec des valeurs, ne se reconnaissait pas dans ses tromperies. Pourquoi en était-elle arrivée là ? Comment était-il possible qu'elle renie ses valeurs, juste par amour pour une femme ? Et puis Luka n'était surement pas le genre de femme à prendre plaisir à briser un couple.

Elle était là, planter contre la porte de la salle de cours à attendre la jeune fille aux cheveux bleus. Meiko, les bras croisés, le pied frappait le sol à une allure impressionnante. Miku déglutit, oui, elle allait passer un sale quart d'heure, voir une sale journée. Lorsque Meiko vit Miku, pas un sourire, pas une étincelle dans les yeux, juste un regard qui en disait long sur le sermon que la bleue allée recevoir. Heureusement pour Miku elle aurait un sursis le temps que les cours se terminent. Mais comme la vie était plutôt cruelle, le temps passa extrêmement vite jusqu'à la pause de midi. Si bien que Miku n'avait pas pu se résoudre à une formule magique pour faire avaler la pilule à Meiko, il y avait trop de possibilités pour annoncer la rupture et aucune n'avait su trouver grâce à ses yeux si bien qu'une fois seule avec la principale intéressée elle resta sans voix.

- Ton voyage s'est bien passé avec… Rin !

Nous y voilà, Meiko était déjà partie sur le sermon du voyage.

- Ah.. euh oui oui tranquille…

- Et à aucun moment tu n'as pensé que j'aurais aimé avoir des nouvelles ?

- Dé…désolé Meiko… j'étais occupée…

- À déconner avec Rin ou à baver sur la prof ?

Meiko était en forme, le fait qu'elle ne l'aie pas harcelée durant son voyage avait dû frustré son instinct jaloux. Une sorte de bombe à retardement qui était à deux doigts d'exploser à la gueule de Miku, visiblement mal à l'aise.

- Non Meiko. J'étais en « voyage » certes, mais ont été à un festival et le soir j'étais crevée.

- Comme c'est pratique !

- Il faut que je te parle de quelque chose…

- Je sais ce que tu vas dire, alors ferme la !

- Comment tu peux savoir Meiko ?

- Pas besoin d'être une lumière ! Tu ne m'as pas adressée la parole depuis tellement longtemps !

- Je…j'étais occupée…

- Tu sais dans la vie y'a des priorités et normalement ta petite amie devrais en faire partie !

- Je sais très bien ! Excuse moi pour ça !

Miku fit une pause, cherchant visiblement ses mots pour calmer le volcan prêt à exploser en face d'elle.

- Je suis vraiment désolée... mais tu vois on ne fait que s'engueuler à chaque fois c'est pareil, je... j'en peux plus de cette situ…

- FERME LA ! Je ne veux pas entendre quoi que ce soit de plus de ta bouche !

- Meiko laisse-moi finir !

- Jamais !

Meiko était entre deux feux, la rage et le désespoir, elle savait comment allé finir la phrase, elle savait que c'était la fin, mais tant que Miku ne prononcerait pas ses mots la rupture ne serait pas réelle.

Miku perdait un peu patience, elle voulait en finir maintenant et vite. Mais devant elle, Meiko commençait à craquer, à faire tomber le masque de la fille forte et brutale pour laisser place à la fille amoureuse et désespérée. Miku eut le cœur qui se brisa en constatant le mal qu'elle était en train de faire.

- Je suis désolée Meiko…

- Maintenant que tu as compris que ta déconné, on repart sur d'autres bases ?

Meiko avait changé d'attitude, on pouvait lire de la peur dans ses yeux, la peur d'être abandonné, son pire cauchemar. Elle avait même tenté un sourire en s'approchant de Miku.

- Je t'en prit Miku, laisse nous une autre chance… je t'aime tellement…

Miku eut la gorge qui se serra, elle savait que Meiko était en train de paniquer à l'idée d'être abandonné et pourtant elle savait aussi qu'il fallait que ça se termine maintenant. Elle était sûre de ses sentiments et même s'ils n'étaient pas forcément partagés comme elle le voulait, elle ne pouvait plus faire semblant et être avec Meiko. La brune s'était rapproché et avait même établis un contact physique en tenant les mains de Miku, cette dernière avait la tête baissée.

- C'est fini Meiko… Je suis désolée…

La bleue sentit les mains de Meiko trembler dans les siennes. Puis la brune dans un excès de possession, elle attrapa Miku par la taille la forçant à se coller à elle. Elle avança sa tête dans le but de l'embrasser, mais Miku fit un mouvement de refus.

- Qu'est-ce qui te prend ? Je viens de te dire que c'ét…

Meiko avait fait taire Miku en capturant ses lèvres, la bloquant de toutes ses forces, empêchant toute échappatoire. Pourtant, Miku se débattait, mais la brune bien que petite était bien plus athlétique et le corps frêle de Miku ne faisait pas le poids. Rapidement, Meiko bloquant Miku contre le mur de la pièce, laissa baladé ses mains sur le buste de Miku, celle-ci se débattant toujours. Dans l'incapacité de crier et de se libérer Miku se sentit prise au piège, impuissante. Si elle avait imaginé les pires scénario, celui où elle se faisait "violer" par son ex ne lui était clairement pas venue à l'esprit. Pourtant, Meiko avait l'air décider de satisfaire ses désirs au détriment de ceux de Miku. La jeune fille aux cheveux bleus commençait à paniquer, elle essaya à nouveau de crier, mais la pression qu'exercé Meiko en l'embrassant empêcher tout son de sortir. Meiko lui avait déjà déboutonné son pantalon, sa main glissant le long de sa culotte, Miku laissa couler des larmes, se sentant faible face à une Meiko qu'elle ne soupçonnait pas. Libérant enfin ses lèvres, la brune continua à lui déposer des baisers de long du cou descendant petit à petit sur sa poitrine puis sur son ventre. À ce moment là, la pression qui empêcher Miku de bouger se fit moins forte et c'est non sans satisfaction qu'elle fit claquer une de ses mains sur la joue de Meiko, reprenant petit à petit ses esprits.

- P…pardon… je …

- C'est fini Meiko ! Reste loin de moi !

Miku s'échappa rapidement, laissant claquer la porte plus fort qu'elle ne l'aurait voulu, se faisant retourner quelques élèves dans le couloir.

Elle attendit au loin Meiko d'une voix furax:

- J'EN AI PAS FINIS AVEC TOI MIKU !

Miku se dirigea rapidement jusqu'aux toilettes, elle ne se sentait pas bien du tout, la nausée eu raison d'elle. Sur le chemin de retour jusqu'à sa salle, elle croisa Rin qui la força à aller à l'infirmerie vue le teint pâle qu'elle affichait.

- Allongez-vous mademoiselle Hatsune. Je vais prévenir votre professeur que vous restez vous reposer ici pour la prochaine heure.

Miku fixa le plafond quelque instant, ressassant la scène qui s'était déroulé quelque minute plus tôt. Elle se demandait à quel moment la conversation avait basculé. Après mûre réflexion, elle convenue que la conversation avait mal démarré et c'était terminé affreusement. Elle sentait encore la pression du corps de Meiko contre le sien, constatant qu'elle n'avait été capable de rien à part pousser Meiko à bout. Elle ramena son bras devant ses yeux et eut du mal à retenir ses larmes.

- Tu peux pleurer tu sais, personne ne t'en tiendra rigueur.

Miku toujours dans la même position savait exactement à qui elle avait à faire. Une voix aussi douce et chaleureuse ne pouvait être que sa Luka.

- Je n'aie pas le droit de pleurer, c'est moi qui ai blesser Meiko…

Luka comprit à peu près le pourquoi de son état.

- Qu'est-ce que vous faites la sensei ? Vous n'avez pas cours ?

- Euh… si, mais l'infirmière m'a informé que tu ne te sentais pas bien, alors je suis venue voir ce qu'il en était. C'est normal que je m'inquiète pour mon élève.

- Vous avez peur que je ne fasse pas le concours ? Que je me défile ? Vous pouvez partir ! Je me défilerais pas.

Luka avait senti le ton de reproche dans la voix de Miku.

- Je m'inquiète juste pour toi.

- Me faites pas rire. Après tout vous êtes une prof, comme les autres, les résultats toujours !

Luka grimaça légèrement, elle trouva le reproche un peu facile et surtout gratuit, mais enfin Miku semblait vidée et vraiment bouleverser donc s'il fallait qu'elle s'en prenne plein la tête pour soulager la jeune élève, qui l'en soit ainsi.

- Je ne sais pas ce qu'il s'est passer et je ne demanderais rien, mais sache que je suis là si tu veux une oreille attentive. Je maintiens le cour de ce soir chez moi, si jamais tu ne te sens pas, tu peux me passer un coup de fil pour annuler. Bon… prend soin de toi Miku.

Luka allée quitter la pièce quand Miku se redressa assise sur son lit.

- Sensei ! Je… enfin… merci…

- Pas de problème Miku, allé repose toi. À ce soir.

Elle quitta la salle en lui faisant un petit clin d'œil qui ne manqua de faire battre le cœur de Miku deux fois plus vite. Bon dieu que cette femme pouvait lui faire de l'effet…

Miku dormis deux heures, puis décida de rentrer chez elle, de toute façon elle n'était pas en mesure de se concentrer sur le dernier cours de la journée.

- Déjà la Miku ?

- Comme tu le vois…

- Tu n'as pas l'air en forme ? Un problème ?

- Je me suis sentie mal aujourd'hui et j'ai vomis donc je suis rentrée.

- Bon va prendre un bain ça te fera du bien, je vais prévenir Megurine-sensei que tu es malade.

- Non !

Le ton de Miku fut plus fort que ce qu'elle aurait voulu.

- Miku ? Tu veux y aller ?

- O..oui… je me sens un peu mieux… j'ai mon concours après demain…

- Comme tu veux…mais il me semble que si tu es malade tu ne devrais pas rencontrer du monde. Imagine si tu files ton virus à Megurine-sensei ?

- Je crois que j'ai eu juste une baisse de tension c'est tout, rien de grave.

- Ara, et depuis quand tu es diplômé en médecine ?

- Très drôle maman ! Je vais prendre un bain et si jamais je me sens toujours patraque j'annule le cours t'es contente ?

- Oui, j'aime mieux ça.

Miku était tranquillement installée dans sa baignoire, l'eau chaude lui détendait les muscles si bien que ses yeux se fermèrent naturellement. Mais le bruit de la sonnette de la porte d'entrée vint perturber son moment de détente. Elle essaya de tendre l'oreille pour entendre des informations sur l'invité surprise. Mais ce fut peine perdue elle ne comprenait absolument rien, d'un coup elle sursauta en entendant sa mère l'appeler.

- Miku ! Miku, descend s'il te plait.

Elle ronchonna, qui pouvait bien vouloir la voir alors qu'elle était enfin en train de se détendre. Elle finit de se laver et enfila un shorty et un débardeur faute de trouver autre chose. Lorsqu'elle entra dans le salon, elle vit d'abord sa mère debout distribuant une tasse de thé. Elle distingua de longs cheveux rose pâle ne pouvant appartenir qu'à une seule personne.

- Ah Miku te voilà enfin !

Luka se retourna et manqua de s'étouffer avec son thé quand elle aperçut Miku en tenue plutôt légère. Miku se maudit de n'avoir pas pris le temps de mettre des vêtements décents.

- Vous allez bien Megurine-sensei ? J'aurais dû vous prévenir qu'il était très chaud !

- Ne.. ne vous en faites pas ! C'est moi qui n'aie pas réfléchie.

La mère de Miku dirigea Luka vers la cuisine pour essuyer le thé tombé sur sa chemise. Le professeur jeta un dernier coup d'œil à Miku, ses joues étaient rosies et Miku semblait légèrement gênée d'être à ce point observé.

De retour dans le salon, Miku avait changé de tenue, chose que Luka remarqua en premier.

- Je vous remercie, madame Hatsune. Je n'aurais peut-être pas dû venir à l'improviste, je voulais juste voir si Miku allait bien et lui proposer de faire cours ici, vu son état dans la journée.

- Comme c'est aimable à vous, vous êtes un professeur dévoué.

Luka esquissa un sourire gêné, bien sûr qu'elle était dévouée il s'agissait de Miku après tout ! Elle se racla la gorge pour reprendre un peu de contenance.

- Je devrais peut-être y aller, je ne voudrais pas vous déranger.

- Vous ne nous dérangez pas, ne vous en faites pas. Miku peux-tu conduire ton professeur à ta chambre pour votre cours.

Miku sembla légèrement gênée à l'idée de faire monter Luka dans sa chambre, mais se résigna.

Les deux jeunes femmes montèrent l'escalier menant à la chambre de Miku. Luka ne pouvait contrôler son cœur qui battait plus vite que la normale. Miku était silencieuse, un peu trop aux yeux de Luka. Pourquoi son élève préféré se cloitrer dans un mutisme dérangeant ? Une fois dans la chambre, Luka ne put s'empêcher de sourire. Elle faisait face à une chambre un peu enfantine, il y avait une multitude de peluche sur son lit. Du moins Luka supposait qu'il y avait un lit sous ces peluches. Une grande bibliothèque recouvrait un pan de mur. Des romans, de la BD et une grosse collection de manga. Il y avait même quelques figurines devant certaines séries. Sur le mur en face il y avait une commode et un bureau ou un ordinateur monstrueux laissait peu de place aux manuels scolaires.

- Alors, vous vous attendiez à ça ?

Luka gloussa, regarda Miku et pointa du doigt les peluches.

- Pas à ça ! … C'est mignon et tu dors où vu que tes peluches ont élu domicile sur ton lit.

- Là où je dors vous intéresse donc ?

Luka se racla la gorge, pas sûre de comprendre où voulait en venir Miku.

- C'était juste une question. Bien tu te sens de jouer ?

- Luka.

- Oui ?

- Je suis désolée, pour tout à l'heure à l'infirmerie…

- Excuses acceptées.

Luka fit un large sourire à son élève, mais Miku la fixait sans réagir.

- Vous êtes tellement belle…

Luka surchauffa, son visage était complètement rouge, incapable d'aligner trois mots. Miku se rendit compte de ce qu'elle venait de dire.

- Désolé, si je vous ai gênée.

- Non ! Euh… en fait si… mais euh… mer…merci.

- Vous réagissez vraiment comme une adolescente, c'est mignon.

- Miku, si on se mettait au travail, je crains de ne pas pouvoir survivre à ce genre de discussion…

Miku rigola, elle enleva quelque peluche de son lit et invita Luka à s'y asseoir.

- Tout à l'heure, si je n'étais pas bien, ce n'était pas parce que j'étais malade…

- Je me doute Miku.

- J'ai rompu avec Meiko.

Luka resta silencieuse.

- Elle à péter un câble…

Luka fronça les sourcils et se tourna légèrement vers Miku pour en apprendre davantage.

- C'est de ma faute... j'avais qu'à mieux la traiter, j'ai vraiment foiré sur ce coup… Elle s'est jetée sur moi, j'ai cru qu'elle voulait me frapper ou quelque chose comme ça… elle m'a juste touchée…

Luka serra ses mains sur la couverture du lit.

- Elle t'a touchée ? Tu veux dire contre ta volonté ?

- Oui, mais ce n'es pas allé trop loin, enfin je crois…

- Tu crois ?

- Je ne sais plus trop ce qu'il s'est passé dans le détail, c'est plutôt flou... Mais je l'aie giflée et lui est dit que c'était fini... J'ai un peu peur, je dois l'avouer... comment dire Meiko n'abandonnera pas… elle est tenace…

- Ecoute, si tu lui as clairement dit que c'était fini, elle ne peut que faire avec et surmonter cette épreuve. Même si elle est contre, elle ne peut pas te forcer. Le fait qu'elle t'aie touchée même légèrement, contre ta volonté c'est ... limite.

- Vous dites ça, mais j'ai fait pareil avec vous.

Luka se figea, se rappelant d'un coup ce qu'il s'était passé durant le voyage. Elle eût un coup de chaleur si bien qu'elle eût peur que Miku le sente.

- Je… effectivement… mais on parle de Meiko là.

- Bon même si vous m'avez rendue mon baiser.

- Que ? Quoi ?

- Mon baiser, vous me l'avez rendue !

- Je… j'ai jamais fait ça !

- Flashback, votre langue dans ma bouche c'était vrai comme le reste non ?

Luka Raidit soi.

- Miku, baisse d'un ton ! Tu te rends compte de quoi on parle dans ta chambre avec ta mère pas loin !

- C'est excitant, c'est ça ?

- Non ! non ! certainement pas !

Luka soupira, elle était vaincue, entre sa timidité et les taquineries de Miku, elle était fatiguée.

- Miku, dans tous les cas que ce soit Meiko ou toi il ne faut jamais forcer personnes, c'est mal.

- Je sais bien, mais certaines personnes sont trop coincées pour avouer qu'elles en ont envie.

Luka déglutit, elle sentait que cette dernière remarque lui était destinée.

- T'es vraiment facile à destabiliser !

- Garde le vouvoiement s'il te plait !

- Si vous me donniez ma récompense ?

- Je ne t'aie rien promis !

- C'est bien vous qui m'avez embrassé sur la joue pour me récompenser et vue le succès pour ma prestation j'attendais quelque chose de plus… adulte.

- C'est ça le problème, tu n'es pas une adulte !

- Roh ne faites pas l'enfant !

- Ça va j'ai compris ! Tu n'en démordras pas, j'imagine... Un bisou et c'est tout ! Tu n'auras plus rien !

Luka se garda bien de lui dire qu'elle en avait envie aussi, mais peut-être que sa capitulation rapide en disait plus long que des mots...

- Et si je gagne le concours ?

- Hein ? Qu'est-ce que je peux t'offrir d'autr…. Non !… tu n'es pas sérieuse ?

- J'ai rien dit ! Seul votre imagination vous joue des tours.

Miku était tout sourire et Luka roula des yeux.

- Un bisou sur la joue, c'est tout.

- Ma récompense a été revue à la baisse…

Luka se pencha pour embrasser Miku, mais au dernier moment celle-ci se décala de sorte qu'elle tombe sur ses lèvres. Luka et Miku se fixait maintenant droit dans les yeux. Luka tenta de terminer la « récompense » mais Miku quémanda plus qu'un simple bisou chaste. Titillant de sa langue les lèvres scellées de Luka. Elles ne se lâchèrent pas du regard et Miku remarqua que les joues de son professeur s'empourprèrent quand elle ouvrit légèrement la bouche. La plus jeune ne se fit pas prier, profitant de la docilité de Luka entama de trouver sa langue partenaire. Alors, commença un ballet plutôt délicat dans un premier temps, la main de Miku s'agrippa à la nuque de Luka demandant encore plus de proximité. Ce qu'elle obtenue, Luka ayant fermé les yeux semblaient se laisser porter par l'instant. Très vite le baiser devint plus passionnel, laissant les deux jeunes femmes reprendre leur respiration pour finalement se laisser à nouveau tenter par le contact de leurs lèvres et de leurs langues. La main de Miku était passée de la nuque à la taille de Luka toujours dans un souci de proximité. Elle en voulait plus, toujours plus, mais elle ne voulait pas braquer Luka par une caresse de trop. Elle avait décidé d'attendre le temps qu'il faudrait, mais son excitation grandissante faisait s'étioler sa patience et bientôt elle ne pourrait plus être aussi retenue. Elle espérait que Luka aussi. Miku se retrouva très vite sur Luka qui la fixait intensément, elle décela une certaine angoisse dans son regard. Sûrement qu'elle devait encore se torturer l'esprit à savoir si ce qu'elle faisait n'était pas une connerie. Miku se pencha pour l'embrasser délicatement puis se laissa blottie contre Luka.

- Merci pour la récompense.

- Tu t'arrêtes là ?

- Tu es déçue ?

- Je…NON ! Pas du tout !... Vouvoiement oublis pas !

- Après s'être embrassé de cette façon, vous pinaillez sur le vouvoiement !

- Respecte au moins ça !

- Bien se-n-se-i !

Luka s'était relevée en position assise prête à commencer enfin le cours, mais Miku toujours agrippée à la rose c'était endormie. C'est à ce moment-là que la mère de Miku fit irruption dans la chambre. Luka était un peu gênée que la mère de Miku voie de quelle façon sa fille s'accrocher à elle. Elle allait pour se lever, mais madame Hatsune lui fit signe de ne pas se déranger.

- Excusez-moi encore d'être venue à l'improviste.

- Ne vous en faites pas, Miku semblait vouloir assister à votre cours de toute manière et je trouve ça très aimable à vous d'avoir fait le déplacement.

- Je vous en prie, c'est normal.

- Je n'est pas entendue le violon, vous avez pu vous entrainer ?

- Ah, en fait non, nous avons… discuté puis elle s'est endormie…

- Elle dort comme un bébé, vous semblez avoir une bonne influence sur elle. Miku est souvent dans la lune et il semblerait qu'elle est gagnée en maturité depuis que vous lui faites cours. Je pense que vous avez en quelque sorte bouleverser sa vie… positivement j'entends !

- Je… j'espère lui donner les bons conseils… Votre fille à énormément de talent et je suis encore aujourd'hui étonnée que personne ne lui est donné sa chance.

- Mais vous êtes là, maintenant, c'est le plus important.

Luka semblait un peu surprise par cette réflexion, elle ne savait pas s'il avait un double sens à ses paroles. Tout à coup mal à l'aise, elle décida de se lever doucement en faisant attention de ne pas réveiller Miku.

- Je vais rentrer.

- Je vous attends en bas.

Sur se madame Hatsune, quitta la pièce, laissant Luka seule avec Miku.

Elle observait le visage paisible de Miku, naturellement elle lui fit une caresse de ses doigts sur sa joue, s'approchant pour lui faire un bisou délicat et chuchota :

- Je pense que c'est toi qui as bouleversé ma vie, Miku…

Lorsqu'elle quitta la pièce, Miku ouvrit les yeux, les joues rosies, un sourire aux lèvres.