Chapitre 3 :

Le coup de feu retenti hors la banque, ce qui interpella Jane qui était toujours au volant de sa voiture a siroté son café. Elle lança son gobelet sur le siège et sortie de la voiture, arme au poing, à vitesse grand V. Courant vers la banque, elle fut renversée au sol, par un homme qui prit la fuite dans un break gris.

Jane était fébrile et inquiète pour son amie mais entra dans la banque sans réfléchir : Elle vit tout de suite le banquier. (Maura lui avait fait une description tellement fidèle de cet homme, qu'elle le reconnu immédiatement). Une jeune femme en larme était accroupie à ces cotés… L'angoisse montait… son regard affolé cherchait Maura… Jane regardait le banquier :

-« Où est Maura ?... Le Docteur Isles ?... (Elle haussa le ton) La femme qui est entrée, Où est-elle ? »

L'homme détourna les yeux vers le coin de la pièce comme pour orienter la policière…Elle se retourna… et là son cœur ne fit d'un tour en découvrant cette silhouette au sol.

Elle courra vers elle. Maura, le chemisier ensanglanté, était inconsciente après avoir reçu une balle dans l'abdomen.

Jane, les yeux plein de larmes et tout en essayant de compresser la blessure de son amie, hurlait, suppliait le banquier d'appeler des secours…

D'une voix basse et tremblante : « Maura…. Maura tu m'entends… Maura…. Répond moi…tiens bon… je t'en supplie… Mau… (Ses pleures étouffées ses mots et les larmes inondées son visage). »

Quelques minutes plus tard, les secours étaient sur place. Jane ne pouvait se résoudre à lâcher Maura. Tant bien que mal, le médecin réussit à écarter Jane pour prodiguer les premiers soins dans l'ambulance. Entre temps, Korsak et frost, avaient été averti d'un braquage.

A leur arrivé sur les lieux, la surprise fut total. Lorsqu'ils passèrent le cordon jaune, ils remarquèrent la silhouette de Jane, près d'une ambulance, les mains sur la tête et le regard perdu. Korsak surpris précipita le pas et se tourna vers frost :

-« Je vais voir Jane, toi occupe-toi des personnes à l'intérieur de la banque." (Frost acquiesça et fila dans le sens opposé)

Korsak arriva près de la jeune femme brune :-« Jane… que fais-tu ici ? Que s'est-il passé ? Où est le Docteur Isles ? » Les questions défilaient mais Jane ne répondait pas… Son regard était vide, une larme coulait doucement sur son visage.

Korsak lui secoua le bras comme pour la sortir de son état : -« Jane, regarde-moi…. C'est le docteur Isles ? »

Jane, se tourna vers lui. D'un geste de l'avant-bras, elle essuya la larme qui coulait sur sa joue… puis la peine laissa place à la colère.

- « on lui a tiré dessus korsak …. Elle a pris une balle… je n'étais pas là… (Regardant ses mains) tout ce sang … je n'étais même pas la… j'aurai dû la protéger… j'aurai dû insister… et maintenant… (korsak lui prit à nouveau le bras comme pour la calmer mais elle le repoussa violemment) ...Je lui ai parlé… mais… (Le sanglot dans la voix) elle ne réagissait pas… tu comprends… Si j'étais allée avec elle… j'aurai pu… (Une voix grave se fit entendre…Le médecin sortant de l'ambulance, se dirigeait vers elle)

-« Lieutenant Rizzoli… »

Jane lui coupa la parole : "Je peux la voir ?"...

- « Non je suis désolé… Elle est toujours inconsciente. Nous avons réussi à la stabiliser, mais son état est très grave. Elle a besoin d'être opéré rapidement. La balle est restée loger dans son abdomen et elle risquerait d'endommager ses organes vitaux. (L'ambulance était prête à partir et l'homme ajouta : Nous l'emmenons au « Général Hospital ». Le médecin s'engouffra dans L'ambulance et Jane les regarda partir.


Le cœur de Jane se brisa devant les révélations du médecin. Un flot de larmes se déversait sur ses joues sans qu'elle ne puisse contrôler quoique ce soit. Le regard plongeait sur l'horizon, elle ne bougeait plus, l'ambulance était pourtant déjà loin. Un mot s'échappa de ses lèvres : « Maura »…. Les mots du médecin continuaient à résonner dans sa tête comme un déferlement de balles… Elle était perdue : Voir Maura comme ça, l'avait totalement désarmé. Son assurance et sa hargne n'étaient plus qu'un souvenir. Cette fois tout était différent : la victime était sa meilleure amie… sa famille… son autre.

Korsak regardait Jane avec les yeux protecteurs d'un père. Il s'approcha doucement d'elle : « Jane, vas-y… file à l'hôpital ».

Jane tourna légèrement la tête pour regardait Korsak : « SI jamais il arrive quelque chose… (Son regard larmoyant s'assombrit) Je le tuerai ».

Korsak vit une telle haine dans les yeux de la policière, qu'un frisson le parcouru. Il n'avait jamais vu Jane dans cet état. Même à l'époque de Hoyt, il ne se souvient pas d'avoir vu un tel regard chez sa coéquipière. Il devait à tout prix la raisonner.

-« Jane, ta place est à l'hôpital, au près du docteur Isles… »

- « Je dois trouver ce salopard et le faire payer… ».

Korsak prit un ton radical : « Non Jane, tu es trop impliquée émotionnellement… Cette fois, la victime est ton amie… (Il marqua une pose, puis d'un ton plus tendre).Pour le moment tu dois aller à l'hôpital. Maura a besoin de toi, de ton soutien. Frost et moi, nous nous occupons de tout. S'il te plait, calme toi, et file à l'hôpital ».

Les paroles de Korsak ont eu raison de Jane. Sa place était auprès de Maura, elle le savait et tout son être lui disait de courir à son chevet. Elle devait être avec elle…. Elle devait savoir ce qu'il se passait à l'hôpital… Mais la peur de l'inconnu la tétanisait. Et si elle arrivait « encore une fois » trop tard ?...Son cœur se serra à l'idée qu'elle puisse perdre son amie.

- « Tu as raison…Je vais rejoindre Maura…J'ai besoin… elle a besoin de moi… (un silence)mais promet moi de me tenir au courant de tout… promet moi de m'avertir si tu as une piste. Il a tiré sur elle… Il ne doit pas s'en sortir… c'est mon amie je veux tout savoir…Promet-le moi ».

- « C'est promis Jane ».

Jane le remercie d'un regard, et sans attendre monta dans sa voiture. Elle allait démarrer quand elle aperçut le sac de Maura. Sa gorge se serra. Elle posa délicatement sa main dessus comme pour se rassurer, mais mille images et souvenirs se bousculèrent dans sa tête.