Bonjour à tous ...
Tout d'abord désolé pour le retard... mais écrire ce chapitre m'a pris beaucoup plus de temps que prévu. Il est toujours plus délicat, pour ma part, d'écrire sur le déroulement de l'enquête plutôt que sur les relations humaines...
J'espère que ce chapitre sera la hauteur de vos attentes...Au plaisir de connaitre vos avis...
Bonne lecture...
E.
Chapitre 13
Franckie et Frost avaient passé leur journée dans la maison de Moore, à la recherche du moindre indice. Après avoir interrogé les voisins, Frost était revenu au poste pour examiner l'ordinateur de la victime. A son retour, Franckie n'était pas mécontent de montrer ses trouvailles à Frost et Korsak :
-Eh les gars, j'ai trouvé des choses qui pourraient bien vous intéresser ! (dit-il avec une certaine excitation en brandissant un gros carton)
Les deux hommes se rapprochèrent du policier intrigués par le contenu :
-Qu'est ce qui te met d'aussi bonne humeur (lâcha Frost un peu surpris par le sourire béat qui trônait sur le visage de son jeune collègue, avant de soulever le couvercle du carton…)
Un sourire taquin glissa alors sur le visage de Frost lorsque ses yeux se posèrent sur le contenu de la boite….Il plongea la main dedans pour attraper un sachet, puis brandit sa main au vue de tous :
-Mon petit Francesco, ne me dit pas que c'est la découverte de ce string, qui te rend tout exciter ? A ton âge tu devrais savoir te contrôler…. (Lança Frost sous le regard amusé de Korsak)
Les mains sur les hanches et l'air un peu gêné, Franckie restera quelques secondes la bouche semi ouverte :
-Ahahaha… très drôle Barold (le rouge avait gagné tout son visage)… contrairement à toi, je ne suis pas si primitif…
-Roooh mais ne soit pas si gêné mon petit, un jour tu rencontras une femme qui te montrera toute la panoplie… (Korsak souriait à leur enfantillage, avant de les interrompre)
-Eh les deux jeunes coqs… Quand vous aurez fini de disserter sur la lingerie féminine, nous pourrions nous remettre au travail… Dit-nous tout Franckie…
Franckie se rapprocha du bureau et de la boite en carton :
-Je disais donc… avant d'être interrompu… que nous avions fait quelques découvertes intéressantes. (Franckie prit le sachet où se trouve le string) Nous avons retrouvé, dans la salle de bain, au milieu de ses affaires, un string féminin…. Donc sauf si notre victime était transformiste, ce dont je doute vu la taille de la petite culotte… il est fort probable que Moore entretenait une relation avec une femme.
-Pourtant quand on a fouillé la chambre il n'y avait aucun signe d'une présence féminine… pas même une photo de lui avec une femme ?! Et personne n'a pleuré sa mort, depuis que nous avons découvert le corps… (rétorqua Frost)
-C'était peut-être une relation récente ?… ou une relation sans lendemain ? (S'interrogea Franckie.)
-Intéressant donc Monsieur Moore n'était pas le célibataire endurcit que l'on croyait (lança Korsak en se grattant la tête)… on va donner ce vêtement à analyser peut être que nous retrouverons de l'adn…. Qu'as-tu trouvé d'autre ?
Franckie sort de la boite deux téléphones portable :
-Tiens Frost tu vas pouvoir t'amuser avec ses deux téléphones… (frost prit les 2 deux objets dans les mains) L'un des deux est un téléphone de travail, il n'était pas verrouillé et j'ai pu accéder au contenu. Par contre le second est bloqué.
-Ok je vais voir si je peux craquer ses codes. Mais si Moore a protégé son téléphone comme il a protégé son ordinateur, ça risque de me prendre quelques heures avant de le débloquer (répondit Frost en examinant le portable) On voit que cet homme était dans l'informatique… tout est encodé.
-Frost occupe-toi d'abord du téléphone… on pourra ainsi connaitre ses derniers échanges… (Korsak se retourne vers le jeune Rizzoli) Autre chose, Franckie ?
-Ouai, en fouillant dans son garage, nous sommes tombés sur de vieux albums photos… En feuilletant les photos personnels et le livre de fin d'étude, j'ai découvert que Moore était très proche d'un certain Harry. Apparemment, ils étaient tous les deux dans un foyer d'accueil a Boston, jusqu'à l'adolescence et ont suivi par la suite, le même cursus universitaire. Mais en regardant le livre de fin d'étude, on découvre une petite annotation sous une photo des deux protagonistes, il est écrit : « Parfois les chemins se séparent… Une erreur peut gâcher un futur prometteur… et une amitié peut en est brisée ».
-Intéressant…Bon boulot Franckie (lança Korsak) …. Euh… As-tu le nom de famille de ce fameux Harry ?
-Non désolé je n'ai rien trouvé sur cet homme…
-Ce n'est pas grave… Vu qu'il était tous les deux en foyer d'accueil, un appel au centre pour qu'il vérifie leur archive… et le tour est joué… Je vais les appeler de ce pas.
XXXXXXXXXXXXXXXXX
Korsak avait pu joindre le foyer d'accueil où les deux hommes avaient passé leur adolescence et avait obtenu assez facilement le nom qu'il cherchait : Harry Forman.
A l'époque, Forman et Moore était inséparable au point de suivre les mêmes études en informatique. Dotés de QI très élevés, les deux amis avaient obtenu des bourses pour poursuivre leurs études. Malheureusement, Après deux années universitaires, Forman avait été viré de l'université. Il avait réussi à créer un logiciel pour pirater le centre d'examen. Après avoir obtenu les sujets, il les revendait au plus offrant. Moore avait été soupçonné d'être son complice, mais n'ayant aucune preuve de sa culpabilité, il avait pu terminer ses études.
Quand Korsak lança une recherche dans la base de donné de la police, il constata, au vue du casier judiciaire, que l'homme ne s'était arrêté au sujet d'examen : Piratage de données bancaires… Vole d'information sur des entreprises pour les revendre à la concurrence… et violence sur des agents de polices, leurs d'une de ses arrestations… L'homme était un multirécidiviste !
Forman avait passé un tiers de sa jeune vie derrière les barreaux. Cela faisait 6 mois qu'il était sorti de prison, mais ne s'était pas présenté à son agent de probation depuis 15jours.
Après ses révélations, Korsak avait l'intention de poursuivre dans cette direction.
XXXXXXXXXXXXXXXXX
Suzie dans une marche rapide se dirigeait vers le bureau de Korsak :
-Capitaine, j'ai les résultats d'ADN provenant de la petite culotte… et je pense que cela va vous intéresser. (Elle tendit le dossier) L'ADN retrouvé est identique à celui du cheveu blond retrouvé dans la voiture ayant servie au braquage.
-Donc notre braqueur a bien une complice : Tout devient plus clair… Cette femme a dû utiliser ses charmes pour approcher Moore… Merci Suz….
-Bingo….(Un cri de victoire venant de Frost se fit entendre et Korsak se retourna aussitôt)
-Frost ça va ?
-J'ai passé la nuit à essayer de déverrouiller ce fichu téléphone portable, mais j'ai enfin réussi… Liste de contact… dernier appel… conversation sms… tout…
-Des photos ? S'impatienta Korsak
-Minute papillon….(Korsak regardait Frost manipuler l'objet… en essayant de découvrir quelque chose sur le visage de son jeune collègue… Les minutes s'écoulaient lentement avant que Frost n'ouvre enfin la bouche) Désolé cet homme ne devait pas aimer les photos car il n'y en a aucune…
-Eh t'as mis tout ce temps pour me dire que tu n'avais rien ? rétorqua Korsak un peu exaspéré
-Tu as décidé de me couper la parole toutes les deux secondes où je peux continuer car il y a un mais… (Le plus âgé leva les yeux au ciel, tout en lui faisant signe de continuer) Donc je disais, qu'il n'y avait pas de photos mais nous avons deux conversations sms très intéressante. La première est une discussion enflammée avec une Femme prénommée Tina S. On peut dire que c'est deux là, avaient une relation plutôt sulfureuse… les messages sont explicites et très imagés… Quand a la seconde conversation elle est plutôt dans la haine…. Notre cher Monsieur Moore était apparemment un goujat, qui changeait de femme dès qu'il en avait l'occasion. Dans les messages la femme, une certaine Eva B. le traite de tous les noms et lui jure qu'elle lui fera payer son attitude… je cite « Fait gaffe a ton cul espèce de salaud, je vais de faire payer pour tout le mal que tu m'as fait ! »
-Oh et bien, de mieux en mieux… Monsieur Moore avait donc bien une face cachée… et dit moi tu peux nous trouver le nom de ses deux jeunes femmes… J'aimerai bien les interroger !
-Pas de soucis, j'ai leur numéro, je te trouve ça très rapidement.
Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Jane était assise dans le couloir de l'hôpital, après avoir quitté le chevet de Maura. La mise au point plutôt dans la journée, avait fait réfléchir tout le monde… Constance était partie prendre l'air pour se calmer… mais les mots de Jane résonnaient encore dans son esprit. La jeune femme avait raison : Constance n'était pas une mère modèle… loin de là… Elle devait admettre qu'elle avait fait énormément d'erreur au sujet de Maura… Mais elle aimait sa fille plus que tout au monde même si elle ne le montrait pas. A son retour devant la chambre de son enfant, elle n'avait pourtant pas osé demander à voir sa fille, et avait attendu patiemment que Jane lui laisse sa place.
Elle était maintenant auprès de Maura et tout en repoussant la chevelure blonde de maur' derrière ses oreilles, elle pensait au lien qui unissait sa fille à la policière, un lien qu'elle enviait. Jane avait toujours été là pour Maura : Au travail comme dans l'intimité, leurs vies étaient étroitement liées… l'une n'était jamais loin de l'autre… mais surtout Jane était un modèle de protection envers sa meilleure amie. Personne ne pouvait faire du mal à Maura, sans se heurter à la rage et la colère de la policière. Constance en avait déjà fait l'expérience il y a quelques années… Tout comme Hope s'était heurté à la forteresse «Rizzoli » quand elle avait voulu s'excuser…. Quant aux conquêtes occasionnelles de Maura, ils ne trouvaient jamais grâce aux yeux de Jane.
Après quelques minutes à caresser le front de sa fille, constance fut pris d'une peur panique : Le corps de maura s'est soudain mis à trembler… Puis sa respiration est devenue saccader… Les battements du cœur ont accéléré et la machine s'est mise à sonner. Sans réfléchir, elle appuya sur la sonnette d'urgence… mais ne voyant personne arrivée, elle courut a l'extérieur de la chambre en hurlant :
-Vite un Médecin… ma fille… ma fille….(tétanisée, Constance ne savait pu aligner 2 mots).
Jane sauta de sa chaise et entra dans la chambre. Elle s'approcha de sa meilleure amie et vit du sang sortir de la bouche de Maura :
-Maur'… Maur'… non non non… (la panique se lisait sur son visage et la peur l'empêchait de toucher son amie)… maura reste avec moi… je t'en supplie… reste….
Le médecin et le personnel soignant étaient arrivés. Le médecin poussa Jane loin du lit mais celle-ci ne l'entendait pas de cette manière... Elle se rapprocha à nouveau de Maura :
-Melle Rizzoli, veuillez sortir s'il vous plait.. (lança le docteur)
-Non, non…. (Les larmes perlaient sur son visage)… je dois rester avec elle… je ne veux pas la quitter…
-Je vous ordonne de sortir… tout de suite ! (Cria à nouveau le médecin… mais Jane ne bougeait toujours pas)…. Infirmière faite sortir cette femme !
L'infirmière poussa Jane hors de la chambre. La jeune policière resta planter devant la porte, ignorant les questions de son entourage… Elle n'arrivait plus à réfléchir… Elle n'arrivait plus à parler… et resta debout ses mains tenant sa tête….
Quelques instants plus tard, la porte s'est ouverte… Les infirmières poussèrent Maura sur le brancard, à vitesse grand V… Jane pris le pas derrière eux tout en attrapant le bras du médecin :
-Docteur… Maura…. Qu'a-t-elle ?...
-Elle fait une nouvelle hémorragie nous devons la réopérer d'urgence….
Jane pris place le long du brancard pour tenir la main de son amie tout en l'accompagnant jusqu'au bloc opératoire. Les portent se rapprochaient rapidement, et l'emprise de Jane sur la main de Maura se fit de plus en plus fort….
Le brancard passa les portes mais Jane ne voulait pas lâcher son amie.. Une infirmière tenta de résonner Jane :
-Mademoiselle, nous devons l'emmener… Il faut la lâcher maintenant…
L'infirmière prit l'initiative de retirer la main de Jane, qui se laissa faire. Les portes se sont alors refermées devant la policière, qui pouvait voir Maura s'éloigner par les hublots des portes, jusqu'à disparaitre dans le noir…
Quand le couloir est redevenu calme, Constance s'approcha de Jane. La policière était en pleure… La peine et les larmes inondaient son visage lorsque son corps glissa le long du mur pour finir à genoux, brisé par la douleur…
