Et voilà, je conclus cette fic avec les points de vue de leur entourage : Mme Hudson, Mycroft, Lestrade, Harriet et Moriarty.
Je me suis beaucoup amusée sur les différentes situations qui se voulaient plus léger et avec une pointe d'humour.
Petit clin d'œil à une rubrique de l'émission « Touche Pas à Mon Poste. »
N'oubliez pas de laisser une petite review avant de partir :p
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Et son frère, il en pense quoi ?
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Je sors, enfin !, d'une interminable réunion. Les négociations avec la Chine ont durée plus longtemps que prévu, je suis vanné ! Pourtant, il n'y avait rien de compliquer. Il leur a fallu toute une nuit pour finalement signer les clauses initiales. C'en est affligeant ! Quelle perte de temps monumental alors qu'il y a bien plus urgent à faire.
Je passe par mon bureau, récupérer mes affaires et rentrer chez moi pour dormir un peu malgré le soleil qui s'était levé depuis quelques heures.
Avant de m'en aller, j'allume les écrans de surveillance. Je sais qu'il n'a pas d'enquêtes en ce moment, mais je préfère garder un œil au cas où. J'aime être au courant de ses agissements avant que cela me retombe dessus et de devoir réparer toutes ses bêtises.
Le salon et la cuisine semblent intacts, pas de dégâts apparents et rien n'indique la présence de mon frère sur le canapé ou sur le sol. Je change de caméra et observe sa chambre. Personne. Le lit est fait à la va-vite. Il y était donc il y a peu de temps. Où peut-il bien être à cette heure-ci ?
Je n'ai pas pour habitude de jouer les voyeurs, mais… J'allume celle cachée dans la salle de bains. Ouf ! Il n'y a personne. C'est inquiétant. Je change de vue et observe la façade de l'immeuble. Mme Hudson doit être sortie. C'est rare à cette heure-ci. Rien n'indique une quelconque présence dans les lieux.
Les rideaux tirés me font dire que son colocataire se trouve encore dans sa chambre. Bizarre ! D'habitude, le docteur est du genre ponctuel : sept heures, voire huit selon s'il est de garde ou non à la clinique.
Je pourrais arrêter ma surveillance. En général, seul mon frère m'intéresse, mais un doute s'insinue en moi. J'allume celle que j'ai installé à l'époque où mon frère s'était fait passer pour mort. John n'allait pas bien et je devais le surveiller.
Je me pétrifie littéralement sur place. Sur le lit, je vois John, complètement nu, menotté aux barreaux du lit et Sherlock qui… Oh my god ! Les sons qui s'échappent des hauts parleurs me donnent des frissons. Je reste figé un long moment bien malgré moi devant la vidéo avant de me décider de tout éteindre. Autant j'aime savoir ce qu'il fait, dans certains cas, je dois le laisser se débrouiller avec ses choix.
Je me doutais bien que ça allait arriver un jour où l'autre. La dernière fois que je les ai vu, ils montraient clairement des signes d'attirance. Ils en auront mis du temps ces deux-là à le comprendre.
Je me surpris à sourire. Tout va pour le mieux. Je quitte mon bureau et rentre chez moi.
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Et leur logeuse, elle en pense quoi ?
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Sherlock frappe à ma porte. Que me veut-il à cette heure-ci ? Sept heures du matin, il est fou de me déranger si tôt. En ouvrant la porte, il ne s'embête pas à me saluer et va droit au but.
— Mme Hudson, vous devez aller faire les courses. C'est vital que vous partiez le plus tôt possible.
— Bonjour Sherlock, que voulez-vous au juste ?
— Peu importe, achetez ce que vous voudrez.
— Voyons mon garçon, à cette heure-ci, tous les magasins sont fermés.
Il claque sa langue en signe d'impatience.
— Quelle importance si c'est à Londres, en France ou sur la lune, allez-y, Mme Hudson !
Je suis très étonnée par cette demande impulsive. Je doute qu'il veuille vraiment que je lui achète quoi que ce soit. Il ne souhaite pas que je sois dans l'immeuble pendant un moment. Je me demande bien ce qu'il a en tête.
Après son départ, je prends mon manteau ainsi que mon sac et quitte mon logement.
J'en profite pour me promener au parc et à l'heure de l'ouverture, je lui achète une bouteille de lait et quelques toasts pour le petit déjeuner.
Je fais de mon mieux pour retarder mon retour chez moi en faisant un peu de lèche vitrine, mais au bout de trois heures, je décide que je lui avais laissé suffisamment de temps pour ce qu'il avait à faire.
Arrivée dans le hall d'entrée, j'entends des cris à l'étage. Je monte l'escalier et ouvre la porte de la cuisine pour y déposer les courses, mais il n'y a personne. J'entends à nouveau les cris qui semblent provenir de la chambre du docteur Watson. Et pas n'importe quel éclat de voix ! Je suis passée par là avec mon défunt mari.
Je souris en comprenant le fin mot de l'histoire qui confirme mes soupçons depuis le début de leur cohabitation.
J'entends la sonnette de l'entrée retentir. Je redescends pour aller ouvrir la porte en espérant que ce ne soit pas leur ami Inspecteur.
Post scriptum : Sherlock n'a pas pris en compte que John dormirait plus longtemps que prévu et qu'il n'avait pas donné un prétexte assez long pour la retenir éloignée.
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Et leur ami, il en pense quoi ?
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Ma journée a si mal commencé. Je suis épuisé et voilà qu'un autre meurtre me tombe sur les bras. Qu'ai-je fait pour mériter ça ?
Pas d'indice, rien qui puisse m'éclairer. Je n'ai pas d'autres choix que de les appeler.
Bizarre ! Aucun des deux ne décroche son téléphone.
La barbe ! Faut que je me déplace.
Je prends ma voiture et me dirige vers Baker street.
Je sonne et leur logeuse m'ouvre.
— Désolé de vous importuner, mais je dois voir Sherlock.
— Oh ! fait-elle. Je doute que ce soit le bon moment pour les déranger. Ils sont… occupés !
— Peu importe ce qu'ils font, c'est urgent.
Je la dépasse et grimpe les marches deux par deux pour attendre l'étage plus vite.
Je ne les trouve pas au salon. Je les appelle, mais seul le silence me répond.
Peut-être qu'ils sont en haut. Ce ne serait pas la première fois que je les surprends en train de discuter dans la chambre du docteur. Je le plains de ne pas avoir plus d'intimité dans sa colocation, mais avec Sherlock, c'est déjà un miracle qu'ils se supportent.
Je frappe et ouvre la porte dans la foulée.
— Désolé de vous déran-… Bordel !
Je suis choqué par ce que je vois. Les deux amis sont à poils, Sherlock chevauchant John, en pleine action et mes oreilles sont remplis de leurs gémissements.
Je ressors précipitamment, claquant la porte au passage. J'entends le limier me lancer entre plusieurs interruptions dues à son souffle erratique :
— Si c'est pour une affaire… attendez-nous… dans le salon, on arrive… dans cinq minutes, juste le temps… d'éjaculer un coup !
— SHERLOCK ! s'offusque le médecin, outré, entre deux gémissements.
Je descends précipitamment, rouge comme une pivoine.
J'ai mal commencé ma journée, mais d'un coup, elle devenait beaucoup plus intéressante. Dommage que je n'ai pas eu le réflexe de faire une photo. Je n'ai pas fini de les vanner après ça.
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Et sa sœur, elle en pense quoi ?
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Encore une journée pourrie en perspective. J'en ai ras le bol. Pourquoi Clara ne comprend pas que je ne vais pas bien. Si on ne se disputait pas pour des broutilles… Bon OK, j'abuse peut-être avec l'alcool, mais je fais des efforts, ne le voit-elle pas ?
J'appelle mon frère. J'ai besoin de parler à quelqu'un et je sais qu'il écoutera mon flot d'amertume sur ma vie, même si finalement, son silence est le seul soutien qu'il peut me donner.
— Allô, John ! Comment va mon petit frère adoré ?
— Harry ! J'allais justement t'appeler. Tu sais, tout ce que je t'ai dit à propos de l'homosexualité, que tu as raison de vivre ta vie comme tu l'entends, je t'ai toujours encouragé dans ce sens et tu m'as aussi dit que je devrais essayer et que je ne t'ai pas écouté…
— Oh, tu sais, c'est très surfait. Avec Clara, ça ne fonctionne plus trop et je pensais peut-être revenir à la normale, tu vois…, le coupa-t-elle.
— Harry ! Je sors avec mon colocataire !
— … genre me trouver un mec… Attends, QUOI ?! Répète-moi ça ?
— Je sors avec Sherlock. On a franchi le pas ce matin !
— Nom de nom ! Tu me fais une blague, là ? Non, tu ne blagues pas avec ce genre de chose. C'est.. OUAH ! Là, petit frère, tu m'épates. Et alors ?
— Alors, c'était… Oh mon Dieu ! Je n'ai pas de mots pour décrire ce qui s'est passé. C'est toi qui avais raison, c'est tellement… surréaliste !
— Je suis si heureuse pour toi ! Finalement, je vais peut-être retenter le coup avec Clara. On ne perd rien à tenter sa chance.
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Et leur pire ennemi, il en pense quoi ?
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Non ! non ! NON ! Non, mais c'est pas possible ! Il faut que je meure pour qu'ils se décident à coucher ensemble ces deux-là.
Vous me décevez les enfants. Se rabaisser à ce point pour... pour quoi, d'abord? Une partie de jambes en l'air ?
Mais qu'est-ce qu'il lui trouve à ce blondinet ? Bon, OK, il est mignon malgré son âge, mais quand même !
Bon sang, si j'étais encore de ce monde, c'est avec moi qu'il jouerait.
D'accord, la partie est terminée et j'ai perdu… enfin en êtes-vous bien sûrs ?
Did you miss me ?
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FIN
