Titre : Cœur à prendre
Disclamer : N'appartient à la famille de JKR (malheureusement) donc rien à moi !
Genre : Slash HP/DM
Note : Je m'excuse grandement auprès de tous les lecteurs qui je le présume ont dû abandonner mes fics depuis longtemps… (Ce que je ne peux absolument pas vous blâmer !). Je pourrais trouver des excuses mais je sais que ça ne servira à rien. Tout ce que je peux faire c'est m'excuser et vous dire que je me suis remise à écrire XD (pour longtemps je l'espère…)
Rating : M
Remerciements : A tous ceux qui lisent encore cette fic et qui y trouvent du plaisir ! Je ne sais pas à quelles reviews j'ai ou n'ai pas répondu donc je préfère faire un merci collectif à tous pour le moment (et pour repartir sur de bonnes bases ) ).
De plus, j'ai beaucoup trop honte pour revenir vers ma bêta (qui ne doit plus se rappeler de moi d'ailleurs ), je m'excuse donc d'avance pour les fautes que vous pourrez trouver…
Résumé : Il se passe de drôles de soirées à Poudlard, surtout quand Hermione et Dumbledore s'en mêlent… La vie de certains risque de changer.
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Chapitre 5 : Cœur embrassé
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Draco affrontait depuis maintenant presqu'une minute le regard totalement perdu de Potter. Ce dernier ne l'avait jamais regardé comme ça, c'était comme si… ses peurs les plus profondes allaient être révélées au grand public, comme si son monde allait s'écrouler d'ici quelques secondes.
Se rendant soudainement compte de la gravité de ce que Draco lisait dans le regard émeraude de son ennemi, le blond prit peur. Que pouvait-il y avoir marqué sur ce fichu papier pour mettre le courageux et néanmoins stupide Harry Potter dans cet état ?
Tout ce que Draco savait, c'est que continuer à regarder Potter le mettait mal à l'aise.
Et Draco détestait être mis mal à l'aise par une autre personne que son propre père, qui possédait ce don plus que toutes autres personnes sur cette Terre.
N'y tenant soudain plus, le serpentard rompit le contact visuel avec les yeux couleur forêt pour soupirer:
- Que t'arrive-t-il Potter ? Ton cerveau aurait-il du mal à saisir le sens de ton action ?
Draco adressa une grimace hautaine à Weasley qui le regardait à ce moment précis comme un homme à abattre sans délai.
Daignant reposer ses yeux anthracite sur Potter, il dut faire appel à tout son savoir faire pour ne pas laisser échapper une exclamation. Deux magnifiques tâches rouges s'étendaient à présent sur les pommettes du survivant. Apparemment, ce fait inhabituel chez le griffondor n'alarma pas plus ses amis. De plus en plus intrigué, Draco finit par demander à Potter quelle était son action d'un ton indifférent.
Les deux tâches rouges augmentèrent et prirent une couleur plus soutenue. Totalement fasciné par le visage d'Harry, Draco oublia pendant un instant tout ce qui n'était pas Potter. C'est pourquoi il ne comprit pas immédiatement pourquoi sept regards s'étaient tourné brusquement vers lui en entendant sa question.
- Quelqu'un aurait-il l'amabilité extrême de me dire ce qu'il se passe ? Questionna le serpentard sèchement.
Il vit du coin de l'œil Potter baissait la tête d'un air horriblement gêné.
C'est en croisant l'expression hilare de son meilleur ami qu'il comprit qu'il n'allait sûrement pas aimer ce que Blaise s'apprêtait à lui dire.
- En bien, mon cher Draco, il s'avérerait que tu vas avoir l'immense honneur d'échanger ta salive avec le sauveur du monde sorcier ! Répondit le jeune homme noir d'un ton badin.
Le cœur pourtant relativement régulier de Draco manqua quelques battements. Se retournant brusquement vers Potter, il le vit sursauter. Mais il n'y prêta pas attention. Il fallait qu'il est la preuve que ce que venait de dire son stupide meilleur ami était vrai. D'un geste vif, il s'emparât du morceau de papier posé sur les genoux du survivant. Avec une nonchalance feinte, il l'ouvrit et lut les quelques mots inscrits à l'encre noire.
Il autorisa alors son cœur à se remettre à battre la cadence.
Relevant la tête, il plongea son regard orageux dans celui si troublant de Potter. Draco était quelqu'un de réfléchi, néanmoins, il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il ressentait pour son ennemi, surtout en cet instant. Etait-ce du désir ? Ou bien était-ce autre chose ?
Il ne voulait pas de cela ! Il ne voulait pas de ce désir absurde ni même de ce drôle de brouillard cotonneux qui l'envahissait quand Potter le regardait un peu trop intensément comme à cet instant.
Mais bien que le serpentard ne comprenne pas ce qu'il ressentait, il savait quoi faire : il devait jouer une fois de plus. Les Malfoy avaient un don pour la mascarade et Draco pouvait se vanter d'y excellait particulièrement.
Laissant tomber le morceau de parchemin sur le sol, il soupira avec théâtralité avant de se tourner vers Potter qui l'observait d'un air prudent.
- Puisqu'il faut en passer par là, grimaça le serpentard. Embrasse-moi Potter lança-t-il d'un ton narquois.
Les yeux orageux rencontrèrent ceux du griffondor. Le regard de Potter était sombre, et son visage s'était refermé, ne laissant plus transparaître une seule émotion. C'était Draco qui le toisait. Pourtant sous le regard sérieux de son ennemi, il se sentit soudain plus faible qu'il ne l'aurait jamais cru.
Harry sentait son sang battre à ses oreilles et sa gorge nouée l'empêchait d'avaler correctement sa salive. Il se tenait face à Malfoy, prêt à l'embrasser et malgré l'incongruité totale de la situation celui-ci le regardait avec défi et arrogance. Putain, jamais Harry ne l'avait trouvé aussi beau.
Son cerveau cessa enfin de tourner en vain et son cœur prit la relève. Ce dernier commanda ses deux mains brûlantes et moites qui allèrent se poser sur les joues fraîches de Draco. Durant une seconde, Harry admira le contraste entre ses mains légèrement hâlée et la peau pâle et presque translucide du serpentard. Puis, ses yeux verts se fixèrent sur les lèvres délicatement ourlées.
Son cœur cognait avec force contre sa cage thoracique et il avait la désagréable impression qu'un nifleur s'amusait à creuser ses intestins. Il savait qu'il devait avoir l'air ridicule à regarder les lèvres de Malfoy sans bouger mais il avait besoin de ses quelques secondes supplémentaires pour ne pas faire quelque chose de ridicule comme s'enfuir en courant. Il avait imaginé ce baiser tant de fois qu'il ne pouvait même plus les compter et pourtant jamais il n'avait pensé que ce premier baiser se ferait dans la salle commune des serpentards et que Malfoy y serait contraint et forcé par un jeu stupide.
Un frisson le parcourut. Malfoy ne voulait pas de ce baiser et lui, comme un idiot, faisait retarder le moment où il allait l'embrasser. Il remonta ses yeux jusqu'à ceux du serpentard. Le regard gris le jaugeait avec indifférence.
« Malfoy te déteste, tu n'es rien pour lui » murmura une voix pernicieuse dans sa tête.
Cette réflexion lui fit l'effet d'un endoloris. Alors sans plus réfléchir, Harry approcha brusquement ses lèvres sèches de celles de l'homme pour qui il se désespérait depuis plus d'un an. Il s'en foutait que Malfoy ne ressente jamais la même chose que lui, il s'en foutait que ce baiser fut le premier et sûrement le dernier qu'il pourrait échanger avec le serpentard, il s'en foutait d'avoir l'impression que son cœur saignait.
Il mordit dans les lèvres pleines qui s'entrouvrirent. La langue d'Harry alla lécher les gouttes de sang que sa violente morsure avait provoqué. Elle passa sur les lèvres, les humectant, goûtant avec délice la saveur unique de Draco Malfoy. Il sentit la langue du serpentard touchait la sienne et la seconde suivante il était violemment repoussé. Son dos cogna durement contre le rebord du canapé. Harry releva brusquement la tête pour découvrir Malfoy, une main recouvrant sa bouche. Ses yeux orageux dévisageaient le sauveur du monde sorcier avec rage. Harry vit comme au ralenti la main de Malfoy s'éloignait de ses lèvres tuméfiées. Le regard anthracite se détourna pour se fixer sur sa main rougie par quelques gouttes de sang avant de revenir vers un Harry tétanisé.
- Non, mais t'es pas bien Potter ? S'écria-t-il d'une voix rauque.
Harry sembla reprendre pied avec la réalité. Il se leva d'un bond et grogna un simple « pardon » avant de s'échapper vers la sortie de la salle commune. Un lourd silence suivi le départ précipité du griffondor. Tous les serpentards évitaient soigneusement le regard du prince des serpents. Seul Ginny observait, silencieuse, Malfoy perdu dans se pensées. Le jeune homme blond semblait totalement décontenancé, troublé serait le mot juste. Jamais auparavant Ginny n'avait pu lire aussi facilement sur le visage du serpentard. Le regard gris plongea dans celui chocolat de la griffondor. Ses yeux se plissèrent quand il vit les lèvres purpurines de Ginny s'incurvait en un léger sourire.
- Va au diable, Weasley ! Cracha avec véhémence Draco avant de partir brusquement vers sa chambre.
La concernée haussa négligemment les épaules en réponse au regard interrogateur d'un Blaise Zabini de plus en plus dérouté.
Le claquement fracassant de la porte fit sursauter Pansy qui grimaça en pensant à l'humeur dans laquelle son meilleur ami devait se trouver. Qu'était-il passé par la tête de Potter ?
- Bon, eh bien, il s'avérerait que le jeu est fini. Enonça nonchalamment Nott en s'étirant.
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A quelques couloirs de là, se trouvait Harry Potter. Ce dernier se tenait devant une des immenses fenêtres du château. Il observait silencieusement le parc de Poudlard plongé dans l'obscurité. La posture tendue du survivant laissait deviner l'état d'esprit du jeune sorcier. Ces pensées plutôt torturées pouvaient se décrire en une phrase assez simple.
« Putain, je suis vraiment trop con ! »
En effet, le sauveur du monde sorcier se fustigeait intensément.
Mais qu'est-ce qui lui était passé par la tête pour faire un truc aussi dingue et débile ? La réponse lui venait assez aisément. Il avait perdu la tête tout simplement.
Et toutes les excuses du monde qu'il était capable de se trouver en cet instant ne suffiraient pas pour le faire déculpabiliser. Il avait été tellement minable.
Putain, il n'avait pas embrassé Malfoy, il s'était carrément jeté sur lui !
Il était pitoyable, pathétique, ridicule, navrant… En bref, il était amoureux et il s'en mordait amèrement les doigts.
Et dire qu'il devait retourner chez les serpentards ! Il faudrait sûrement qu'il s'excuse auprès de Malfoy. A cette pensée, une boule se forma dans sa gorge.
Jetant un coup d'œil à sa montre, il remarqua qu'il n'était que 21h. Après tout, il n'était pas obligé de rentrer tout de suite à la salle commune des serpentards. Malfoy avait beau avoir déboursé une coquette somme pour l'acheter pendant 3 jours, il n'allait pas rechigner s'il ne rentrait que vers 22h.
Ce n'était pas comme si le serpentard attendait son retour avec impatience. L'expression haineuse qui s'était imprimée sur le visage de Malfoy juste après son baiser lui revint en mémoire. Les épaules baissées, le griffondor reprit sa marche silencieuse dans les couloirs sombres.
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Draco Malfoy était quelqu'un de calme.
Draco Malfoy était un jeune homme maîtrisé.
Draco Malfoy était une personne sereine qui gardait son sang-froid quelle que soit la situation.
Draco Malfoy aimait que le monde tourne à sa façon.
Draco Malfoy aimait que les gens se plient à ses opinions.
Draco Malfoy détestait être surpris.
Draco Malfoy détestait ne pas pouvoir contrôler les évènements.
Draco Malfoy détestait les personnes qui ne savaient pas se tenir décemment en public.
Draco Malfoy détestait les personnes qui privilégiaient l'action à la réflexion.
Draco Malfoy détestait les personnes impulsives et inconsidérées.
Draco Malfoy détestait les griffondors.
Et par-dessus tout, Draco Malfoy détestait la personne qui avait, semblait-il, été investi par Merlin lui-même pour représenter la totalité de ces défauts.
En bref, Draco Malfoy détestait Harry Potter plus que tout sur cette terre.
Depuis qu'il avait eu l'extrême mauvaise idée de participer à cette ridicule vente aux enchères, il perdait petit à petit tout ce qui le caractérisait. Et la seule cause à cette situation tout bonnement inconcevable résidait en une seule personne. Et cette personne était Potter.
Par Salazard, qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour posséder l'un de ses minuscules retourneurs de temps afin de revenir 24 h en arrière !
Le serpentard, qui faisait les cent pas dans sa chambre de préfet depuis maintenant une heure afin de tenter d'endiguer la rage qui l'habitait, poussa un juron fort peu élégant pour un Malfoy. Il se passa une main rapide dans ses cheveux clairs pour repousser quelques mèches importunes et grimaça en réalisant qu'il restait encore 48h avant que ce jeu stupide ne cesse.
Le bruit de la lourde porte de sa chambre de préfet s'ouvrant le fit sursauter. Il eut juste le temps de se recomposer une expression neutre avant de croiser le regard émeraude de Potter.
Ce dernier baissa immédiatement les yeux tout en rougissant. La lâcheté peu habituelle du griffondor plus que la tension qui le bouffait depuis maintenant une bonne heure lui fit perdre la tête. Il s'approcha brusquement de Potter en n'ayant dans la tête qu'une seule envie: se venger de l'affront qu'il lui avait fait devant tous ses amis.
Il empoigna fermement le pull du griffondor et le cogna durement contre le chambranle de la porte.
Harry laissa échapper un cri et releva ses yeux troublés sur le visage transfiguré par la rage de Malfoy. Jamais encore il ne l'avait vu si en colère, cette vision du serpentard habituellement si maître de lui le fit bander instantanément. Il n'eut pourtant pas l'occasion d'être choqué par la réaction totalement incongrue de son anatomie car un violent coup de poing à l'estomac le fit se plier en deux. La douleur le fit gémir et il dut se concentrer pour ne pas tomber à genoux.
Qui aurait cru que Malfoy était capable de frapper aussi fort ? Pas lui en tout cas…
Pourtant, Malfoy n'avait pas l'air satisfait de l'état d'Harry, il le redressa brutalement.
- ça fait mal, hein Potter ? Siffla la voix haineuse du serpentard.
Le griffondor se força à affronter le regard anthracite de l'homme qu'il aimait. Il se crispa en avisant l'expression haineuse de Malfoy. Il banda ses muscles, prêt à recevoir un nouveau coup de poing.
Ce furent les lèvres voraces et brûlantes du serpentard écrasant les siennes qui lui firent ouvrir les yeux, il n'avait même pas eu conscience de les avoir fermés.
Draco ne savait pas vraiment ce qu'il était en train de faire ni pourquoi il le faisait ou même qu'elle avait été la raison qui l'avait poussé à faire ça, mais ce qu'il savait ce que jamais encore il n'avait autant aimé embrasser quelqu'un.
Et pourtant, Potter ne bougeait pas, ses lèvres restaient figées tout comme son corps qui était emprisonné entre lui et le mur. Cette constatation le mis encore plus en colère.
Potter n'avait pas hésité tout à l'heure ! Le serpentard mordit avec rage dans les lèvres inertes du griffondor qui laissa échapper un gémissement étouffé. Sa langue s'engouffra dans la bouche de Potter forçant le passage. Alors seulement, le griffondor réagit, ses mains agrippèrent les cheveux blonds et sa langue se mêla à celle du serpentard.
Le souffle erratique de Potter se mêlait au sien et par morgane, il n'avait jamais embrassé ou été embrassé de cette manière. C'était brûlant, c'était passionnel, c'était comme un ouragan qui emporte tout sur son passage et ne laisse qu'un désordre des plus chaotiques derrière lui. C'était Potter et rien que ce nom voulait tout dire. Leurs langues se mêlaient, s'affrontaient. C'était un combat plus qu'un moment intime : aucun des deux jeunes hommes ne voulait laisser l'avantage à l'autre. Il fallait mordre, lécher, embrasser le plus fort, le plus durement, le plus passionnément possible.
Tous les membres du serpentard semblaient engourdis, et la brume cotonneuse avait repris place dans son cerveau. Seul son entrejambe, dure comme jamais, pulsait au rythme de sa respiration heurtée. Il eut un gémissement sourd lorsque les lèvres de Potter quittèrent sa bouche pour se poser sur la peau devenue hyper sensible de son cou. En cet instant, il ne savait pas ce qui était le pire : les dents de Potter qui le mordaient et lui donnaient envie de gémir de manière pitoyable, la langue brûlante de Potter qui lui faisait oublier jusqu'à son propre nom ou encore les lèvres humides de Potter qui suçaient avec passion son cou et qui lui envoyaient des décharges dans son entrejambe tendue.
Draco sursauta brusquement quand il sentit les mains du griffondor lui empoigner les fesses d'une manière tout bonnement inconvenante. Son érection durcit encore plus, si cela était possible et un gémissement rauque lui échappa. Ce fut ce son si indécent qui le fit revenir sur terre. Il s'éloigna soudainement du corps de Potter le souffle court et le cœur cognant douloureusement contre sa cage thoracique.
Harry ouvrit ses yeux embués par le plaisir pour découvrir Malfoy à quelques pas de lui, plus beau que jamais. Ses cheveux étaient ébouriffés, ses lèvres rougies et gonflées, son torse se levait de manière anarchique. Mais ce qui fit déglutir Harry furent les yeux du serpentard. Comment Malfoy pouvait avoir des yeux aussi expressifs en cet instant lui qui se faisait toujours un devoir d'être le plus froid et flegmatique possible. Les deux prunelles orageuses qui le dévisageaient laissaient entrevoir tout le désir et la passion que ressentait Malfoy en cet instant.
« Et c'est toi qu'il regarde comme ça! » commenta une petite voix émerveillée dans sa tête.
Les jambes d'Harry tremblèrent et il eut pendant un instant le besoin irrépressible de se tenir au mur derrière lui pour ne pas flancher. Il passa nerveusement sa langue sur ses lèvres et dut fermer les yeux pour se concentrer. Le goût de Malfoy bouleversait ses sens et son érection brouillait le reste de sa lucidité. Pourtant, ce n'était pas censé se passer comme ça. Harry avait déjà embrassé et malgré cela, jamais il n'avait ressenti cet embrasement. Pour personne ! Malfoy n'avait pas le droit de lui faire ressentir ça aussi facilement. Ce n'était pas juste, il savait qu'il était foutu depuis le jour où il s'était rendu compte que ce n'était pas seulement de la haine qu'il ressentait pour le serpentard. Mais là, son corps lui chantait une toute autre histoire : il était condamné ! Condamné à être dépendant d'un petit con imbu de sa personne, arrogant et horripilant. Merlin, pourquoi fallait-il que son cœur est un fonctionnement aussi incompréhensible ?
Le jeune homme brun inspira profondément avant de rouvrir les yeux. Malfoy le fixait toujours de la même façon que quelques secondes auparavant. Et ce constat n'aidait en rien le griffondor pour rationnalisait la situation.
Il observa avec plus d'attention les prunelles troublées du serpentard dans une futile tentative de se calmer.
Il y avait également de la peur dans les yeux anthracite et c'est cette peur plus que tous les autres sentiments que semblaient posséder Malfoy qui l'interpella. L'homme qu'il aimait venait de l'embrasser comme il n'aurait jamais cru possible et celui-ci semblait statufié dans sa terreur. Et alors qu'il pensait que son esprit ne puisse pas être plus troublé, savoir que Draco Malfoy – l'homme le plus détaché, impassible et froid de toute l'Angleterre – était dans l'incapacité de bouger ou de parler le mettait dans un état proche de la folie. Il ne comprenait pas cette peur mais il savait mieux que quiconque que si Malfoy ressentait un dizième de la confusion et du désir dans lesquels étaient plongés Harry alors il pouvait être terrifié.
- Malfoy, commença Harry dans un souffle.
Le serpentard sursauta violemment avant de détourner rapidement le regard tout en se passant une main tremblante dans sa chevelure désordonnée. Par Salazar, Potter n'avait pas le droit d'avoir des yeux pareils. Ses prunelles étaient d'un vert indéfinissable bordé de cils noirs et en cet instant il n'était pas capable d'affronter ce regard si intense et pénétrant. Il ne savait plus où il en était, ni même qui il était, parce que Draco Malfoy n'aurait jamais embrassé une autre personne à en perdre la tête. Et surtout pas une personne se nommant Harry Potter ! C'est pourquoi il se devait de reprendre le dessus, de redevenir lui-même et de s'éloigner de la source de ses problèmes pour réfléchir.
- Ce qui vient de se passer ne doit plus jamais se reproduire Potter. Siffla la voix basse du blond.
Le griffondor eut l'impression de recevoir une gifle accompagnée d'un seau d'eau glacé. Son cœur se serra lorsqu'il vit Malfoy se retourner et partir d'un pas raide vers la salle de bain. Le claquement sec de la porte le fit se recroqueviller un peu plus sur lui-même. Harry se laissa glisser jusqu'au sol, les mains tremblantes. Alors, c'était donc ça ? C'était ça que l'on ressentait quand on avait le cœur brisé ?
A suivre…
J'espère que ça vous a plu, à bientôt pour de nouvelles aventures :D.
