Comme d'habitude : Bonjour ou bien bonsoir, ma foi je ne sais plus, il fait si sombre ici...

Nous ne sommes toujours pas mortes, et nous sommes de retour pour vous jouez un mauvais tour !

Veuillez accepter toutes nos excuses pour cette longue attente, mais du coup vous allez avoir doit à une petite surprise à la fin du chapitre ! (Le suspens est insoutenable...)

Nous vous laissons à votre lecture : la preuve que quand on les attaquent, les Maraudeurs contre-attaquent !

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Le dos de la cuillère

ou Comme dirait l'autre

- James, il faut que je te parle.

Le susnommé leva la tête de son bol de Miel Pops® en déglutissant pour faire face à Lily, debout devant lui.

- Mais euh… volontairement ?

- Non mais tu peux pas être sérieux trente secondes ? Je t'en demande pas beaucoup pourtant !

- Eh bah ça commence bien, chuchota Sirius à Remus. Ils ont même pas commencé à « discuter » qu'elle l'engueule déjà !

- Enfin c'est pas comme si ça changeait de leurs « discussions » habituelles, renchérit ce dernier.

- Je vous entends ! s'énerva la jeune fille en les foudroyant du regard.

- Ah mais moi je t'ai pas donné l'autorisation de me parler ! se défendit Sirius.

Pendant ce temps, James en profitait pour sourire de toutes ses dents à Peter afin de s'assurer qu'il n'avait rien de coincé entre celles-ci.

- Bon, James ? reprit Lily avec agacement. Je peux te parler ? Seuls-à-seuls ?

Pendant un instant, tout signe de conscience disparut des yeux du brun qui se lança dans une magnifique imitation de poisson rouge tandis que les Maraudeurs échangeaient des mimiques éloquentes. Sans attendre la réponse de James, Lily tourna les talons et sortit de la Grande Salle.

- J'arrive ! s'exclama James en la suivant avec précipitation.

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James rejoignit ses amis en cours de potion, pâle comme un linge, et s'assit à sa place sans un mot.

- Alors, qu'est-ce qu'elle t'a dit ?

Le brun tourna la tête vers eux et leur renvoya un regard vide avant de fixer de nouveau le tableau devant lui.

- James ? s'affola Sirius. James ?! Mais répond James !

Lily rentra à ce moment dans les cachots, un grand sourire aux lèvres et Sirius lui lança un regard noir venu des tréfonds de l'enfer.

- Espèce de méchante ! lança-t-il à son adresse.

- Il y va fort là ! murmura Remus à Peter.

- Effectivement, il n'y va pas avec le dos de la cuillère, se moqua celui-ci.

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Suite à cette heure de cours que James a passé dans un état catatonique…

- Tu connais catatonique toi Sirius ? l'interrompit Remus.

- Tu peux dire « abruti » à ce stade je crois, rajouta Peter, occupé à jouer avec le nez de James.

- Je disais donc que l'état d'urgence est déclaré ! Nous ne pouvons attendre plus longtemps.

Joignant le geste à la parole, Sirius leva la main avec détermination.

- Professeur ! hurla-t-il, faisant sursauter la moitié des élèves.

- Oui Mr. Black ?

- J'peux aller aux toilettes s'il-vous-plaît ?

- Oh mais bien sûr, allez-y je vous en prie.

Sirius se leva et se dirigea vers la sortie en lançant au passage un « sorcière ! » à Lily, suivi du reste des Maraudeurs en rang d'oignons, Remus et Peter tenant James par la main, sous le regard éberlué de Slughorn qui ne songea même pas à réagir.

- L'instinct de meute, lui lança Rogue.

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- Bon, commença Remus, maintenant qu'on est dans le dortoir, passe aux aveux James. Qu'est-ce que Lily t'a dit pour que tu sois dans un tel état ?

- Bah elle a commencé par me dire qu'elle était amoureuse de moi, répondit celui-ci, mais qu'on ne pourrait jamais être ensemble parce qu'elle est enceinte.

- Quoi ?!

- De Micky, pas de moi.

- Ah, ouf ! s'exclama Sirius, soulagé.

- Ouf ?

- Oui non pas ouf mais enfin… ouf quoi. Non ?

Il quémanda du regard une approbation mais Peter et Remus secouèrent négativement la tête.

- Ah oui. Ah d'accord. Ah quand même, intervint Remus. Elle y va pas avec le dos de la cuillère comme dirait l'autre.

Je dirais même plus, balbutia Peter, la… euh… la cuillère… a un dos.

- Ça veut dire que Lily va avoir un enfant qui ne s'appellera pas James Junior, reprit James.

- Ah oui, je comprends que tu sois peiné…

- Tu peux toujours lui demander de l'appeler James si y a que ça pour te faire plaisir, remarqua Peter.

- Euh… sinon vous avez envisagé la possibilité qu'elle mente ? intervint Sirius.

- Ah non mais ça je sais, répondit James.

- Ah, ouf !

- Oui du coup, ouf. Parce que j'ai observé ses cycles de menstruation du coup je sais que…

- …

- Non mais je rigole !

- Ah ouf !

- Sirius, tes répliques commencent à devenir un peu répétitives.

- Tu préférerais que je dise « woof » ? Ouarf ouarf ouarf, ce que je suis drôle.

Les trois Maraudeurs observèrent quelques instants leur ami qui pleurait de rire avant de décider sagement de l'ignorer.

- Mais du coup James pourquoi tu étais aussi choqué ? s'enquit Remus.

- Bah c'est encore pire ! Non seulement elle me ment mais en plus elle me prend pour un complet abruti !

- En même temps…, marmonna Peter.

- Tu disais Peter ?

- C'est… c'est méchant, comme dirait l'autre ! Digne d'une sorcière !

- Du coup, tu penses faire quoi ? demanda Remus.

- Bah qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Je vais aller la voir pour lui dire que j'ai compris, qu'elle a pas besoin de me mentir comme ça et que je lui souhaite beaucoup de bonheur avec Micky.

- Ah non ! s'exclama Sirius en se redressant brusquement.

- C'est bon t'as fini de rire ? persifla Remus.

- Oui. Mais enfin avouez que c'était drôle quand même.

- Hilarant.

- Comment ça « non » ? s'étonna James.

- Tu ne peux pas te laisser faire comme ça voyons ! Elle veut jouer à ça, très bien on va jouer aussi !

- Et du coup je fais quoi ?

- Il faut que tu lui montres que tu es fort et que tu n'es pas son jouet, qu'elle ne peut pas s'amuser comme ça à tes dépends. Que tu l'aimes mais que tu n'es pas soumis !

- Ah bon, il est pas soumis ? murmura Peter.

- Chut, il a raison, répliqua Remus.

- Et donc, concrètement, je fais quoi ?

- Tu vas la voir et tu lui dis qu'elle est méchante, asséna Sirius avec détermination.

- Attention Sirius, ironisa Peter, ne nous emballons pas, ne prononçons pas des mots que nous pourrions regretter plus tard.

- Je suis d'accord avec toi là Peter, approuva Remus.

- Parce que vous avez des idées les deux guignols ? marmonna Sirius.

- Euh…

- Moi je pense qu'on devrait rentrer dans son jeu ! lança Peter.

- Tu veux que James fasse croire qu'il est enceint ? s'exclama Sirius, choqué.

- Euh non. Moi je pensais juste à faire croire que James est toujours l'idiot amoureux qui lui pardonne d'avoir un enfant avec un autre homme et est prêt à tout pour lui faciliter la vie et sera toujours là pour elle.

- C'est-à-dire ? demandèrent James et Sirius en chœur. Parce qu'on a pas tout compris.

- Machiavélique, apprécia Remus. Surtout que James peut être très lourd quand il s'y met.

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James se planta devant Lily.

- Écoute, j'ai bien réfléchi à notre situation. Je comprends qu'on ne pourra jamais être ensemble et je ne t'en veux pas, commença-t-il pendant que Lily s'efforçait à grand-peine de cacher son triomphe. Mais sache que je t'aimerai toujours et que je serai toujours là pour toi. Je serai l'ombre qui hantera chacun de tes pas. Et si ton enfant est dans le besoin, tu pourras toujours compter sur mon soutien.

- Euh… merci, parvint à balbutier Lily.

- De rien. C'est normal, quand deux personnes éprouvent des sentiments aussi forts que nous, de se soutenir coûte-que-coûte. Désormais, prend juste soin de toi, je m'occupe de tout !

- De… de tout ? s'étrangla Lily pendant que dans son dos, les Maraudeurs adressaient de grands signes d'encouragement à leur ami.

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- Il faut que tu proposes une liste de prénoms ! Vous avez des idées ?

- James !

- Oui mais si c'est une fille ?

- Pauline ? ironisa Peter. (NdA : voir le chapitre « sœurs »)

- Hein ?

- C'est pas grave, laisse tomber. Et toi Sirius tu donnerais quoi comme prénom ?

- Alors pour une fille Antarès. Et pour un garçon, HR 465.

- Quoi ?

- C'est des noms d'étoiles comme les autres. C'est vrai qu'Antarès est un peu androgyne mais bon, c'est déjà plus original que Camille.

- Ah bah présenté comme ça forcément…

- Moi j'aime bien, s'enthousiasma James. Je propose de rajouter, euh, un nom moche, comme, euh, Peter !

- Merci, répondit l'intéressé, excusez-moi, mais là c'est une agression gratuite.

- Quoi ? Ah non, pardon Peter, c'était pas contre toi, je euh, j'aime bien comme prénom.

- Permet-moi d'en douter, marmonna Peter.

- Donc, les interrompit Sirius, il faut qu'on mette des noms moches. Qu'est-ce qu'elle donnera jamais à son enfant ?

- Gellert, proposa Remus.

- Ah oui, c'est bien ça, continuez !

- Ginevra ?

- Pas mal, c'est bien dégueulasse. Je vais mettre Cutbert aussi, et Bélinda, comme le lapin dans le conte !

- Pardon, je change de sujet, intervint Sirius, c'est quoi le nom de famille de Miki ?

- L'italien ? proposa James.

- Bah, je vais mettre ça, ça ira bien.

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- Toutes mes félicitations Lily.

- Quoi ? Euh merci, répondit cette dernière légèrement étonnée.

Alors qu'elle continuait son chemin vers la Grande Salle, elle vit Gabrielle arriver en courant vers elle, une enveloppe à la main.

- Lily, Lily, cria-t-elle, on a un problème, un gros problème !

Et elle lui tendit un papier sur lequel était écrit, d'une calligraphie impeccable :

M. Miki l'Italien et Mlle Lily Evans ont le plaisir de vous annoncer la naissance future de leur enfant : James ou Bélinda.

James Potter sera le parrain et Severus Rogue la marraine.

- Quoi ?! Il a envoyé un faire-part à toutes mes amies ?

- Je crois que tu n'as pas saisi toute l'ampleur du problème.

Une serpentarde passa à cet instant et s'arrêta pour adresser de chaleureuses félicitations à Lily.

- Gabrielle, ôte-moi d'un doute, il a quand même pas prévenu tous les élèves ?

- Si, mais pas que …

- Pas que, pas que, tu veux qu'il le dise à qui sinon ? Dumbledore ?

- Entre autre.

- Quoi ?! Il aurait pas osé le dire à tous les profs ?!

- Mlle Evans ! Veuillez me suivre dans mon bureau, immédiatement !

- Professeur Mc Gonagall, quelle bonne surprise…

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- Au revoir professeur, merci de votre compréhension, dit Lily en refermant la porte du bureau de Mc Gonagall.

- Lily, tu tombes bien, je te cherchais partout, s'écria James en surgissant de nulle part. Ne t'inquiètes pas, j'ai prévenu tes parents.

- Quoi ?!

- Enfin, j'ai pas vraiment eu tes parents, je suis tombé sur ta sœur, mais elle a été très compréhensive, et m'a bien dit qu'elle passerait le message. Ah et puis elle a rajouté que du coup, elle pouvait sûrement te prendre ton jean, puisque tu rentrerais plus dedans. Bon je te laisse !

Et il partit, laissant une Lily choquée, plantée dans le couloir. Gabrielle la rejoignit à cet instant.

- Oula, c'était si affreux que ça avec la vieille ?

- Je vous entends Mlle Pomfresh ! hurla Mc Gonagall à travers la porte de son bureau.

- Bonjour professeur, répondit-elle en s'éloignant avec Lily. Bon alors, comment ça s'est passé ?

- Avec McGo très bien, je lui ai expliqué que j'avais raconté ça à James pour qu'il me fiche la paix, mais que je ne pensais pas qu'il serait assez abruti pour faire tout ça. Mais en sortant de son bureau, j'ai à nouveau croisé James – à croire qu'il me suit…

Elle se retourna et vit quelqu'un se cacher précipitamment derrière une armure.

- Ah oui, en fait, il me suit. J'avais oublié, il est l'ombre de mes pas, ou un truc du genre. Enfin bref, il m'a dit qu'il a eu Pétunia et qu'il l'a chargée de prévenir mes parents…

- Oh le c**, mais il l'a pas vraiment fait, non ?

- Gabrielle, elle lui a dit que du coup elle pouvait prendre mon jean ! Comment est-ce qu'il pourrait être au courant de cette histoire ? En plus ça ressemble tellement à Pétunia de dire ça !

- Non mais ça peut plus durer là Lily, il faut que tu lui fasses clairement comprendre qu'il te doit te lâcher!

- T'as raison ! J'ai une idée ! On va rester dans la subtilité. JAMES !

Ce dernier sortit aussitôt d'une armure et accourut vers elle.

- Je suis là Lily. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?

- Je, désolée James, commença Lily en sanglotant, mais c'est trop dur. Je pense qu'il vaudrait mieux qu'on arrête complètement de se voir ! Je te remercie de tout ce que tu as fait pour moi, mais il vaut mieux s'arrêter là. Te voir tous les jours, en sachant que je ne pourrais jamais être avec toi, parce qu'il y a Miki et que je veux que mon enfant grandisse avec son père, je suis désolée, je… je n'y arrive pas.

Et la rouquine fondit en larmes dans les bras de Gabrielle.

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- Et vous auriez vu la tête de Servilo ! s'esclaffa Peter. Franchement, Sirius, bien joué pour l'idée des faire-part.

- Mais t'as envoyé les vrais faire-part à tout le monde ? demanda Remus

- Non ! s'indigna Sirius. Je suis pas aussi méchant qu'elle ! J'ai juste envoyé les vrais à Lily et Miki, leurs amis, Servilus et les profs.

- Oui enfin, ça fait déjà pas mal de monde, marmonna Peter. Et t'as dit quoi aux autres ?

- Pour les filles, j'ai envoyé que toutes celles qui féliciteraient Lily ou Miki auraient un rendez-vous avec moi.

- Toutes ! s'étrangla James. Mais tu vas mettre des années pour aller à tous ses rendez-vous !

- Bien sûr que non, j'ai pas précisé que les rendez-vous seraient en tête à tête, je les emmènerais ensemble une après-midi à Pré-au-Lard, et puis voilà.

- Et pour les garçons ?

- Je leur ai dit que Remus feraient un de leur devoir.

- Quoi ?! s'étouffa le principal intéressé.

- T'inquiètes, fais comme moi, tu leur donnes à tous un devoir de métamorphose de première année, et puis c'est bon.

- Au fait, merci Remus pour le tuyau du jean, l'interrompit James, ça a vraiment marché ! Elle était anéantie, je me sens un peu coupable d'ailleurs…

- De rien James, et ne t'en fais pas, il faut être ferme. Et puis, c'est pas comme si on avait vraiment prévenu Pétunia.

- Ah on lui dit pas ? s'inquiéta Sirius, parce que j'ai envoyé une lettre…

- Quoi ?!

- Non, je rigole. Enfin bref, maintenant il est temps de passer au plan M. Peter, je te laisse la parole.

- Alors, je l'ai espionné pendant plusieurs jours, je connais parfaitement son emploi du temps. Voilà ce que nous allons faire …

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- Lily, tout va bien, j'ai réglé le problème. Nous allons enfin pouvoir être heureux ensemble.

- Quoi ?

- J'ai tué Miki.

- Quoi ?!

- Bon Lily, intervint Gabrielle, on a vu comme la subtilité marchait bien. Il est complètement taré ce type, alors maintenant dis-lui clairement qu'il te saoule, et puis on en parle plus !

Pendant ce temps, dans le dortoir des Maraudeurs :

Sirius avec une cagoule sur la tête était assis en face de Miki, ligoté sur une chaise, pendant que Remus et Peter, également cagoulés, jouaient à se faire des grimaces au fond du dortoir.

- Fini de rire, Miki ! Enfin, pour toi, pas pour moi, ouarf, ouarf ! Tu es ici, perdu, désorienté, tu ne sais pas où tu es, où aller, qui tu es –enfin, si, ça tu le sais, enfin, j'espère-, ni qui nous sommes…

- J'ai reconnu ton rire Black.

- Hum, il y a donc un esprit derrière ce beau visage. Est-ce avec ces belles paroles que tu as séduit Lily ?

James entra à cet instant dans le dortoir.

- C'est bon les gars, vous pouvez le libérer, on s'est expliqué avec Lily.

- Oh non, geignit Sirius, on peut pas le garder encore un peu ?

- C'est vrai, et alors, elle a dit quoi ? l'ignora Remus

- Bah, assez étrangement elle s'est pas trop énervée, elle était plutôt soulagée. Elle m'a même pas giflée ! En fait, elle a commencé…

- Bon, vous me détachez ! l'interrompit Miki, exaspéré

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Dans la Salle Commune des Gryffondors :

- James, je viens de recevoir un pantalon de grossesse de Pétunia. Vous l'avez prévenue en fait ?

- Quoi ?! Non, enfin pas moi en tout cas.

- Sirius ! s'exclamèrent Remus et Peter en le fusillant du regard.

- Non, mais je vous jure, j'ai vraiment rien envoyé !

- Gabrielle ?! s'indigna Lily, tu n'aurais quand même pas osée ?

- Bien sûr que non ! protesta cette dernière. Réfléchissons, qui d'autre était au courant et a ton adresse ?

- …. James, vous avez prévenu Severus que c'était une blague ?

- Euh… bah, dans cinq ou six mois il aurait fini par s'en rendre compte de toute façon.


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Ainsi, s'achève ce chapitre, mais comme on est gentilles, on a décidé de vous donner un petit bonus ! Vous avez le droit de lire tout ce quoi vous échappez d'habitude, parce que oui, même si nos chapitres ont l'air d'être un tas d'âneries, on se censure pas mal et souvent vous échappez au pire. Cette fois, on vous laisse lire le pire !

Bon bonus !

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Scènes coupées et alternatives:

[Scène coupée]

Au cours de potion suivant :

- Mr. Black, que vous alliez aux toilettes pendant mes cours, je veux bien. Que vous emmeniez vos petits camarades avec vous pour cela, passe encore. Mais que vous ne reveniez pas de tout le cours, ça dépasse les bornes, d'autant plus que vous n'aviez pas éteint le feu sous vos chaudrons !

- Euh… C'est parce que… J'étais… J'étais… J'étais constipé ! s'exclama finalement Sirius triomphalement.

L'ensemble de la classe se tourna d'un même mouvement vers lui, y compris les Maraudeurs, choqués.

- Enfin, vous voyez, repris Sirius d'une voix à la limite de l'audible, j'ai des petits problèmes. Vous comprenez quoi… Du coup mes camarades m'accompagnent comme soutien psychologique et… Enfin ils m'encouragent pendant l'effort quoi…

Après cinq minutes de chuchotements, le professeur Slughorn retourna au tableau pendant que Sirius soupirait de soulagement devant la fin de son calvaire.

- Alors aujourd'hui nous allons préparer une potion contre la constipation occasionnelle ! Enfin… est-ce occasionnel ou chronique Mr. Black ?

Sirius en resta bouche-bée pendant de longues secondes avant de finalement s'exclamer :

- Chronique ! Je sais pas ce que ça veut dire, rajouta-t-il à l'intention des Maraudeurs.

- Ҫa veut dire que t'en as tout le temps, chuchota Remus.

- Quoi ? Non ! Pas chronique ! Pas chronique ! Occasionnel ! Très occasionnel ! Très très occasionnel ! Unique ! Je voulais dire magique ! Voilà ! Je veux une potion magique !

- Mr. Black, nous sommes en cours de potion magique, soupira Slughorn.

- Quoi ? s'exclama soudain James. On est pas en cours de cuisine ?!

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- Ah ouf !

- Sirius, tes répliques commencent à devenir un peu répétitives.

- Tu préférerais que je dise « woof » ? Ouarf ouarf ouarf, ce que je suis drôle.

[Scène alternative]

- Ah mais en fait Sirius ce qu'il y a de drôle c'est que ton rire, ça fait comme un chien, intervint James. Enfin comme ton Animagus quoi. Enfin, ça fait pas comme un chien mais comme un bruit de chien. Enfin…

- Merci James mais on avait compris.

- Oui mais c'est pas juste parce que moi je peux pas le faire. Le cri du cerf ça ressemble pas à un rire. Tu veux que je fasse quoi ? Brâââââh brâââââh brâââââh ? Ah mais si ça marche !

Les deux amis, écroulés devant leur haut pouvoir comique, se lancèrent dans un échange de rires à base de ouarf ouarf ouarf et brââââh brââââh brââââh sous le regard consterné de Peter et Remus.

- Remus… Si jamais un jour je me mets à rire en faisant « squik squik squik », achève-moi. S'il-te-plaît.

- Tu te rends compte que sans nous les Maraudeurs ça serait traiter les gens de méchants et… bah je sais pas trop quoi d'autre en fait.

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[Scène alternative]

- Enfin bref, maintenant il est temps de passer au plan M. Peter, je te laisse la parole.

- Sous ma forme de rat, j'ai pu suivre chacun de ses mouvements, être, comme dirait l'autre, l'ombre de son ombre. A chacun de ses pas, j'étais là. A chacun de ses mouvements, j'étais là. A chacune de ses paroles, j'étais là. A chacun de…

- C'est bon Peter, je pense qu'on a compris l'idée, l'interrompit Remus.

- Et quand Lily l'embrasse ? T'étais là quand Lily l'embrassait ? Est-ce qu'elle embrasse bien Lily ?

- Je ne sais pas, je n'ai observé que Miki, répondit Peter, et lui embrasse très bien ! Bref, en 15 jours, je suis devenu un spécialiste ès-Miki L'Italien. Je sais même son nom de famille !

- Non ?! s'émerveillèrent en chœur James et Sirius.

- Mais je peux pas vous le dire ici, reprit Peter en murmurant, on ne sait jamais, il y a peut-être des oreilles indiscrètes.

Les Maraudeurs acquiescèrent silencieusement, en observant les murs d'un œil suspicieux.

- Je disais donc que je sais tout de lui, je connais les moindres détails de son emploi du temps, ce qu'il mange à midi, la couleur de ses caleçons, je sais même où il dort. Et devinez ? Il dort ici !

- Ici ?! s'exclama Sirius, choqué. Dans mon lit ?

- Non, dans le dortoir. Vous voyez l'étagère là-bas ? Et bah, c'est pas une étagère, c'est un cinquième lit !

- Ah mais c'est pour ça que les affaires sont toujours par terre le lendemain matin ! s'exclama triomphalement James.

- Mais qu'est-ce qu'il fait ici ? s'étonna Sirius

- Vous allez jamais le croire, mais il est dans notre classe !

- C'est pas possible, marmonna Remus. Mais depuis longtemps ?

- Bah au moins quinze jours.

- Mais, reprit Sirius, il dort la nuit ? Quand on est là ?

Pour toute réponse, Peter hocha lentement la tête, sous l'air toujours choqué des trois autres Maraudeurs.

- C'est pas possible, répéta Remus, abasourdi.

- C'est de l'ordre de la science de fiction, s'étonna James. Tu veux dire qu'on vit depuis quinze jours avec quelqu'un sans s'en rendre compte ?

- A mon avis, c'est même plus vieux que ça !

- C'est pas possible.

- Je pense qu'il est là depuis le début.

- C'est pas possible.

- Mais alors, il est peut-être là maintenant, murmura Sirius.

- Bah oui, répondit Peter, puisque je suis là et que je le surveille !

- Ah oui, acquiesça Sirius

- … ah non, en fait, compléta Remus après avoir balayé le dortoir du regard.

- Bah Peter, qu'est-ce que tu fais ? s'énerva James.

- Attendez, je réfléchis… à cette heure-là, où est-ce qu'il est ? Ah oui, en cours de sortilège !

- Mais, s'il est dans notre classe…

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[Scène alternative]

Sirius avec une cagoule sur la tête était assis en face de Miki, ligoté sur une chaise, pendant que Remus et Peter, également cagoulés, jouaient à se faire des grimaces au fond du dortoir.

- Fini de rire, Miki ! Enfin, pour toi, pas pour moi, ouarf, ouarf ! Tu es ici, perdu, désorienté, tu ne sais pas où tu es, où aller, qui tu es –enfin, si, ça tu le sais, enfin, j'espère-, ni qui nous sommes…

- Ils ont enlevé leur cagoule au fond, répliqua Miki, blasé, en pointant du menton le fond du dortoir.

- Les gars, s'énerva Sirius en se retournant vers Remus et Peter, vous m'aidez pas là !

- Mais on avait chaud, se plaignit Remus, et ça gratte…

- Et puis pour faire des grimaces, c'est pas super pratique, rétorqua Peter.

- Enfin quand même, vous pourriez y mettre un peu du votre. Je vous rappelle que j'ai dû faire croire à toute l'école que j'étais constipé !

- Enfin, c'est pas de notre faute si t'as pas trouvé de meilleure excuse…

- T'aurais juste pu dire qu'il fallait emmener James à l'infirmerie, renchérit Peter.

- Bon, les interrompit Miki, exaspéré. Je sais qui vous êtes, mais je ne sais toujours pas ce que je fais là !

- Tu as eu tort de briser ce moment de répit que t'offrais nos divergences, répliqua Sirius, théâtral. Car maintenant, rien ne pourra me détourner de ma tâche, tu vas souffrir Miki ! Peter, les instruments de torture, ordonna-t-il en tendant la main.

Peter tendit alors précipitamment une guitare à son ami, qui se planta devant son prisonnier.

- Je vais te dégouter à tout jamais de la musique italienne, elle restera associée dans ta mémoire à la douleur. Quand tu entendras de la musique, tu auras mal, selon un réflexe pavlovien. Et maintenant, Miki, écoute et souffre !

Et il se mit à jouer chaotiquement de la guitare, en beuglant :

- Yé soui Rital é yé leu reste (Le Rital, de Claude Barzotti)

Miki se mit alors à rire, et Sirius s'interrompit.

- Hum, ça n'était pas l'effet escompté. Il est coriace ! Qu'à cela ne tienne, je suis borné et plein de ressource, je ne céderais pas le premier, foi de Black ! Torture numéro 2, cria-t-il ! Est-ce que tu aimes la pizza, Miki ?

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[Scène coupée]

Miki était ligoté sur une chaise, dans une pièce sombre et humide.

- Bon, ça commence à devenir un peu lassant là. Hé ho, les gars j'en ai marre !

La porte s'ouvrit à cet instant dans son dos et un froissement de robe lui indiqua que quelqu'un entrait dans la pièce.

- Black c'est toi ? Écoute, ta blague ne me fais plus du tout rire !

- Mais moi non plus, susurra son tortionnaire. Je suis très sérieux. Mortellement sérieux même, ajouta-t-il à son oreille.

Et Miki se trouva face à face avec Severus Rogue. Ce dernier ramena du fond de la pièce une boîte avec plusieurs fioles et une cage de rats, vivants.

- Mais si tu tiens à rire, voilà qui t'amuseras sûrement. Nous sommes situés dans un cachot abandonné, personne ne t'entendras hurler ! Enfin, est-ce que les morts crient ?

Miki déglutit lentement, en se disant intérieurement que Sirius était bien moins inquiétant que le Serpentard qui lui faisait face.

- Alors, qu'avons-nous là ? demanda Rogue en sortant les potions une à une. La basique potion d'acné, la potion du ver rongeur – elle détruit tes intestins de l'intérieur -, la potion de castration et la goutte du mort… mort !

Miki s'évanouit, et jusqu'à sa mort, n'ayant pas eu d'enfant, il se demanda s'il avait bu ou non la potion de castration.

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[Scène coupée]

La sonnette du magasin retentit.

- Bonjour Monsieur, demanda la vendeuse à Severus qui lui faisait face. Puis-je vous aider ?

- Euh, oui, répondit-il très gêné. Je, euh, est-ce que vous auriez… hum, je ne sais pas comment ça s'appelle, un sac ?

- Oui, oui, nous avons des sacs, de toutes les tailles, de toutes les couleurs selon ce que vous voulez mettre dedans !

- Un bébé.

- Ah… vous voulez peut-être parler d'une poussette ? d'un couffin ? continua-t-elle pendant que Rogue hochait négativement la tête, enfin, c'est pour quoi, pour un kidnapping ?

- Ah non ! s'écria Rogue, je vais pas non plus aller en chercher chez les autres. Ce truc dans lequel on met les bébés pour qu'ils bougent, la nuit, enfin quand ils dorment… vous voyez ?

- Une turbulette ?

- Euh peut-être. Mettez-en moi une, ça ira très bien. Est-ce que vous en avez une avec des chaudrons, ou des chauve-souris, des cachots ?

- Pas vraiment, mais à la place des chauve-souris, j'ai des papillons. Ça sera tout ?

- Bah je sais pas, on peut avoir besoin de quoi ? C'est la première fois.

- Voyons voir, vous voulez une peluche, proposa la vendeuse attendrie.

- C'est un peu banal non ? Tout le monde va en offrir. Quelque chose de vraiment utile ?

- Un tire-lait alors ?

- Ah non, non ! s'écria Rogue en rougissant. Enfin, je sais pas ça sert quoi ?

- Et bien, commença la vendeuse tout aussi gênée, je… c'est pour… enfin, est-ce que la mère désire allaiter ?

- … Euh, non, je n'en sais rien, enfin… Mettez-moi une peluche ! s'écria-t-il pressé d'en finir.

La vendeuse commença donc à emballer les achats, tout en discutant avec le jeune homme.

- Alors vous allez bientôt devenir père ! C'est une grande aventure qui vous attend.

- Pas tout à fait, je vais être la marraine.

- Oups, excusez-moi mademoiselle !

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[Scène coupée]

- Un peu de silence s'il-vous-plaît ! Mesdemoiselles calmez-vous ! Tout le monde est là ? demanda Sirius à la foule de filles qui lui faisaient face. Nous allons pouvoir commencer. Tout d'abord, des réclamations, des demandes ? C'est bon tout le monde me voit, je ne voudrais pas que vous soyez lésées. Euh par contre, Sandy, tu peux partir.

- Quoi ?! Mais pourquoi, j'ai félicité Lily !

- J'ai pas de preuves, répondit Sirius du tac-au-tac. Bon, alors accrochez-vous à la corde, ça facilitera nos déplacements, et ça nous évitera d'en perdre en route. Allez, en avant !

Et joignant le geste à la parole, Sirius se mit fièrement en marche, suivit d'une longue file de filles accrochées à une corde. Le cortège traversa donc Pré-au-Lard sous le regard étonné des passants auquel Sirius faisait de grands sourires. Ils marchèrent ainsi jusqu'au salon de thé de Mme Pieddodu.

- Et voilà notre destination finale, s'exclama théatralement Sirius. Le lieu le plus romantique de Pré-au-Lard. Allez-y mesdemoiselles, rentrez !

- Et tenant la porte, il les fit passer une par une en observant parfois les écriteaux qu'elles portaient autour du cou sur lequel il leur avait écrire leurs noms, âge, maisons et mensurations.

- Tiens, Marjorie, tu passeras me voir un jour, Elizabeth aussi d'ailleurs. Euh par contre, Céline, t'as pas un peu triché, dit-il ironiquement en l'observant, tu vas pas me faire croire que tu ne pèses que 50 kilos !

Toutes les filles défilèrent ainsi sous ses commentaires, une fois la dernière rentrée, il ferma la porte et se dirigea tranquillement vers les Trois Balais en se frottant les mains.

- Bon, et bah ça c'est fait, on est sorti, elles sont dans un lieu romantique, je leur ai adressé la parole, à chacune individuellement, et j'ai rien payé ! J'ai bien rempli ma matinée moi !

Il rejoignit alors ses amis et s'assit avec eux après avoir pris une biereaubeurre.

- Bon, une bonne chose de faite !

- Déjà, s'étonna Remus ?

- Bah oui, j'allais pas non plus boire le thé avec chacune d'entre elles ! Par contre, en venant ici j'ai vu Servilo avec une énorme peluche de poney rose.

- James ! tu lui as toujours pas dit ! lui reprocha Peter

- Bah oui, mais maintenant qu'il a investi des sous dedans, ça me ferait mal au cœur de le décevoir…

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Et encore, même là, on n'a pas tout mis.

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Bonne journée/soirée/nuit à tous !